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 [SORCIER]Morghan Earl

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L'étrange sous la normalité : Enfant cadet du Patriarche Earl, il est un héritage refusé, s'extrayant de la nécrose gangrénée de sa famille.
Tell me More : Jumeau d'Howard - Fils de Pryam
PROFESSION : Médecin Légiste
Crédits : Gustavo Krier
Messages : 1331
Points : 1503



Morghann Earl
Je sens ta mort



♜ NOM : Earl. Un nom qui frôle l'insolence d'une lignée ancestrale par la grandeur étrange dont ils sont nés. Une filiation écrasante dont il a été détourné, de force ou de gré et vers laquelle il revient, de son serment fraternel émancipé.
♜ PRÉNOM :  Morghann, aînée des sorcières, héritier sorcier. Son appellation, elle-même, expose sa surnaturelle ascendance d'un sabbat  macabre sur les lits de la morgue.
♜ RACE : Sorcier bien que nécromancien soit d'avantage congruent. Morgue est son domaine, au delà de Mort et Ténèbres.
♜ ÂGE : 35 ans et quelques minutes de moins que son aîné gémellaire.
♜ DATE DE NAISSANCE : 18 juillet 1980.
♜ PROFESSION :  Médecin légiste, criminologie de spécialité approchant une fascination dérangeante. Qu'on voit en lui un brillant élément ou un effrayant passionné, nul émoi dans ses yeux lorsqu'à l'autopsie il doit procéder et que dans un prémonitoire verdict il détient les défunts secrets d'une scène de crime trop épurée. Une bonne douzaine d'années d'études pour les approcher, cadavres vénérés, et leur histoire retracer.
♜ SITUATION FAMILIALE : Veuf d'une délicieuse mais dispensable Kessy, démuni d'Andrew, héritier par le sang.Les deux lui ont été arrachés, trop tôt à son goût, déterrant une solitude placide qui ne pouvait que se solder par un retour à Last End. Jumeau d'Howard et son ombre modelée. Fils de Pryam Earl, né d'un mariage arrangé avec les Nordiens.
♜ TRAITS DE CARACTÈRE : Manipulable – Fraternellement fidèle – Austère de prime abord – Conciliant ensuite – Cynique – Adorateur de la Grande Faucheuse – Habitué des tombeaux – Extrêmement lié aux défunts et oreille de leur Voix
♜ CRÉDITS : Gustavo Krier




♜ LIVE : Influençable, manipulable assurément et cependant créateur d'idées propres. Il absorbe les sophismes qu'on lui proclame comme tels, les croit, jusqu'à ce qu'ils soient remis en question. Malléable à n'en pas douter même s'il se défendra du contraire. Ainsi son jumeau, avait-il pris l'ascendant, déversant sur lui ses idées, sa vision et son silence surtout, loin du vacarme de son cœur sauvage.  Animal farouche tant il mordrait un distrait, Morghann refuserait que ses pieds soient écrasés, dusse-t-il se brûler les ailes ténébreuses dont on l'a doté, impétueux de contrariété, au retour de bâton s'il venait à se montrer. Par l'ombre de son jumeau gouverné, sa docilité prend pour quête l’émancipation lorsque ses sombres prunelles, à l'arrogance étouffée, versent dans un cynisme savamment mesuré. Affranchi dans l'âme, prosterné dans les faits, ce paradoxe dénonce un amalgame un peu trop exotique pour survivre. Et néanmoins imbriqué dans ce corps à l'âme tiraillée entre adoration et animadversion.

