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 Perdus [INTRIGUE]

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L'étrange sous la normalité : La Bête du Gévaudan
PROFESSION : Gardien du Nemeton
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Il fut parcouru d'un léger frisson à la grimpe de la frêle petite créature et tourna la tête par dessus son épaule pour lui offrir un sourire à l'ombre de ses babines retroussées. Les oreilles tournées vers l'arrière de sorte à témoigner de toute l'attention qu'il lui portait, sa fourrure gonfla à son collier fourni lorsque les doigts s’engouffrèrent dans son épaisseur. De ses yeux voilés de rouge, il suivit l’envol des créatures inodores avant de souffler par la truffe un mélange de désapprobation et de méfiance à leur égard. Il ne se cachait pas, gardant pour l'instant un très mauvais souvenir pour leur première rencontre. De plus, elles ressemblaient beaucoup trop à la chose qui avait semblé être la cause de la perte de ce royaume pour qu'il leur fasse pleinement confiance. Le pas tranquille, ses foulées étaient pourtant longues et il avalait la distance sans paraître le moins du monde fatigué. Son corps robuste pouvait prendre encore bien plus d'efforts et même s'il s'efforçait de ne pas paraître angoisser, une certaine tension persistait dans son corps. Les muscles puissants et noueux roulaient sous le corps de la petite créature, faisant ondoyer la fourrure ténébreuse à chacune de ses enjambées. Après un léger silence contemplatif, la voix rocailleuse du Druide s'éleva avec douceur :

« - Je tâcherai de vous aider concernant les plantations. La famille Macléod est connue pour être liée à la nature... je suis sûr que l'on trouvera une solution. »

Il était sincère, bien décidé à partager son savoir ainsi que mettre sa pierre à l'édifice. Il espérait pouvoir contribuer à la société qui survivait péniblement dans un environnement aussi stérile et sombre. Les oreilles droites et l'attention rivée sur son chemin, Imrinn levait parfois la truffe pour suivre l'ondoiement des petites orbes et ne pu s'empêcher d'avoir un léger aboiement admiratif et ravi.

« - L'on dirait mes Lumières de fées ! »

Le pas de l'immense Bête se fit plus léger alors que lui même créait des flammes rondes d'un vert irréel, littéralement féerique, poudrées d'étincelles d'or et de cuivre. D'un diamètre d'une dizaine de centimètres, elles s'élevèrent pour virevolter de concert avec celles de leur guide. Le loup souriait en révélant ses crocs, bomba le poitrail avec fierté et bonne humeur malgré le délicat de leur situation, l'inconnu angoissant de ce monde et les dangers qui rôdaient en dehors : dans les ombres impénétrables. Il ne pouvait simplement pas s'empêcher d'être soulagé de trouver une magie similaire à la sienne, ni même d'ignorer les efforts dont faisait preuve la petite princesse épuisée. Il avait suffisamment joué les grincheux à cause de Elis, il était inutile de continuer à creuser la mauvaise humeur. La suite cependant lui fit sensiblement coucher les oreilles et il laissa échapper un rire calme, au timbre profond et vibrant.

« - Non. Notre monde n'est pas l'Arcadie. Nous venons de la Terre ou Terra... peut-être la connaissez vous sous le nom de Midgard ou Mannheim ? Elle se fait aussi appeler Gaïa. »

Il se tut une seconde, puis continua d'une voix songeuse :

« - L'Arcadie est supposément un royaume magique. Un lieu où toutes créatures des mythologies grecques, romaines et d'autres contrées se réunissent pour profiter d'un repos éternel, savourant un immense buffet où il ne s'y dégustent que bonheur et volupté. Un royaume de partage, de richesse et de pardon.... Du moins, c'est ce que m'inspirait le début de nos visions. »

Il leva la truffe en direction des lumières qui crépitaient et papillonnaient autour d'eux, éclairant à quelques pas au devant de leur marche, coulant leur lueurs chaudes sur les parois rocheuses en trémolos essoufflés.Ses oreilles se couchèrent d'une déception amère et il gonfla les babines alors qu'un souffle faisait trembler ses larges épaules.

