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 Perdus [INTRIGUE]

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Perdus



Contexte

Le bruissement des feuilles vous berce un long moment, accompagnant votre sommeil comme le chant d'une mère aimante, le son rassurant s'éloignant peu à peu, sans hâte aucune, s'étiolant dans l'océan de votre inconscient jusqu'à s'y noyer, s'y dissoudre sans vous affoler. Et lorsque l'ultime froufrou s'efface enfin débute vos éveils à cette nouvelle réalité. Dès que vos yeux s'ouvrent, vous vous sentez alertes et même bien davantage, plein de vigueurs, vos blessures disparues et vos peines effacées. Un seul d'entre vous n'est pas tout à fait gracié, Imrinn na pas échappé à la malédiction que Pryam lui a lancé, sa vision teinte du carmin des trépassés. Vos consciences affûtées se remplissent certainement de questions pourtant bien vite étouffées devant la surprise que votre entourage ne peut que provoquer. Plus de Siège, de Cénacle, plus de morts et de glace, non, plus rien de tout cela, car en lieu et place du sinistre tableau que vous avez laissé quelque part, sans savoir où, il n'y a que l'obscurité. Ou… pas tout à fait. Un fragment d'espace semble éclairé, celui près duquel vous vous tenez. Car vous n'êtes pas seuls, et c'est bien vite que vous vous en apercevez. D'autres silhouettes se dessine à vos côtés : Seth, Imrinn, Aslaag, Elis. Vous prenez lentement conscience de votre proximité, sans qu'elle ne vous permettre de déchiffrer l'énigme de votre lieu de repos.

La lueur qui vous permet de mutuellement vous jauger provient d'une vasque de pierre, en forme de large feuille sculptée, aux bords rongés par le temps, en partie ébréchée, et envahit d'un lierre aux reflets argentés dont le corps cours le long de la falaise à votre droite, et rampe le long de la parois rocheuse plongeant à votre gauche vers une abysse en contre-bas, aux contours impossibles à discerner. Lorsqu'un vent de passage vient vous accueillir, caressant vos peaux, cheveux, fourrures, la végétation bruisse de nouveau, comme un chant évanescent. Un impalpable dextre balaye sensiblement la plate-forme rocheuse, semi circulaire, qui vous supporte et la lueur vacille lorsque l'eau se ride d'une onde paresseuse. La lueur alors ondoie, semblant danser, avant de se calmer, et le jeu de la luminescence dans l'air alentours instille en vous cette sensation d'immensité par les ténèbres dissimulée. Quoi que soit ce lieu, il est loin du chaos provoqué par le Réanimateur. Et vous de même…

Informations HRP


Vos personnages ont disparu du Siège brutalement et sont tombés dans un profond sommeil. Ils se réveillent dans un lieu inconnu et ne savent pas comment ils sont arrivés là, ni d'ailleurs où et ce qu'est ce 'là' exactement....
Cette intrigue se fera avec accompagnement du MJ, qui postera entre chacun de vos tours et pourra intervenir également ponctuellement pendant ceci, si le besoin s'en fait sentir.

Objectifs principaux


Ils vous sont encore inconnus, leur apparition dépendra de vos décisions, c'est vous qui avez la main !

Tour de jeu


- Imrinn
- Elis
- Aslaag
- Seth



Lun 23 Jan - 23:02
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L'étrange sous la normalité : La Bête du Gévaudan
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Les oreilles de la créature frémirent une première fois, intriguées par le bruissement du feuillage qu'elles percevaient et ce, même dans le brouillard de son inconscience. En réponse, ses pattes remuèrent en spasmes nerveux avant que de bas grondements n'échappent à ses babines et ne viennent faire trembler ses vibrisses. Rêvait-il de courir dans les Highlands de son enfance ou fuyait-il le courroux du Patriarche Earl, lui-même fut incapable de le dire lorsqu'il s'éveilla d'un sursaut paniqué. Oubliés ses songes, disparus ses cauchemars, il n'y avait que l'obscurité et le silence. Paupières écarquillées, allongé en position du sphinx, l'immense loup resta parfaitement immobile alors qu'il rassemblait ses pensées, qu'il étouffait sa panique et surtout ; qu'il ravalait les instincts de la Bête. Vint ensuite le souvenir de sa brève confrontation avec le nécromant qui lui hérissa les poils du dos, lui faisant claquer des mâchoires avec agacement, mais aussi frustration. Ce pauvre fou ! Comment pouvait-on réagir de la sorte et se clamer Secrétaire Général du Cénacle !? Non seulement venait-il de fragiliser ses positions en répondant si vulgairement à ses accusations, mais il ne faisait que confirmer les craintes d'Imrinn quant au sort funeste qui attendait l'Envers s'il maintenait sa place.

Ruminant sur la situation qu'elle avait laissé en plan malgré ses intention et si son odorat l'avertit qu'elle n'était point seule, comptant trois autres personnes avec elle, la créature n'en fit pas grand cas et rapidement sa tête se tourna en direction de leur unique source de lumière. Due-t-elle paraître salvatrice au regard des autres, elle n'était, dans son cas, que la confirmation de ses angoisses : la malédiction de Pryam n'était pas le fruit de son imagination. Elle était bien là, déformant sa perception du monde et faisant sourdre en lui une peur viscérale : combien de temps tiendrait-il avant de devenir fou ? Avant de tomber dans la frénésie de la Bête ? Si le rouge de sa vision n'était pas absolue, épargnant de peu la dégénérescence de son cerveau, elle attisait en lui un besoin de violence et de chair fraîche, juvénile, au rappel malheureux de ses déviances frustrées lors du massacre de Gévaudan, quelques siècles passés. Nerveusement, Imrinn passa une langue sur le devant de sa truffe et contracta les muscles pour étirer son corps sans avoir à se lever, tremblant brièvement avant de se détendre et d'entreprendre une étude plus poussée de son environnement immédiat.