Près d'autrui, la méfiance est de mise. Passé ce cap de suspicion paranoïaque, l'ouverture est large, le passage aisé vers des éclats de rire et instants qui, bien qu'éphémères dans l'éternel, revêtissent d'un attrait particulièrement accommodant, parfois même mondain au grand damne de la volonté gémellaire. Sociable pourrait-on dire, malgré son étrangeté apparente pour ce monde ignorant de la magie qui coule dans ses veines. Ésotérique pour certains, prodige pour d'autres. Aussi avenant puisse-t-il paraître, sa sensibilité réelle est exclusive. Nécromancien est-il et pour ces défunts offre un fanatisme débordant qui jusqu'aux larmes le tire là où pour aucun vivant il n'aura versé la moindre larme. Seuls attraits de son existence, leur histoire le transporte, l'émeut tel un macabre amour, embrassant leurs souvenirs, étreignant leur malheurs qui, à jamais, ne pourront connaître la rédemption. Peut-être est-ce là ce qui le rend si triste, à entendre leurs tourments funestes : les vivants peuvent agir sur leurs erreurs, ont le potentiel pour réparer ou détruire. Les défunts sont au terme, leur existence figée.


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Petite main, banal enfant aux prunelles si moroses qu'elles étaient déconcertantes, si lointaines qu'elle étaient provocantes. Petite main, écrin d'albâtre et roche ardente sur le marbre glacé qu'on nommait sépulture familiale. Petite main, souveraineté enivrante, contes inépuisables, chroniques mélancoliques de ces grandes personnes gravées sur le visage d'un marmot de huit ans. Petite main. Elle serpentait sur les angles rudes de la pierre, elle aurait pu s'y écorcher, chose si frêle, mais il était prudent. Il était savant des tombeaux, ces cancans que les défunts lui débitaient. Leurs voix, multiples, murmuraient à son oreille ces récits venus d'ailleurs et il se laissait emporter par ces merveilles, déterrées des tréfonds du passé pour qu'à la nouvelle génération les erreurs soient dévoilées et plus jamais reproduites.
« Je les entends. » avait-il murmuré à sa mère, comme pour ne pas être indiscret et vexer ses aïeux. « C'est normal. Si tu te concentres, tu peux les entendre. Le sang nécromancien coule dans... - Tout le temps. Je les entends. » L'expression de sa mère indiquait l'anormalité de l'expérience. Il les entendait certes, tout nécromancien qu'il était. Mais il les entendait trop, de gré ou de force. « Cela passera. » Mais rien ne passa. Voix corruptrices, voix éclairantes. Voix éternelles et attachantes. Combien d'heure avait-il passé sous le joug de la Voix des Anciens ? Combien de fois s'était-il endormi sur le marbre, à les écouter, et les écouter encore ? Mémoires ancestrales en son cœur scellées, esprit malléable, manipulable qui était sien. Par son frère fut-il alors éloigné, protégé, remodelé lorsque pour ses études, il le suivit à l'étranger.


