Partagez | 
 

 But i don't want to go to sleep | Charlie

Invité
Invité
Voilà plusieurs mois que tu t'étais focalisée sur diverses histoires, notamment tout ce qui se faisait dans l'occulte et la démonologie, ce n'était pourtant pas des domaines qui t'intéressaient autrefois. Néanmoins, tu savais pertinemment que ce qui s'était déroulé la nuit de la mort de ton époux ne relevait pas du normal, cet homme qui t'avais ainsi condamnée venait d'ailleurs et, pourquoi pas d'Enfer ?

Tu n'étais pas quelqu'un branché croyances, Alice, tu n'avais pas de religion, tu connaissais les bases des principales et peu de choses sur ce domaine qui aujourd'hui t'intéressait. Tu te rappelais, en lisant les ouvrages que tu avais empreinté à la bibliothèque de la ville, de ta chère mère qui te contait des histoires de monstres et de mythes auxquels tu riais, sans accorder d'importance. Alors que tes petites mains blanches effleuraient les pages une par une, tu t'inquiétas de les contaminé, tu ne savais encore pas grand-chose du mal que tu subissais simplement car tu ne l'as pas essayé. Tu n'étais pas folle et tu ne voulais pas le mal, jamais tu n'aurais pu blessé ou même tué quelqu'un volontairement pour des questions d'expérimentations, tout ce que tu souhaitais, c'était d'enfin redevenir humaine ou de périr. Tu gardais espoir, si un être pouvait ainsi te maudire, il existait sûrement son opposé, du moins, c'est ce que tu espérais. Malgré le fait que tu étais à présent une grande amie de la mort et sûrement l'un de ses meilleurs disciples, tu ne voulais pas tomber dans l'engrenage de la folie, tout dévaster et oublier ton éthique. Tu n'étais pas comme ça et, tu espérais ne jamais le devenir.

Tu souffrais atrocement de ton isolement, tes anciens amis te manquaient, les simplicités te manquaient. Aujourd'hui, tu ne sortais que pour aller chercher de quoi vivre une fois par semaine et tu disparaissais dans cette grande maison que ton mari t'avais laissée. Des gens avaient tenté de t'adresser la parole, quelques fois, certains tentaient même de te toucher simplement par automatisme, mais tout de suite tu réagissais en fuyant afin de les protéger de ton mal, il était parfois dur pour toi de te retenir ainsi, tu étais d'un naturel tactique et tu aimais les gens, tu aimais les serrer dans tes bras, c'était sûrement pour cela que tu étais devenue médecin, autrefois.

Quand tu observas ta montre, tu fûs étonnée qu'il était bientôt un minuit. Tu avais passé la journée à lire, consulter des revues et autres documents étranges, il fallait que tu retrouves celui qui t'avais maudite afin de négocier ta peine, si cela était possible. Sinon, tu osais penser qu'on pourrait remédier à ton soucis. Tu ne voulais pas te diriger vers la mort dès maintenant, au fond, tu aimais la vie même si elle t'avais peu gâtée, tu croyais encore aux bonnes choses. Les mois passant, tu avais dût trouver un moyen de pouvoir filer à travers les gens pour au moins prendre le soleil, tu avais ainsi remarqué qu'en te couvrant bien et en gantant tes mains, tu pouvais vivre à peu près normalement en communauté, pendant cinq minutes au moins, après, on commençait à toussoter autour de toi.
Tu refermas ton livre, posé sur tes cuisses et tu regardas de nouveau l'heure. Tu n'avais pas sommeil malgré l'heure tardive et tu te sentais vraiment mal, tes recherches n'avaient rien données et tu ne savais plus où chercher. Tu quittas ta chambre et descendis à l'étage d'en dessous, tu lanças un bref coup d’œil vers l'extérieur, les lampadaires étaient faibles et personne ne courait dans les rues à cette heure-ci, tu pensas que c'était une heure parfaite pour un tête à tête avec un verre, dans un bar paumé où le gérant serait déjà en train de dormir sur son buffet. On t'oublierait. Tu pourrais enfin sortir de cette maison qui t'étouffait.
Mais avant de sortir, tu gardas quand même en tête de garder tes précautions, tu enfilas un pantalon, les jupes et robes t'était proscrite, un pull, un long manteau noir comme tous tes vêtements, tu te cachas dans une écharpe blanche et tu gantas tes mains, tu sautas dans tes chaussures avant de filer.

Cela faisait bien trop longtemps que tu n'avais pas pu profiter de la fraîcheur de la nuit,  Edgar et toi alliez souvent dehors mais maintenant lui disparu et toi en tête à tête permanent avec le Diable, l'occasion fût difficile à saisir. Tu marchais faiblement dans la rue, te vidant la tête, tu n'avais pas à craindre que quelqu'un t'approche, il faisait nuit et il n'y avait plus personne. Très vite tu arrivas dans la ville, tu examinas les devantures des établissements encore ouverts, tu zieutas un bar qui semblait peu animé et tu y rentras dès aussitôt.

L'atmosphère ici était étrange, on te dévisageas quand tu entras, sûrement à cause de ta peau blanche et de tes cheveux de neige, tu avais pourtant daigné mettre du maquillage sur tes yeux pour paraître moins… bizarre ? Peu importe, ces regards n'allaient pas déranger ta permission de sortie, tu arrivas face au barman et commanda timidement un whisky, tu te terras un dans un coin du bar, assise sur ta chaise, ton verre entre les mains, regardant par la fenêtre ce qui se passait dehors.

Il y avait un type, non loin de toi qui parlait avec un autre homme, peu de temps après que tu t'installas, il se mit à tousser lourdement, accusant l'alcool du barman ce qui te fit sourire. Tu savais que c'était à cause de toi, mais tu n'y prêtas pas attention, il fila demander un verre d'eau quand il commença sérieusement à recracher ses poumons. Tu esquissas un petit sourire en quoi, il t'avais regardé bizarrement quand tu étais entrée, c'était ta petite vengeance personnelle.
 

 

Ven 1 Juil - 2:04
• • • • • •
Invité
Invité
Minuit ? C'est fou comme le temps passait vite quand on s'amusait ! Cela devait faire plus de cinq heure qu'il squattait l'endroit. Car si Alice recherchait le lieux miteux par peur d'exposer la foule à son petit soucis de contamination, Charlie venait s'y perdre par pur plaisir. Il y régnait dans ces bouges une ambiance qu'il trouvait parfois fort sympathique. Ca le changeait des boites de nuit et autres tripots où la foule et l'agitation étaient importantes. Ici, les odeurs nauséabondes, mélange de crasse, de transpiration et d'alcool de piètre qualité lui apportait  un certain plaisir, doux témoignage de la déchéance humaine. Et puis, ces endroits là lui apportaient souvent des « clients. »
Mais ce n'était pas pour le business qu'il avait décidé de poser son infernal fessier dans ce bar. Non. Ce soir, le Démon s'était accordé une soirée de congé, un  moment  en tête-à-tête avec lui-même, en quelque sorte. Il faut dire que conclure des marchés et conduire les Hommes à la damnation pouvait parfois être consommatrice d'énergie. Et c'était aussi l'occasion pour lui, joueur invétéré, de tenir ses comptes.

Là, le séant posé à une table occupée seulement de lui et sur laquelle était posé un petit carnet relié en cuir ainsi qu'un verre quasiment vide de ce qui devait être du scotch, sa sous-Altesse faisait face à un vieux poste télé, fatigué par les années et recouvert d'une fine pellicule de poussière qui donnait aux images défilant sur l'écran un certain filtre non désagréable. Une chaîne d'infos en continu était de mise, montrant attentats, crimes, manifestations contre telles ou telles choses.. Et lui, souriait, ricanant parfois, comme un gamin devant un spectacle. De temps en temps, le petit livre était ouvert pour que le Démon y griffonne deux – trois choses.


«  Ah ! Les jeux sont ouverts. ♪ »

Quelle formidable époque il vivait. Entre les guerres, les crises économiques, les maladies, les catastrophes naturelles.. Tout pour lui était source de paris et d'amusement. Le désespoir des gens était une chose dont il se délectait sans modération.
Et en parlant de désespoir..

Ca empestait ici. Bien trop absorbé par son divertissement télévisuel, Charlie n'avait pas réellement prêté attention à qui entrait et sortait de l'établissement. Mais là.. A présent, il sentait bien la magie présente. Les iris pers quittant donc l'écran, fouillant la salle, s'arrêtant sur untel ou untel jusqu'à trouver l'origine de tout ce tintouin. Tiens, tiens.. Quelle drôle de dame. Une albinos ? Peut-être bien. Quittant son trône de fortune, l'Infernal saisissait de la dextre, son verre qu'il vidait d'une traite tandis que de l'autre, il réduisait à néant les plis qui avaient pris place sur sa chemise en jean.

Les pas le conduisait d'abord au comptoir où il se commandait un autre verre ainsi que la bouteille, histoire d'éviter de se farcir des allers et retours, et c'était à présent à la table de Mlle Blanche qu'il prenait place, sans demander l'avis celle-ci. La politesse, ce n'est qu'une perte de temps. Et puis, elle n'avait pas le choix.Claquant son verre sur la table, il s'en remplissait un bon trois quart avant d'en avaler une grande rasade, ce qui avait comme effet de lui brûler l'oesophage et, par la même occasion, lui tirer une grimace rapide.


«  Et bien, et bien.. Qu'avons-nous là ? Une demoiselle toute seule, à cette heure-ci ? T-t-t-t. C'est d'une tristesse. ..Sympa la couleur de cheveux, au fait. »

Dim 3 Juil - 1:00
• • • • • •
Invité
Invité
Tu n'aimais pas vraiment rire du malheur des autres, ce pauvre homme était peut-être déjà malade et tu avais aggravé son cas, mais cela te fis du bien. Cela faisait bien trop longtemps que tu n'avais pas ris, toi qui était pourtant bon public. Edgar te faisait beaucoup rire, même s'il avait un humour quelque peu pitoyable, tu pouvais attraper des pointes de côté à cause de lui. Mais Edgar n'était plus là et les histoires de démons et autres anges que tu avalais te faisais peu rire, ne parlons même pas de ta situation où personne ne pouvait t'approcher. Toi qui fus quelqu'un de très tactile, parfois même un peu trop, tu te retrouvais dans une situation à la limite du supportable.

C'était pour cela que tu étais là, Alice, pour conserver un semblant de vie sociale et t'aérer la tête, les livres c'était bien, mais rien ne valait un verre de whisky et les discussions odieuses des hommes qui squattent les bars. Alors que tu regardais vaguement le paysage que t'offrais la fenêtre juste à côté de toi, tu entendis les brèves informations que donnait la télévision, te faisant tourner la tête et y prêter plus attention. Tu as passé trop de temps enfermée loin du monde, tu n'avais que des nouvelles de ce qui se tramait en dehors de Last End grâce à ceux qui t'appelait lors de ton travail, des médecins pour lesquels tu travaillais aussi -comme tu les détestais, ces abrutis qui te prenaient pour une mijaurée, toi qui était l'une des plus brillantes médecins-. Ta situation était vraiment risible, quand tu y repensas. Tu étais la meilleure de ta promo, quand tu étais encore à l'université, tu as obtenu ton diplôme haut la main, tu as vite intégré un grand hôpital de la région pour… finir un être démoniaque qui tue ceux qui t'approche. Et dans de longues souffrances, s'il vous plaît. Ton sourire timide s'éclipsa pour une mine plus déconfite, tu restas ainsi à regarder dans le vide, ton verre aussi vide que ton esprit, tu notas en regardant ta main gauche que tu n'avais pas encore retiré ton alliance, tu t'étais dit, pourtant, que tu souhaitais tout de même continuer à vivre, tu espérais vivement qu'on te libère de ton fardeau, un jour ou un autre, il fallait absolument que tu trouves celui qui t'avait fait ça.

Voilà où était le problème, tu ne savais même pas qui c'était, tu savais vaguement à quoi il ressemblait et..oh. Tu ne voulais pas penser à tout ça ce soir, ton maquillage allait couler et tu ne voulais pas pleurer devant des hommes alcoolisés. Certains t'avais d'ailleurs remarquée, tu sentais des regards insistants, entre l'interrogation et le pur réflexe masculin. Du moment qu'ils ne souhaitaient pas t'atteindre, cela ne te dérangeait pas, après tout, qu'ils se fassent plaisir si l'albinisme était leur fantasme, ils ne te verraient pas tous les jours.