« - Je vois... Plutôt qu'un royaume de réjouissances, nous sommes davantage dans un Avalon ou … oui, le Sidh. Un Autre Monde, si vos mots sont dénués de mensonges, ce que je crois sincèrement : nous sommes des morts en sursis. Et bien, je n'aurais jamais cru que même les royaumes qui accueillaient les esprits connaîtraient eux aussi le Délitement des anciens dieux... »

Un autre soupir et il s'arrêta à la pression de sa jolie passagère. Se dressant de toute la hauteur de ses pattes, poitrail en avant et cou arqué de sorte en fourrer sa truffe dans le collier fourni de sa gorge, il darda ses yeux carmin dans cette poche d'obscurité qui leur faisait face. Respiration profonde et paisible, bien qu'il éprouvait une légère palpitation en son cœur à l'idée d'être mort ou proche de cet état définitif, Imrinn ne trembla pas alors que la créature reprenait la parole. Un nouvel espoir fut attisé en son noyau comme une braise encore fragile, mais bien présente. Ce mystérieux rituel, s'ils pouvaient le mener à terme alors ils avaient encore une chance de rentrer chez eux ! Enfin... il était surtout important de ramener la pauvre Elis dans le monde qui l'avait vu naître car elle possédait encore une famille et des amis, une vie toute entière à partager. Quant à lui, il se contenterait de sauver ce monde et d'y passer le restant de ses vieux jours. L'avertissement lugubre le tira hors de ses pensées mélancoliques et il tourna la tête pour fixer une fois de plus la petite créature avec un air légèrement dubitatif, puis soucieux alors qu'il regardait encore les ombres s'étendre. S'agissait-il d'un piège comme le mythe d'Orphée ? Ses tripes se nouèrent d'appréhension et alors qu'il allait pour s'engager sur le chemin désigné par sa cavalière, Imrinn fit une soudaine et violente embardée.

Des liens télékinétiques empêchèrent la petite nymphe d'être désarçonnée, mais la charge n'en avait pas l'objectif. Non : la Bête du Gévaudan fit une attaque surprise sur Elis ! Gueule ouverte dans un hurlement bestial et viscéral, babines retroussées et oreilles plaquées en arrière, elle bondit sur ses pattes arrières et déploya toute sa force inhumaine pour venir frapper la jeune sorcière d'un grand coup d'épaule. Il la jeta au sol avec tellement de violence et de brutalité qu'il réussi à l'assommer. Bouclier ou non, le choc fut soudain et impardonnable. Se tenant au dessus du corps inerte de la nordique, l'immense loup posa sur elle un regard parfaitement lucide et songeur. Il la renifla pour s'assurer qu'elle ait bien perdu connaissance, lui attrapa son vêtement pour le lui coincé sur la tête à la façon d'une cagoule improvisée -faisant peu foi de sa nudité partielle- puis une fois satisfait, il la hissa sur son dos pour la jeter sans plus de considération en travers de son dos, comme un sac à patates. Elle fut ainsi logée derrière la créature végétale, maintenue par d'autres liens invisibles de sorte à ne pas risquer de la perdre en cour de route.

« - Elle aurait forcément regardé en bas. »

Se contenta-t-il de dire pour toute explication à ce qu'il venait de se passer. Elis étant hors de propos, aveugle et tenue en place, Imrinn pu se remettre en marche. Le museau droit, il garda les yeux résolument levé au dessus de ses pas, laissant disparaître ses feux magiques pour ne pas risquer d'illuminer par mégarde le sol. La respiration un peu plus courte et profonde, il allongea sa marche jusqu'à trotter souplement et d'une foulée élastique confortable : sa constitution pouvait lui permettre de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres sans s'épuiser, même s'il préférait ne pas avoir à le faire avec une charge aussi instable que la sorcière nordique sur l'échine... Certainement serait-elle dangereuse à son réveil, mais hé ! Œil pour œil, dents pour dents...

