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 INTRIGUE | The show must go on (Groupe 8 temporaire)

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The show must go on



Informations générales

Groupe : 8 temporaire
Localisation : Les dômes

Introduction


« From the dawn of time we came, moving silently down through the centuries. Living many secret lives, struggling to reach the time of the gathering, when the few who remain will battle to the last. No one has ever known we were among you… until now. »


Après la voix off, celle de Freddie Mercury s’éleva dans l’air avec force aux sons des guitares électriques. Sa puissance n’avait d’égale que la clarté de son chant, résonnant dans les immenses enceintes qui encadraient ses musiciens. La légende du passé se retrouvait devant eux, sur une scène dans un décor d’Écosse verdoyante au parterre rempli d’hommes et de femmes qui criaient tandis qu’arrivait le Loup du Cénacle. Incongrue était la référence et, autour des créatures, sans pourtant que la musique cesse, les mirages disparaissaient…

Le voile s’était levé sur cet univers de pierre, ne laissant qu’un vaste terrain de jeu représentant une New York des années 80-90 aux couleurs délavées. Les taxis jaunes défilaient entre des voitures stationnées, des bus scolaires et au-dessus de leurs têtes clignotaient les enseignes lumineuses publicitaires, menant plus haut le regard vers les hauteurs vertigineuses des gratte-ciels de verre sur lesquels la course des nuages se réfléchissait. Un vendeur de Hot Dog, plus loin et de son échoppe s’élevaient les délicieux fumets de saucisse et de moutarde. En face de la rue pleine de piétons, une baraque à Donuts aux glaçages alléchants de banane, de vanille et parfois de melon.
Arriva alors le King des films d’action, dans une voiture énergique conduite par un héros Moustachu à la chemise entrouverte, laissant s’échapper la pilosité généreuse de son torse viril.

Magnum freina, Chuck Norris, qui se trouvait à côté de lui, sortit de la Ferrari 308 GT rouge électrique en effectuant un triple saut carpé et en retombant, gracieux comme un chat. Le rejoignit alors après un Drift de sa Harley Davidson, Reno Raines qui releva ses Rayban et secoua sa longue chevelure, presque au ralenti.
Une femme cria avant de s’évanouir, éblouie par tant de splendeur de ce rebelle tatoué à la veste de cuir.

Sous le regard indéfinissable des hères qui détonnaient avec cette scène de film, piégés qu’ils étaient dans une comédie loufoque issue du pire esprit qu’il était donné de sonder à n’importe quel personne se voilant du drapé du Secret ; ils avancèrent en ligne, menaçants, alors qu’une explosion retentissait en fond. Une baraque à frites venait d’exploser.

Reno Raines baissait ses lunettes de soleil tandis qu’un « Yeaaaaaaaaaaaaaaah » et un air des Who avaient mis fin à la scène splendide du chanteur, bien trop jeune, trépassé. Derrière les créaturelles bercées d’illusion, Elvis Presley ou du moins, une pâle copie comme on en voyait des milliers à Vegas ou Big Apple, leur tendait un micro.

3-2-1.

La mélodie du poireau, ou la Leva’s Polka, défilait en lettres phonétiques sur un écran inconsistant de son rythme rapide qu’était ce célèbre air finlandais. Et c’est là que l’étau, comme un cube mystérieusement apparu, se refermait autour d’eux. Elvis-copie était là, tenant toujours son micro, tandis que les gros bras se trouvaient derrière eux et attendaient les bras croisés, alors que l’eau se mettait à monter…

A chaque fausse note ou syllabe écorchée, plus rapide celle-ci arrivait.

(Merci à Lowell Grayson pour la rédaction de cette introduction)

Objectifs principaux


- Et bien... Sortir de là et survivre

Objectifs secondaires


- Imrinn et Diederich : comprendre ce qu'a dit Olivia

Tour de jeu


- Imrinn MacLéod
- Diederich Von Schwarzwald
- Anthony Evans (PNJ)
- Nikolaïs Werner (PNJ)



Dim 18 Sep - 19:02
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Pupilles dilatées, flancs gonflés d'un hoquet silencieux et nuque courbée, l'immense créature à la fourrure sombre observait l’invraisemblable du décors sans bouger, comme en état de choc. Oreilles couchées vers l'arrière et babines retroussées pour révéler d'immenses crocs ivoirins lustrés de bave. Il y avait trop de stimuli pour apaiser la tension qui faisait tressaillir les muscles puissants, comme autant de lanières lacées au fouet d'une puissance encore retenue. Sa respiration s'accéléra, trahissant l'affolement qui grandissait en son cœur. Il était perdu dans un univers qui dépassait son entendement.