C'est alors que tu étais plongée dans tes pensées que tu fus brusquement ramenée à la réalité, quelqu'un claqua son verre sur la table où tu étais, te faisant sursauter. Cet odieux personnage s'invitait visiblement près de toi, ce n'est pas que ça te dérangeait, aucunement, mais il s'en souviendra. Tu levas les yeux vers cette personne, c'était un homme, assez grand et charismatique, tu clignas bêtement des yeux, te demandant ce qu'il te voulait, il goba son verre, sembla avoir fait trop confiance à sa gorge puis, il te parla.
Pendant ce temps là, tu devais avoir l'air d'une ahurie, tu le regardais avec tes grands yeux bleus, quand tu remarquas qu'il était assez proche de toi pour que tu puisses le contaminer, tu remontas violemment ton écharpe noire jusqu'à ton nez, ne lui laissant que tes yeux et tes cheveux visibles, réenfilas discrètement tes gants au cas où il ose te toucher. Tu faisais tout pour t'enfoncer dans ta chaise, pour te tenir loin, très loin, tu ne voulais pas d'un carnage.

Ce qui t'intrigua, c'est qu'il puisse venir ainsi te parler, il ne sembla pas suffoquer ou même devenir pâle. Non, il semblait plutôt en bonne santé malgré ta présence, ta barrière d'écharpe ne servait à rien en soit, à par témoigner de ta timidité. Quand enfin tu retrouvas ton calme, alors que tu frisais l'apoplexie, tu tentas de prononcer des mots.

« Bon...bonjour...enfin… bonsoir. » Tu lanças un bref regard à tes cheveux, toi tu y étais habituée. « Oh erm, merci… c'est sympa. » Parler à des gens, chose étrange que tu avais zappée, bien, tu te découvris un instant, baissant ton écharpe pour mieux le regarder. Quel étrange spécimen d'être humain qui pouvait t'approcher ainsi, tu l'observas et tu espérais qu'il ne pouvait pas lire dans tes pensées. « Je erm… ce n'est pas si mal d'être seul, enfin, j'ai envie de vous faire remarquer que vous êtes seul aussi. » Tu étais du genre timide les premières secondes, dès lors tu prenais tes aises, surtout quand tu notas qu'il n'était toujours pas tombé dans les vapes. Ta malédiction était finie ? Il s'était passé quoi ? Tu regardas ceux qui se trouvaient dans la pièce, ils n'étaient que cinq ou six, tu pris ton courage à deux mains et tu déposas ton écharpe sur le dossier de ta chaise ainsi que ton long manteau. « Et en me voyant, vous vous êtes dit que vous alliez jouer les vaillants chevaliers ? J'ai l'air si paumée que ça ? » Ça défoulait de parler, d'habitude tu n'étais pas si bavarde mais tu désirais en profiter. Tu examinas la bouteille qu'il avait apportée avec lui et ajouta sur un ton amusé : « Vous prenez vraiment un mauvais scotch, ne soyez donc pas étonné de vous aseptiser la gorge quand vous essayez de faire les gros durs à boire des culs-secs. » Tu fis signes au barman de t'apporter la même bouteille de ce que tu avais pris, il arriva péniblement, toussa, puis quand il effleura ta main que tu venais juste de dégantée, te pensant enfin immunisée, il s'écroula à terre en recrachant sang et bave sous ton cri d'horreur. Dès qu'il toucha le sol, tu ré enfilas gants et écharpe, te couvrant autant que possible, tu lanças un regard affolé à celui avec qui tu parlais et t'exclamas : « Je… je dois y aller, désolée. »

Sans même attendre sa réponse ou t'occuper de ta victime, tu filas à travers le bar pour te retrouver à l'extérieur, tu soupiras, agacée et désespérée, tu retiras tes gants et les fourras dans les poches de ton manteau. Tu restas un instant à l'entrée du bar puis, tu t'avanças doucement dans la rue pour te réfugier plus loin, tu t'enfonças dans une petite ruelle sombre jusqu'à ce que tu finisses par t'asseoir sur banc, tu n'avais rien à craindre toi, seule dans le noir avec les fous qui traînent, rien ne pouvait t'approcher.. sauf le type du bar, que tu avais complètement oublié à cause de tout ça.
 

 

Dim 3 Juil - 2:24
• • • • • •
Invité
Invité
Attends.. Quoi ? Odieux personnage, lui ? Non, mais on hallucine. Il vient dépense une énergie précieuse pour venir lui tenir compagnie, et il est odieux.. Petite ingrate. Surtout que bon, en toute objectivité, Charlie est, de prime abord, tout à fait charmant. Avec ses yeux pers, son sourire digne d'une pub Colgate, sa petite barbe de trois jours.. On lui donnerait le bon Dieu sans confession. Ce qui était plutôt ironique sachant qui il était vraiment.
C'est peut-être toute cette allure qui expliquait pourquoi elle le agissait comme ça alors qu'il prenait place, à le regarder de cette manière et à se planquer derrière son écharpe. Il faisait autant d'effet ? Ah. Et encore, il ne s'était même pas chauffer. Le Démon arquait donc un sourcil devant la réaction Ô combien curieuse de celle qui lui tenait compagnie. Elle était intriguante. Mais ce qui l'intéressait le plus, c'était bel et bien ce qu'il sentait se dégageait d'elle. Elle était humaine, c'était sûr et certain mais il y avait ce petit truc en plus. Charlie cherchait donc à savoir ce que c'était examinant d'abord la moindre parcelle de peau ou de cheveux – seules choses qu'elle laissait à sa vue, à la recherche d'un  indice.


«  Hé. Remets-toi. »
Elle côtoyait si peu les gens pour se retrouver à moitié à faire une syncope rien qu'en parlant avec un inconnu ? Ah non. Elle semblait regagner un peu de vitalité. Parler à une muette n'est pas la chose la plus intéressante du monde, il faut dire.

«  Oh, ne t'y trompes pas. Je m'octroie juste une soirée de congé loin de la foule. Tandis que toi, mon petit doigt me dit que c'est en permanence que tu l'évites. »
La manière dont elle se cachait sous ses vêtements, sa façon de se comporter, c'était flagrant. C'était tout sauf l'attitude d'une personne qui aimait se mélanger aux gens. Et puis surtout le fait d'être seule, à cette heure-ci dans un tel endroit. Quoi que.. Elle semblait gagner en confiance. Mademoiselle ose retirer quelques tissus ? Parfait ! Même sa timidité semblait s'être envolée. D'ailleurs, à cette histoire de chevalier, Asmodée ne put retenir un éclat de rire. Oh comme elle était loin de la vérité ! Elle est mignonne ♥

« Détrompes-toi mon cœur, je suis loin de courir la contrée sur un canasson blanc pour sauver la demoiselle en détresse. Même si oui, tu as l'air paumée. Sacrément même. Façon chien abandonné dans le caniveau ou sur une aire d'autoroute. »
Oui, Charlie est la délicatesse faite homme. Mais on s'en fout, un peu de franchise dans ce monde de fous, que diable !
Une nouvelle rasade de prise, son verre de vidé par la même occasion et il se resservait illico presto avant d'hausser un sourcil et d'afficher une légère moue face à la remarque de l'Albinos quant à ses choix en alcool
.

« Faire les gros durs ? Allons, il n'y a personne à impressionner ici. Et c'est justement cette chaleur et ce goût si .. Particulier que j'apprécie. Ca me rappelle un peu la maison. »
Et oui, on a beau détester un endroit, on a pourtant parfois de maigres élans de nostalgie. Même si c'est l'Enfer. Les lèvres qui s'ouvraient à nouveau, alors qu'il s'apprêtait à lui poser LA question qui le taraudait mais voilà que l'incident avec le barman survenait. Ecroulement, bave, sang, cri.. Ca faisait beaucoup pour un simple contact. Le pauvre type au sol, voilà Charlie qui quittait son siège pour venir s'accroupir prêt de lui, sans saluer Alice qui se carapatait déjà. Rassurez-vous, loin de lui l'idée de l'aider. Non, ce qu'il voulait c était d'observer de plus près. Et puis, c'était marrant aussi, de le voir dégobiller ce petit cocktail sanguinolent. Ca craint s'il prend une photo ?


« C'est donc ça ? Tu fais crever les gens par contact. Involontairement vu ta réaction. Mais sympa ! Et puis, quel spectacle. Ca change des morts rapides, nettes. Celles-ci manquent cruellement de créativité, je trouve. »

Non, non, Alice ne rêvait pas. C'était bel et bien à côté d'elle sur le banc que se trouvait à présent notre cher Charlie, tout sourire. Comment il était arrivé là ? Mystère! Pour l'instant, il ajustait son assise, se tournait pour faire face à la Contagieuse, le coude posé sur le dossier du banc et la tempe venant se nicher contre son poing. Presque il papillonnerait des cils.

« Ainsi donc, tu es maudite ? C'est pas cool ça, hein ? »
Oh, regarde Alice, Charlie t'offrait une grimace faussement compatissante, avant de balayer l'air d'un revers de la main, comme pour chasser la mauvaise ambiance qu'il sentait s'installer.

«  Enfin.. Dis-moi, qu'est-ce que as fais pour mériter ça, vilaine ? »

Lun 4 Juil - 0:44
• • • • • •
Invité
Invité
Tu retenais tes larmes, mordais tes lèvres autant par peur que par rage, ainsi tous tes jours restants, tu allais subir cela ? Tuer, faire souffrir, c'était ta nouvelle utilité, comme la dernière Moire libérée en pleine ville. Tu ne voulais rien de mal à cet homme et pourtant, il devait certainement en train de douloureusement mourir si personne ne l'emmenait à l'hôpital. C'était la peste pulmonaire cette fois qui attaqua celui qui avait daigné effleuré ta main de poupée, il ne lui restait plus que quelques jours si aucun traitement ne lui était administré, tu étais médecin pourtant, tu savais ce qu'il lui fallait, ma ta présence le tuerait sur place.

Tu était condamnée à rester là, à entendre les cris des personnes présentes au bar et de ta victime sans rien faire, tu ruminais assise sur ton banc, tu voulais juste en finir sur place, mais tu n'avais même pas la force de te lever pour filer te jeter d'un pont. La mort commençait à réellement t'entourer, tu examinas tes mains tueuses et pleura tristement. Tu passas ta main sur ton visage, essuyant ton maquillage dégoulinant de noir alors que la lumière de la Lune t'éblouissait faiblement. A cet instant même tu ne savais pas quoi faire, devais-tu retourner au bar tenter tant bien que mal de sauver celui que tu avais rendu mourant ? Devais-tu fuir, retourner chez toi et t'enfermer à double-tour jusqu'au levé du soleil ? Gober une tonne de médicaments jusqu'à ce que tu ne te réveilles pas ? La dernière proposition te plaisait, mais tu ne pus te lever pour t'exécuter.

A peine tu entendis le son de sa voix que tu sursautas, glissant à l'autre extrémité du banc en regardant, totalement effrayée, le type du bar qui t'avait parlé. Que faisait-il là ? Et surtout, comment était-il arrivé là ? Tu étais certaine que personne n'était avec toi depuis le début et surtout tu ne l'avais pas entendu arriver. Tu le toisa longuement, toujours cachée dans ton écharpe, dévoilant tes mains fines et blanches. Tu compris rapidement qu'il avait capté tout ce dont tu étais capable à quelques détails près, ce qui t'effrayait encore plus, allait-il te balancer à la police, à la science ? Tu t'apprêtais à l'attraper pour le mettre hors d'état de nuire, tu étais même prête à l'embrasser pour qu'il meurt instantanément, mais en entendant le mot « maudite », tes intentions changèrent, tu restais cependant loin de lui. Il t'intriguait tellement, il ne toussait pas encore, ne semblait pas souffrir et surtout, il semblait en savoir long sur ce qui te concernait. Était-ce lui qui t'avait maudite, l'an dernier ? Non, l'homme qui t'avait fait ça n'avait pas ce physique et, il ne te poserait pas toutes ces questions.

Quand il posa sa dernière, tu l'observas puis tu daignas t'approcher, tu baissas ta garde d'écharpe tout en affichant un mine moins déconfite, tu t'avanças un peu plus jusqu'à te retrouver très proche de lui.