Mer 7 Juin - 17:37
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Ils l'avaient laissée songeuse, tous les deux, avec leurs questionnements, leur commune curiosité, laquelle paraissait des plus sincères. Elle les écoutait, sage, pour une fois, tout en jouant à tâter la magie alentour. C'était difficile de ne pas avoir envie de sympathiser avec la jolie créature, Elis comprenait facilement l'engouement du loup. Sa propre nature, elle la sentait la pousser vers le même lâcher-prise, et l'envie de poser d'autres questions picotait ses lèvres et sa langue. La prudence disparaissait peu à peu. Ce qui tenait les lèvres de la petite Sihvonen closes se nommait désormais réflexion.

Elle voulait connaître ce monde. Elle voulait connaître l'existence qui pouvait s'y mener, et la nature du cataclysme qui s'y était produit. S'il était susceptible de se reproduire, remettre Beth'Moora sur pieds n'était pas une priorité. C'était d'autant plus vrai avec le peu de Gens qu'il restait… Ils devaient être en possibilité de prendre soin d'eux, s'épanouir et se multiplier à nouveau, pour un franc nouveau départ. Peut-être…
Il y avait également cette expression, au sujet du Sidh. Royaume Frère… Là s'arrêtaient les connaissances de la fille du Nord. Son intuition la poussait à croire que le Sidh et l'actuel royaume qui les accueillait étaient deux dimensions distinctes. Sa logique démentait néanmoins cette idée: si les voyages entre dimensions étaient connus de ces créatures, elles les auraient pratiqués plus tôt. Non, ce devaient être deux mondes distincts d'une même dimension, à la limite. Elis imaginait mal Beth'Moora et le Sidh séparés tout juste d'un peu de distance et d'une frontière, à l'image des royaumes humains.

Elle refusait également de croire à leur mort. Déjà, parce qu'elle était vouée au Valhalla, et pas à Beth'Moora ! Ensuite… Parce qu'il n'y avait pas de raison, en ce cas, pour qu'ils ne soient qu'eux-deux. Sa nouvelle et imprudente confiance envers leur guide la poussait à croire que leur arrivée avait été travaillée par la même main qui avait préparé le rituel de back-up. Comment, pourquoi… Elle voulait le savoir. Peut-être avait-il également eu d'autres plans, sans avoir le temps de les mettre en oeuvre. Ç'aurait été avec plaisir qu'Elis se serait penchée sur ses travaux… En espérant que la langue utilisée pour les rédiger n'impliquât pas un apprentissage de plusieurs siècles.

Elis s'était rapprochée du groupe, par nécessité autant que par instinct, devant les ténèbres environnants. La voix en elle qui lui permettait de survivre la poussa à lever les yeux vers le ciel, pour être sûre et certain que, même si les réflexes la poussaient à s'intéresser au sol, elle ait le temps de se retenir. Profitant du silence qui suivit 'avertissement, elle glissa un début de question:

"- Me serait-il possible de c…"

Elle n'eut pas le temps de finir. Le bruit de la course la figea, totalement, et il lui fallut ses meilleures ressources de self control tant pour ne pas regarder en sa direction que pour ne pas s'entourer de flammes protectrices. Elle le regretta bien vite. Le choc fut brutal, d'une violence que le fragile corps de la petite sorcière n'avait jamais dû connaître dans sa jeune vie. Son crâne heurta le sol, sa mémoire put tout juste se saisir du souvenir de cette vive douleur, et ces grondements auprès d'elle.
Puis ce fut le noir. Un vide hors du temps qui lui échapperait plus tard, alors que son corps n'était désormais plus que celui d'une poupée de chiffon, entre les mains d'une petite fille à la fourrure noire et, visiblement, à la rancune tenace !

