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 [SORCIER] Howard Earl

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L'étrange sous la normalité :
Je suis l'héritier de la branche principale des Earl, je suis un Nécromant et un membre du secret. Je le protège et le soutient. C'est dans mon intérêt.

Tell me More : J'ai un jumeau, Morghann, et je suis le pupille d'Eurynome
PROFESSION : Neurologue
Crédits : Meridya
Messages : 1442
Points : 1635
Le Sacrifié



Howard Earl
"The idea is not to live forever, it is to create something that will"



♜ NOM : Earl il est né, Earl il a vécu, grandit, Earl il a été éduqué, en héritier de sa lignée, en digne fils apportant à son père la fierté. C'est presque malgré lui qu'il se doit désormais de décevoir, de briser le confort de sa parenté et leurs traditions serinées...
♜ PRÉNOM : Patronyme d’époque que le sien, Howard, il est pourtant inspiré d’un fictif homonyme, sans doute affectionné, obscure apôtre des mangeuses d’espace, issu d’un mythe presque réaliste, où l’humanité n’est, en définitive, qu’un troupeau d’agnelets sur le sanglant autel d’une auguste et incompréhensible destinée.
♜ RACE : Sorcière, Sorcier, charmant sobriquet pour ceux dont l’usage semble être de finir sur un bûcher. Sorcière, Sorcier, Nécromant, surtout,  voilà qui il est.
♜ ÂGE : Trente-cinq années...
♜ DATE DE NAISSANCE : ...depuis ce soir du 18 Juillet 1980 qui l’a vu naître. Rythmées par son entourage et leurs futilités, rythmées par l’assourdissant silence qu’il exigeait, alors, trouvant sans doute dans ces ineptes racontars une insulte à la beauté d’un antique cataclysme.
♜ PROFESSION : Douce plaisanterie, peut-être, que le choix de la médecine, art de guérison, art de sauvegarde, dont les praticiens tirent le plaisir d’une chair assainie et préservée. Lui y verrait davantage un équilibre raisonné, à l’aune de ses talents cachés
♜ SITUATION FAMILIALE : Célibataire, s’enchaîner n’est pas encore de ses priorités, bien qu’à son âge, l’on s’attend à le voir considérer la notion, si ce n’est avec sincérité, au moins par intérêt quelconque
♜ TRAITS DE CARACTÈRE : Observateur & Attentif– Méthodique & Consciencieux – Courtois & Dur – Maniaque & Patient – Posé & Composé –Familial & Ambitieux – Critique & Curieux – Sérieux & Autoritaire – Objectif & Inique – Entier & Désabusé
♜ CRÉDITS : Tumblr + Moi-même




♜ LIVE :

Caractère

Quelques mots, nets, presque tranchants, sans tout à fait l’être. Un point final à cette sordide conversation, sans opportunité de contestation. Force avait été de sacrifier de son temps à ces mondanités, si tant est que le devoir familial puisse porter un tel nom, mais il se lassait de tout cela. Sa part était faite, et s’il ne la regrettait pas, il ne tenait pas non plus à souffrir du manque de substance de ce… cousin, à un degré tel qu’il en devenait ridicule de l’estimer. Peu importait en l’instant. Ses pas, déjà, l’éloignaient de ces ‘festivités’, un peu guindées, un peu lassées. Lassitude oui, il n’était pas le seul à la ressentir, sans aucun doute. Un jeu, peut-être, pour certains, que de deviner lesquels, mais lui s’en guignait. Il y avait des œuvres plus intéressantes qu’un pâle jeu d’enfant. Du travail l’attendait, qu’il savourait par avance. Son vice, son ingérence.

Drogué à la tâche, lui ? Peut-être un peu, rien n’était trop beau pour son esprit. Ingénieux génie, critique théosophe, il était de ceux qui aimaient remettre leur univers en question, pour le simple plaisir de décortiquer une idée comme il le ferait d’une moelle épinière. En cela, ses travaux n’excluaient que très peu de domaines, et s’étendaient bien au-delà de l’univers  presque empirique de la médecine.  La culture était un met que l’on dégustait à toutes les sauces, et pour lequel il refusait de se restreindre… Toute créature, tout concept, se transformait en sujet d’étude, qu’il s’appropriait alors avec l’autorité et la possessivité d’un amant. Culture pour seule amante, et famille pour seule cangue, il souffrait d’une intérieure objectivité tout en se refusant souvent à l’appliquer, auteur de fautes injustifiées…

Mais la justice était à ce monde ce que la neutralité était à un conflit, une illusion bien pensante, vernis de mœurs qui se craquelait lorsque l’on avait le malheur de le brutaliser. Et ce, quand bien même sa famille se cramponnait à cet adage. D’une simple pensée, il se tournait alors vers le salon, héraldique regard caressant les corps. Sa famille. Des chaînes autant qu’une appartenance, une satisfaction autant qu’une ingérence. Lui portait-il encore quelque réelle affection ? Prisait-il la compagnie de l’un d’entre eux ? Un, sans doute, peut-être deux. Guère plus. Son frère, ah cher frère, gémeau contradictoire. Encore là, haute silhouette de clair-obscur, d’éclatantes ténèbres… la vision était la seule capable de le dérider, ne serait-ce qu’un bref instant. Il l’abandonnait sans regret, l’autre ne saurait tarder.