Le bruit assourdissant que vomissaient les grands rectangles noirs crevait ses tympans délicat, vrillait ses tempes et l'empêchait de se concentrer, de se raisonner. Il n'avait jamais entendu pareil musique, si jamais ça en était ! Le rythme tapait sur des nerfs déjà bien entamés, limant le sang froid du sorcier. Quant aux odeurs d’incendie, de pneus chauffés, d'essence ou encore celle alléchante des hot-dogs, elles se mélangeaient à son odorat sensible dans un cocktail écœurant. Sa vision humaine ne l'épargnait pas de la débauche de couleurs vives, ni des images qui défilaient sur de petites boites criardes.

Pis encore : qui étaient ces hommes ? Comment avaient-ils pu voyager du hall et du front pour finir ici ? Pourquoi un voile géant montrait-il des symboles qui se coloraient au rythme du bondissement irrégulier d'une balle !? Quelle était la baguette noire que tendait cet homme de blanc aux paillettes d'or dont la coupe de cheveux étrange puait la cire ? Comment retourner dans le Siège à Last End ? Comment... survivre à cette eau surgie de nul part.

Son cœur s'emballa et sa conscience vacilla à la menace omniprésente. L'instinct du Gévaudan sonna alors les tambours celtiques dans son noyau, griffant et raclant l'intérieur de son crâne pour clamer sa sortie, son offrande de sang. Avec une secousse, Imrinn s'allongea au sol puis ferma les yeux de toutes ses forces alors qu'il enfouissait le museau entre ses pattes. Ainsi prostré, l'immense loup attendit avant de pousser une expiration brutale lorsque enfin il réussit à faire le tri dans toutes les informations, à démêler le vrai du faux, l'absurde du raisonné.

Ses yeux se rouvrirent brusquement, pupilles à présent étrécies révélant le lustre verdoyant propre à ceux de son clan. La Bête se redressa alors de toute sa hauteur, toisant les alentours d'une posture régalienne. Poitrail en avant, fourrure hérissée le long des vertèbres, Imrinn tourna son attention sur la seule personne capable de répondre à ses questions : le jeune mortel Von Schwarzwald. Il ignora pour l'heure son environnement, trop obnubilé par les révélations qu'il désirait afin de faire son choix. Aussi sa voix s'éleva, grave et vibrante, pleine de l'autorité innée à celle d'un homme formé pour commander des rois, pour porter la volonté des Dieux païens. Il avait été Druide faith et l'était encore de cœur comme d'esprit.

« - Quelle est cette illusion fallacieuse ? Pour quelles raisons sommes-nous contraint à la subir ? »

Chaque question retroussait davantage encore ses babines, laissant l'éclat laiteux de ses crocs trancher. La posture était défensive, gueule plaquée à son poitrail pour couvrir sa gorge, oreilles dressées malgré le son désagréable de l'obscure vitrine derrière lui. Son flan s'offrait aux ennemis qu'il s'était instinctivement désigné : les inconnus silencieux du dôme. Sans plus de considération pour les querelles, Imrinn avait classé Nikolaïs et Anthony parmi ses potentiels alliés. Diederich quant à lui, semblait davantage porté sous le jugement courroucé du Druide séculaire dont le regard pesait sur lui avec intransigeance.

« - Cette mascarade serait-elle la seule réponse du Cénacle pour honorer une guerre d'opinion ? Est-ce donc tout ce que la dernière génération peut offrir en terme de combativité ? Tsah ! Les gardiens du Secret se seraient-ils donc essoufflés au point de choir en pareil déchéance ? Est-ce à l'autel des mêmes raisons, de la même paresse de raisonnement, au manquement de votre valeur en tant qu'homme, que vous avez assassiné Hécate ? »

Les mots s'écoulaient de sa gueule et enflaient d'une colère indignée. Le sorcier élevé en une époque lointaine et aux valeurs bien plus brutales et sincères, ne parvenait tout simplement pas à concevoir l'hypocrisie et l'aberrance d'une telle mise en scène. Il avait peur, aussi, de se voir confirmer dans ses accusations.