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"Le patriarcat va pas se détruire tout seul" - Nora Edvardsen

Jeu 15 Juin - 18:23
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Perdus



La promesse du grand loup tira un triste sourire à la femme-feuille mais elle ne chercha pas à souiller cette marque d'altruisme d'un quelconque pessimisme, quant bien même elle doutait que ce serait suffisant pour venir à bout de la lente agonie de son peuple. L'ancien druide aurait le temps du monde pour découvrir l'étendue de la catastrophe qui frappait les terres de son royaume… Mais encore fallait-il qu'elle parvienne à les mener jusqu'à leur petit camp retranché, ou tout cela n'aurait servit à rien. Il y avait bien autre chose dont elle pouvait l'entretenir, lui et la jeune humaine, alors elle ne chercha pas à entretenir la tension latente à la situation, trouvant un exutoire à sa propre curiosité à leur contact. « Terra... » répéta-t-elle comme pour savourer la sonorité que le nom portait, la magie qu'il renfermait. « Oui, Terra m'est connu je crois, mon père me contait nombre de légendes à son sujet, et au sujet des créatures qu'elle abritait...C'est le monde d'origine des humains, n'est-ce pas ? » Oui, il lui restait encore des bribes de ces légendes, de ces contes pour enfant que le souverain lui chuchotait le soir, lorsqu'il la bordait dans sa couche. Il y avait des contes dorés et des contes sombres, des figures brillantes et d'autres effrayantes… Pourtant, c'était la seule chose qui faisait réellement sens dans les explications du grand loup, car le reste lui était obscur, jetant parallèlement de la lumière sur le gouffre qui les séparait. Quoi que Terra puisse recelait, cela semblait aller bien au-delà de ce que son père lui-même avait pu savoir. Elle aurait tant voulue pouvoir les interroger tous deux librement. Elle aurait tant voulue que son père soit encore là pour le pouvoir également. Son cœur se serra un instant et elle contraignit sa peine à s'apaiser, l'enfouissant profondément en elle, là où elle ne viendrait pas influencer son devoir à l'égard des deux étrangers.

« Je comprend… Fut un temps, notre royaume était une terre de richesse et de vie également… C'est un temps que j'aspire à retrouver » Oui, elle l'aurait voulu, mais tout le monde souhaitait des choses impossibles. Elle gardait son souhait en son sein, comme un trésor particulier qui lui prouvait que tout espoir n'avait pas encore déserté les siens. « Ce n'est pas un royaume de mort, pas plus que le Sidh ne l'est réellement. C'est… Un berceau, du moins est-ce ainsi que mon père appelait nos royaumes jumeaux. Auparavant, la mort n'existait même pas ici, et puis… elle est arrivée… un jour… avec les créatures que vous avez vu dans nos souvenirs... » Elle fronça les sourcils « Qu'entendez-vous par délitement ? » Mais ils n'eurent pas le temps d'en discuter, ils arrivaient à une étape de leur cheminement et elle se devait de faire très attention, bien trop pour discuter aussi librement bien qu'elle continua de donner des indications, tant qu'elle le pouvait. Il ne fallait surtout pas qu'ils regarda leurs pieds, car la couche de ténèbres n'était pas assez importante pour cacher ce qui s'y trouvait et elle n'avait pas envie qu'ils voient cela. Guettant la question qui aurait pu tomber, elle se trouva surprise qu'il ne l'interroge pas, et encore davantage de la soudaine embardée qu'il fit et qui lui arracha un bruissement de frayeur, ses petites mains agrippant aussi fermement qu'elles le pouvaient aux longs poils de la bête. Ouvrant grands ses yeux profonds, elle contempla la jeune humaine que l'on installait près d'elle et s'assura un instant qu'elle n'eut rien de cassé, l'approchant d'elle pour pouvoir la tenir au cas où… « Je vois... » Elle le croyait sur parole, se doutant qu'il connaissait l'humaine mieux qu'elle, et se contenta de le guider pour descendre le mamelon afin de pénétrer plus loin dans les terres enclavées.

