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 Winter sleep (Max)

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L'étrange sous la normalité : Lorsqu'au matin, je serai humaine,
Je n'aurai pas rêvé, ni sommeillé,
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L'Altruiste
Sensation familière, désagréable, pourtant jamais elle ne s’était retrouvée couchée sur la pierre froide. C’est les odeurs qu’elle reconnaissait, dès que son esprit reprenait conscience, tous ces sons probablement aussi, ou plus agités que la dernière fois, mais pas pour les mêmes raisons. Elle crispait ses doigts, gelés, ramenait ses mains contre elle pour se réchauffer. Les légers survêtements d’un printemps n’étaient pas efficaces contre la température actuelle. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle ne prit pas très longtemps à se redresser et milles questions fusaient déjà dans son esprit. Les yeux clairs plein d’inquiétude, elle fixait le vide, elle savait où elle était, mais comment elle était atterrie là et où étaient les autres ? Qu’est ce qui s’était passé ?  Pourquoi la température avait baissé aussi significativement. Son père, ses frères, elle les savait présents lors de l’assaut. Meade passa nerveusement la main sur ses poches, elle avait laissé son téléphone à la maison et logiquement, eux aussi. Qui pouvait-elle prier qu’ils soient en vie ? Il n’y avait personne à qui faire une telle demande.

Sa tête tourna lentement pour voir un max toujours endormi, sa main hésita à se poser sur lui, elle s’arrêta avant de se décider, une main secouant un peu son épaule. Elle ne connaissait pas le prénom de cet each, alors inutile de tenter de l’appeler. « Réveille-toi… » Souffla-t-elle. Autour d’elle, elle pouvait entendre les murmures, les discussions, sans lever la tête, elle tenta d’écouter, de distinguer les paroles qui se mêlaient entre elles. Un froid mortel dehors, ils étaient coincés et ceux qui étaient ici étaient visiblement anti secret. Mais qu’avait fait ce satané roi des fées ? Il l’avait fait exprès, totalement ? La petite louve porta un regard un peu angoissé autour d’elle, sans croiser le regard de qui que ce soit, elle foutu une claque sur le bras du poney des enfers qui ne voulait pas se réveiller. « Allez debout la belle au bois dormant... »

Son cœur battait de peur, d’inquiétude, combien de mort y avait-il eu, comment feraient-ils pour quitter cet endroit ? Ou juste rester ici…Et ne pas trop se faire remarquer. En espérant que ce huis clos ne durerait pas un mois, parce que dans vingt-deux jours, un loup garou ne serait pas le plus subtil dans cet endroit.

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" parfois pour avancer il faut sortir de sa zone de confort et laisser son corps derrière"
- Meade Camille Alexander, 2016

Lun 23 Jan - 19:51
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Poney de l'Enfer
Les naseaux de la monture sous forme humaine frémirent. Son petit corps était étalé à terre, mou comme au creux du sommeil, totalement détendu. Sur le flanc, les bras près de sa tête, l'each se sentait… Pas si mal. Cette odeur, c'était celle des instants avec Isha, celle du travail, du marché des trolls, des l'animation. Des instants fabuleux ou rien ne comptait, si ce n'était servir son meilleur ami. Il y avait de l'humidité, aux alentours. Son instinct le sentait. Il y en avait toujours, ici. Une flaque ici ou là… Il faisait froid, aussi. Max préférait toujours le froid à la chaleur. Habitude équine. Ce froid-là était mordant, brûlant. Le sol lui-même, pourtant réchauffé par son corps, semblait glacé. À se demander comment il était possible de dormir ici.
Mais la position allongée avait ceci de bon qu'elle permettait de se concentrer sur la récupération de sa propre chaleur. Max se recroquevilla davantage, avec un grognement. Là, c'était mieux. L'ordre vint, d'une voix que le froid et le brouhaha rendait distante. Meh ? Se réveiller ? Pour quoi faire ? "Encore cinq minutes, y a pas l'feu au Lac…" marmonna l'each, en cachant son visage derrière son bras. Là, la lumière passait moins, et son propre souffle réchauffait la peau de son menton. Sa voix était toute molle, traînante et gémissante, comme l'écolier qui se refusait à aller à ses cours.

La révélation vint alors, ainsi que la petite claque sur son bras. Obéron, le Cénacle, le 31 Mars… La renarde ! L'each se redressa d'un coup, trop vivement pour que ce soit proportionnel à la violence de la claque. Un coup d'oeil rapide autour d'eux, et ce fut la paniqué. Que s'était-il passé ? Depuis combien de temps leurs corps reposaient-ils au Marché des Trolls ? Il y avait la louve-pas-mangeable, mais… Mais les autres ? Le maître devait être inquiet, ohlala… Peut-être que le Cénacle avait été lui raconter n'importe quoi ! Il fallait rejoindre le maître ! La cécité prit un bref instant la place de l'each uisge, tant que son âme délaissait cette forme pour prendre celle, à quatre sabots, qui était sienne. Son regard habité du blanc de la peur eut un ultime coup d'oeil alentour, avant qu'il ne reste de son passage que la vague sensation d'un courant d'air.
Dans cet entre-monde étrange qui lui servait à la téléportation, l'each renâcla, chercha. Nul besoin de courir: son essence, folle, savait se jeter vers les portes qui lui étaient ouvertes. Sa folie s'accentua devant celle qui aurait normalement le conduire au maitre: il ne put la traverser. Quelque bouclier ou prison maintenait le maître. Ses pensées galopaient de façon précipitée. Non… Le maître ! Il n'aurait pu ainsi laisser sa monture à la porte ! Il devait lui être arrivé quelque ennui, il fallait vite le sortir de là ! La surface, couverte de neige, offrait mille lui d'apparition possible, mais s'en approchant, l'each s'arrêta net, freinant des quatre sabots. Le froid… Il était bien trop puissant. Pire que cela, il était mortel. Nul besoin de perceptions physiques, cela se ressentait. Sa vie était passée bien proche de sa fin, en lorgnant ainsi ce qui avait, jadis, dut être Last End. Alors il devait rester… Le Cénacle ? Inaccessible, de même.

Devant Meade revint la monture grise, jaillissant du vide d'un bond violent, pour reprendre sa forme humaine avant même d'avoir effleuré le sol. Dans le même mouvement, Max se jeta sur Meade, la prenant par les épaules.

"- On est bloqués au Marché des Trolls ! Et je n'sais pas ce qu'il advient de mon Maître !"

Ç'avait été comme un cri, un cri du coeur, de désespoir mêlé de peur. Un frisson prit la créature, redécouvrant le froid sans le confort du sol. Ses papattes quittèrent Meade pour rejoindre ses propres épaules.

"- Pas moyen de me téléporter… Ni au Cénacle, ni à Last End. Où sont les autres ? La petite renarde… Il faut qu'on trouve une sortie. Il doit y en avoir une. Le Cénacle… Puis le Maître. Pas d'autre moyen. 'Fait si froid… Last End, c'est pire. C'est la mort. Pas pu rejoindre les Enfers, je ne sais pas pourquoi… Frooooid. Allons à l'intérieur. N'importe où. Là-bas."

Des paroles précipitées, inquiètes, venues du coeur plus que de l'esprit. Sans perdre davantage de temps, sa main se saisit de celle de Meade, pour l'entrainer dans la direction évoquée.
Heureusement que la jeune femme n'avait pas attendu de sa part réconfort et maitrise de soi, n'est-ce pas ?

Jeu 26 Jan - 16:36
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L'Altruiste
Évidemment qu’il n’y avait pas le feu au lac, mais il était sacrément gelé par contre. Elle soupira et alors qu’elle regardait autour d’elle, méfiante, elle se retourna devant une forme échine impressionnante, qu’elle avait vue lors de l’assaut du cénacle, mais qui lui avait été inconnue avant cela. Ses yeux s’écarquillèrent grands en voyant le cheval juste… disparaître, elle se releva avant de secouer ses jeans de la neige et du sable. Son regard curieux cherchait Max, mais il ne pouvait pas être à travers la foule, ni quelque part entre les ruelles de ce marché un peu hétéroclite. En l’espace d’un instant, il n’était juste plus présent.

Puis le sursaut la fit reculer, c’est max qui empêcha la petite louve de tomber en la prenant par les épaules, ou étais-ce lui qui aurait fait en sorte qu’elle aurait tombé ? Elle parvint à se tenir, la panique de l’each lui montait à la poitrine, il y avait quelque chose d’impossible à ne pas absorber dans sa manière de s’agiter. « Je sais… » Elle avait un père et deux frères aux cénacles, elle n’avait absolument aucune idée de ce qui était advenu d’eux. Elle ne les retrouverait peut-être pas avant…longtemps. Ou pas du tout. Meade avait envie d’être présente, sur les lieux du cénacle, même si cela signifiait qu’elle aurait subi le froid meurtrier, elle aurait peut-être au moins pu savoir où ils étaient, au moins eu la certitude de leur vie, ou de leur mort. Elle était coincée dans un état de peur, de panique et d’incertitude. Le deuil ne lui était pas plus accessible que l’idée rassurante qu’ils allaient bien. Elle était entre les deux et elle avait peur.