« Co… comment sais-tu tout ça ? » Tu papillonnas des cils, intriguée. « Je...erm. C'est une longue histoire. » Tu n'aimais pas parler de cette tragédie, mais peut-être pouvait-il t'aider ? « J'ai fait un pacte avec un homme, afin de sauver mon mari de la mort. Il est tombé gravement malade et rien ne pouvait le sauver, j'étais seule chez moi et cet homme est apparu.. un peu comme vous venez de le faire. » Dis-tu en lui lançant un regard presque mauvais. « Il m'avait pourtant prévenu que j'en souffrirais, mais je ne l'ai pas écoutée. » Tu avais l'air de tout sauf d'une fille pleine de joie, tu repris cependant sur un ton plus neutre :

« Et non, ce n'est pas faire mourir les gens par contact dont je suis capable, c'est sûrement bien pire. » Tu jouais machinalement avec la laine de ton écharpe en regardant le sol, un peu comme une enfant qui se confesse. « Je provoque les symptômes de diverses pestes lorsque je touche quelqu'un, les gens vont d'abord tousser, se sentir mal à l'aise, avoir de la fièvre en ma simple présence, avouez-le, ce n'est pas tip-top pour se faire de la compagnie. » Dis-tu en référence à sa question lorsqu'il vint te voir dans le bar, juste avant cette conversation. « J'étais médecin avant ça, j'ai donc une liste très sympa de tout ce que je provoque. Je suppose que les détails ne t'intéresse pas vraiment.. » Soupires-tu avant de relever la tête vers lui. « Et enfin, ce qui tua une deuxième fois mon ancien mari, mes baisers tuent. Dans d’atroces souffrances il va de soit. Sinon, je suis en permanente anémie, j'ai toujours froid et j'en devient folle. »

Les minutes s'écoulaient sans que lui ne réagisse à ta présence, tu t'interrogeais, tu t'approchas encore un peu plus et le regard dans les yeux.

« Mais… pourquoi je ne vous fais rien à vous ? Vous devriez être en train de mourir depuis le temps que vous êtes à côté de moi. »
Peut-être pouvait-il faire quelque chose pour toi, mais dans tous les cas il semblait être intéressé. « Vous saviez dès le début que je n'étais pas comme les autres, c'est pour ça que vous êtes venu à moi, non pas pour mes cheveux ou mon allure de fille paumée. » As-tu conclu en le regardant toujours droit dans les yeux, toujours sur la défensive. Tu voulais en savoir plus sur lui et sur sa nature, discrètement, tu as effleuré sa main afin de voir ce qui se passait.



Lun 4 Juil - 1:46
• • • • • •
Invité
Invité
Il n'avait même pas moufté en la voyant sursauter à son apparition. Il comprenait, un type qui surgit de nulle part, comme il venait de le faire, ça surprenait. Ah ! Il adorait voir ces visages empreint de peur et d'incompréhension. Il pourrait la regarder dans cet état pendant des heures ! Seulement, des heures, il n'en avait pas autant à lui accorder pour l'instant. Après avoir donc profiter du flip de l'Albinos, Charlie claquait des doigts, façon comme une autre de la faire revenir parmi eux. Et puis, honnêtement, il avait sincèrement l'air de vouloir la dénoncer ? Bien sûr que non ! Au contraire, il était tout bonnement fas-ci-né par sa particularité. Alice qui diminuait la distance entre eux et le Démon quittait sa position de petit garçon qui aurait vu le Père Noël, préférant se remettre droit sur le banc.

«  Comment je le sais ? Hm.. Disons que je baigne dans le milieu du magique et tout le tintouin depuis pas mal d'années. »
Plusieurs milliers, à vrai dire. Ca faisait tellement longtemps qu'il ne savait plus réellement combien. Il se souvenait de l'époque, des faits marquants qu'il avait vu quand il était encore humain. Mais de là à se rappeler précisément.. Trop compliqué. La longue histoire qui se faisait entendre, et Asmodée en profitait pour sortir de la poche de son jean un briquet ainsi qu'un paquet de cigarettes, dont il en sortait une pour venir la caler entre ses lèvres et l'allumer. Une première bouffée de nicotine d'aspirée et il recrachait la fumée dans un nouvel éclat de rire. Un pacte.. Ils n'apprennent donc jamais, ces humains. Tant mieux pour lui, et ces congénères. Pour ce qui était de l'histoire d'amour en revanche, il s'en battait royalement les reins. C'était pratiquement la cause de pacte numéro une, sauver ou ressusciter un être aimé. Quel manque d'originalité. Rien que pour ça, elle méritait ce qui lui arrivait !

« Non, c'est vrai que ce n'est pas ' tip-top ' comme tu dis. Enfin, si ton seul objectif dans la vie, c'est de trouver un homme pour te tenir la grappe toute ta vie et de te farcir une tripotée de mômes. Sérieusement, je n'ai jamais compris votre délire de famille à vous tous. MAIS ! Si tu aspires à des projets plus grands, ça peut être un moyen de faciliter les choses. Je connais un certain dictateur allemand qui aurait adoré posséder ton don. »
Là ! Dans un élan d'altruisme, il lui filait même des conseils, l'aidait à ne pas s'apitoyer sur son sort. Par contre, il faudrait qu'il pense à vérifier qui avait passé le pacte. Il pourrait peut-être en tirer quelque chose.. Avec ces histoires de pestes, il avait bien une idée, du genre Seigneur des Mouches. Ce serait bien son genre.. Ca demandait confirmation.

« Oh si, je veux bien les détails. Je suis un grand passionné de médecine. J'aime savoir comment le corps humain fonctionne et comment il réagit à ce que l'environnement lui impose. ♪ »

A nouveau, il aspirait sur sa clope, s'offrant quelques secondes de réflexion sur la manière de répondre à la question sur son identité. Ah, ça y est ! Il savait comment l'amener sans la faire fuir. Alice qui le fixait, droit dans les yeux. Qu'est-ce qu'il y a ? Il a un truc sur la tronche ? Pour être sûr, le Démon passait rapidement une main sur son visage, avant de reprendre la parole.

«  Parce que je suis un démon. Oh, et que je suis déjà mort une fois. C'est une longue histoire mais pour faire court, j'étais humain, je suis mort et après quelques siècles en Enfer, je suis devenu ce que je suis. »
Tadaaa ! Simple, net, précis. Bon.. Pas sûr qu'elle digère l'information ou même qu'elle reste sur place, mais c'était dit.

« Blanche-Neige, ça me fait de la peine que tu me prennes pour un pauvre type seulement venu te voir à cause de ton petit soucis de sociabilité ! Même si en effet, c'est principalement pour ça que je suis venu. Et il se pourrait même que je trouve un moyen de t'empêcher de tuer toute l'espèce humaine. »
Avec un coût bien évidemment. Asmodée, c'était pas Jojo le Bénévole non plus, hein. Et puis, encore fallait-elle qu'elle accepte de lui faire confiance. Quoi que.. Il n'avait pas l'air bien méchant, hein Alice ? Le sourire jusqu'aux oreilles, l'attention fixé sur la demoiselle, l'Infernal attendait une réponse.

Mar 5 Juil - 0:35
• • • • • •
Invité
Invité
Te parlais t-il vraiment d’Hilter ? Tu buguas un instant en le regardant tout en écoutant ses réponses. Ce type était vraiment étrange et… irréaliste. Il avait un culot qui te choquait autant qu’il t’amusait, tout le monde te prenait pour une petite mijaurée abrutie et sensible alors que tu étais juste une jeune femme légèrement timide sur les bords. Tu hésitas à lui mentionner que tu étais autrichienne à la base, que les histoires de nazis n’étaient pas vraiment de goût dans ton ancien chez toi et que non, tu n’aurais vraiment pas aimé le connaître. Son intérêt pour la médecine t’intrigua, tu aurais pu lui parler de plein de choses affreuses, après tout, les infections c’était ton domaine.

Puis il parla de sa nature, il était un démon. Tout de suite, tu te crispas, baissant ton regard comme presque déçue, tu ne devais pas lui faire confiance, Alice. De tout ce que tu avais lu, appris, tu savais que les démons n’étaient vraiment pas le type de créature que tu devais tolérer dans ton espace vital, il ne t’apporterait que malheur et souffrance. Tu commenças à planifier de fuir, voir même essayer tes talents de dresseuse des maladies sur lui pour qu’il t’oublie, tu analysas la situation jusqu’à ce que des mots finalement placés se firent entendre. Tu ne devais pas craquer, Alice, c’est un démon.

Bizarrement, il était le seul à sembler s’intéresser à ton triste sort, sûrement car il avait une idée derrière la tête, néanmoins, il restait l’unique personne que tu pouvais toucher sans qu’il meurt dans tes bras. Puis il t’intéressa en évoquant ta malédiction et sa possible levée. Dès aussitôt, tu le regardas d’un air presque étonnée, tu ne savais pas ce que tu voulais, ta malédiction était puissante et utile pour toi qui était seule et fragile, il serait tellement beau que tu puisses la contrôler… Mais pourquoi est-ce qu’il t’aiderait ? Ne devait-il pas être intéressé uniquement par la discorde et le chaos ? Tu ne comprenais plus grand-chose et sûrement étais-tu trop fatiguée pour tout cela. Tu hésitas à prendre la parole mais tu te tus, tu ne savais quoi dire à tant de révélations et propositions, tu n’avais ni confiance en lui et ni en toi même.

« J’avoue que je m’attendais à a peu près tout sur ta nature, tout sauf un démon. »
Repris-tu sur un ton amusé, « Et je pourrais te parler d’avantage de la putréfaction et autres symptômes de maladies, j’étais médecin avant tout ça. » Tu affichais un sourire léger, « J’avoue être tentée par ta proposition, mais je suppose qu’il faudra que je donne quelque chose en échange ? » Demandas-tu en relevant la tête, visiblement bouleversée par tout ce qui s’était passé ce soir. Tu te relevas pour marcher un peu, tu passas ta main dans tes longs cheveux blancs les laissant fondre en cascade dans ton dos. Tu n’avais plus rien aujourd’hui, mais tu ne voulais pas non plus te laisser marcher sur les pieds, tu te laissas aller aux confessions, avec ta petite voix douce :

« Je… je ne pense pas que ce soit ce que je désire. » Tu te retournas vers lui, tu étais légèrement illuminée par un lampadaire faiblissant « Pas que j’aime tuer des gens, non. Je veux dire que, il y a des choses intéressantes, il m’est arrivée d’en profiter quand on m’a voulut du mal. Par exemple. Je sais que c’est mal mais...» Tu semblais presque intimidée de dévoiler cela, comme si c’était un grave pêché, ce qui n’était pas faux. Tu faisais comme les cents pas, pesant le pour et le contre, lançant parfois des regards au jeune homme. « Ce que je voudrais réellement, ce serait de pouvoir contrôler mon Mal, même si je pense que c’est infaisable, j’aimerai juste que ce soit plus supportable. Cela fait un an que je porte ce fardeau à cause de cet homme dont je ne connais ni le nom et dont j’aurais presque oublié l’apparence, juste parce que j’ai été trop idiote. »

Exactement comme la Alice de Lewis Carroll, tu faisais question et réponse, t’apitoyant sur ton propre sort. Tu te sentais comme face à ce sinistre chat, avec pour différence que ce chat là venait tout droit des Enfers.

« Pourrais-tu vraiment m’aider ? Je n’ai rien en échange, enfin, rien que je vois d’intéressant, sauf si tu as une idée incroyable mon cher. »
Tu te toisas toi-même, lui expliquant sur un ton ironique qu’à part une aide particulière, le partage de tes talents et tes connaissances en médecine tu n’avais pas grand-chose à proposer contre une quelconque aide. Cet pensée te déprima, tu essayas tant bien que mal de garder un léger sourire, tu te rapprochas de lui toujours autant fascinée par cette proximité qui t’était accordée avec lui.

« C’est tellement étrange, la seule personne que je peux approcher et avec qui je peux parler est un démon. »
Tu en étais sidérée.



Mer 6 Juil - 1:42
• • • • • •
Invité
Invité
Bien sûr qu'il parlait d'Hitler. Qui d'autre cela pouvait-il être ? Asmodée était presque un fan du dictateur. Ce qu'il avait fait, en si peu de temps, c'était remarquable ! Il avait rôdé sur Terre à l'époque et avait suivi la montée de l'Allemagne nazie de très près, de la même manière qu'on suivrait une téléréalité aujourd'hui. Ah. Qu'il était loin ce temps de folie où tout un monde pouvait s'embraser.. Quoi que, certains pays comme la Corée du Nord promettaient de belles choses. Il irait sûrement y faire un tour à l'occasion, histoire d'y donner un petit coup de pouce.
Enfin bref.. Là n'était pas le sujet.
Etre timide avec Charlie ? Ca ne durait jamais très longtemps. A croire que la désinvolture et la légèreté qu'il affichait sans arrêts se propageaient sur ceux qui l'approchaient d'un peu trop près. Ce qui n'était pas inutile tant ça pouvait l'aider à démarcher de nouveaux clients à la perversion. D'ailleurs, est-ce que cela ne jouait pas auprès d'Alice ? S'il avait été un type affreux à la mine patibulaire, elle aurait sûrement pris la poudre d'escampette, non ? Il y avait fort à parier que si. Seulement, actuellement, elle hésitait, ce qui était bon signe. Oh, il sentait bien qu'elle était tracassée, qu'elle essayait de se convaincre qu'il ne lui apporterait rien de bon. Ce qui, en soi, était sage de la part de la demoiselle. Une dernière latte de prise et il envoyait ce qu'il restait de sa cigarette valdinguer un peu plus loin pour se concentrer sur l'albinos, la dévisageait comme s'il essayait de lire dans sa petit tête, de capter la moindre pensée, le moindre sentiment.