Eluder ne le choquait nullement, d’autres délices l’attendaient. Le confort des langues antiques ou des modernes, les pages d’un ouvrage de Commode se disputaient son attention d’avec leurs équivalents chez Donne ou Marvell. Pousser la description d’un outrage au corps jusqu’à l’absolue et poétique jouissance pour mieux s’épancher en versets… Ce qu’il veut c’est comprendre, disséquer, non palabrer, et transmettre, peut-être alors, le sens de cette cosmique plaisanterie qu’il se sent seul à percevoir.

Informations

♦ Sa date de naissance correspond à la date du grand incendie de Rome

♦ Spécialisation professionnelle : Neurologie

♦ Revenu à Last End récemment

Informations physique :
Yeux : Noirs
Cheveux : Noirs
Taille : 1m70
Pathologie physique : Grave blessure à la jambe (Muscle et nerf à moitié détruits et atrophiés)

Histoire :

Retour au bercail

Silence assourdissant, funeste ostracisme, aussi soudain que violent. Un son, réel, parfait, aussi cataclysmique que les trompettistes d’une fin biblique. Un son porteur de plus de sous-entendus, de non-dits, et de ressentiments, de contentieux… Le parvis de la demeure familiale semblant brusquement se métamorphoser en simulacre de théâtre dramaturge, lui arrachant l’ébauche d‘un soupir. Il n’était pas assez sot pour croire que les prévenir aurait adouci la surprise… ou le ressentiment.

Lorsqu’il avait quitté cette demeure, pour ne plus y revenir qu’épisodiquement, pour ces sombres sommets aux mots chuchotés, enténébrés d’une ombre bien singulière, parfois plus dangereuse que celles de ces sordides créatures errants entre chien et loup… lorsqu’il avait quitté ce sépulcre déguisé, donc, cela avait été de son habituelle fermeté, autocratique autorité, sans remords pour une hiérarchie bafouée qu’il méprisait, à défaut de rejeter. Alors, se retirant sa laisse, sa chaine, il avait emporté en sa compagnie un affidé, se refusant à laisser quiconque l’embourber dans des influences qu’il décriait.

Pour autant, de ses anciennes prétentions à balayer pareille férule, il ne savait encore ce qu’il restait, et ce dont il se réclamerait. Il était parti sans les mépriser, jugeant durement leur hégémonie, leur directoire, mais non leur personne, les abandonnant chacun à leurs destinées, issues de choix singularisés. Quoi qu’ils en disent, c’était, en finalité, ce dont il s’agissait… Parvenus au sommet, que leur restait-il si ce n’était ce que tout esprit, en son sein, recelait, l’inné. Une unique porte de sortie, alors, un unique salut, celui d’obtenir, lui aussi, pareille reconnaissance, pareille notabilité. Ambition de jeunesse, sans doute encore présente, quelque part, sous quelque forme…

Mais pas en cet instant. En cet instant il était las, épuisé d’un voyage incommodé, et il se refusait à débattre des considérations qu’il apportait avec cette impromptue visite. Il ne désirait pas même leur annoncer que de visite, il s’agissait, en vérité, d’un retour probablement définitif. Cela, il le conserverait, le dissimulerait, le temps qu’il le jugerait nécessaire. Pas de précipitation, seulement l’étude… Un sommet n’est en rien l’image d’une société, à peine la scènette de ses turpitudes réprouvées, dissimulées derrière des sourires, enjolivées. En piètre posture, avec ce retour mitigé, mais peu importait…

Ce silence, toujours. Cette immobilité. Tous deux, là devant lui. Ils tentaient, non sans quelque habileté, de ne pas avoir l’air d’un tribunal inquisiteur. Là encore, peu importait. Son dû lui reviendrait, sans qu’il n’ait jamais besoin de les affronter. Faire sembler, c’était la clef, plier, de moitié, pour préserver ce qui lui importait. Taire l’important, jeter le reste en pâture, de quoi les contenter. L’inimité n’était jamais qu’un levier. Et un levier qu’on manœuvrait, changeait… Il l’utiliserait, au besoin, si tant est qu’ils jettent aux orties leur devoir bien-aimé. Famille avant tout, que l’on aimait, détestait, exécrait même, qu’importait, sacro-sainte famille qui se délitait, pourtant, dans un ilotisme dissimulé.