Sous les pas du grand loup, quelque chose se rompait avec régularité, comme des branches mortes, craquant dans le silence des lieux. Parfois, c'était des tas entiers de choses sèches et indistinctes que le loup pouvait sentir se briser sous ses pattes avant de trouver un sol de plus en plus meuble, comme si quelque chose l'avait retourné avec beaucoup de zèle et pendant très longtemps. La délicate créature avait fermé les yeux, n'ayant pas besoin de sa vision pour se repérer et lui donner, à mi-voix, les indications nécessaires à la poursuite de leur voyage. L'histoire qu'elle contait leur offrir devrait attendre que l'humaine se réveille mais ce n'était guère un problème après tout, au moins étaient-ils pleinement concentrés. Après un trajet d'une vingtaine de minutes à trot de loup, ils s'engouffrèrent sous la voûte d'une foret figée et morte depuis longtemps, immobile et silencieuse. Les troncs étaient gris, pierreux, ou marbrés, et leurs branches hauts ressemblaient à autant de bras qui se tordaient de souffrance et de désespoir, leurs extrémités des mains décharnées qui se tendaient en une ultime supplique vers un ciel de plomb. Ils tournèrent près d'un ruisseau et bientôt, une lueur ambrée apparue dans le lointain, formant progressivement les contours d'un petit campement de fortune aux abords d'une vaste pleine herbeuse et accolé à un petit lac. La créature végétale incita Imrinn à ralentir puis à s'arrêter près d'un petit autel central, une racine de chêne encore vivante qui s'enroulait sur une sphère transparente parcourue de mouvances dorées et qui pulsait de la lueur qui éclairait tout le campement. Un liquide semblait contenu à l'intérieur, en faible quantité, juste assez pour pouvoir les entourer d'un halo de lumière douce.

Les créatures ne se montraient pas encore, mais le trio était épié depuis les nombreuses cachettes des petites habitations de bois et de terre. Leur guide se laissa glisser au sol une fois libérée de la magie du druide et atterrit sans un bruit, s’accroupissant un instant avant de se relever lestement et de trottiner, le pied léger, pour aller décrocher un panier contenant des fruits aux couleurs vives et aux formes inconnues, venant le présenter aux pattes du grand loup avant de s'enquérir de décrocher la jeune humaine pour l'installer sur un lit de feuilles moelleuses. « Elle pourra se réveiller à son aise, ainsi » Elle lui prépara un broc d'eau qu'elle déposa près d'elle, puis vint s'approcher de l'ancien druide, ses yeux doux l'observant avec de la curiosité et aussi un peu de peine. « Voulez-vous prendre vos aises ? Ici, vous ne risquez rien pour le moment, et vous pourrez vous reposer pendant que nous parlerons… Je vous dois une histoire, n'est-ce pas ? » Elle eut un léger sourire puis s'installa elle-même sur le sol en tailleur, à même la terre sans que cela ne semble la gêner. Prenant un peu de la terre meuble, elle se mit à construire une petite sculpture de ses doigts délicats, pour s'occuper, semblait-il, pendant qu'elle parlait. « Ce qui a causé tout ce que vous avez pu voir, et qui a incité mon père à nouer le rituel que vous portez sur vos dos comme moi… et bien, ce sont trois créatures, trois monstres. Nous ne savons pas bien d'où ils viennent et ce qu'ils sont profondément, mais nous savons ce qu'ils ont fait… Les Gens les nomment les Karmanals… Ils ressemblent aux maigres bêtes de la nuit, les entités qui m'accompagnaient quand je vous ai trouvé »




Jeu 22 Juin - 23:07
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Perdus [INTRIGUE]
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