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Elle gisait au sol, teint exsangue, yeux proéminents, lèvres et crâne entrouverts. De l'un on soupçonnait le glapissement d'un calvaire s'échapper, de l'autre le liquide carmin s'écoulait sur le parquet, près de la table basse où le repas de la victime dépérissait. Un air de déjà vu, un refrain du passé, terrain quotidien, force de l'ordre cerné. Mandaté par la justice, il approchait les lieux, pas flegmatique, prunelles avisées, bottes boueuses qu'on lui reprochait : « Tu vas encore salir la scène de crime. - Navré, j'ai oublié mes chaussons. » Son ton était grave, l'esprit concentré sur le corps, son air cynique, l'autre roula des yeux, aussi exaspéré qu'habitué. Pouvait-il vraiment le congédier ? Morghann le savait et il en jouait. Son attitude détachée, insolente, n'avait pas fait l'unanimité. Après une douzaine d'années d'études, il était rapidement devenu médecin légiste. Renommé de surcroît. Tout simplement parce qu'il avait toujours raison, parce qu'il entendait la voix des morts et qu'il savait rapidement ce qu'il avait à disséquer pour apporter les éléments de preuve nécessaires à l'opération de la justice. Parce qu'il avait mis sa nécromancie cachée au service de son travail. S'il était le meilleur d'entre tous, il n'était pas le plus aimé. Il en avait cure. Il se plaisait à boire leur histoires dramatiques, où rien ne s'achève en happy ending. Assassinés, battus, violés, jalousés, malmenés, ses meilleurs compagnons avaient trépassé et leur épopée sanglante proliférait devant ses yeux comme s'il s'agissait de sa propre vision.
Il se penchait sur le cadavre, accroupi, mains de latex gantées, examinant le tout de plus près, sous un silence que son jumeau lui avait enseigné. « On a pas retrouvé l'arme de crime. - Dans l'assiette. » Sourcil circonspect du flic à la vue de la lame maculée... De sauce bolognaise. « Un peu de viande, de sauce tomate. Digne d'un bon film à bas budget. » L'autre l'aurait étranglé pour la farce déplacée s'il n'était pas un dindon vexé. Morghann, en son for intérieur, était hilare de son propre humour. Il était certainement son meilleur public. « La plaie est loin d'être celle d'un couteau. J'avais entendu parlé du célèbre Morghann Earl, l'homme qui trouve toujours la vérité par une bonne autopsie, je suis... Déçue par la réalité. - J'ai l'air de faire une autopsie, là, maintenant ? » Pas de réponse. Bien. Il aimait. Il reprenait : « Vous êtes ? - Kessy W... - Ta nouvelle stagiaire. » Il se frotta les mains en se relevant, ravi à l'idée d'avoir une nouvelle victime à faire fuir : « Parfait, vous m'avez trouvé une nouvelle blonde ? » Elle était mignonne, maintenant qu'il se retournait vers elle. Une allure qui lui plaisait, comme si elle était son reflet de caractère. Son œil observateur l'avait décelé. « … Ou brune, c'est bien aussi. » Premier compliment. La méfiance était brisée, la porte était ouverte.

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Elle gisait au sol, teint exsangue, yeux proéminents, lèvres et crâne entrouverts. De l'un on soupçonnait le glapissement d'un calvaire s'échapper, de l'autre le liquide carmin s'écoulait sur le parquet, près de l'enfant qu'elle avait éduqué. Un air de déjà vu, un refrain du passé, terrain quotidien, demeure adorée. Petite main, banal enfant aux prunelles si moroses qu'elles étaient déconcertantes, si lointaines qu'elle étaient provocantes. Petite main, écrin d'albâtre et roche ardente sur le sol de bois qu'on nommait scène de crime. Petite main, souveraineté enivrante, contes inépuisables, chroniques mélancoliques de ces grandes personnes gravées sur le visage d'un marmot de trois ans. Petite main. Morte.
Son épouse Kessy, son fils Andrew. Ils n'étaient qu'une expérience, presque narcissique quand on y songeait. Ils devaient trépasser avant lui. Il l'avait prévu. Pas si tôt. Pas sous le joug d'autrui. Scène de crime dans son propre salon. Il n'avait pas été saisi d'effroi, trop habitué à la Mort pour s'en effaroucher, trop indolent de ces deux êtres pour pouvoir les pleurer. Il ne le pouvait. Il n'entendait pas leur voix. Voix si désirées pourtant. Elles étaient celles d'êtres qui l'avaient aimé. Lui, le nécromancien, il voulait dévorer leurs âmes, entendre leurs histoires, se bercer à l'amour qu'ils avaient eu pour lui et... Rien ? Épouvanté, son jumeau il convoitait même s'il devait pour cela chavirer vers Last End. Ces Voix étaient siennes mais il en était sourd.


♜ JOUEUR : Morghann , ça fait plus de 10 ans que j'écris en jeu de rôle par forum. J'ai joué Bill sur PLR, Shane sur Nescio Vos et Aldaron pour ceux qui connaissent. J'ai 25 ans. J'ai peu de créativité brute, j'ai beaucoup de mal à créer tout un univers moi-même, en revanche je sais très bien y évoluer et me servir des mécanismes de ce qui existe déjà. Je suis l'une des fondatrice de Weird Tales et j'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à y jouer :D


♜ JE RECONNAIS AVOIR PRIS CONNAISSANCE DU RÈGLEMENT ET M'ENGAGE A LE RESPECTER : Morghann Earl





Mer 21 Oct - 16:05
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