« Je sais ce que tu te dis. " Mon dieu, un démon, l'Enfer, un méchant " bla bla bla. Je comprends.. Nous ne sommes pas connus pour notre " bonté " mais en attendant, je suis là, à t'éviter une nuit de solitude et à envisager une solution à ton soucis. Et crois-moi, ce n'est pas Lui qui ferait ça. »
Et de l'index, il venait pointer en direction du ciel.
Peu importe si c'était les mots du démon ou le fruit de la propre réflexion de la maudite mais celle-ci semblait prête à lui accorder encore un peu de temps. C'était tout ce qu'il souhaitait. Un peu de temps avec elle. .. Pour l'instant. A la remarque concernant la surprise de sa nature, Charlie lui offrait un sourire amusé suivi d'un haussement des épaules. Elle n'était pas la première à lui faire la remarque. Qu'est-ce qu'ils espéraient ? Une apparition dans une gerbes de flammes, une odeur de soufre, une petite fille qui grimpe sur les murs et qui vomi vert fluo peut-être ? Hm. Il fallait réellement  qu'ils arrêtent de se fier à Hollywood.

« Je fais souvent cet effet. Ce doit être la belle gueule.. A moins que tu ne t'attendait à ce que l'on ait des cornes et des pieds de bouc ? Quelle horreur.. »
Réellement. Rien que l'idée lui tirait une légère moue de dégoût. Il est démon de la Luxure tout de même. Paie la galère pour trouver de la compagnie d'un soir avec des cornes et des sabots.. Non, non. Il était très bien comme ça ! A l'entente de putréfaction, le Démon se reprenait.
«  Médecin, hein ? Ironique quand on sait ce que tu peux faire. »
Un mouvement de glissade et Charlie se retrouvait tout à côté d'Alice, autour des épaules de laquelle il venait poser son bras. Du moins jusqu'à ce qu'elle ne se lève pour faire quelques pas. Nerveuse ? Sûrement. Elle était tentée donc.. Oh quelle douce parole que voilà. Asmodée jubilait en entendant ses mots, empli d'excitation qu'il était, à la manière d'un fauve qui était sur le de capturer sa proie. Il fallait se contrôler, prendre sur soi et garder cette image pleine de sympathie. Inspiration, expiration..

« Juste un petit quelque chose, ne t'inquiète pas. »
Son âme, une vie de servitude, autre chose du genre.. Rien de bien méchant en soi. Un détail pour elle si elle souhaitait arrêter de tuer à tout va. Ou pas. Elle n'aimait soi-disant pas ôter la vie mais n'hésitait pas quand elle le considèrait nécessaire ? Tiens, tiens. Petite cachottière que voilà. Il faut dire qu'avec sa mignonne petite bouille, et tout ce blanc, on la croirait pureté faite femme.. Charlie ne bougeait, se taisait tandis qu'Alice se laissait aller aux confidences. Il observait, écoutait, analysait chaque réaction, chaque mouvement, chaque mot.. Pauvre petite qu'elle était, une gamine perdue. Un an de solitude, et c'était ainsi qu'on se retrouvait ? Elle avait besoin de quelqu'un. Et ce quelqu'un ce sera lui, Asmodée. Un démon. .. Pauvre petite.

C'était à présent au tour de Charlie de quitter sa place sur le banc, avant de s'épousseter les fesses. Quelques secondes pour être propre ne faisaient pas de mal. Ceci fait, il rejoignait la maudite, la mine songeuse alors qu'il se grattait la barbe avec nonchalance.

« Bien sûr que je le peux, mon cœur. Du moins, je peux te donner ce qu'il faut pour maîtriser ta malédiction. »
Quant à ce qu'elle lui proposait en échange, même si elle ne prêtait aucune réelle crédibilité à ses propres propos, semblait tout de même alléchant pour le Démon. Peut-être pas la médecine, étant immunisé aux maladies humaines, mais en ce qui concerne le reste..
« T-t-t-t. Ne te dénigre pas, allons. Tu ne le vois peut-être pas, mais je suis persuadé que tu as un potentiel énorme. »
Reste à savoir pour ce qu'il comptait lui faire faire. Hahaha ! Il avait quelques projets mais ça, il lui en fera part une autre fois. Si elle est sage ! En attendant, il écartait les bras, lui offrait une place près de lui, un moment de réconfort qu'elle semblait rechercher. Approche mon enfant, approche. ♥

« Etrange ? Pas réellement. Malédiction, maladies mortelles, démon.. Plusieurs personnes trouverait le tout très cohérent. Mais tu sais, je suis sûr que l'on va passer de bons moments tous les deux. Sûr et certain. »
Oh que oui. Il avait hâte, elle n'avait aucune idée.

Lun 11 Juil - 14:32
• • • • • •
Invité
Invité
Peut-être que tu l’avais vexé, en pensant qu’il te voulait du mal ? C’est ce que tu crus quand il te lança que lui au moins, était là pour toi.
C’était vrai, terriblement vrai. Il avait touché une corde sensible, tu baissas un instant la tête réfléchissant à tout ceux qui t’avais abandonnée, alors que tu avais tout fait pour disparaître des souvenirs des autres, de ta belle-famille et de tes amis, personne ne s’était interrogé sur ton choix, personne ne coupait les ponts sans raison. Tu crispas tes poings, puis relâcha, tu n’étais capable de rien et pourtant cette situation te détruisait. Tu détournas alors ton attention vers les paroles de ton compagnon de la soirée, il te fit rire en évoquant les représentations des démons, notamment dans les œuvres médiévales et autres peintures, sculptures, toutes ces choses qui montraient tout… sauf des beaux jeunes hommes. Sûrement aurais-tu rougi, mais ta peau ne réagissait plus à tes émotions, tu battais des cils comme une princesse à qui l’on dit que sa robe lui va à ravir, tu avais toujours eu cette prestance noble, tu venais pourtant d’une famille plutôt pauvre, ce qui était plutôt amusant.

Tu continuais à faire les cents pas en écoutant le démon, jugeant le pour et le contre, ton esprit était juste embrouillé, une partie de toi te disait d’arrêter de croire n’importe qui tandis que l’autre te disait qu’il était le seul à avoir pris le temps de s’intéresser à toi. Tu as toujours étrangement été attirée par le mauvais côté, tu as toujours eu peur de cette partie de toi qui aimerait juste souffler et profiter, balancer les pulls trop longs, les gants et les écharpes, mettre ta plus belle robe et te promener ainsi dans les rues sans faire attention à tout ceux qui s’écrouleraient à ton passage. Oublier les autres, penser à toi. Juste une fois.

Quand le démon évoqua le fait qu’il pouvait t’aider à contrôler ta malédiction, tu relevas la tête, les yeux brillants, tu t’arrêtas de tourner en rond et l’observa t’inviter dans ses bras. Tu fis un léger pas en arrière, hésitant à le rejoindre, tu avais toujours peur de lui faire du mal, ce serait bête de te faire un ami pour le tuer ensuite. Mais il semblait confiant, laissant penser que vous alliez sûrement passer plus de temps tous les deux. Tu pensais a à peu près tout à ce moment là, à lui, à toi, à l’homme dans le bar qui était peut-être mort, à ton ancien mari, puis ton regard azur de poupée se reposa sur le jeune homme qui te faisait face.

« Le meilleur moyen de réaliser l’impossible est de croire que c’est possible, disait Lewis Caroll. » Repris-tu d’un ton amusé en faisant référence au livre dont tu portais le prénom de personnage principal, tu t’avanças un peu. « J’aimerai savoir tout ce que tu aimerais faire en ma compagnie, rares sont ceux qui aujourd’hui aimeraient passer du temps avec, moi. Ce qui se comprend. Aurais-tu l’amour du risque ? » Tu avais ce petit sourire sur les lèvres, tu le regardais avec douceur cependant, tu n’étais plus qu’à quelques centimètres de lui. Tu remarquais que tu étais étrangement attirée par lui, sans vraiment comprendre pourquoi. Certes, il était autant beau garçon que charmant, mais tu n’étais pourtant pas du genre à être aussi facilement charmée. Tu étais sûrement trop naïve et aussi, beaucoup trop triste pour fuir et retourner t’enfermer toute seule dans ta demeure. Un an que tu étais seule, que tu avais comme vie sociale tes patients et tes employeurs qui osaient te prendre de haut, toi, l’un des meilleurs espoirs dans ton domaine. Ce démon t’offrait la possibilité d’avoir enfin quelqu’un à qui parler et surtout, il ne semblait pas te voir comme un amas de rien.

« Je ne sais pas comment je pourrais te remercier pour ton aide, je m’excuse si tu as mal pris que j’ai douté de toi. On ne croise pas un démon tous les jours.»
Tout comme tu ne croises pas tous les jours quelqu'un que tu pouvais approcher, avec qui tu pouvais discuter. Tu es tellement innocente et naïve, Alice, pourquoi fallait-il que tu t'acoquines d'un démon ? Tu acceptes son étreinte, posant ta tête contre son torse avec une certaine méfiance, tu guettais ses réactions, espérant qu’il ne te tombe pas dans les bras. Toucher quelqu’un aussi facilement te paraissait autant étrange que réconfortant, tu apprécias l’instant puis, tu relevas doucement la tête, ton visage proche du sien, tu battais des cils avec un léger sourire sur les lèvres, comme intimidée.

« Et du coup, quelle est la chose que je peux faire pour toi en retour ? »
Murmuras-tu, les lèvres proches des siennes « A moins que ce soit juste d’un câlin dont tu avais besoin ? »



Lun 11 Juil - 17:26
• • • • • •
Invité
Invité
Vexé pour si peu, lui ? Non, non. Et puis, il avait l'habitude. Elle n'était pas sa première cliente à douter de lui. Après tout, il fallait reconnaître que sur certaines choses, son espèce n'était pas la plus honnête de toutes. Oui, oui. Pourtant il y avait bien un domaine pour laquelle leur parole comptait et n'était pas à prendre à la légère, c'était les pactes.  C'était bien pour cette unique qualité que les mortels les convoquaient. Chose désagréable d'être appelé de cette manière soit dit en passant. Oh Alice, pauvre Alice qui se laissait aller au doute. Allait-elle vraiment  laisser passer une telle occasion ? Car plus que le contrôle de son mal, c'était de récupérer sa vie , purement et simplement. C'était évident, tout le monde pouvait le voir, le sentir, le mal-être que la solitude avait créé chez elle, le besoin d'attention qui la rongeait.. Elle empestait le désespoir. Et il en tirerait parti. Tout ce qu'il suffisait était de se comporter en gentleman, de lui dire ce qu'elle avait besoin d'entendre.

Alors que l'Albinos se reculait alors qu'il l'invitait dans ses bras, Charlie ne bougeait pas. S'avancer serait trop insistant.. Non, il suffisait simplement d'attendre un peu. Elle allait bientôt céder. Il ne voulait que son bien, il n'y avait aucune raison qu'elle soit méfiante. Preuve  en est, quelques secondes avaient suffit pour qu'elle se rapproche. Elle ressemblait à un de ces animaux de forêt apeurés.. Et là, bouh ! Non, ce n'est pas vrai.  Oh, elle se demandait ce qu'il comptait faire avec elle ? Question pertinente. L'utiliser pour arriver à ses fins, l'envoyer  répandre sa peste un peu partout, ce genre de choses.

« J'ai bien des idées de ce que je ferais avec toi, ma jolie. Mais j'ai peur que tu ne sois encore trop sobre. ♥ » Il éludait la question certes, mais toute vérité n'était pas bonne à dire. Surtout quand elle impliquait des projets de morts, le chaos et la désolation pour une demoiselle qui cherchait justement à s'en débarrasser. Non, il lui  l'y emmènera  petit à petit, plus tard. « Quant à l'amour du risque..  Disons que ça ajoute du piquant à la vie, que ça rend le jeu plus amusant. » Oh que oui. Et elle, elle allait le rendre sacrément divertissant. Oh comme il était dur de faire bonne figure, de se cacher toute sa vilenie, de simuler l'intérêt pour sa détresse. Mais pour arriver à ses fins, il fallait souffrir un peu n'est-ce pas ? Surtout qu'en l'occurrence, l'empathie semblait faire ses preuves.