La vasque de pierre lui paraissait d'un rouge terne, presque délavé tandis que la végétation qui rongeait ses bords lui semblait d'un rubis scintillant, lustré et captivant. S'agissait-il de lierre ? C'était difficile à confirmer à cause de la couleur revêtue au regard du Loup. La lueur quant à elle était d'un rose nacré iridescent, vaporeux dans les ténèbres qui semblaient forgés à même d'une rouille qui s'estompait ensuite en un voile trop sombre pour que même le drapé sanglant qui couvrait ses iris ne puisse l'y teinter. Avec un soupir, il se détourna du réceptacle et vint à se lever pour enjamber les corps, sans égard aux susceptibilités, approchant du premier gouffre afin d'en jauger le fond. Oreilles plaquées en arrière, il écoutait les moindres sons et mouvements qui lui parviendraient du reste de la troupe, méfiant à leur égard bien qu'il préféra continuer son inspection du territoire qui leur était présentement alloué. Son museau s'abaissa jusqu'aux treillages de la végétation rampante et il en huma le parfum dans l'espoir d'y reconnaître sa nature. Lentement, il remonta jusqu'à la vasque et la surplomba de sa silhouette massive, hésitant à en boire une gorgée avant de se rappeler qu'une telle surface luminescente ne pouvait provenir que d'un artefact. Hors ces objets là étaient rarement comestibles et certains même, possédaient une susceptibilité prononcée : un coup de langue était donc vivement déconseillé.

Préférant prendre une petite pierre dans sa gueule, il tourna de nouveau la tête vers les mortels et les contempla depuis sa hauteur. Encore proche du récipient de pierre, il apparaissait clairement dans sa fourrure aussi noire que les ténèbres environnant à l'exception d'une unique tâche d'argent sur le poitrail. Ses yeux semblaient être couvert d'une cataracte rouge, déshumanisant totalement la créature dont l'encolure mesurait un bon mètre cinquante. Lorsqu'il eut terminé son inspection des infortunés qui l'accompagnaient, il s'en détourna pour gagner le bord du précipice. Il lâcha la pierre dans le vide et vint à pencher la tête sur le côté, une oreille redressée en direction du précipice et se fit attentif. Il attendit dans l'immobilité la plus totale, sourd aux autres stimuli, espérant entendre le projectile tomber quelque part, ne serait-ce que ricocher, pour lui apprendre ainsi la profondeur exact des bords de leur prison. Si ce n'était pas trop profond et que l'écho était celui d'un sol ferme, il pourrait tenter d'y plonger pour trouver une sortie. Si jamais le retour parvenait de plus loin ou si l'écho était celui de l'eau ou d'une autre substance, il pourrait toujours user de télékinésie pour faire léviter l'un des humains en contrebas... Pour l'heure, il n'osait pas créer des lumières féeriques, ne sachant pas si d'autres créatures sommeillaient dans cette grotte.

Mer 25 Jan - 14:45
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Ses petits yeux s'entr'ouvrirent timidement sur les ombres. Autour d'elle, le souffle lent de respirations endormies. Elle n'était pas seule… Et ne se sentait pas prisonnière. Deux bons points, déjà. Pourtant, ils ne suffisaient à la rassurer. Le sol qu'elle sentait sous ses mains n'était pas celui du Cénacle, ni du Fort. Quand bien même il l'aurait été, jamais les multiples gardes qu'elle avait, jamais son père lui-même ne l'aurait laissée ainsi sur le sol, au milieu d'autres endormis. Une absence qui, si elle avait été volontaire, aurait pu être une véritable libération. En cet instant, en ce lieu, elle n'était que le signe angoissant que quelque imprévu avait dû survenir, hors de contrôle de ses protecteurs. Quelque imprévu puissant. Alors la sécurité qui avait toujours entouré la fille d'Austar n'était plus. Si elle avait peur ? Une Sihvonen n'a jamais peur. Elle a juste un état d'esprit plus propice à songer à sa survie que la plupart du temps.

Elle vit la silhouette du loup, debout, le poil éclairé par la lueur de cette vasque. Un loup immense… Imrinn. À tous les coups. La légende disait qu'il avait des puces. Mais pourquoi lui, pourquoi ici ? Etait-il son nouveau baby-sitter ? Il avait d'autres personnes, encore endormies. Inconnues. Un beau gosse et une belle gosse. Bon, dans le pire des cas, ils pourraient toujours s'entre-draguer et trouver de quoi s'occuper. C'était toujours ça. Youpi. Imrinn avait l'air occupé.
Elis fit rapidement la déduction qu'ils devaient être sur un pan de falaise. Impossible de dire à quelle hauteur, impossible de dire où. De la vasque, la sorcière faisait la déduction un peu rapide qu'ils n'étaient pas là par hasard. S'ils n'avaient été capturés, ils avaient effectivement pu être mis à l'abri en ce recoin isolé, le temps qu'un danger se passe. Mais pourquoi eux ? Freyja n'était pas là… Qui pouvait vouloir d'Elis sans vouloir de Freyja ? Non, l'hypothèse d'une présence qui ne soit pas amicale n'était pas à exclure. Elis se redressa le plus silencieusement possible, reculant vers l'ombre. Si elle avait pu être oubliée, ç'aurait pu être parfait. Peut-être pourrait-elle alors songer à se forger elle-même sa sécurité. Car on n'était jamais mieux servi que par soi-même. Lorsque cela serait fait, elle pourrait alors songer à rejoindre les siens, et…

Son esprit s'élança vers celui de Loki, comme elle avait appris à le faire. Elle voulait lui parler, l'appeler de ses prières, et en