« Rejoindre les enfers, quelle étrange idée… »
Quoi que Last end prenait des airs de celui-ci. Meade n’eut pas le temps de prononcer ses interrogations, l’Each la prenait par la main pour l’emmener elle-ne-savait-trop-où. Après un moment de course, ils poussèrent la porte d’un lieu inconnu et se retrouvèrent à l’intérieur d’une librairie. La petite louve soupira, ne prenant que peu de temps à reprendre son souffle, elle apporta ses mains les unes contre les autres pour les réchauffer. Le propriétaire n’aurait pas forcément envie qu’ils squattent bien longtemps, mais il devait bien comprendre un minimum la situation, non ? Et puis tant de personnes étaient occupés à s’organiser à l’extérieur, ils n’allaient pas prendre trop d’espace.


« Écoute moi, je sais pas comment on pourrait faire pour sortir d’ici mais moi…J’ai peur de sortir. Je ne sais pas ce que le monde à l’extérieur est devenu. J’ai deux frères, j’ai un père qui étaient présents et j’ai envie plus que tout de savoir ce qui leur est arrivé, s’ils vont bien, s’ils sont seulement en vie. Mais et si on était plus en danger à l’extérieur qu’ici? Je sais pas ce que ça implique que tu ait un…maître, mais si tu veux vraiment retrouver cette personne, on trouvera un moyen. Mais c’est pas en s’énervant et en paniquant qu’on réussira. »


Elle tentait de le rassurer, mais c’est en disant cela que son cœur battait plus fort qu’un tambour sous la panique. Meade passa son regard dehors, par la vitrine, elle voyait toutes sortes de créatures, cet endroit avait quelque chose d’amusant, mais les odeurs étaient insupportables. Aussi frissonnait-t-elle, remuant à nouveau le nez avant de porter ses mains devant son visage. Comment-allait-t-elle faire pour supporter ça plus longtemps qu’une heure ? Elle se souvenait s’être fait jetée dans le bain toute habillée par son aîné en se faisant déclarer « Tu sens le troll » la dernière fois qu’elle était venue. Sur le coup, elle avait voulu le tirer dans le bain, mais vu son absence de force à côté de son frère, sa seule possibilité avait été de sortir du bain pour lui donner un généreux câlin mouillé de mousse et d’eau froide. Elle lui en avait voulu, mais maintenant qu’elle avait peur de le perdre, un sourire éclairait son visage pour s’éteindre dans une expression plus mélancolique.


« On m’a appris qu’il fallait être patients, écouter et chercher autour de nous. Si on reste calme, on pourrait prendre le temps de parler avec les créatures qui sont ici et récolter le plus possible d’informations. »
Elle se tourna vers l’each, songeant qu’elle ne s’était jamais présenté à lui.
« Tu as un prénom ? Moi c’est Meade. »

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" parfois pour avancer il faut sortir de sa zone de confort et laisser son corps derrière"
- Meade Camille Alexander, 2016

Mar 7 Fév - 20:17
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Poney de l'Enfer
Ooooh, une librairie ! La bouche entr'ouverte et le regard empli de paillettes, la monture de l'enfer vit son attention se faire littéralement aspirer par tous ces livres qui s'offraient à eux. Et cette tiédeur douillette… C'était pire qu'une invitation ! C'était une incitation au vio-à la lecture ! Il fut de bon ton que la garoute lui adressa la parole. Sans cela, elle perdait Max entre les rayons divers et variés. L'each se tourna vers elle, lui accordant son regard durant un centième d'instant, avant de lui parler tout en dévorant des yeux leur nouvel environnement.

"- Tu peux m'appeler Max. Je suis la monture du démon Eurynome."

C'était dit avec une telle nonchalance, avec tant de facilité ! Pourtant, tant d'amour et d'admiration se logeaient dans le seul nom du Maître. Il était celui pour qui l'on avait poussé Max à naître, celui pour qui son dressage avait été effectué, celui pour qui la créature vivait. Il était son alpha et son oméga et, léger détail, le possesseur de sa bride. Qu'advenait-il des eachs aux brides brisées ? Oh non ! Mieux valait ne pas l'imaginer. Si ça se trouve, ils… Mourraient… Mh. Peut-être que ce n'était pas si dramatique, à bien y songer. Cela signifierait que son maître était encore vivant… Ou que quelqu'un d'autre avait pris sa bride. Non. Ça, c'était hors de question. C'était Eurynome, ou rien !

"- Mon maître est le centre de mon existence. Je dois le rejoindre. Peu importe où il se trouve, peu importe si l'extérieur est plus dangereux. On va trouver un moyen. En plus… Ici, il doit y avoir un moyen. Il y a toujours de tout, au marché des Trolls."

Ses pas le guidèrent vers une étagère de livres. L'endroit était merveilleux. Les murs, sols et plafonds semblaient être faits tantôt de pierre, tantôt de boue, soutenus par du bois. Les étagères ployaient parfois sois le poids des livres. Certains étaient dans des coffres, sans doute ce type de livres dotés de crocs. Mais leur description était affichée dessous, sur un petit bout de papier punaisée au bois. Ca sentait bon le troll, la poussière, mais surtout le papier. Max n'avait pas encore l'âge de regarder les titres des livres, quand bien même Isha lui avait appris à les décrypter. L'each avait encore besoin d'images pour l'émerveiller plus encore, et c'était l'objet de sa recherche: un livre avec des images. Difficile à discerner, parmi l'étendue de choix à sa disposition…
Alors l'each eut la bonne idée de faire ce qu'on ne lui avait jamais appris, mais que les clients d'Isha faisaient parfois: demander. De quelques bonds guillerets, la monture d'Eurynome rejoignit le comptoir où se trouvait le libraire. Un sourire, charmeur, avant de se rappeler qu'ici certaines créatures comprenaient les sourire comme des crocs retroussés. Max prit un air plus neutre, mais son ton était jovial en demandant:

"- Bonjour ! Est-ce que vous avez des livres illustrés d'Isha Carter ?"

Une sorte de picotement se fit sentir sur son épaule. Se retournant un peu, Max se souvint de la présence de Meade. Quoi, il y avait un souci ? L'each cherchait des indices. Les indices se trouvaient dans les bons livres. Les bons livres étaient écrits par Isha. Fallait-il être plus explicite ? Max se tourna à nouveau vers le libraire.

"- En fait, on cherche surtout à savoir ce qu'est devenu l'Endroit… Et comment rejoindre le Cénacle. Vous auriez des informations à ce sujet ?"

Jeu 9 Fév - 16:28
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Intervention MJ



La créature installée derrière le comptoir avait l'apparence d'un être humain voûté, au sexe impossible à identifier clairement, les longs cheveux couvrant grandement son visage, et son corps entouré de flottants voiles bruissants le dissimulant. Ses longs bras, plus long que la normale, et délicats, se terminaient par des mains aux doigts fragiles qui tournaient par instant les pages de l'ouvrage posé sur un écritoire, et qui tenaient une longue plume avec laquelle la créature semblait écrire, trempant parfois dans un réceptacle d'encre sombre. La toison était sombre comme l'eau d'un lac, et le drapé était constitué de petites écailles d'un noir brillant, tissées ensembles par un tissu irisé et transparent. Deux yeux à peine discernables se posèrent sur le poney, légèrement luisant, comme ceux des chats dans la lumière, disques pâles… ou bien étaient-ils noirs ? Les questions se succédaient, faisant ciller la créature avant que celle-ci ne penche la tête sur le côté dans un nouveau bruissement, tandis qu'elle déposait la plume et venait examiner la louve à son tour. Quel curieux duo que celui-ci… et quelles étranges questions. « Je ne sais rien de l'Endroit » fit finalement le maître des lieux d'une voix aqueuse, une voix qui semblait provenir de très loin, une voix profonde et vibrante, basse. Il y eut un léger silence. La créature avait ignoré la toute première question, sans doute en raison de son manque de pertinence. Elle reprit avec un bref instant, de cette même voix lointaine. « Les dimensions de poches ne sont jamais connectées entre elles » commença-t-elle, la voix retombant légèrement sans s'éteindre. Et aussi sûrement que les cycles de marrées se succédaient, la suite vint. « Ce serait trop dangereux, car si l'une s'effondrait, elles s'effondreraient toutes... »
Pourtant, là encore, elle semblait prête à en dire davantage. Étendant les doigts en un geste lent vers eux, puis vers l'extérieur de la boutique, elle acheva. « Certains en doutent cependant. Ceux qui pensent que le Syndicat et le Cénacle furent un jour des alliés. Peut-être devriez-vous le lui demander directement... »



Sam 11 Fév - 18:25
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L'Altruiste
La monture partait comme si elle avait relâché un ballon gonflé et non noué dans la bibliothèque, lançant dans l’air avec la plus grande des insouciances qu’il était la monture d’un démon. Eurynome, dont elle avait entendu le nom, prononcé par Morghann, qu’avait-il dit déjà ? Qu’il était le seul ange qu’il connaisse ? Qu’il n’était pas en bonne relation avec lui…Fallait-il vraiment se méfier des ennemis des Earl? Elle en était une, à proprement parler, si ce n’était des actions qu’elle avait posées, on avait dit à Meade de nombreuses fois d’éviter cette famille. « Max, d’accord… » Marmonna-t-elle en le voyant déambuler tout impressionné, elle haussait un sourcil, puis penchait la tête sur le côté. Il était vraiment comme un enfant mais…dangereux, avec une attitude qui laissait croire qu’il n’en avait pas conscience.