Mar 20 Sep - 19:59
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Comme il s’en était douté, Anthony avait refusé. Bien sûr, la situation était bien trop avancée pour que l’une ou l’autre des parties recule. Mais il devait poser cette question, en son âme et conscience. Tant par devoir, pour honorer son serment de policier, que par désir sincère de voir cet homme qu’il appréciait revenir à la raison. Quant à Nikolaïs… Diederich était effrayé par ce qu’il avait ressenti en l’entendant parler. Il connaissait l’Histoire, et celle de sa famille. Il savait ce que les siens avaient faits, et à quel point ils avaient suivi le chef suprême inconditionnellement, avant de sauver le Nexus d’Allemagne, et de préserver leur famille. Quelque part, il portait en lui la culpabilité de ceux qui ont trahis, même s’il n’avait personnellement rien à se reprocher, sinon de recevoir un héritage dont il ne voulait pas. Hors, au fond de lui, son sang lui criait de rejoindre cette grande œuvre qu’était la reconstruction du Reich de mille ans. Mais il ne pouvait pas, il ne pouvait pas trahir une deuxième fois ceux qui lui faisaient confiance.

******

Diederich était perdu. Que fichait-il dans cet ersatz de New-York des décennies passées ? Evitant de justesse un taxi inconscient, l’Allemand se retrouva à côté d’Imrinn, aussi perdu que lui. Par Njörd, qu’est-ce qui avait mal tourné ? Cette merveilleuse botte n’aurait dû enfermer que leurs assaillants, or, le Loup et lui-même s’y étaient retrouvés. Avaient-ils été trop près de leurs adversaires lorsque le sort avait été lancé ? Possible, mais normalement, ils n’auraient pas dû être touché. Sur le qui-vive, l’Inspecteur chercha dans cette marée humaine et mécanique ceux qui étaient enfermé avec eux, mais un grondement sourd l’en détourna. L’homme chercha les mots pour répondre à son allié. Il n’avait pas toutes les explications en main, et espérait pouvoir lui exposer la situation de manière claire.



« Nous n’aurions pas dû être envoyés ici, Imrinn. Quelque chose a dû causer des interférences lorsque l’enchantement a été lancé, mais j’ignore quoi. Je suis navré, je sais que vous espérez que je puisse vous informer, mais cela est impossible. Nous allons devoir lutter dans cette dimension le temps que la situation finisse par se calmer au-dehors et que quelqu’un nous en fasse sortir. Notre objectif reste le même : nous devons arrêter les rebelles à tout prix ! »


Diederich ignorait comment se comporter avec Imrinn. N’appartenant pas à Scotland Yard, le Loup n’avait pas à obéir à l’Allemand. Toutefois, étant le seul officier ici, et de par ses fonctions au moment de l’assaut, l’enquêteur avait le "commandement", et Imrinn ayant choisi de lutter à leurs côtés, devait théoriquement suivre ses ordres. Mais ce dernier était dans un tel état de fébrilité que cela ne pouvait être tenu pour acquis. Au vu de ce qu’il dit ensuite, Diederich prit conscience que la moindre parole mal placée pouvait lui faire perdre le seul – ce chiffre devait être bon – allié qu’il avait dans cette dimension. Et malgré sa puissance, le mage Germanique n’était que trop conscient qu’il ne sortirait pas vainqueur d’une confrontation à trois contre un, quand les autres combattants étaient d’une telle force.
Hécate. Il ignorait ce qui avait pu se passer. Accident, meurtre, homicide involontaire, allez savoir. Il y avait tellement de raison à la mort d’une personne. N’ayant pas été chargé de cette affaire, il ne s’y était pas intéressé, ayant trop à faire.



« Gardez votre calme. J’ignore tout de la mort d’Hécate. Pour ce que j’en sais, elle aurait très bien pu être assassinée par le Réanimateur pour mettre le feu aux poudres. Anthony Evans et les siens ont choisi de se rebeller contre le pouvoir légitime ; un crime de plus ne serait pas irrationnel. Ils ne seraient pas les premiers à commettre un meurtre pour justifier leurs actions auprès de la masse populaire.
Le Cénacle est aujourd’hui menacé, comme il ne l’a jamais été par le passé. Confrontés à une potentielle défaite, nous devons user de chaque option qui nous permet de défendre notre monde. La fin justifie les moyens, et si ceux-ci manquent d’honneur, qu’importe, ils nous auront permis de vaincre et de préserver le Secret. Comment croyez-vous que les hommes réagiront lorsqu’ils auront vent de l’existence de sorciers, d’êtres magiques ? Je vous en prie, Imrinn, ne laissez pas votre esprit être obscurci par la propagande ennemi. Souvenez-vous de votre allégeance. »