La petite chose qu'elle était se décidait enfin à oser le contact avec lui. La tête blonde qui se collait à son torse, voilà Asmodée qui se détendait légèrement, profitait qu'elle ne pouvait guère voir son visage pour laisser échapper un sourire de pleine satisfaction, un sourire carnassier. Il avait  ferrer sa proie.
Là, elle pouvait se rassurer, aucunes raideurs musculaires, aucunes suées froides, pas de douleurs, ni de crachats de sang de la part du Démon. La malédiction dont elle souffrait n'avait clairement pas d'effets sur lui. Les bras de Charlie se refermaient à présent autour de la silhouette menue de la maudite, alors que les mains du Démon venaient glisser jusqu'au bas de son dos. Oui, il en profitait un peu lui aussi. Hé, en tant que Démon de la Luxure, c'était obligé, bien qu'il soit encore sage. Surtout lorsqu'elle relevait la tête, le visage si près de celui de Charlie. Il aimerait tant se laisser aller, mais il devait d'abord songer à ses projets. Pourtant, voilà qu'à son tour, le Démon rapprochait son visage pour.. venir caler ses lèvres près de l'oreille d'Alice, et d'y susurrer : « Ce que je veux, c'est simplement que tu sois là pour moi, de temps en temps. »

C'était aussi simple que ça, il voulait qu'elle soit là pour lui. Rien de bien méchant, il l'avait dit ! Un homme de parole qu'il était. Ces quelques mots prononcés et il redressait la tête, relâchait l'étreinte autour d'Alice avant de se reculer un tantinet, de lui rendre sa liberté de mouvement. « Même si je reconnais que notre petit rapprochement est, en soi, le moment de cette soirée que je préfère le plus pour l'instant. » Une nouvelle flatterie d'offerte alors qu'il admirait sa nouvelle acquisition, tout sourire. Bien, bien. C'était très bien. Une longue inspiration de prise, et sa dextre venait passer dans sa barbe, chassant les pensées diverses qui commençaient à naître sans son esprit tordu, reportant son attention sur Alice.

« Alors.. Est-ce que ça te va comme condition ? ♪ »

Sam 23 Juil - 1:22
• • • • • •
Invité
Invité
Cette soirée était étrange, tout était bizarre à cet instant même où tu étais bel et bien dans les bras d’un homme. Toi, la damnée, la maudite jusqu’au sang, condamnée à ne plus jamais approcher qui que ce soit sans le tuer sauf les animaux, tu te retrouvais au plus près d’une personne qui n’était pas encore morte. Tu t’étonnais même que cette étreinte ne l’ai pas totalement achevé. Tu étais tellement perdue dans tes pensées, à retourner la situation dans tous les sens que tu ne remarquas même pas ses mains baladeuses, tout cela te dépassait.

Ne soyez pas si pressé de croire tout ce qu’on vous raconte.

Cette phrase t’allais à merveille, Alice. D’après tes recherches, tes connaissances, ce que t’avais dit la Créature lors du pacte, il était impossible pour toi d’approcher quelqu’un et pourtant, tu ne pouvais pas faire mieux. Peut-être était-il le seul être que tu pouvais ainsi approcher ? Cette pensée te crispas, tu espérais qu’il ne parte pas ou tout du moins, qu’il te laisse espérer qu’il reviendrait, tu avais passé bien trop de temps en tête à tête avec la solitude pour laisser partir la seule personne qui brisait ce maléfice. Non, te retrouver de nouveau seule te briserait, sous tes paroles de jeune femme sûre d’elle se cachait sûrement la demoiselle la plus fragile qu’il soit en ce bas monde, seulement on ne pouvait pas dire qu’on ne t’y avait pas poussé, qui aurait supporté tout ce que tu as vécu en l’espace de deux ans ? Tu t’étais mariée avec l’homme que tu aimais, à quelques jours près, ton père se pendait juste après la mort de ta tant aimée mère, craquelant un peu ta porcelaine. Tu avais quitté ta ville natale pour te retrouver dans un endroit que tu appréciais peu, pour finalement que ton époux manque de mourir. On t’avais donné une chance de le sauver, puis, à cause de ton éternelle naïveté, tu t’étais retrouvée à être plus proche de la Mort que n’importe qui. Pour finir, tu avais assassiné ton époux remis sur pied par un baiser, son sang tâchait éternellement tes mains fines, juste parce que tu avais été trop égoïste pour accepter votre sinistre destin.

Maintenant que ton visage était proche de celui du Démon, tu esquissas un mouvement de recul lorsqu’il s’approcha de toi, tu as pensé un instant qu’il allait t’embrasser et, ce geste te paraissait encore bien trop dangereux malgré le fait qu’il soit encore en vie, avec toi dans ses bras. Tu papillonnas des cils, écoutant ce qu’il te murmurait à l’oreille, tu frissonnas, t’étonnant de pouvoir réagir à ce genre d’approche de nouveau. Comme charmée, tu esquissas un sourire prude, portant ta main à ta bouche pour cacher ton rire, la condition paraissait si simple qu’elle t’amusait, tu pensas à une blague pourtant il semblait sérieux. Si ce n’est que ça, te dis-tu.

C’est alors qu’il te libère de son emprise, tu baisses le regard, semblant tout aussi amusée qu’angoissée, tu espérais toujours qu’il ne parte pas. « Je pense que tu ne peux pas savoir ce que ce ‘petit’ rapprochement me fait. » Répliques-tu tout en levant les yeux vers ceux du Démon, tu devais sûrement avoir l’air d’une lycéenne en plein émoi, jouant avec l’une des mèches de tes longs cheveux blancs. « Je n’ai plus touché quelqu’un depuis plus d’un an, c’est pour dire. » Ajoutas-tu d’un ton amusé.

Tu trouvais que ce qu’il t’offrais paraissait grandissime face à ce qu’il te demandait, être là pour lui ? Juste de temps en temps ? C’était peu, bien trop peu pour que tu y croies. « Mais pour en revenir à ta condition, comme tu le dis, je trouve que c’est bien peu face à ce que tu me promets, beau Prince. » Tu te permis un petit surnom amical et tendancieux, après tout tu ne connaissais même pas son prénom malgré votre étreinte. Tu t’approchais, les mains derrière ton dos, te mordant la lèvre comme une petite fille qui essaie de prouver par a plus x qu’elle est aussi innocente que Jésus lui-même. Derrière cette apparence malicieuse, tu cachais ta suspicion, pourquoi si peu pour tant ? Peut-être qu’il avait besoin de toi, pour des choses simples ? Peut-être qu’il t’appréciais ? Même si tu étais étonnée, tu ne voulais pas qu’il revienne sur sa décision et qu’il te laisse ne plan, si pour si peu tu pouvais prendre le contrôle sur ton Mal et en plus, être en compagnie rassurante et agréable, tu acceptais de te plier à ses désirs.

« Ça me va, je suis curieuse de savoir en quoi tu auras besoin de moi mais je te fais confiance. » Repris-tu en t’avançant de nouveau. Tu te laissais porter par tes sentiments, par tes envies, tu retrouvais peu à peu des choses qui t’avais été interdites, tu retrouvais l’envie de faire confiance en quelqu’un, l’envie de partager des choses. Ce que tu ne savais pas, pauvre enfant que tu étais, c’est que tu n’accordais pas ta précieuse confiance à la bonne personne. Tu n’étais consciente de rien, alors que tu tellement rapprochée de lui que tu pouvais effleurer sa main avec une timidité angélique. Puis te vint une question à l’esprit, un élément de votre pacte à laquelle tu n’avais pas pensé avant, ceci te fit reculer, froncer les sourcils.

« Mais… comment allons-nous passer ce pacte ? J’espère ne pas avoir à prendre un bain de sang de vierge ou un truc du genre. »
T’exclamas-tu de ta petite voix douce, tu avais lu des choses, des choses horribles, tu espérais que ce soit des bêtises. L’ésotérisme et les sciences occultes n’étaient vraiment pas ton fort, cela se voyait, sinon tu aurais su qu’il ne faut jamais faire affaire avec un démon. Ô, tu espérais tellement que ton Edgar ne te vois pas de là-haut.
 

 

Dim 24 Juil - 0:33
• • • • • •
Invité
Invité
Il lui avait bien dit, non ? Qu'il était un démon. Plus encore, il était parmi l'élite de son espèce. Il y avait donc peu de chance que la malédiction ait d'effet sur lui, et quand bien même ç'aurait été le cas, il l'aurait sûrement déjà senti et ne se serait pas osé à la prendre dans ses bras. Qu'elle arrête donc d'avoir peur. Il avait certes cette attitude légère, mais il serait bête de croire qu'il ne calculait pas les choses. Bien sûr que non, il ne partirait pas. Elle lui offrait des perspectives intéressantes. Elle qui, enfermée dans le cocon de sa solitude, allait être façonnée par ses soins, pour correspondre à ce qu'il attendait. Et ça commençait par la sympathie, lui faire croire qu'il était la seule personne à pouvoir l'apprécier telle qu'elle était, lui donner l'attention dont elle avait besoin, à comprendre les péchés qu'elle avait commis. Malgré les époques, les femmes restaient les mêmes. Il suffisait de quelques bonnes paroles pour que le tour soit joué. La preuve avec Alice. Il voyait bien le papillonnement des cils, son jeu avec ses cheveux, tant de signe qui confirmait que son venin prenait dans la psyché de l'Albinos.

« Aucune idée, tu crois ? » Une moue faussement songeuse alors qu'il croisait les bras, l'index de sa destre venant tapoter contre ses lèvres. Bien sûr que si, il avait une idée, en plusieurs millénaires, il en avait croisé des commes elles, dans un état plus ou moins pitoyables. Des pauvres hères qu'il avait recueilli sous son aile, grand seigneur qu'il était. Mais jouons le jeu ! « J'espère un sentiment agréable. J'ai que peu l'habitude d'étreindre des inconnues dans la rue. » Ouh le menteur. Le Démon relevait la main, venait glisser la mèche avec laquelle elle jouait derrière son oreille, découvrant son visage de porcelaine. « Un an, ça fait beaucoup. Mais je suis là, maintenant. » Elle pouvait le toucher autant qu'elle voulait, ce n'était pas lui qui allait se plaindre ! Loin de là, héhé.

Allons.. De quoi se souciait-elle ? Même si elle trouvait le prix trop peu élevé, c'était son problème à lui, non ? Si. Et qu'elle se le dise, si il avait fixé ce prix, c'est que quelque part, il s'y retrouvait.
« Tu préfèrerais peut-être que je te demande ton âme ? Crois-moi, ça m'est amplement suffisant, mon cœur. Ah, et plutôt que beau prince, je m'appelle Asmodée. Enfin, officiellement, c'est Charlie. Charlie Spencer. Question d'intégration.. » Et ainsi éviter exorcistes et autres chasseurs qui ne pensaient qu'à le renvoyer à la maison. Une belle bande rabats-joie.

Quelle tête toute mignonne elle lui faisait ! Elle semblait si pure, si innocente ! Il avait envie de la croquer, là, de suite.
« Oh, ce que je vais faire de toi ? Tu le verras bien assez tôt. C'est la surprise ♥ » Un léger éclat de rire de lâcher alors qu'elle posait la question du scellement du pacte. Un bain de sang de vierge.. C'était donc ça qu'ils apprennaient sur internet ? Allons, allons. C'étaient des histoires qui dataient du Moyen-Âge tout ça. Le rire passé, et le Démon secouait la tête, à la négative, reprenant son calme peu à peu.

« T-t-t. Rien de tout ça. On a trouver une alternative bien plus agréable, pour nous comme pour vous. Un simple baiser, Milady et votre vœu est exaucé. »
Et sur ces belles paroles, il saisissait la main frôleuse de son albinos de compagnie avant d'y poser une bise et d'esquisser une courbette, tel un valet devant une princesse.

Mar 2 Aoû - 1:03
• • • • • •
Invité
Invité
Ton âme ? Tu fronças les sourcils, même si ton compagnon de la soirée sembla s’amuser de cette remarque, tu la notas dans un coin de ta tête, finalement tu n’étais pas trop mal avec sa demande de ‘présence’, tu te disais que visiblement il y avait pire. Était-ce un signe de sympathie ? Tu osais y croire, même si d’apparence et de part ton comportement tu paraissais docile, tu restais sur tes gardes avec lui. Tu n’étais pas dupe, cependant tu étais terriblement naïve. Ce pacte allait t’être utile, après tout tu voulais juste retrouver ta petite vie bien rangée, oublier tout ce que tu avais subit et le mieux, retrouver ton poste de médecin à l’hôpital du coin et surtout que tout ce qui est créature magique ou autres choses venues du fin fond des mythes t’oublie. Sauf celui qui se tenait face à toi, même si tu continuais à douter quant à sa sincérité, tu ne pouvais pas te retenir de le croire et de le regarder avec grand intérêt. Tu étais tellement perdue et seule, tu disais un an ? Ca faisait deux ans, tu n’avais même plus de repères, tu ne devais même pas savoir en quelle année vous étiez, tu te tenais juste à des dates de rendez-vous par-ci par-là.

