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 [SORCIER] Pryam Earl

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L'étrange sous la normalité : Je suis Sécrétaire Général du Cénacle, patriarche de la famille Earl.
PROFESSION : Architecte
Crédits : Johnny Depp - Meri
Messages : 177
Points : 754
Patriarche Earl
Ô Death...
♜ NOM : Earl
♜ PRÉNOM : Pryam
♜ RACE : Sorcier
♜ ÂGE : 55 ans
♜ DATE DE NAISSANCE : 13/11/1960
♜ PROFESSION : Architecte
♜ PAYS D'ORIGINE : Angleterre - Last End
♜ SITUATION FAMILIALE : Marié (à Victoria Earl)
♜ TRAITS DE CARACTÈRE : Royal - Froid - Cruel - Exigeant - Secret - Hautain - Patient - Sérieux - Inébranlable - Courtois - Fier - Maniaque
♜ OPINION SUR LE SECRET : Je suis l'emblème même de ceux qui souhaitent le voir conservé.
♜ CRÉDITS : Johnny Depp-Meri








...Won't you spare me over until another year ?

Je suis l'aîné des enfants qu'eut Annabelle Earl. Mâle, véritable chance au sein des familles sorcières, je fus choyé. Ma famille veilla à ce qu'aucun fragment de mon potentiel ne soit perdu. Je pense n'avoir pas été un enfant difficile aux yeux des miens. Pourquoi l'aurais-je été ? Auprès d'eux, je devenais chaque jour plus puissant, j'apprenais chaque jour davantage de secrets. Je contemplais la plèbe de Last End avec le sentiment grisant d'avoir accès à ce qui leur était interdit. Ils étaient tels des bêtes, à croire leur monde constitué des quatre murs qui les entouraient. Nous, sorciers, nous possédions les ailes pour nous élever et distinguer bien au-delà des murs, les terres par-delà leur imagination et ses merveilles inexplorées.
J'apprenais la nécromancie. La mort exerçait sur moi un attrait, une fascination presque morbide, qui aurait pu perdre de moins solides âmes. J'aimais cette main que je tendais vers l'au-delà, et ce qu'elle effleurait. J'aimais le lien qui nous unissait à cet art. Il était mon orgueil et ma satisfaction.
Néanmoins, je demeurais un éternel insatisfait. Plus. Il m'en fallait toujours plus. M'approcher des limites, essayer de voir plus loin. C'était ainsi que ceux qui voulaient tenir la laisse de ma jeunesse procédaient; ils savaient jouer de ma passion pour arriver à leurs fins. Cela ne leur serait plus possible sitôt que mon esprit devint suffisamment affiné pour déjouer leurs pièges.
J'écoutais l'histoire, les histoires, qui m'avaient permis de voir le jour aussi puissant. J'écoutais le Secret qui nous protégeait, j'écoutais les traditions séculaires qui gardaient notre sang pur et notre pouvoir croissant. Puisque ces structures avaient donné leurs fruits, j'acceptais d'en devenir à mon tour composant. Les règles et lois de ma famille furent miennes, et j'avais bien pour objectif de devenir le meilleur de tous.