Fronçant les sourcils, la petite louve s’approcha et releva la manche de sa veste pour prendre l’élastique reposant à son poignet. Elle ramenait ses cheveux un peu n’importe-comment, tant qu’ils étaient attachés, ça allait. « Max, je ne pense pas que ça se trouve dans les livres ce genre d’information. Il faut toujours avoir le temps d’écrire pour que ça se trouve là. On vient à peine de se réveiller. »

Elle s’arrêta, un peu bouche bée devant cette créature qui avait une apparence plus ou moins humaine, c’était peut-être ce regard énigmatique, qui lui clouait le bec ? Des dimensions de ¬-poches ? Elle fronça les sourcils et tourna la tête vers la direction pointée, la louve remercia la créature avant de se saisir du bras de l’each pour repartir vers la porte. Sans la franchir directement. « Et si on trouvait, avant de commencer les bêtises, des vêtements chaud - en espérant que cela ne soit pas déjà introuvable- et si possible s’assurer d’avoir un endroit où dormir ou au moins squatter. On ne peut pas non plus commencer à dire à tout le monde qu’on veut aller au cénacle non ? Ils semblent très anti secret, si ça se trouve ils s’organisent et on s’attirera des embrouilles. »

Elle réfléchit un peu, se disant que personne ne pouvait le condamner de vouloir retrouver son maître. Et elle, juste si elle pouvait savoir s’ils étaient, ou non, en vie. Et s’il y avait d’autres loups, dans le marché ? La petite louve écarquilla les yeux. « La prochaine pleine lune c’est le…22 avril…Max, j’ai un énorme service à te demander. Si on n’arrive pas à sortir d’ici, il faut que je trouve une cage, grande, genre, vraiment vraiment grande. T’imagine le chaos que créerait un loup dans ces rues ? Et s’il y en a d’autres ? » Dans une expression un peu paniquée, Meade n’était pas certaine d’être découragée ou de vouloir rire à l’idée d’un loup qui se mettait à tout renverser. Et qui sait qui ne sortirait pas simplement un fusil à balles d’argent pour en finir rapidement et s’éviter la tâche de tenter d’enfermer un loup sans le blesser ? Elle lui attrapa les mains en plongeant son regard dans le sien, avec des yeux de chien battu, c’est à peine si elle ne clignait pas des yeux pour essayer de le convaincre. « Et j’aurais…peut-être, potentiellement, probablement, très sûrement, certainement besoin d’être surveillée…Je sais que je t’en demande beaucoup mais…je ne peux pas faire autrement. »

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" parfois pour avancer il faut sortir de sa zone de confort et laisser son corps derrière"
- Meade Camille Alexander, 2016

Jeu 16 Fév - 1:49
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Poney de l'Enfer
Max aimait bien ce libraire ! Peut-être parce qu'il était libraire, déjà. Mais surtout parce qu'il sentait la créature des eaux à plein nez ! Et toutes créature des eaux qui n'était pas dans son Lac était une potentielle alliée. Alliée pour quoi ? Alliée pour survivre dans ce monde de terrestre, pardi ! Pour le coup, l'each ne ressentit aucune crainte, plutôt une aveugle confiance envers son interlocuteur, lequel ne pouvait mentir. L'infernale monture s'apprêtait déjà à lancer une nouvelle salve de questions, sur le ton de l'amitié, rassuré, lorsque la garoute prit les devant, d'un remerciement, avant d'entraîner l'each perplexe un peu plus loin. Bah ? Elle ne voulait pas en savoir plus ? Ou… Elle avait des informations contradictoires ? Juste des remarques qui ne parurent pas très pertinente à l'enfant de l'Enfer, au point d'arquer un de ses sourcils. L'éducation disait que c'était là une façon de signifier à l'autre qu'il serait de bon ton qu'il stoppe ses palabres pour donner des explications sur un point demeuré obscur. Mais l'éducation ne marchait pas toujours, et peut-être que les garous avaient une autre façon de dire cela. En penchant une oreille ? En penchant la tête ? Max essaya aussi, se donnant un instant l'air adorable sans même l'avoir voulu.

Son regard ambré se baissa sur leurs mains, sur ce contact qui, étrangement, ramena à son esprit la petite renarde. Un semblant de grimace passa sur les traits de son visage humain. Comment pouvait-on parler de vêtements chauds et de lit quand le maître et la toute-belle étaient introuvables ? Les mains de Max tremblaient, un peu, comme si l'équilibre leur manquait. Pourtant, la voix de l'each était bien assurée lorsqu'elle expliqua:

"- Alors, euh, oui, mais non. T'es très gentille, mais je compte pas rester ici jusqu'au 22. Tu imagines un peu tout ce qu'il peut se passer, en vingt-deux jours ?! Non, c'est hors de questions. Je vais trouver un membre du Syndicat, tu vas voir ! Et je nous trouverai un passage !"

Max bombait le torse, le nez au vent, l'allure véritablement héroïque. On aurait dit le courage et la détermination incarnés ! Dommage que de tels mots ne soient, dans les faits, motivés que par la crainte. Qui la lui reprocherait ? Qui reprocherait à un être né pour un autre d'être perdu, sans lui ? Qui reprocherait à une créature qui découvrait les sentiments de n'avoir que ceux-là en tête ? Leurs papattes se séparèrent, les bras de l'each venant se croiser, pour un geste qui avait ceci de bon qu'il réchauffait, un peu.

"- Puis d'toutes façons, le Marché des Trolls, c'est capitaliste. On aurait pas eu ce qu'on cherche comme ça, en demandant gentiment… T'aurais été humaine, on aurait pu vendre ton sang, pour récupérer de la tune. Mais là… Je sais pas trop ce qu'on aurait pu faire. Vendre nos corps ?"

À des créatures souvent tentaculeuses et toujours à l'hygiène douteuse ? Bah… Après, si c'étaient des eaches, pourquoi pas. Un client entra dans la boutique, créant un bref instant un courant d'air bien glacial, qui fit serrer les dents de la monture. Bon, ok, il fallait peut-être revoir son jugement. Même sous forme équine, un tel froid n'était sans doute pas des plus confortables. Sans compter que la louve, elle, ne supporterait sans doute pas une nuit dehors. Max ignorait pourquoi il s'inquiétait de son sort. Peut-être était-ce juste son seul repère, pour l'heure.

"- …Bon, ok, on fait un deal ? Aujourd'hui, je cherche à nous sortir d'ici, et tu nous trouves un job, pour qu'on se paye de quoi dormir, puis de quoi t'enfermer ? Je devrais nous trouver ça, je connais pas mal le coin. Et si j'ai rien trouvé ce soir, je cherche du travail avec toi jusqu'à ce qu'on en ait. Est-ce que ça t'irait ?" Un coup d'oeil vers le comptoir. "Laisse-moi juste tenter un truc…"

L'each revint à nouveau vers le libraire, avec son sourire le plus aimable. Comment disaient-ils, déjà ? "Comme hertial". Voilà. Son sourire comme hertial.

"- Excusez-moi de vous déranger encore, mais est-ce qu'il me serait possible de travailler pour vous ? J'adore les livres, je sais me téléporter, et mon précédent employeur, Sir Carter, n'a jamais eu à se plaindre de mes services !"