C’est ainsi que tu appris sa vraie identité, tu esquissais un sourire amusé, tu avais vraiment l’impression de rêver. Tu hésitais à te pincer, manquerait plus qu’il te prenne pour une folle. Trop d’informations d’un coup, tu notais tout dans ta tête, le regardant religieusement.

« C’est vrai que Charlie, c’est moins clinquant qu’Asmodée. Plus passe par tout. »
Relevais-tu, t’autorisant un petit rire prude. Tu étais aussi fatiguée qu’inconsciente, sûrement était-ce pour cela que tu te retrouvais en plein flirt avec le premier type qui t’avait parlé de la soirée. Le premier ? Ah non, il était en train de mourir. Tu l’aurais presque oublié, mais même en y repensant tu t’en fichais, ton attention était trop portée sur Charlie que tu ne cessais de regarder comme l’élève observe son maître. Tu espérais juste qu’il ne te demande rien de mauvais, surtout tout ce qui touchait à ta malédiction.
Visiblement, ton idée du bain de sang de vierge le fit rire, il fallait vraiment que tu arrêtes de lire des bouquins débiles, mais c’est tout ce que tu avais comme compagnie. Puis vint l’explication, tu espérais ne rien avoir à faire d’étrange, même si tu te doutais qu’une poignée de main n’était pas assez recherchée pour un pacte avec un démon.

Cependant, tu ne t’attendais pas à ce qu’il te demande un baiser. Tu avais reculé, clignant des yeux comme pour le questionner, lui demander si ce n’était pas une blague. « Je.. je ne peux pas faire ça. » Murmurais-tu alors que le jeune homme prenait ta main. Alors qu’il posait ses lèvres sur ta main fine, tu pensas qu’il n’était pas bête, il devait s’y connaître plus que toi, mais rien que d’y penser, tu prenais peur. Jamais tu n’avais été face à un tel dilemme, sauf peut-être l’autre nuit. Tu baissais les yeux, perdue dans tes pensées. Regrettais-tu d’avoir parlé trop vite ? Ou peut-être d’être un peu trop protectrice avec ton prochain ? Tu l’imaginais déjà tomber raider mort face à toi, tu n’aurais qu’à courir et t’enfermer chez toi de nouveau.

« Écoute, la dernière fois que… que j’ai embrassé quelqu’un il… »
il n’était ni un démon, ni un sorcier, ni maudit ni même divin. C’était sûrement ce qu’il aurait aimé te dire avant que tu reprennes la parole, les lippes encore entre-ouverte, ta phrase toujours en suspens. « … mais tu n’es pas un vulgaire humain. J’ai compris. » C’était ton habitude ça, quand tu étais angoissée tu faisais les questions et les réponses, donnant l’impression que tu parlais avec toi même, cependant, ton regard restait désespérément accroché à celui de ton ami du soir. Souffles. Tu le fis, tu esquissas un sourire vraiment mal à l’aise, essayant tant bien que mal de paraître aussi saine d’esprit que possible. Il n’y avait pas à dire, la solitude ne t’allais pas, toi à qui on ne pouvait rien reprocher sauf peut-être un attrait un peu trop prononcé pour le whisky, voilà que tu commençais à réellement perdre les pédales. Puis tu as repris ton souffle, relevé ton regard. Tu t’es approchée de lui, les yeux dans les yeux, tu as posé ta main sur son torse. Tu es trop angoissée. Tu en as envie mais tu as trop peur, tu as la boule au ventre, tes mains tremblent, tu t’approches encore un peu, il est trop grand, tu te mets sur la pointe des pieds. Tu n’as plus le choix, tes lèvres frôlent les siennes, tu serres sa chemise dans ta main pour être sûre qu’il ne tombe pas, visiblement non, alors tu te lances, tu l’embrasses.

Aussi doux que délicat, un baiser prude et léger qui ne dure que quelques secondes.

Tu réouvres les yeux, il est toujours là, aussi vivant que possible, toute la pression que tu venais d’emmagasiner tombait, tu as juste pris le temps de papillonner des cils et tu as sauté à son cou. L’embrassant de plus belle, oubliant un instant tes manières et tes airs de princesse sortie d’un conte de fée. Le baiser se fait aussi passionné que langoureux, tu ne fais pas attention à lui, tu te dis qu’il ne risque rien après tout.

Une fois ton élan de passion passé, tu t’écartes, joignant tes deux mains comme une enfant prise sur le fait accompli. Tu l’observes et murmures, un sourire en coin « Je… je suis désolée. » Tu relèves la tête, le regarde et fronce les sourcils, d’un air inquiet. « Tu vas bien ? » Demandas-tu en t’approchant « Tu es pâle, tu ne veux pas t’asseoir un instant ? » Tu attrapes son avant-bras, le questionnant du regard. Tu espérais juste qu’il ne fasse pas comme son prédécesseur.
 

 

Mer 3 Aoû - 1:58
• • • • • •
Invité
Invité
Le plus amusait était qu'au final, l'âme de l'Albinos allait tout de même finir en Bas. Signer un pacte avec un démon revenait à se condamner à une éternité de joyeusetés dans les Flammes. Quoi qu'avec de la chance, elle finirait comme lui et rejoindrai la grande famille des rejetons de l'Enfer. Et pour ça, il suffisait juste d'un beau costume et d'un peu de quelques gentils mots. Les humains étaient d'une crédulité affligeante, à la limite de la stupidité.. Deux mille ans de chrétienté, et ils n'avaient toujours rien appris. Et ils s'étonnaient d'être les grands bizuts du surnaturel ? Réveille-toi, Alice. Ce n'était pas le Pays des Merveilles où tu as mis les pieds. Oh que non ! Il n'y a plus de portes de sortie. Penser revenir à une vie ordinaire, c'était aller au devant d'une grande déception.  

« Plus moderne aussi. J'ai eu de la chance. Même si je reconnais que de voir mon nom sur des boites de jeux de sociétés me fait un peu mal au cœur.. » C'en était presque humiliant. C'est tout ce que l'on retenait de lui ? Qu'il passait son temps à faire mumuse ? Son nom sur un casino à Vegas, d'accord mais là.. Rien que d'y penser lui faisait afficher une légère grimace, grognon. Quelle plaie. Oh, était-ce seulement ça qui la poussait dans les bras du Démon ? Pas sûr.
L'autre type, il s'en moquait éperdument. Des milliers de cafards sans intérêt mourraient tout le temps, alors un de plus.. Il avait d'autre choses en tête. Notamment la réaction d'Alice en ce qui concernait la façon dont elle devait signer le pacte. Réaction qui n'était pas réellement au goût de l'Infernal. Allons bon.. Plutôt qu'une créature de l'Enfer, c'était un simple baiser qui lui faisait peur. Cette blague. L'espace d'un instant, les sourcils se fronçaient alors que le pers de ses yeux venaient à se ternir. La transaction commençait à être longue et Asmodée sentait déjà arriver les limites de sa patience. Soit elle signait soit elle continuait sa pauvre existence, pleine de solitude et de dégoût de soi.
Pas un mot de sa part si ce n'était un long soupir alors qu'il laissait aller la main d'Alice. La dernière fois qu'elle avait embrassé quelqu'un, ça a finit façon Poison Ivy dans Batman & Robin, il avait compris. Du vomi, du sang et tout le tralala.. Le type du bar lui avait donné un vague aperçu de ce que ça pouvait donner. Sauf qu'il était clair qu'elle n'avait pas ou que peu d'effet sur lui. De quoi avait-elle peur ? A moins que.. Oh mon dieu, il était tombé sur une prude. Une vraie de vraie. Dans un siècle où le monde est ravagé par le vice, il existait encore des personnes comme elle, des irréductibles qui résistent encore et toujours au Malin.

« Non, je n'en suis pas un. Je ne suis même pas un vulgaire démon, bon sang. Crois-moi, ce n'est pas ton petit virus qui va me faire grand chose. » C'est compris ? Alors qu'elle arrête de flipper pour rien ! Ah, ça y est elle avait compris. ENFIN ! Les femmes qui mettaient huit plombes pour faire un truc, ça, par contre ce n'était pas un mythe, hein. Pas de gestes brusques alors qu'elle s'approchait de lui, comme s'il craignait qu'elle ne prenne la fuite, comme si elle était une flammèche qu'il pouvait souffler d'un simple mouvement. Mais elle avait l'air de tenir ! La main sur son torse, le visage qui s'approchait encore.. Dieu qu'elle était lente. Tout ça pour un vulgaire baiser de collégiens ? Hm, oui. Il avait embrassé des nonnes plus investies.. Alice qui se décollait et il haussait un sourcil, pauvre Charlie qu'il était. Forcément qu'il était déçu pour le coup. Certes, le pacte était scellé mais quand même..  Il se sentait légèrement lésé. Un baiser chaste pour le prince de la Luxure, c'est comme donner un steak de tofu à un carnivore. Il n'y avait aucune saveur. Mais enfin ! Ce qui était fait était fait. Bien vivant qu'il était, le démon finit par couper le silence, se raclant la gorge pour faire passer le sentiment d'insatisfaction qui l'habitait alors qu'il s'apprêtait à se sortir une cigarette.. Mouvement coupé par le deuxième round lancé par Alice.

Eh bien, le premier baiser n'avait peut-être été qu'une étincelle pour que la passion s'embrase finalement. Aux oubliettes la déception, voilà le genre de signature qu'il appréciait ! Et le conquérant de ces dames se laissait aller à en profiter. Si la dextre venait se nicher près de l'oreille de la demoiselle alors qu'il jouait des lèvres, la gauche venait siéger bien plus bas, sur son popotin, l'attirait un peu plus contre lui, sans gêne. Loin d'être un baiser chaste, il appelait clairement au péché. Ainsi elle se demandait ce qu'il allait faire d'elle ? Là, tout de suite, il en avait bien une idée. Idée qui était néanmoins rapidement écourtée par le don merveilleux d'Alice. Bourdonnements dans les oreilles, fourmillements dans les bras, faiblesse.. Tant de sensations que le Démon ne pensait plus connaître. Oh, comme ils lui rappelaient une époque lointaine, celle où il était comme elle, un simple humain. Bestiole fragile. Sauf qu'il ne l'était plus. Il ne devrait pas se sentir ainsi ! Malade.. Ah, quel coup dans son ego que voilà.

« Allons, c'est un véritable plaisir de faire affaire avec toi, mon cœur. » Bon, c'est sûr que pour le coup, ça se voyait pas trop à sa tronche. Pâle, lui ? Bordel. S'asseoir ? Une grande bouffée d'air de prise, alors qu'il bombait le torse, refusant de se montrer qu'en pleine possession de ses moyens, le tout avant de secouer la tête à la négative, sourire jaune sur le visage alors qu'il refusait la proposition faite, plein d'orgueil qu'il était.
«  Ce n'est rien. Ca me rend toujours tout chose d'embrasser de jolies inconnues. Donne moi une minute et je serai comme neuf. ♥ » Une minute, c'était tout ce dont il avait besoin. Pas une seconde de plus.
« Mais.. Rappelle moi quand même de me préparer mentalement la prochaine fois, tu serais gentille. »

Jeu 11 Aoû - 5:09
• • • • • •
Invité
Invité
Voilà que ce qui ne devait plus jamais t'arriver arrivait. Oh, il pouvait bien tenter de rassurer la pauvre enfant perdue qu'était Alice, après divers traumatisme on évite vraiment de se mettre le nez dans ce qui déclenche d'horreur, mais voilà que l'homme qu'elle venait d'embrasser -pour la première fois depuis la mort de son cher et tendre – devenait pâle et ne semblait vraiment pas bien pour 'plus qu'un démon'. Sans attendre, tu te jetais sur lui, t'accrochant à son bras pour l'observer espérant qu'il ne meurt pas dans les secondes qui arrivaient. « Un plaisir ? Tu es presque aussi blanc que moi ! » Ça venait du fond du cœur, elle aurait presque rit à cette comparaison si son compagnon de la soirée ne semblait pas si mal en point. Cependant il semblait affirmer que ce n'était rien, il ne semblait pas du genre à aimer qu'on se soucie de lui, peut-être par fierté ? Sûrement, tu connaissais les hommes, toujours trop fier pour daigner donner de l'importance à ce qui le méritait.