Père mourut. Quel âge avais-je ? Treize ans ? Je ne me souviens plus. Je me souviens pourtant que déjà, devant les miroirs, je me trouvais des traits durs et déterminés, des ouvrages plus ou moins fragilisés par le temps et jaunis sous le bras. Ceux de mon âge me trouvaient d'un ennui mortel, et le sentiment était réciproque. Je ne me mêlais pas à leurs activités qui m'avaient parues des pertes de temps à en faire pleurer une tombe. Je voyais bien plus d'intérêt dans les études, même si celles que l'on disait scolaires me paraissaient tout juste une formalité ni ennuyeuse ni intéressante. Je favorisais la compagnie des adultes, ou autres membres de familles fondatrices, que je trouvais plus à mon goût. J'avais davantage d'amis dont l'âge était supérieur au mien. J'avais bien quelques sources d'amusement, de jeux… Ils se constituaient de magie, ou de musique. Que celui ou celle qui m'enseigna le piano soit remercié.
Père mourut, donc. Je peine aujourd'hui encore à croire que cette mort était ce que le commun des mortels nomme vulgairement "une mort naturelle". Avant que je puisse véritablement me plonger sur la véritable raison de son décès, le flot du temps et des événements m'en détourna. Je pris sa place, avec les responsabilités et devoirs que cela impliquait, que je dus apprendre à folle allure. Je découvrais avec plus de précision le jeu minutieux des relations humaines, des informations, et l'envers du décor de ce qui avait jusqu'alors fait ma sécurité.
Durant cette période, on me présenta Victoria, ainsi que les multiples arguments qui faisaient d'elle un excellent parti. J'opinais, souscrivant à ce projet. Je n'étais pas un grand romantique, ces histoires de mariage étaient de l'ordre de l'utilitaire et du devoir que j'avais accepté d'embrasser. Faire sa connaissance n'était qu'une partie du protocole, je savais déjà quel choix était le mien. Pourtant… Il faut reconnaître que cette enfant Sihvonen a toujours su agréablement me surprendre. Je la revois encore, du haut de ses huit ans, droite comme un i. Elle aussi voyait en moi un devoir, et elle n'hésitait pas à me l'affirmer. J'aime sa façon de rester noble tout en frappant avec la franchise d'un éclair. Elle est la force faite femme. Elle sait me suivre dans mes décisions sans devenir une ombre de poussière dans le château de mes ancêtres. Elle est un sang neuf que je suis ravi d'apporter à ma famille. Je n'aurais pu trouver meilleure épouse.


Victoria m'offrit deux fils. Morghann et Howard. Ils furent ma fierté, et je me délectais des regards envieux des autres familles sorcières qui peinaient à obtenir le moindre mâle. J’ai choyé mes deux garçons. Je leur ai offert ce que l’on m’avait offert, les savoirs anciens et les traditions qui étaient à leur origine. Ils ne manquèrent de rien. En ce temps, je devais bien être naïf pour croire que mes enfants seraient mes alliés, comme je l’avais été pour mes aînés. Ingrats, méprisant leur héritage, ils se détournèrent de leurs racines, chacun à leur façon. L’un se voua d’adoration à un démon, l’autre envoyait paître la bienséance par son comportement. Ni mes tentatives, ni la hache de Victoria ne parvint à les ramener sur le droit chemin. Ils s’échappèrent finalement du foyer pour partir au loin, ne devenant plus pour moi que des informations que je recevais, au même titre que les autres. Ce n’était pas faute, pourtant de faire de mon mieux pour les ramener auprès de moi. Je parvins à obtenir gain de cause pour l’un d’eux. L’inverse aurait été regrettable, signifiant que mes tractations avec ce démon et la mort de l’aimée de Morghann auraient été vaines.

Ils sont revenus. Tous les trois. J’ai passé l’âge des illusions, je sais qu’aucun d’eux ne vient pour me signifier son affection. Ils ont su me le faire savoir de multiples manières, plus ou moins volontaires, j’imagine; de leur absence à Noël à leurs arrivées proches mais soigneusement différées, en passant par leurs attitudes envers leur famille. En sus, je dois m’occuper d’un certain Oublié qui s’attache à ne plus vraiment l’être.
Je ne suis pas vraiment inquiet. Plutôt… Impatient. L’heure approche où nous devrons poser nos cartes sur la table, et jouer nos meilleurs coups. Je suis confiant. La situation est loin de m’échapper.
Tout est sous mon contrôle.




♜ JOUEUR : Maxwan Saadrishanthelmios
♜ JE RECONNAIS AVOIR PRIS CONNAISSANCE DU RÈGLEMENT ET M'ENGAGE A LE RESPECTER : Pryam Earl

Mer 2 Mar - 16:48
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