Jeu 16 Fév - 17:34
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Intervention MJ



Sous son voile, la créature eut un sourire lent en écoutant la conversation qui se tenait plus loin, largement capable de tout percevoir, en particulier dans le silence des lieux. Elle se refusa à intervenir pour autant, retournant à l'écriture de son manuscrit avec une lenteur appliquée, en secouant légèrement la tête en faisant tintinnabuler les écailles de son voile. Il fallait bien que jeunesse se fasse après tout ! Venait toujours un moment où les anciens devaient abandonner le sort de l'Envers aux dernières générations, cette fois ne ferait sans doute pas exception à la règle. Quelle ne fut donc pas sa surprise en voyant le petit Each revenir jusqu'à elle pour lui demander un travail. Un gloussement-hoquetement lui échappa, qui fit frissonner sa silhouette voûtée et ondoyante, et bruire une nouvelle fois les écailles. Elle était bien bonne celle là, travailler pour elle ! « Non » fit-il sans la moindre hésitation, d'une voix mesurée et retenue, comme expectative de l'impact qu'aurait cette négation sur l'étrange duo échoué chez elle. Puis elle se calma et les observa de nouveaux tous les deux de ses yeux à la couleur indéfinissable, entre deux mèches aqueuses. Le silence perdura plusieurs instants, puis la créature reprit la parole de cette voix noyée qui le caractérisait.
« Ce n'est pas une période d'embauche. Si tu veux vraiment trouver du travail pour aider ton amie louve, c'est également auprès du Syndicat que tu devrais te rendre. Et elle ? Peut-être devrait-elle se rendre auprès d'Arcadie... »
La suggestion était à peine entonnée dans le ton employé, et la créature n'insista pas, les laissant faire ce qu'ils voulaient de cette réponse. Mais ce n'était clairement pas auprès des commerçants qu'ils trouveraient du travail alors que le marché ne tournait plus, coupé du monde extérieur et au devant des changements qui se sentaient dans l'air… Seuls ceux qui avaient un poids réel pourraient peut-être trouver à les utiliser.



Mar 21 Fév - 20:18
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Non, oui, non, ille ne voulait pas, d’accord. Le visage de la petite louve se baissait alors qu’elle haussait les épaules, un peu déçue. Elle s’y était attendue et posait doucement les mains de l’each, ne lui imposant pas de les lui tenir plus longtemps qu’il ne le fallait. Elle n’avait comme plus envie d’y retourner, au cénacle, ça faisait peur, c’était lassant. Là il y avait les Earl, il y avait les loups, les maudits, il y avait son père et peut-être un deuil. Et si elle ne savait jamais, et si elle pouvait juste s’enfermer ou fuir cela, elle n’aurait plus besoin de s’en soucier, alors ? La fatigue lui criait d’oublier tout ce qui voudrait la ramener vers le cénacle et la panique elle, voulait savoir, plus que tout au monde, ce qui s’était passé.

Et c’était un sentiment de lassitude insupportable qui l’envahissait. Petite louve reculait et s’appuyait contre le mur, avec un air d’envie d’abandonner, elle croisait les bras en soufflant un soupir. Ille disait toujours des bêtises comme ça ?
« On aurait pu... » Répétait-elle avec un brin de cynisme au creux de la voix. Non mais totalement rien à foutre de son intégrité physique.
« Je n’ai pas particulièrement envie de me prostituer, après fais ce que tu veux. » Et puis ce genre de trucs faisaient peur aussi, aux nombres d’histoires d’horreur qu’on lui avait racontées, juste en tant que jeune fille. Meade ne voulait pas imaginer ce qui se passait dans ces lieux, adieu la dignité et ne parlons pas de la propreté.

Elle releva la tête lorsque la créature proposa le marché. Si elle avait pu, elle aurait haussé les oreilles, c’était franchement l’air innocent et plein d’espoir que ça lui donnait. Puis elle haussa un sourcil lorsque l’each eut la brillante idée de demander un emploi à un libraire dans une boutique définitivement pas très pleine. S’approchant, elle écoutait de loin, mauvaise habitude. Meade s’était attendue à une réponse négative, elle n’était même pas déçue.


« Pardon, mais où pouvons-nous trouver le syndicat et à qui devons-nous nous adresser, exactement ? Et… »
Elle fronça les sourcils, sans avoir l’air en colère, plutôt curieuse.
« Je n’ai jamais entendu parler d’Arcadie. Vous pourriez me dire où je devrais me diriger ? Et pourquoi eux ? » Qui étaient-ils, devrait-elle se méfier d’eux ? Elle en avait un peu assez, de porter des gants de soie, de rester constamment sur ses gardes. Meade voulait bien mettre la main à la pâte, tant que ce n’était pas absolument grotesque.

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Jeu 2 Mar - 1:49
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Intervention MJ



La question de la jeune louve fit se pencher la tête voilée d'écailles irisées, les yeux accrochant un bref instant ceux de son interlocutrice si curieuse, avant qu'elle ne redresse la tête lentement, et ne joue des articulations de sa main contre la plume qui lui servait à écrire. Quelque chose, une impression, sembla fugacement émaner d'elle, comme un rire physiologique qui l'aurait parcourut sans jamais lui atteindre les lèvres. Il y eut un silence, puis des mots, soufflés avec tranquillité :
« Le Syndicat est partout, jeune femme. Il est le marché des trolls… Observe autours de toi, et tu le verras, même sans le savoir. Il te suffit d'énoncer clairement ce que tu désire, et d'offrir en retour quelque chose qui attirera leur attention. Pourquoi devraient-ils t'aider en premier lieu ? Si tu le sais, alors tu rencontreras la bonne personne »
Elle reposa la main et la plume dans le même mouvement, sa tête tournant lentement vers l'Each, puis revenant vers la louve, semblant peser la suite des explications qu'elle pouvait offrir. Distraitement, et pourtant avec application, une des mains vint lisser un pan de tissu, comme pour se donner du temps de réflexion supplémentaire. Puis enfin, la voix bruissante de clapotement parla :
« Quant à Arcadie, et bien ils sont des loups, comme toi. Et toi seule sait comment les trouver. Je ne suis qu'une humble bunyip et rien de plus… Tu devrais demander à ton toi intérieur louve, ta part de lune saura certainement s'y prendre »



Jeu 16 Mar - 19:41
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Oh, un bunyip ! Décidément, ils auraient pu être copains ! Enfin, tant que le libraire ne cherchait pas à s'aventurer dans SON lac, ils pouvaient être copains. Mais ledit libraire avait l'air de préférer cet endroit non-aqueux, empli de livres. Mh… Une bibliothèque subaquatique, ce pouvait être un concept à creuser. Ouais ! Max allait se faire son petit business… Un jour. Mais pas maintenant. Oh, par Sleipnir, son pauvre Lac devait être tout seul, à la portée du premier monstre des glaces venus… Il lui manquait déjà.
Que disaient-ils, tous, déjà ? Ayant laissé Meade parler, Max s'était tout naturellement déconcentré, jouant avec le bois du comptoir. Mais oui, les souvenirs lui revenaient… Parlant de lac, c'était également pour le retrouver qu'ils étaient là. Pour retrouver le maître. Le travail les appelait donc. Pour Meade, c'était sans doute naturel, les humains semblaient tous suivre le même destin à base de travail. Pour Max, cela l'était beaucoup moins, sa nature équine n'étant pas fatalement des plus travailleuses. Ceci dit, ils pouvaient aussi ne pas travailler, et se contenter de négocier… Mais négocier quoi ? Max n'avait rien à offrir, n'ayant pas même de quoi se payer un slip. Sa bride ? Plutôt crever que l'offrir à qui que ce soit ! Peut-être qu'en vendant Meade…

L'each la jaugea, de haut en bas. Mouif. Pas dit que le Syndicat y trouve quelque intérêt. Que pouvait vouloir un Syndicat ? Que n'avait-il pas déjà ?Certainement pas un objet, en premier lieu. Tout ce qui trainait ici devait bien appartenir plus ou moins au Syndicat… Non, il ne devait bien y avoir que les services qui pouvaient se vendre. Même cela, Max doutait d'en avoir à offrir. Sa position habituelle était dans l'ombre d'Eurynome, les secrets et opportunités du démon de la mort lui étaient inconnues. Après… Si le Syndicat avait besoin de quelqu'un pour ranger des fioles d'âmes, ça pouvait se faire. Où s'ils avaient besoin d'un téléporteur.
Max la sentait mal, cette histoire. D'ici à ce que le bris de son serment de fidélité au démon soit proposé comme monnaie d'échange, il n'y avait pas des kilomètres. Après un soupir, l'each demanda à la louve:

"- Alors ? Ta part de Lune est causante, ou pas encore ?"

S'étirant, la monture démoniaque ajouta:

"- Ma part d'Eau me dit qu'on va galérer."

Sa voix s'était voulu plus détendue, mais l'inquiétude l'habitait encore, et avec elle la crainte de ne pas retrouver le Maître. Quid de si quelqu'un s'appropriait sa bride, après s'être joué du Maître ? Non. Le Maître était invincible. Il fallait s'en persuader. Invincible. Personne ne viendrait à bout du merveilleux Eurynome, tant que Max le porterait dans son coeur !
Un petit regard en coin au bunyip. Lui, sentait-il également sa part d'eau murmurer que ces deux-là étaient totalement embourbés dans des éléments dont ils ne savaient se dépêtrer ? Si tel était le cas, il devait bien être le seul à s'en amuser. Cela n'empêcha pas l'each de le remercier chaleureusement, tant de les avoir accueilli que d'avoir répondu à leurs questions. Entraînant Meade vers la sortie, Max admettait que si les questions avaient été nombreuses, les solutions ne leur proposaient pas tant d'espoir pour nourrir leurs ambitions. Clairement, Max avait clairement l'air dépité. Se tournant à nouveau vers Meade, sa voix fut presque douce:

"- Tu n'te moques pas, hein ? Je tente."