Toujours prêt du jeune homme, tu esquissas un sourire nerveux quand il évoque la prochaine fois, te voilà bien amusée de penser à cela, tu lâchas son bras pour cacher tes lèvres qui s'étiraient, tu n'aimais pas montrer ce petit côté malicieux qui sommeillait en toi, tu avais une image angélique que tu tenais depuis ton enfance, tout le monde te croyait pure et sainte comme la neige, c'est sûrement ce qui t'avais éviter beaucoup de problème. « Très bien, je te fais confiance. » Ajoutas-tu en t'écartant sur un ton moins timide « Je te préviendrais et je te laisse gérer tes émotions. » Tu sortis une montre à gousset de ta veste, examina le cadrant et remarqua qu'il était affreusement tard, tu travaillais le lendemain matin et il valait mieux être bien éveillée quand on faisait ton travail.

« Oh… je… je suis désolée je vais devoir te laisser. » Tu n'en avais pas envie, pas vrai ? « J'ai quelque chose de très important demain matin et… il est tard. » Tu esquissas un sourire mesquin tout en roulant des yeux. « Et tu sembles bien trop fatigué et mal en point pour espérer continuer la soirée sur ce ton, monsieur le grand Démon. »

Quelques semaines plus tard


Tu refermais la porte, les doigts crispés contre le bois qui grinçait contre tes ongles. S'il y avait une chose que tu ne supportais plus, c'était qu'on t'ennuies de la sorte, tu haïssais ton fond gentil, ton éternel besoin d'aider et sauver ton prochain, même si tu savais que tu ne pouvais sûrement rien contre cette ignoble femme qui s'était invitée chez toi, tu aurais aimé la tuer. Voilà que tu te faisais presque peur, mais elle l'aurait mérité, pas vrai ? Elle t'avait poussée à bout, elle avait sali ton époux, elle avait tout fait pour tels soient tes désirs.

Tu avais encore son dossier dans ta main droite, tu le dévisageas et sans attendre tu le jetas à l'autre bout de la pièce, fermant la porte d'entrée à double tour afin qu'elle ne puisse plus entrer. Que personne ne puisse entrer, qu'on te laisse seule, tu es si bien en tête à tête avec toi-même, n'est-ce pas ? Tu étais enragée, ta respiration était forte et tu ne savais plus où te mettre. Finalement tu aurais dût la garder chez toi et l'étrangler. Ça tu en aurais été capable, quitte à te faire flinguer, tu aurais tout donner pour l'étrangler entre tes petites mains. S'il y avait une chose à laquelle il ne fallait pas toucher, c'était Edgar, c'était ta parole, c'était cette soirée, c'était ton passé.

Sans attendre une minute de plus, tu t'es dirigée vers là où vous étiez, elle et toi, pour ramasser les tasses et la théière, tes mains tremblaient de rage, tu manquas de tout faire tomber avant de réussir à les laver sans casse.
Il fallait que tu retrouves ton calme, au risque de sortir de d'aller exterminer toute la ville. Trop d'idées noires, tu te cassais la tête, tu en avais envie, tu en avais peur, il fallait que tu respires, tu étouffes et tout autour de toi semble te pousser à défaillir. Que te voulaient-ils tous ? C'était ça ta punition pour t'être plainte d'être seule ? C'est ce que tu te mettais à penser, tous tes désirs finissaient en lourde sanction, tu étais tellement perdue que tu n'avais même plus la force de fondre en larme. Au contraire, tu étais perdue, déboussolée et énervée, tu te mis à rire, valsant dans la pièce, tu jetas tes chaussures dans ton élan, effleura une plante qui fana sous ton toucher, tu montas les escaliers pour finir par te tapir dans la salle de bain. Tu essuyas une larme sur ta joue, trop d'émotions en une seule journée, tu te sentais toujours agacée jusqu'au plus au point et tu ne savais quoi faire pour reprendre tes esprits.

Un bain, c'est tout ce qui te venait à l'esprit à ce moment même, tu avais pour habitude d'en prendre après de longues journées de travail, ça faisait longtemps. Sans attendre tu fis couler l'eau, sans remarquer qu'elle était froide, tu partis un instant troquer tes vêtements pour quelque chose de plus agréable, tu posas une robe blanche sur un meuble et une fois prête, tu retiras tes vêtements pour te plonger dans l'eau et la mousse.
Tes longs cheveux blancs couvraient tout le haut de ton corps, tu ne pensais plus à les couper, tu n'y avais plus l'esprit et, tu l'auras encore moins avec cette folle qui était venue t'importuner. Tu t'allongeais un peu plus, le téléphone sonnait, tu fermais les yeux. Tu aurais tout donner pour te défouler, pour enfin cesser d'être sage.



Lun 29 Aoû - 1:24
• • • • • •
Invité
Invité
« Ah.. Le téléphone qui sonne quand on est dans le bain, un classique. »
C'est vrai, c'était toujours lorsqu'on était occupé à faire autre chose et que l'on est dans l'incapacité de répondre que le téléphone fait des siennes. Sûrement la loi de Murphy ou une débilité dans le genre.. Enfin bref. Qu'Alice ne panique pas, ce n'était pas un vieux pervers qui venait la guetter par la fenêtre de la salle de bain mais bel et bien, Asmodée, en chair et en os, là, adossé au mur, face à la baignoire. Affublé d'un costume trois pièce bleu marine avec option cravate, il ressemblait presque à ces avocats de grands cabinets ou à un de ces cadres de multinationale. Eh ! Les Démons aussi peuvent être coquet. Et puis, c'était l'occasion de bien s'habiller. Après plusieurs semaines sans nouvelles, il était temps qu'il se décide à voir comment elle se débrouillait, n'est-ce pas ? Règle numéro une : toujours garder un œil sur ses investissements. C'était souvent des plaies comme visites, mais c'était nécessaire. Mais le fait qu'elle soit dans son bain était, sans aucun doute, un bonus. Quel timing d'enfer.
« Ce n'est pourtant pas difficile d'en installer un ici. Il suffit de tendre quelques câbles, de mettre une prise et le tour est joué ! »

Une impulsion du bassin et le dos du Sous-Prince se décollait du mur alors qu'il exécutait quelques pas. Le regard traînait, s'arrêtait ici et là, tandis qu'il observait la pièce en détail. La robe préparée était même saisie avant d'être levée à hauteur d'yeux. Mouais, il y a plus sexy et élaborée comme tenue.. Il faudrait sérieusement penser à revoir sa garde-robe, hein. Le vêtement de lâché, à même le sol, et c'était de l'Albinos dans son bouillon qu'il se rapprochait. Après tout, s'il était là, ce n'était que pour elle ! Et ce n'était qu'une fois situé au niveau de la taille d'Alice qu'il se décidait à poser son postérieur sur le bord de la baignoire, en silence. Un coup d’œil sur la mousse tandis qu'il faisait courir ses doigts sur la faïence, puis le voilà qui les plongeait dans le bain, sans gêne, effleurant au passage la peau sous l'eau. Allons bon, elle tentait un suicide par hypothermie ou quoi ?
« Si tu essaies de ressembler à un cadavre, tu es plutôt bien partie.. »


Elle en avait déjà le teint, maintenant elle risquait d'en avoir la température corporelle. Quoi qu'Alice qui chope la crève, ce serait cocasse. L'arroseuse arrosée.. Les doigts sortis, Asmodée tendait le bras vers le sommet du crâne d'Alice, s'essuyant négligemment dans la crinière blanche qui était restée sèche, à défaut d'avoir une serviette toute prête pour lui.
Ceci fait, Asmodée s'accordait quelques secondes de silence, le temps de sortir son paquet de clope et son briquet zippo de la poche de son costume. Ça ne dérange pas, n'est-ce pas ? Oh et puis.. Si c'était le cas, tant pis. Une cigarette de coincée entre les lèvres, d'allumée, puis la fumée était recrachée, droit sur la trogne de la Maudite, alors qu'il reprenait la parole.
« Enfin, je ne suis pas là pour vérifier de quelles façons tu gères ton hygiène. Je te fais confiance sur ce point-là. Je viens juste voir comment tu allais, rapport à toute l'histoire de démons, de pactes, de malédiction. Alors dis-moi, mon cœur.. Comment tu vis la chose ? On est restée saine d'esprit ou on a viré complètement zinzin ? ♥ »
Apprendre l'existence d'un monde secret pouvait relativement difficile à digérer, surtout si ça incluait l'Enfer; sans compter le fait qu'elle ait pu nourrir des regrets quand à offrir ses services à une créature infernale. Tant de choses qui pouvait faire déjanter la petite chose fragile qu'elle était..

Mer 31 Aoû - 0:17
• • • • • •
Invité
Invité
Les yeux clos, tu ne pouvais faire mieux pour te détendre. Tu essayais de faire le vide dans ta tête, soupirant lourdement tout en profitant des sensations que l'eau t'offrais. Cependant, quand tu entendis une voix venue de nulle part, ta réaction s'approcha de celle de quelqu'un qui voit un fantôme, tu manquas de brailler, tu étouffas ton cri, la main sur ta bouche, tu te retournes et tu remarques avec agacement qu'après une dégénérée sortie tout droit d'on ne sait où, voilà quelqu'un que tu n'avais pas croisé depuis quelques temps. Le grand, le fantastique Asmodée dans toute sa classe. Tu n'étais vraiment pas d'humeur aux visites, tu fronças les sourcils avant de t'enfoncer de nouveau dans l'eau. S'il ne se prenait pas une gifle, il avait de la chance, tu rassemblais la mousse autour de toi quand il s'approcha, hors de question qu'il voit plus qu'il n'y avait à voir, puis tu ne devais pas être son genre de toute façon, il devait préférer les cow-girls hors de prix en silicone, certainement pas quelqu'un comme toi.

Voilà qu'il t'offrais ses brillants conseils en téléphonie, il ne manquerait plus que ça que ton travail vienne à toi même dans la salle de bain. Tu restais silencieuse, le suivant du regard avec un certain dédain. Voilà qu'il examinait tout ce qu'il voyait, qu'il ose faire une remarque et tu lui sautais dessus complètement nue pour l'étrangler. Il attrape ta robe pour la jeter par terre, tu soupires, gardes ton calme avant de finir entre les barreaux Alice, puis n'oublies pas que t'énerver te rend plus contagieuse, il serait bête de rendre l'homme à qui tu appartenais mal en point, bien qu'il le méritait amplement. Cependant, tu ne t'attendais vraiment pas à ce qu'il vienne aussi prêt de toi, tu le regardais avec tes grands yeux effarés alors qu'il se posait juste à côté de toi. Si tu pouvais, tu aurais rougit. Puis il passa ses doigts sur ta jambe, tu t'es crispée avant de reculer autant que tu pouvais. Comment ça l'eau était froide ? Tu n'en savais rien, tu avais toujours froid de toute façon. Tu essayais toujours de garder ton calme, mais c'était difficile alors qu'il essuyait ses mains dans tes cheveux, tu ne bougeais pas, tu fixais le mur d'en face avec une grande détermination pour ne pas le pousser dans l'eau.

Une fois la comédie de l'infâme passée et les questions un peu plus intéressantes posées, tu te détends et daignes enfin croiser son regard. Tu bats des cils avec plus de sensualité qu'à votre première rencontre, tu soupires et finalement t'étends dans l'eau, croisant tes jambes afin de sortir tes pieds de la baignoire, tes coudes se posent sur les bords et de ta main droite, tu attrapes la cigarette de ton aîné toujours en le fixant d'un air profondément dédaigneux.

« Je vais très bien, merci. J'ai juste de grandes envies de meurtres en ce moment. »
Il fallait dire que ça changeait radicalement de Puralice. « Une espèce de folle est venue me voir il y a quelques minutes, pour me parler de la mort de mon cher époux. Du n'importe quoi, je l'aurais étranglée sur place. » Tu continuais de tirer sur la cigarette, ton ton était sinistre, elle t'avait vraiment agacée et tu n'avais vraiment plus envie de te contrôler. « Et c'est là que tu me dis, dans toute ta splendeur et ton sourire colgate que je n'avais qu'à lui serrer la main. Biensûr, je l'ai fait, je l'ai même beaucoup trop approchée pour une pauvre dame en quête de célébrité. Je ne lui ai rien fait, même pas une toux, rien, absolument rien. » Tu te mis à rire. « Oh et, désolée pour la température de bain, je suis trop habituée au froid. Mais de toute façon tu ne m'aurais pas rejoint. » Un bref coup d’œil pour trouver une serviette à proximité, conclusion affreuse, il allait falloir espérer quelque chose du démon qui te tenais compagnie. « D'ailleurs les deux types qui était avec cette folle n'étaient pas atteint par moi non plus, peut-être que je suis guéris ? » Changer de sujet pour trouver une solution après, tu poses ta main glacée sur celle de Charlie, même si tu savais pertinemment qu'à lui, tu ne faisais aucun effet.