Dim 25 Sep - 18:49
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Un clignement d’œil un bref instant perplexe, puis un léger sourire venant effleurer la glace de son impassible masque. Non… si ? Ah, si, de toute évidence, ils étaient bien tombés dans un délire sous acide. Celui ou celle qui avait conçu cet endroit était une personne… pour le moins intéressante. Du moins à une échelle tout à fait humaine de la chose. Une personne ayant une culture dite populaire marquée d'un certain cachet, sans doute. À une échelle humaine, une fois encore. Mais qu'importe l'échelle, c'était suffisamment remarquable pour mériter de se voir ouvertement reconnu. Oui, c'était bien joué. Le champ de bataille n'était soudainement plus le même. Combien d'entre eux étaient ainsi isolés ? Il ne le savait pas exactement mais pariait qu'eux n'étaient nullement les seuls. Et au devant de ce chaos et de cette soudaine… absurdité colorée, il voulait bien croire que l'instant n'était plus à un banal rapport de force. Mais à quoi était-il alors ? A un jeu ? Lui aimait la musique. Il aimait également les chansons, et plus particulièrement cette ambiance-là. Pour le moment en tout cas. Mais ce qu'il aimerait encore plus ? Son regard se coula vers Nikolaïs, et son sourire s'affirma encore davantage. Oui, exactement ça. Le chaos ambiant était palpable, mais la cerise sur le gâteau serait incontestablement de voir son fier lancier pousser la chansonnette en sa compagnie. Quoi de plus décalé qu'Adolf Hitler donnant de la voix sur les chansons des années cultes, comme la populace les appelaient ?

Lentement, il s'approcha de lui, bien décidé à le faire participer activement. Il avait saisit le micro qu'on lui tendait et se dandinait déjà sur le rythme de la musique, les pieds humides. Pourtant, le bruit d'une conversation passa, brouillée, au travers de la cacophonie alentours. Les détails s'étaient majoritairement perdus, mais les épars morceaux et quelques talents cachés suffirent à lui donner une fort bonne idée de ce qui était entrain de se jouer. Et comme il n'avait aucune intention de laisser la tambouille reposer, il pivota du buste et jeta un regard pétillant aux deux silhouettes qui se tenaient en retrait.

« Oh certes ! déclara-t-il comme si ce fut à lui qu'on s'adressait, à la cantonade, le sarcasme de sa légèreté palpable pour qui saisissait la gravité du questionnement « Oh certes » répéta-t-il avant d'enchaîner sans laisser aux autres le temps de s'exprimer, quelque chose semblant ralentir dans l'espace de cette temporalité, semblant hésiter à avancer, un air dans la fabrique alentours. « Peut-être aurais-je pu fomenter son assassinat pour en faire une martyre… mais quel intérêt aurais-je à déchirer le cœur de mon allié, ce bon monsieur Werner, qui à cette charmante divinité s'était magiquement lié, faisant d'elle sa patronne et sa mère, pourquoi aurais-je eut besoin de jeter de l'huile sur le feu alors que j'ai largement dans quoi piocher avec tous les crimes et toutes les ingérences commises par le Cénacle et les hautes administrations ? Avec tout ce que mon père, Pryam Earl a fait durant sa longue vie, tout ce qu'il a accepté de la part de ses partisans… j'ai tout le choix possible que je désirerais pour éclairer les accusations dont mes partisans se doivent de connaître l'existence. Et si j'ai besoin d'un martyr, et bien, j'ai déjà des candidats ! »

D'un clignement de l’œil, il se détournait alors, attrapant l'Allemand par le bras et lui présentant le micro.

« Allez-y vous allez voir ! C'est amusant, il suffit de me suivre si vous ne connaissez pas les paroles ! Ce n'est pas plus dur que vos discours aux militaires, tout est dans le mood »