L'each s'éclaircit la voix, s'avança avantage dans le froid de la rue et, ouvrant les bras, tournant sur place, demanda au vide:

"- Je suis un Each Uisge, cherchant à relier le Siège du Cénacle au Marché des Trolls. S'il est quelqu'un du syndicat qui partage mon ambition, qu'il vienne à moi, je suis prêt à oeuvrer de concert avec lui !"

Sachant par avance la réaction de sa camarade d'infortune, l'Each lui offrir un nouveau regard, portant d'ores et déjà les reproches liés à une potentielle moquerie. Ils étaient perdus ! Ils n'avaient pas de solution ! Alors ils pouvaient bien tout tenter ! Max aurait volontiers tenté le diable, mais ce grand fou n'était même pas là pour l'aider !
Que ne ferait-on pas pour son Maître...

Jeu 23 Mar - 19:33
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L'Altruiste


Elle hocha la tête, bien que son regard prît un instant à se détourner, la petite louve soupira en suivant l’Each en dehors de la librairie. Croisant les bras, elle aurait vraiment eu envie d’avoir quelque chose de plus chaud à porter. Inutile de même penser à voler, même si l’idée effleurait son esprit dans l’urgence de la situation, Meade ne voulait pas s’imaginer ce qu’on faisait aux voleurs ici. Non, mauvaises idées, tout d’un coup la prostitution n’était plus la pire chose envisageable. La petite louve secoua la tête, de dégoût, peut-être en dernier recours, pour l’instant elle osait espérer trouver autre chose avant de tomber jusque-là. L’idée de trouver des loups, des siens, était plus rassurante. Peut-être cela pourrait la rapprocher d’informations sur les survivants ?  

Sa part de lune, il lui semblait avoir déjà entendu quelque chose comme ça. Meade avait brièvement compris sans vraiment pouvoir détailler tout ce qu’elle devait savoir. Toutes les odeurs, ici, c’était insupportable. Son nez remuait, alors que Max se moquait un peu. Mais qu’ille la laisse réfléchir un peu, peut-être qu’elle trouverait quelque chose. Suivre son instinct, d’accord, mais pour aller où ? « Attends ! » Les yeux grands écarquillés, pourtant elle avait à peine murmurer, elle sentait qu’ille allait faire une bêtise celui-là. Le poney des enfers tentait quoi, exactement ? Ille venait juste de se faire dire non et il faudrait peut-être penser avant de faire n’importe quoi.
Nul besoin d’entendre l’entièreté de ses mots pour que ses mains se portent à son visage, se cachant avec honte à partir du centre de son nez. Et comme cerise sur le gâteau, ille se retournait vers elle. Non, non, fais autant de conneries que tu le désires mais pitié, ne m’associe pas à ça. Une soudaine envie de se cacher et/ou de pleurer de honte et de faire semblant de ne pas connaître l’each lui prenait. La petite louve baissa la tête, son front se retrouvant dans sa main dans un facepalm plus ou moins intentionnel. Et si ça se trouvait Max était tout fier de son coup. Meade écarta son petit doigt pour laisser apercevoir l’un de ses yeux clairs, apercevant la réaction des gens autour.  Quelques-uns riaient visiblement dans leur barbe, un autre ne s’était pas gêné pour s’esclaffer de rire. Il y avait des gens qui se dépêchaient à décamper et d’autres qui le regardaient de travers en continuant tranquillement leurs besognes.

Un autre soupir traversa les lèvres de la louve, plus brusque et dans le même mouvement, elle s’approchait de Max en laissant tomber ses mains. « Bon, la prochaine fois que t’as une bonne idée comme ça tu m’en parles avant compris ? » Elle porta son regard de chaque côté avant de soupirer une énième fois et exaspérée, posait à nouveau la main sur son front et un œil en baissant la tête. « Je vais essayer de trouver Arcadie. Ou peu importe…je vais essayer de trouver quelque chose. Je ne sais pas tu devrais t’adresser aux commerçants, demander aux créatures ou aux gens autour de toi. Si tu connais quelqu’un et que tu as des copains, ce sera plus facile de le convaincre de te loger par exemple, ou te nourrir, en échange de services. S’ils n’ont pas envie de payer il y a moyen de s’arranger en demandant de la nourriture ou des choses essentiels dont on a besoin. Ensuite, si on ne trouve pas logis, j’suis certaine qu’il y a possibilité de squatter. » Ce n’était pas la meilleure des manières de vivre mais c’était pas les meilleures circonstances non plus. « Si tu t’adresses aux bonnes personnes, tu pourrais te rapprocher un peu plus du syndicat … Tu as raison d’essayer, par contre évite de crier tes intentions dans le vide. Parfois il faut se taire et écouter autour de soi. Disons qu’on se retrouve…Dans une heure, devant la librairie, d’accord ? »

Meade laissa relâcher la tension en tentant de se calmer pour saisir toutes ces odeurs qui envahissaient son odorat. Plutôt que de les sentir tous ensemble, elle voulait les distinguer et suivre ce qu’elle cherchait. Elle devait commencer quelque part, alors la petite louve partait dans les rues du marché en tentant de se faire toute petite et de ne bousculer personne. Guidée plus par son odorat que par sa vue, elle cherchait, les odeurs de loups, les odeurs des siens. Elle cherchait une piste, un endroit où son instinct la mènerait.

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Dim 2 Avr - 6:23
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Les bras croisés, Max avait affiché une mine boudeuse, les bras croisés, à la réprimande de Meade. Nyanyanya. En parler avant… Pour quoi faire, hein ? Elle avait une meilleure idée ? Au moins, l'each avait essayé quelque chose ! Dans les faits, bouder Meade était bien pratique, c'était un moyen de bouder ceux qui s'étaient moqués, par procuration. Ils comprendraient, tous, le jour où ils seraient téléportés sans raison loin de leur maître ! Non mais oh.
L'humeur de l'each était au "grognon fixe". Là, Meade aurait même pu lui parler d'un barbecue, la monture d'Eurynome aurait trouvé le moyen de se plaindre. Pourtant, nul omnivore en ce bas-monde ne refusait de barbecue ! Il y avait même des végétariens qui en faisaient ! Le mot "copain" imposa une image à l'esprit de Max: Isha. Son copain disparu. Mais il y avait sa famille, encore… L'each aurait préféré ne pas avoir à abuser des services des Carter -c'était bien des rares personnes pour lesquelles la monture d'Eurynome avait une quelconque considération. Le choix n'allait néanmoins pas être laissé. Au reste de la conversation, Meade n'eut de réponses que par des hochements de tête évasifs. Max savait quoi faire. Une heure, devant la librairie. Fort bien, ce serait fait. Sitôt que ce fut convenu, l'each reprit son équine apparence. Si les chemins du Marché ne lui étaient pas tous familiers, ceux de la téléportation l'étaient davantage.

Une heure, une heure… C'était tout relatif, une heure ! Son téléphone, Max avait eu tôt fait de l'éteindre, pour pouvoir l'utiliser en une dimension qui accepterait cette technologie. Les clochers du coin ? Ahahah ! Comme si le Marché en avait ! Max avait dû se fier surtout à son instinct et son horloge interne, espérant qu'elle s'accorderait relativement avec celle de Meade.
Les doutes lui vinrent, après un moment à attendre devant la librairie. Sous sa forme quadrupède, l'encolure basse, oreilles et paupières tombantes, Max menaçait de s'endormir. M'enfin, ce ne devait pas être si compliqué de sentir que l'on était attendue ! Ce ne devait pas être si compliqué d'arriver au moment où, mentalement, Max le réclamait ! Que Meade ne maîtrisât point la téléportation n'était qu'un détail. Elle pouvait bien se dépêcher, sur ses petites papattes ! Courir plus vit que cela ! Vraiment, elle ne faisait aucun effort. C'était blasant, lassant, et agaçant. Déjà qu'elle ne faisait pas non plus d'effort pour être comestible…

Au milieu des odeurs et du brouhaha ambiant, Max ne sentit pas l'arrivée de la louve. Il fallut sa voix pour faire réagir sa carcasse ensommeillée et grommelante, lui faire à nouveau changer de forme, pour que ses solides sabots laissent place à deux fragiles pieds, que sa tête allongée s'approprie un faciès plat, à la bouche plus maniable. Étirements, ébrouage, Max reprit possession de cette apparence et essaya de chasser la sensation étrange qui venait à chaque changement, par contraste. La pauvre Meade n'eut pas le temps de parler, c'était l'heure du ponysplaining.