Tu te mets à rire de nouveau.
« Oh, j'irai bien vérifier mes talents en ville, je n'aurais pas longtemps à attendre pour savoir en plus. Ou trouver quelqu'un que j'aime pas, qui m'a fait quelque chose, je suis tellement énervée que… » Tu te redresses, lance de nouveau un coup d’œil autour de toi pour trouver de quoi te vêtir. Rien. « Je crois que je ferais un carnage si… » Tu te tais, tu sais que dire ces choses là avec le démon à côté de toi n'était pas vraiment une idée fantastique, tu relèves les yeux vers lui, cache ta poitrine avec de la mousse et sort un peu de l'eau qui t'arrivais maintenant à la taille. « Tu veux être un ange ? Tu peux m'attraper une serviette, je suis gelée. »



Mer 31 Aoû - 13:09
• • • • • •
Invité
Invité
Allons, allons.. C'était là toute la joie que lui procurait la présence du Démon ? Lui qui prenait sur son temps ô combien précieux pour venir la voir. Humaine ingrate. De plus, ce n'était pas la peine de se cacher sous la mousse, surtout qu'il appréciait tous les types de femmes. Enfin.. La majorité d'entre elles, il ne fallait pas abuser. L'exaspération sur le visage d'Alice ? Il ne l'avait pas remarquer, et quand bien même ç'aurait été le cas, il y avait fort à parier qu'il s'en serait moqué comme l'an 40.  Monsieur Tout-Sourire, il était et il le restera.  La mauvaise humeur de la demoiselle glissait sur lui sans l'atteindre. Mais qu'elle essaie de faire quoi que ce soit si elle en a le courage, il n'hésitera pas une seule seconde à la remettre la place qui est la sienne. Chose qu'elle risquait de trouver un tantinet désagréable.. Si Asmodée était la plupart du temps d'une certaine amabilité, il serait stupide de croire qu'il était foncièrement sensible au bien-être d'autrui.
Et puis il ne méritait même pas cet excès de mauvaise humeur, il ne lui avait rien fait pour l'instant. Avec ce genre d'attitude, ce n'était pas sûr qu'elle retrouve une vie sociale, même en maitrisant sa malédiction. Continue comme ça Alice, et tu vas véritablement moisir toute seule.
L'Albinos qui ne pipait mot, Asmodée venait donc tendre sa main libre devant son visage avant de claquer des doigts, une fois puis deux, afin de la ramener sur Terre. Ah, enfin elle daignait relâcher un peu la pression. Oui, qu'elle se mette à l'aise, il ne fera que profiter de la vue qui lui était offert. Bien sagement.  Sauf que.. Il rêvait où elle venait de lui piquer sa cigarette ? Les sourcils se fronçaient l'espace d'une seconde. Elle commençait déjà à s'octroyer des libertés avec lui ? Calmos, Alice.


Oh, elle faisait entendre sa voix. Et quelles douces paroles qu'elle lui disait là. Des envies de meurtres ? Elle avait frappé à la bonne porte. Le sourire qui s'étirait d'une oreille à l'autre. Les lèvres s'entrouvaient , prêtes à lâcher sa réponse sauf que ça y est, Alice était lancée et ne s'arrêtait pratiquement plus, spéculant même ses réponses à lui.
« La mort de ton mari ? Ah oui, ton premier chef-d'oeuvre.. J'avais oublié cette petite anecdote. Pourtant l'ironie de la chose est délicieuse. » Il remettait un peu d'huile sur le feu, dans un ricannement. «  Tu ne l'as pas fais ? A ta place, si on me rappellait que l'amour de ma vie est mort dans d'atroces souffrances par ma faute, je doute que quoi que ce soit m'aurait empêché de lui briser le cou. Enfin.. Je suppose que tu es encore fragile. Trop gentille. Trop sage. » S'il se moquait d'elle ? Un peu. Il voulait simplement la pousser, attiser les envies de meurtres qui naissaient dans le cœur de la maudite. « Quoi que.. Si ton simple contact ne lui a rien fait, il y avait peu de chances que même une agression physique de ta part ne lui fasse le moindre mal. Je doute qu'il existe des immunisés à ton pouvoir, ce qu'il signifie que c'était un démon. Ou une créature du même rang. Tu n'aurais pas été de taille, mon cœur. » Un soupir de pitié, et Asmodée venait caresser les cheveux d'Alice, comme on consolerait une petite fille triste.

« Ne t'excuse pas pour ça, c'est toi qui baigne dedans et puis, tu ne m'as pas demandé de te rejoindre. » Après, de savoir s'il l'aurait fait, c'était une autre histoire. « Les deux types non plus.. » Le sourire disparaissait du minois du démon alors qu'Alice mentionnait la compagnie de la visiteuse, la mine se faisant, une fois n'est pas coutume, sérieuse. Il connaissait bien une créature qui ne risquait pas d'être affectée par la malédiction de l'albinos et qui se baladait souvent avec deux créatures en tant que gardes du corps.. Oh pauvre petite Alice. Ce n'était que le froid de la main de la demoiselle sur la sienne qui le tirait de ses pensées. Elle s'attendait à ce qu'il vomisse ses tripes ? Allons, elle savait très bien qu'il fallait plus que ça pour lui faire le moindre effet. Un nouveau ricannement en entendant les envies de l'humaine, et il hochait la tête, prêt à lui offrir ce qu'elle souhaitait, une nouvelle fois.
« Si c'est réellement  ce que tu veux, il te suffit de me le demander. Je serais plus que ravi  de t'accompagner pour ta première fois. C'est un moment marquant dans une vie, une sorte de baptême si tu veux. Et puis, il faut bien que tu t'entraînes, que tu te fasses la main pour apprendre à te maîtriser. » Oui, on va dire que c'était là la véritable raison qui le poussait à l'inciter au meurtre, hein.

La main qui était restée sous celle d'Alice reprenait sa liberté et récupérait au passage, la clope trop longtemps volée. « Si … ? » Ca l'intéressait de connaître les conditions qui pouvait faire de la petite Alice, une folle furieuse psychopathe. Ou du moins, après qu'Alice soit sortie. En tant que Luxure incarnée, il ne pouvait résister au spectacle qui avait lieu devant ses yeux. Et c'était sans se cacher d'une quelconque manière qu'Asmodée reluquait se qu'il y avait à voir. Lui offrir son aide ? Soit. Le Démon quittait son siège de fortune pour aller s'emparer d'une serviette et.. aller se positionner au plus loin de la baignoire et donc Alice. Elle voulait la serviette ? Qu'elle vienne la chercher. ♥
« T-t-t-t. Demander à un Démon d'être un ange ? Alice, mon chou, quelle erreur.. »

Jeu 8 Sep - 22:55
• • • • • •
Invité
Invité
Un chef d’œuvre. Oui, sûrement qu'aux yeux des êtres les plus infâmes tu étais aussi précieuse qu'un Michel Ange. Tu pouvais au moins de te vanter de ça, tu espérais au moins que ton créateur était fier de toi, bien que tu n'étais pas active en tant que dangereuse bombe à retardement. Plus tu y pensais, plus tu t'effrayais. La vie de nombreuses personnes tenaient seulement grâce à ta volonté du bien, seulement voilà qu'aujourd'hui tu te trouvais dans un doute profond. Tu faisais tout pour rester discrète et tout te sauter à la gorge pour que tu réagisses. Tu n'en pouvais plus, ta fragilité se faisait faible, ta douceur s’entachait, ton sainteté se faisait cruelle, tu avais pour une fois envie de briser tes chaînes et assouvir tes besoins de vengeance.

Ta rencontre avec la jeune femme qui t'avais ennuyée n'était qu'un plus, la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase de ta patience, tu n'étais pas complètement abrutie aux dernières nouvelles, tu n'allais pas te laisser marcher dessus, te faire traîner dans la boue pour finir par un grand sourire et un merci. Tu ruminais au fond de toi et bizarrement, les paroles du Démon avaient réussit à réveiller l'Alice enfouie, trop sage ? Elle retenait. Elle allait lui montrer si elle était trop sage et fragile, mais qu'il continue son discours, elle s'en amusait. Qu'il ne l'oublie pas, tu avais réussi à le faire faiblir la dernière fois et, même si tu lui devais une fière chandelle, tu voulais lui faire comprendre qu'il fallait mieux qu'il garde des relations courtoises avec toi, tu n'étais qu'une bombe à retardement après tout.  C'est ainsi que ton camarade de la soirée reprit la cigarette que tu lui avais volé, tu l'observais d'une air faussement dédaigneux, juste par pure provocation mais aussi pour qu'il oublie ton 'si.' Alors que tu le regardes quitter sa place pour répondre à ta demande, tu te rassures qu'il ne soit pas aussi méchant que prévu et que donc, il te laisse croupir dans ton eau jusqu'à ce qu'il parte néanmoins, tes espoirs furent très vites brisés. Tu l'as regardé, tu as battu des cils, tu t'es mordue la lèvre et tu t'es remémoré son 'Tu es trop sage.'

Après qu'il ai continuer son monologue sans que tu ne pipes mots, tu te redressas et sorti de ton bain complètement nue sans t'inquiéter de son regard, des gouttes d'eau dégoulinaient sur ta peau de nacre tandis que tes longs cheveux blancs couvraient ta poitrine, tu t'avancas jusqu'à lui, pieds nus, le regardant droit dans les yeux tout en gardant ton sourire aux lèvres.

« Oh, excuse-moi. Je t'ai peut-être insulté, maître ? » Tu prends la serviette et la laisse glisser entre tes doigts tout en le regardant, provocante à un tel point que même Edgar ne t'aurais pas reconnue. Au point où tu en étais, autant ne plus avoir de limites dans la démesure, tu restais calme et tu effleuras son bras de ta main alors que tu te tenais à quelques centimètres de lui. « Je ne savais pas que tu avais une passion macabre pour ce genre d'occupation, enfin je veux dire, admirer un doux spectacle de longues tortures et de souffrances sans fin jusqu'à ce que je trouve ça ennuyeux. » Tu jubilais, tu avais complètement pété les plombs, mais tu aimais ça, être un peu plus libre que d'habitude et ne pas craindre le regard de ceux qui t'entourais. Tu t'es finalement retournée et tu t'es postée face au miroir de la pièce pour brosser tes cheveux silencieusement, tu affichais un léger sourire en coin. « Mais bon, tu m'as dit que j'étais trop sage, je serai vraiment peinée de t'ennuyer… tu dois sûrement avoir des occupations plus passionnantes que d'aller jouer au docteur avec moi. » Tu avais l'allure d'une gamine de film d'épouvante, il manquait juste la hache dans ta main, mais sachant ce que pouvait faire juste une caresse de ta part, il n'y en avait même pas besoin.

La robe blanche que tu t'étais préparée était à terre, tu l'attrapas et la serra dans tes mains toujours en regardant ton Démon avec un regard malicieux. « En tout cas, si cette personne est un démon comme tu le penses, si tu pouvais lui faire passer un message de ma part peu correct tu m'en feras ravie. » Si c'était l'un de ses plans tordus, tu te ferais un plaisir d'à nouveau goutter ses lèvres jusqu'à ce qu'il s'étouffe. « J'espère juste que ce n'est pas une autre idée de toi pour tester ma grande sagesse. » Toujours avec ta robe dans tes mains, tu était revenue à proximité du jeune homme tout en jouant les félines en baladant ton regard perçant sur lui, t’arrêtant quelques fois sur ses lèvres.

Tu te retournes, commençant à enfiler des sous vêtements en dentelle. « M'enfin je t'en prie, montre moi comment me maîtriser, je rêve d'avance d'entendre tes explications. » Tu enfiles enfin cette fameuse robe qui n'avait pas fait l'unanimité. « Je te suis, où allons-nous ? Malheureusement nous sommes sûrement dans le coin le plus reclus de la ville et nous n'allons pas croiser grand monde ici en pleine soirée... »
 

 

Sam 10 Sep - 2:01
• • • • • •
Contenu sponsorisé

• • • • • •
 
But i don't want to go to sleep | Charlie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Pour l'histoire
» Inscription des Aspirants
» CHARLY PAPY X CANICHE FOURRIERE 62 RISQUE EUTHA
» 05. You wont get no sleep tonight ! ~
» Fèves de nos personnages fictifs préférés...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Weird Tales ::  :: Refuges aux pensées :: Archives de RP :: Janvier - Mars 2016-