Ses mots, enfin, rompant le suaire de leur antagonisme, presque une insulte à ce digne silence, qui servait si bien sa concordance. Mais il ne pouvait lui rendre grâce plus longtemps. Tout cela était, en l’instant, du domaine du négligeable. Vain et vide. Absurde, et futile. Il entrerait qu’ils le veuillent ou non, c’était là sa préséance. Alors avec lenteur, muselant ses sourdes souffrances, il entra effectivement, ne leur laissant que l’opportunité de se draper de dignité et le suivre, ou de s’abandonner à la courtoise rebuffade.  

Conspiration

Une place au sein de la sévère demeure. Voilà ce qu’il avait obtenu. Du moins pour quelques temps. Il se refusait à s’y domicilier plus qu’il ne serait nécessaire, à moins qu’il n’eut une très bonne raison d’agir autrement. Si la logique voulait qu’il informe avant toute chose ses ascendants de la véritable teneur de sa présence en ces lieux, il n’en restait cependant pas moins que ses prétentions nécessiteraient fatalement quelques dispositions d’ordre pratique… Des dispositions qu’il se devait de prendre, à l’aune d’une situation plus complexe qu’il n’y paraissait. L’ersatz d’ataraxie issue de la préservation d’une façade sans accrocs cachait des troubles, des camps familiaux qui tendaient, en un sens, à le surprendre, des tensions que se dissimulaient…

En un sens, ce n’était que le résultat consommé de choix parfois malavisés. Mais pas toujours. Encore fallait-il savoir si la gangrène les rongeait, si profondément qu’une ablation partielle serait, tout au plus inutile, et probablement même, une perte de temps. Le ballet macabre ne prenait pleinement son sens qu’en de rares, trop rares instants, qu’il ne pouvait manquer, bien qu’il brûlait de garder une saine distance entre le coeur probable d’un tel foyer pestiféré et sa propre personne. S’il s’éloignait immédiatement, il devrait fatalement jauger de tout cela autrement, et en de moindres proportions…

Se redressant, il balaya les lieux d’un regard critique, avant de diriger l’héraldique de ses orbes algides vers l’extérieur, pourfendant le verre de la fenêtre sans apprêts. Il avait à faire, et certainement trop peu de temps devant lui pour se permettre la réserve et la méfiance qu’il aurait voulu nourrir. Le drapé de cautèle façonnée dont il se parait par habitude ne serait, cette fois, pas entièrement approprié. Loin de s’imaginer être l’unique membre de cette auguste famille à s’interroger, et à prétendre remodeler des traditions surannées, il lui fallait estimer ceux qui, au sein de leur lignage, pouvaient devenir, sinon des alliés, au moins des outils.

Au postulat que de tels individus existaient bel et bien, il se devait de les côtoyer. Quitte, pour cela, à essuyer leur indiscrétion, plus encore que celle des autres. Il l’avait déjà éprouvée lors de ces ponctuelles occurrences, réunions de famille qu’il ne pouvait manquer sans s’achopper plus encore à la considération de son clan. Et l’intérêt ne se portait pas uniquement sur ses façons, bien qu’on puis lui reprocher tant son égotisme que sa singularité, mais également sur ses raisons, ou encore, récemment, sur le brutal défaut corporel qui n’arrêtait, pourtant, aucunement son esprit.

Mais comment témoigner de la sensation de petitesse que l’horizon de la majorité lui convoyait ? Les ouvrages occultes, théologiques et théosophiques ne suffisaient plus, depuis longtemps déjà, leur horizon pourtant opulent ne répondait plus à l’entièreté de ses aspirations. La simple pratique ne pourvoyait pas plus à ses besoins que sa formation. En une recherche de satiété intellectuelle, il était allé plus loin encore, et les mots, soudainement, étaient devenus par bien des aspects trop étriqués, trop indigents, pour refléter ses sentiments, ses appétences et son besoin de réussite. Il n’acceptait pas plus l’échec personnel que l’échec familial et s’incommodait de celui qui se profilait à son sens pour sa famille.

Se détournant du hauban de lueur que béait la fenêtre, il attrapa sa canne d’une main ferme, et dirigeant ses pas vers la porte… et que soit damné celui qui, par la friabilité physique le croirait diminué.  



♜ JOUEUR : Meridya, Cela fait plusieurs années que je rp, même si en ce moment j'ai pas mal levé le pied ^^ J'aime un tas de choses, mais ça je le réserve pour plus tard ! Je suis l'une des fonda, et contente de lancer ce petit bébé, en espérant qu'il plaise


♜ JE RECONNAIS AVOIR PRIS CONNAISSANCE DU RÈGLEMENT ET M'ENGAGE A LE RESPECTER : Howard Earl





Mar 20 Oct - 18:25
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