"- Lieutenant Max au rapport, deLalouve ! D'après mes sources, pour parler au syndicat, soit il faut faire une conn'rie -mais dans ce cas, on n'en revient pas vraiment-, soit il faut trouver son QG. Personne ne l'a jamais trouvé -et pourtant, mes sources sont du genre à bien chercher."

C'était bref, concis, clair, et énoncé avec une assurance qui ne laissait place à aucun doute, aucune contradiction. Les Carter avaient raison, puis c'est tout. La louve était trop… Trop Elle, pour comprendre à quel point ils étaient de confiance, et fiables.

"- On peut être hébergés chez la famille Carter, pour le moment. Je leur ai juré qu'on ne resterait pas plus que nécessaire, qu'on ne prendrait pas trop de place, et que je travaillerais pour eux. J'ai dit que toi tu cherchais du travail, mais je n'ai pas ton CV sous la main."

Max n'était pas non plus sûr de vouloir travailler avec elle. Sa présence était rassurante, mais… Frustrante. Sans vraiment savoir pourquoi. Bras croisés, à nouveau, cherchant à conserver sa chaleur, l'each conclut en laissant enfin la parole à la petite:

"- Et toi, tu as enfin pu communiquer avec ta part de Lune ?"

Dim 9 Avr - 16:20
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Intervention MJ



Au premier abord, la jeune louve ne sentit que la puanteur des lieux, si forte qu'elle faisait monter les larmes aux yeux, si irritante qu'elle donnait envie d'éternuer, ou de se laver l'intérieur des narines avec de la javel ou du produit pour canalisations bouchées. Ce qui aurait été une grossière erreur. Peut-être même mortelle, tant l'odeur était puissante et omniprésente. On y trouvait des relents aigres d’égout, le parfum de la pourriture fongique comme humaine, plus douceâtre et entêtante que celle des champignons, qui se mêlaient par instant aux vapeurs fétides de l'eau croupie. Tout cela se mêlait à l'odeur des corps sales, de la sueur rance et incrustée dans le bois et la pierre. Le brouillard qui entourait les chevilles, juste au-dessus de l'eau, y ajoutait des odeurs de pets froid, et plus entremêlé encore, celle de l'excitation sexuelle animal, un musc fort et lourd, dont les traces huileuses se voyaient tournoyant dans l'eau. Par touche, la louve retrouva également l'odeur des légumes, à mi-chemin entre une friture infecte et mélangée à du saint-doux, et l'odeur d'un putois en plein soleil. Dans cet enchevêtrement immonde faisait finalement jour l'impression ferreuse du sang encore frais, et d'encens si puissants qu'ils en devenaient immondes à leur tour. Parfois, dans certaines rues, un morceau de cet ensemble vile se faisait plus intense qu'un autre, permettant de distinguer les herboristes et des agriculteurs, des maisons de plaisir saumâtres, ou les créatures se vendaient à leurs congénères ou à tout individu un tant soi peu curieux… et peu doté d'odorat. Puis, tandis qu'elle se laissait guider de plus en plus profondément dans le dédale de ruelles, elle sentit finalement de nouvelles odeurs. L'eau croupie se fit maîtresse, alors que le bruit de l'eau dévorait progressivement tout autre son, ne laissant que celui de ses pas sur le sol aux dalles éclatées.

Puis ce fut une vague odeur de chien mouillé. Au détour d'un embranchement, elle manqua tomber nez à truffe avec un infecté tombé à l'état animal, une bête au poils gris moisi, famélique sous les puissants muscles, et qui dévorait un morceau de rat troll dans d'infects bruits de succion et de mastication. La créature releva des yeux au jaune passé vers la jeune femme, relâcha sa prise, un lambeau de peau et de chair encore palpitante pendant d'un croc, et gronda dans sa direction, s'approchant lentement, une lueur folle dans la pupille. Plus il s'approchait, plus une forte odeur de nécrose virulente et d'infection, de pus, se propageait. De près, sa fourrure éliminée grouillait de vermines qui elles-mêmes produisaient une odeur d'huile semblable à celle du pétrole que l'on brûle.

Une main ferme se referma sur l'épaule de la jeune louve, et elle fut tirée en arrière, au travers d'un mur de pierre. Celui-ci frémit lorsque le loup-garou infecté s'abattit dessus, mais tint bon. Dans le dos de la jeune femme, un rire chaud naquit, puis s'éteignit. Il faisait sombre, et rien n'indiquait la moindre ouverture, bien que persistait une fragrance piquante et lourde, et que, lorsque l'individu vint se placer devant elle, la louve fut tout à fait capable de voir de qui il s'agissait, comme si elle se trouvait en pleine lumière. L'homme était grand, doté d'une musculature fine et nerveuse, et d'une peau très matte, ses yeux en amandes d'un marron velouté semblant pétiller d'amusement. Des boucles sombres et paresseuses lui encadraient le visage, dansant légèrement quand il bougeait.

« Tu as vu comment arriver jusqu'ici, n'est-ce pas ? » Sa voix était chantante et chaude, sucrée comme le miel. Un lent sourire naquit sur ses lèvres, à la fois affectueux et cruel « La prochaine fois, fait attention au chien de garde, il pourrait te croquer... » Puis il claqua des doigts près de son visage, et la pièce enténébrée disparue, tandis qu'une sensation de flottement sourdait dans le corps de Meade. Quelques instants plus tard, elle se réveillait en sursaut, à l'intérieur de la librairie, derrière le comptoir, allongée dans un large canapé bas, enroulée dans une large serviette de tissu. La maîtresse de la boutique écrivait toujours, lentement, sur son ouvrage. Il ne manqua pourtant pas de glisser d'une voix aqueuse, en la sentant se réveiller :
« Tu as laissé ton corps derrière toi en les cherchant, il est tombé à l'eau et mes enfants l'ont ramené ici, puisque c'était de chez moi que tu venais… Fait attention, quand tu iras les voir, l'encens qu'ils utilisent a de drôles d'effets... »

D'une patte maigre, il indiqua la devanture :
« Ton ami attend depuis un moment »



Lun 17 Avr - 11:21
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L'Altruiste
Elle avancait presque à yeux mis clos, comme lorsque la pluie tombe trop fort et qu’on tente en vain de se protéger le visage du vent, ses yeux coulaient et l’aveuglaient sans qu’elle puisse distinguer les odeurs puantes. Elle devait se concentrer, calmer sa respiration malgré que les premières tentatives ne faisaient qu’en sorte qu’elle respire d’autant plus les odeurs désagréables. Elle essuya ses yeux et s’arrêta un moment avant de repartir, parmi le nombre incalculable d’odeurs immondes elle cherchait à fuir celle de moisissure humaine. L’idée de corps d’humains morts ayant moisis la dégoutait, autant moralement que physiquement. Meade retint sa nausée et repoussa les pensées agressives qui l’envahissaient, elle se laissa aller à son instinct malgré le dégoût.

Elle s’arrêta, brusquement, ne sursauta pas même si l’envie était là, ne voulant pas montrer sa peur à l’animal. La petite louve écarquilla les yeux, fronça les sourcils et sa jambe n’eût le temps de reculer lorsque la main se posa sur son épaule. Le dégoût eût le temps d’effleurer son esprit, si cet être n’était pas intentionnellement dans cette forme, ce qui faisait craindre Meade de sa malveillance, il était restreint de manière permanente au lycan…Enchaîné et sans une once de dignité, Cela était aussi effrayant qu’aberrant. Elle resta immobile, se tût, par instinct de survie tant que bouche bée elle n’avait pas envie de lui répondre.

Meade ouvrit les yeux grands et sursauta d’un hoquet audible, elle se redressa et utilisa la serviette pour sécher rapidement ses vêtements. « D’accord…Pardon, Merci… » Il n’y avait que ces trois mots à dire, elle laissait la serviette là et décampait le plus rapidement possible, les bras croisés avec cet air de chien battu tout mouillé elle retrouvait max. Elle leva les yeux pour l’écouter malgré sa tête qui ne sortait pas de ses épaules alors qu’elle tremblait et grelottait. Un sourire vient à ses lèvres, elle rit silencieusement. Lieutenant Max, ils étaient inspecteurs maintenant? Et pourquoi pas, ça pourrait toujours être un jeu plus amusant que d’oublier son corps dans l’eau. Elle rebaissa les yeux en retrouvant son expression boudeuse lorsqu’il lui posa sa dernière question. « Oui… » grommela-t-elle. Oh lala, les Carter, il aurait vraiment pu faire pire, mais c’était quand même un peu effrayant. Elle releva la tête, des étoiles entre ses pupilles claires. « Bien joué Max! On a les bases de la survie j’crois, on pourra chercher plus pour le reste ensuite. » Elle rapprocha ses bras, toujours croisés, de son corps, tremblant un peu plus. « Mais dit, apparemment j’ai échappé mon corps dans l’eau ou je sais pas quoi…et il fait froid. À croire que ça m’arrive juste avec toi ces trucs là… »

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Mar 2 Mai - 2:02
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Max ouvrit de grands yeux, choqués.

"- QUOI ?!"

Le cri avait fusé dans le Marché, sans souci aucun pour les regards qu'il risquait d'attirer. Les poings serrés, l'each portait à merveille l'outrage et la frustration. Meade allait bientôt savoir pourquoi, allait bientôt savoir qu'elle avait peut-être, éventuellement, mal choisi ses mots.

"- Donc, déjà, tu as trouvé un point d'eau où te baigner. D'accord, tranquille. Et tu ne m'as pas attendu. D'accord. Et tu es prête à te laisser manger par d'autres que moi ?!"

Le lien était évident: quiconque allait dans l'eau y allait pour se faire manger. En tout cas, dans la tête de l'infernale monture, c'était d'une logique imparable. Sa voix montait peu à peu, avec la colère.

"- Mais quelle égoïste ! Quand je pense à tout ce que je viens de faire pour toi, pendant que Mââââdame marinait tranquillement dans un point d'eau ! Tu te rends compte ? Mais n'as-tu même pas pensé qu'il y avait mieux à faire ? Alors ton petit "j'ai froid", là, tu l'assumes. Puis ça t'apprendra. T'avais qu'à pas être lycan, et être ou comestible, ou solide. Nan mais."

Il ne vint pas à l'idée de Max que ses mots se contredisaient, reprochant tantôt à Meade d'être comestible, tantôt de ne pas l'être. C'est qu'elle pouvait très bien être comestible par d'autres personnes… Ce qui aurait été profondément injuste. Ce n'étaient pas Eux, les autres prédateurs, qui avaient trouvé Meade en premiers. C'était Max. Ç'aurait dû être son repas. En plus, si elle avait été mangée, elle n'aurait pas eu froid. Ce monde était mal fait. Non, Meade était mal faite, et c'était totalement sa faute.
Dans sa tête, c'était parfaitement logique, vraiment ! Ses bras plus encore serrés contre son torse, le nez retroussé par la colère, ses crocs apparents selon un vieux réflexe Uisge. Le froid molestait également son fragile épiderme. La liberté s'offrit alors, proposant d'écarter ses pas de ceux de l'ingrate louve pour retourner se blottir au sein de la famille Carter. Pourtant, quelque chose dans le petit coeur de l'Each l'empêchait de suivre cette voie. Comme si au fond, tout au fond, laisser la louve seule était chagrinant. Comme si elle allait lui manquer. Ou comme si une étincelle de raison tout au fond de son cerveau savait que sa colère n'était pas tant réelle. Max chercha la vraie raison, en lui, pour savoir quoi dire, comment exprimer cela.

"- Bon… Allez, viens. On va chez les Carter. Au chaud. T'as le droit de venir. Mais c'est bien parce que…" Parce que quoi ? Son coeur de poney s'alourdit. Sa tête rentra un peu dans ses épaules, son étreinte sur son propre corps s'affermit. "…Parce que tu es ma seule attache avec l'Endroit, ici."

Max avait tourné les talons, n'assumant pas de tels mots, ne voulant les prononcer en regardant la louve dans les yeux. Se mettre en colère pour une raison bidon, c'était normal. Avouer ce que portait son coeur, c'était… Gênant. Profondément gênant. Pas l'habitude… Ce genre de pratiques, lorsqu'elle ne projetait ni haine ni loyauté, était proscrite, voire tabou, au sein des créatures de l'Enfer.

Sam 6 Mai - 22:29
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L'Altruiste
Elle recula d’un pas, posant un pied derrière elle et son visage suivait son corps l’air contrite. Cette voix qui criait, était réminiscence, lui faisait un peu peur et en même temps la choquait. Mais enfin, elle n’avait rien fait, pourquoi l’humiliait-il ainsi? Alors c’était ça son problème, il la boudait encore de ne pas pouvoir la manger? Elle serra les dents, les larmes au bord des yeux, de colère. Cela l’enrageait de voir ce qu’elle signifiait pour l’each, un repas. Mais quand s’était-elle fait des attentes envers la créature? Ille ne lui avait jamais montré d’amitié, mais avec la voix qui montait de volume, elle se souvenait un peu plus de la première fois que Max lui avait fait une crise comme ça. Elle n’avait pas apprécié d’être jetée dans l’eau savonneuse, d’avoir froid jusqu’au retour à la maison. Mais danser et chanter des incontournables de Disney, la petite louve avait trouvé ça drôle et amusant. Jusqu’à réaliser qu’il n’avait fait toute cette parade que pour la noyer. Si c’était encore ce qu’il avait en tête, Meade en avait assez de constater que l’entraide n’existait pas réellement. Et elle se frustrait de voir qu’il n’y avait pas plus de personnes qui ne l’approchaient si ce n’était pas pour servir leurs intérêts.

Comme une enfant grondée injustement, et Max attirant l’attention comme un enfant en crise, elle avait cette moue boudeuse mais une envie de pleurer et partir se débrouiller toute seule. Ses épaules se détendirent un moment lorsqu’elle sentit des paroles un peu moins …méchantes au travers de son attitude colérique. Mais la petite louve fronça les sourcils rapidement et secoua la tête. Meade échappa une espèce de grognement, qui ressemblait plus à une plainte de frustration et posa la poigne sur le bras du Each. Elle tira pour le forcer à se retourner et le regarda dans les yeux un moment, en silence, l’air désemparée.

« Tu réalises seulement ce que tu me dis ?! J’avais l’intention de tout te raconter une fois au chaud mais …C’est vraiment injuste de me crier dessus comme ça! Arg! »
Elle relâcha son bras sans manquer l’occasion de le pousser d’une manière un peu agressive. À vrai dire, ça faisait du bien, même si c’était un peu enfantin comme geste.« Je n’étais pas en train de me baigner, qu’est-ce que tu t’imagines !? J’ai cherché Arcadie et j’ai même réussi à les trouver…je ne sais pas ce qui s’est passé, je me suis réveillée chez le libraire complètement trempée. Le bunyip a dit que mon corps était tombé à l’eau. »

Elle croisa les bras en se mettant à trembler de froid, se recroquevillant sur elle-même. « Tu t’en fiche de l’endroit. Je me souviens de tes mots. ''Sale fils d’humain'' que tu l’avais appelé. C’est injuste, complètement injuste comment tu t’en prends à moi parce que tu n’as pas eu ce que tu voulais. Je suis un fille d’humaine et j’en ai assez que tu me hurles dessus. Alors si tu me hais autant, ne prend pas la peine de m’aider.  Je préfère crever de froid que de passer une seconde de plus avec un autre être que je dégoûte. »

La petite louve garda la mâchoire serrée et tourna à son tour les talons. Elle ne savait pas où elle irait, au risque de se retrouver à nouveau à Arcadie et à insister pour leur demander de l’aide. Elle se promettait de ne plus jamais se faire d’attentes envers des créatures, des sorciers ou même des humains.

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" parfois pour avancer il faut sortir de sa zone de confort et laisser son corps derrière"
- Meade Camille Alexander, 2016

Ven 26 Mai - 3:09
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Poney de l'Enfer
Max était parfois trop éloigné de l'espèce humaine pour certaines choses. Nulle compassion, nulle pitié ne lui vinrent devant la réponse de Meade. Seulement de plates et "raisonnables" considérations. La garder allait être plus compliqué. Obtenir les informations qu'elle avait pu dénicher également.
Fouillant dans ses savoirs sur les humains, l'each trouva ce qui lui semblait être une sorte de solution à son souci de louve boudeuse. Sa main vint sur son poignet, la retenir. Elle se laissa faire. Le coeur de Max marqua un temps de soulagement. Définitivement, il y avait une partie de son être qui ne voulait pas se détacher d'elle. Sans hâte, sans violence et sans forcer, ses bras vinrent doucement autour de la petite, amenant sa tête contre son épaule, leurs ventres chauds l'un contre l'autre. Max reconnut ceci de bon à son idée: elle leur apportait grand réconfort, tant qu'ils n'étaient pas encore chez les Carter. Meade comprendrait-elle l'affirmation de cette promesse à mi-mots ?

Là, chaleur contre chaleur, survie avec survie, Max prit grand soin de poser également sa tête sur l'épaule de Meade. Elle ne pourrait voir son expression: l'erreur était permise. Jamais la terrible terreur des lacs ne l'avouerait, mais la situation lui faisait du bien également. Comme si avoir de la nourriture si proche l'apaisait. Ce fut plus simple, dès lors, de poser ses émotions et ses pensées. Les mots lui vinrent avec une lenteur qui lui permettait de singer à merveille la douceur:

"- Là, là… Pardonne-moi, petite louve. Je t'avais mal comprise, je n'aurais pas dû te hurler dessus comme ça." En même temps, si elle avait dit tout de suite qu'elle avait trouvé un bout d'Arcadie au lieu de commencer par l'Eau… "Je n'aurais pas dû te donner l'impression que tu me dégoûtes. Ce n'est pas le cas." Sans quoi l'envie de la gober comme un gâteau apéritif ne l'aurait pas tant effleurée. "Ne va pas crever de froid, s'il-te-plait. Tu es mieux vivante." Morte, les informations disparaissaient. "Viens, allons nous mettre au chaud. Tu vas te changer en glace si tu restes ainsi."

En s'écartant d'elle, Max feignait une expression inquiète. L'une de ses mains avait glissé dans celle de Meade. Sa chaleur lui manquait déjà. L'air était gelé, et l'humidité de la louve s'était transposé sur ses habits. En temps normal, ce n'était pas gênant: Max était enfant de l'Eau. Là… L'eau accentuait le froid. L'each entraîna sa camarade sur ses pas, à travers les rues glaciales et puantes du Marché.
La maison des Carter n'était pas très différente des autres maisons du Marché. La même architecture Troll, la même décoration intérieure Troll, la même odeur Troll (comment y échapper ?). Elle était juste un pu plus grande, à la limite. Ces choix n'étaient pas sans pertinence: en un monde aussi cruel, mieux valait éviter d'attirer la jalousie de son voisin. Max s'essaya à rassurer encore un peu Meade, assurant qu'ils ne les dérangeaient pas. Ils entrèrent: les Carter n'étaient pas là pour le moment. Une sorte de domestique pas très humain les accueillit. MAx guida Meade jusqu'à ce qui allait être, vraisemblablement, la chambre de Meade. La porte fermée derrière eux, Max frotta ses papattes l'une contre l'autre, pour les réchauffer.

"- Meilleur dedans que dehors. Voilà ta chambre, camarade."

Un sourire charmeur passa sur ses lèvres.

"- Ça va aller ?"

À travers ses mots, la vraie question transparaissait clairement: "vas-tu me donner les informations maintenant ?"

Sam 10 Juin - 12:16
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L'Altruiste
Elle s’arrêta, soupira, voulu serrer le poing et se détacher pourtant son corps se détendit de la colère qui l’avait tendu. Meade se retourna, les yeux baissés, elle se sentait trop vide, trop fatiguée pour le pousser et lui piquer une seconde crise de colère. Elle ne savait pas, si son étreinte était sincère, mais jusqu’à un certain point, elle n’avait plus envie de se méfier et de se le demander. Sa tête se reposa sur l’épaule et dans la chaleur qui était la bienvenue, elle abandonnait ce combat et acceptait silencieusement les excuses. L’each avait raison, elle allait se changer en glace et c’était ce que son instinct de survie lui criait de s’occuper en priorité. Ses yeux restaient baissés, son visage pâle complètement blasé. Sa main tremblait, dans celle de Max. Mais sans répondre, elle le suivi et lui fit confiance pour ne pas la guider vers un je ne sais quel endroit où la noyer et la dévorer.

Les mots de Max ne tombaient pas dans l’oreille d’une sourde : elle avait vraiment peur de déranger et ne voulait pas se retrouver confrontée dans une conversation houleuse avec les carter. Si Max leur avait promis de ne pas rester plus qu’il ne le fallait, elle n’avait aucune idée de combien de temps ils seraient coincés ici. La petite louve espérait trouver autre chose mais ça revenait au même de déranger quelqu’un d’autre.

Elle retira son par-dessus en arrivant dans la chambre, il faisait d’autant plus froid, mais c’était mieux que d’être trempée. Meade croisa les bras, les épaules remontées, son réflexe était de s’asseoir sur le sol, non loin du lit. Elle voulait éviter de le mouiller aussi et de faire un joli dégât. La petite louve releva la tête, comprenant le ton un peu insistant de Max. « L’une des choses qui dirige le plus notre instinct est notre odorat. Je me suis dit que j’allais chercher un loup, au risque de tomber sur n’importe qui, un point de départ c’est mieux que rien du tout. Je suis tombé sur…Un loup garou mais… » Elle fronça les sourcils, visiblement la petite louve trouvait la chose barbare et discutable. « Dans sa forme de loup, enchaîné. J’ai senti une main se refermer sur mon épaule et me tirer, j’ai passé au travers du mur et je me retrouvais… » Elle remontait sa main le long de son bras, cherchant les souvenirs dans sa tête en grattant son épaule. « L’odeur d’encens, un endroit sombre, mais l’homme…ou le loup je crois. Je le voyais, très clairement. Il m’a dit que maintenant, je savais comment revenir…La dernière chose dont je me souviens c’était d’avoir l’impression de flotter et de me réveiller dans la librairie… »

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" parfois pour avancer il faut sortir de sa zone de confort et laisser son corps derrière"
- Meade Camille Alexander, 2016

Ven 30 Juin - 22:47
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Max plissa les yeux, pour s'assurer de bien entendre, avant d'hausser un sourcil, comprenant que son audition n'avait rien à se reprocher. À vrai dire, son visage passa par tout un éventail d'expressions différentes, au fur et à mesure que la louve s'exprimait, prouvant à la fois l'élasticité de ses sourcils et l'agrandissement possible de ses globes oculaires. En même temps, pauvre each, il y avait de quoi !
Même Max, avec son inconscience de jeune créature, n'aurait pas osé ce que Meade avait pu faire. De même, sa survie témoignait d'une force tout de même assez conséquente. En revanche… Difficile de dire si, justement, elle avait été bougrement courageuse, ou simplement innocente et inconsciente. Difficile de dire s'il fallait admirer Meade, lui rire au nez, ou paniquer à l'idée que son seul lien avec l'autre monde puisse être aussi fragile, et avoir une telle capacité à s'exposer au danger.

En temps normal, le choix aurait été vite fait, et Max lui aurait ri au nez. Là… Avec le Maître si loin, et Arcadie si proche… Meade prenait une nouvelle dimension. Après moult haussements et fronçages de sourcils, grimaces entre le rire, la peur, le désespoir et l'admiration, ce fut finalement avec un regard relativement calme, et un sourire relativement triste, que Max s'approcha de Meade, pour finalement s'assoit à côté d'elle, le dos contre le lit. L'idée de répandre de l'humidité ne lui vint pas. Quand bien même ç'aurait été le cas: où était le problème ? L'Eau ne pouvait être mauvaise. Et les Each Uisges étaient toujours humides.

"- Donc tu l'as trouvée…" Des félicitations auraient été de mise. Ou au moins des remerciements. Ce n'était pas dans les habitudes de l'infernale monture, surtout auprès de personnes qui n'étaient ni le Maître, ni des proies. Max hochait doucement la tête, prenant le temps de calculer encore ces mots qui avaient froissé son visage de tant de manières. "Quand même… Tu n'as pas peur. Utiliser ton odorat dans le Marché des Trolls !" Un petit rire lui échappa. Puis ses genoux se rapprochèrent de son torse, et ses bras passèrent autour. Sa propre chaleur était mieux conservée, ainsi. Sa tête appuyée sur ses genoux regardait moins Meade que le parquet. "Bon… Tu fais attention à toi, hein ? Y a des gens mal intentionnés partout, ici. La moindre information qu'ils ont sur tout peut leur servir d'acier pour forger tes menottes, ou d'armes pour verser ton sang. Et surtout, surtout…" Max tendit un doigt vers le museau de la petite louve. Tout près. De nombreux chiens n'aimaient pas que l'on fasse cela. C'était ce qui était si drôle. "Surtout, tu n'oublies pas notre objectif, d'accord ? Retourner auprès des nôtres ! Le plus vite possible ! Et tu me tiens au courant !" Un petit sourire, qui se voulait encourageant. Il n'aurait plus manqué que Meade retrouve l'Endroit et pas l'each ! Ç'aurait été… La guerre ! Ou du moins, ç'aurait été à charge d'une revanche bien soignée. Max rangea son index baladeur, et se rapprocha un peu de sa camarade canidée à temps partiel. Là. Parage de chaleurs. Et d'odeurs, un peu. Comme ça, les potentiels prédateurs de Meade sauraient qu'elle était protégée !

L'each resta un instant ainsi, à reprendre des forces tant auprès de la chaleur qu'auprès de l'eau que transportait Meade. Il lui fallut tout de même peu de temps avant de se remettre debout, d'un bond qui l'obligea ensuite à passer ses cheveux derrière ses oreilles. "Bon, je retourne chercher aussi. N'oublie pas de rester en vie !" Sa voix s'essayait à l'engouement. Mais ce n'était pas son enthousiasme habituel qui fournissait son énergie.

Mar 4 Juil - 16:10
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Winter sleep (Max)
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