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Dim 2 Oct - 22:03
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La scène était abracadabrante, délirante, et absurde. Nikolaïs ne s’était pas attendu à pareille confusion lorsqu’il avait ouvert le champ de bataille pour que les deux clans s’affrontent enfin. L’affrontement devait se dérouler sans eux et lorsqu’il nota la présence d’Anthony à ses côtés, il pesta mentalement que les siens devraient être à présent sans dirigeant, sans direction à donner dans la débâcle. D’un point de vue strictement militaire, c’était véritablement regrettable. La bonne nouvelle était que Diederich avait été emporté avec eux, défaisant le Cénacle d’un meneur de combat. Mais il restait Austar, normalement. Alors, ça n’était pas bon du tout. Il fallait sortir de là au plus vite pour fédérer leurs troupes. Son regard sérieux observa les détails, ôtant le délire psychédélique qui les ornait pour en percevoir le dynamisme, le mécanisme, la raison d’être et le moyen de le conduire au terme. Son attention se porta sur Anthony qui lui coulait un regard remplis de pensées enfantines et un sourire emprunt d’un amusement auquel son deuil ne voulait pas céder. Comment quoi ? Pousser la chansonnette ? « Rêve. » claqua-t-il dans un premier temps, peu enclin à s’orienter dans cette direction sans avoir étudier les autres solutions. Il serra les mâchoires l’une contre l’autre et pesta à nouveau dans le silence. Il n’avait pas d’autre solution et il n’avait pas le temps de s’éterniser pour trouver une issue moins ridicule. L’ancien dictateur roula des yeux à la vue d’Anthony en train de se trémousser au rythme de la musique.

Oh il connaissait. Le 21e siècle avait son lot de culture qu’il avait apprise en y grandissant, à l’égal du 20e. Il se serait amusé de cela, il aurait chanté, il aurait peut-être même dansé s’il n’avait pas été en deuil et les deux autres remuaient le couteau dans la plaie. Il n’avait prêté aucun intérêt à l’échange des deux affidés du Cénacle, trop occupé qu’il était à chercher comment sortir. Ce ne fut que la réponse du Réanimateur qui lui fit inférer le contenu de leur propos. Il gronda sourdement : « La trépas d’Hécate m’a ôté les pouvoirs sorciers que son existence me conférait. Si proche de la bataille… Me prenez vous pour un idiot prompt à laisser mes alliances me retirer les armes ? Et pourquoi ne pas avoir brisé Longinus dans la foulée ? Quelle brillante idée, Herr. Pourquoi n’y ai-je point pensé hier soir pour me mettre plus encore dos au mur ? » Ses yeux d’un vert mourant se couvrirent d’un froncement de sourcils dur alors qu’il fixait l’allemand : « Vous êtes aussi aveuglés que vous aïeux par les draperies blanches des anglais. Savez-vous comment ses Lords peuvent vous mettre hors jeu, Diederich, le jour où vous deviendrez trop encombrant, dérangeant à leurs yeux ? » Le bâton de la Lance frappa le sol sous la colère. Le dôme trembla, la surface de l’eau s’effrita, mais la cage perdurait. « Déicide. Ce ne sont pas des païens, ils ne sont pas comme nous. Ils ne voient l’allégeance divine que comme une arme dont on peut démunir l’élu pour l’écarter du pouvoir qu’il s’échinent tant à préserver pour eux. Combien de temps ferez-vous confiance à ce bienfaiteur ? Quand vous ne serez plus qu’un simple humain devant la dépouille de Njörd, il sera trop tard. »

Il le fixa un bref instant, glissant son regard ferme et pourtant détruit par le deuil sur le loup, avant d’être emporté à d’autres occupations par Anthony. Sa main vint se refermer sur celle du fils de Pryam, la serrant avec force, persuadé qu’il ne pourrait jamais la briser même s’il allait au bout de ses capacités humaines. Son autre main tenait Longinus, bandait sa volonté, l’arc de sa magie, contorsionnant lentement et méticuleusement les flux environnants comme un combattant qui s’apprêtait à frapper très lourdement une fois hors de ce dôme. Son regard se posa rudement sur le prompteur et il suivit l’air autant que les paroles. Il n’en avait pas envie, ça ne l’amusait pas, mais Nikolaïs s’efforçait à la justesse des notes et des mots.

Ainsi Hitler clama l’ode au poireau.

Sam 8 Oct - 19:08
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Intervention MJ



Au terme de la chanson du poireau, le niveau de l'eau arrête de monter, stagne avant d'entamer une légère descente. Le mécanisme d'ouverture du dôme semble s'enclencher. Les figures de films paraissent se faner, leur peau pourrir à vue de nez et le processus a l'air douloureux. Les verres teintés de Reno Raines explosent comme soumis à un son strident le laissant avec ses montures dénudées et un air d'intello improvisé. Les pneus des véhicules se dégonflent dans un pchiiiitttt sorti tout droit de Cartoon. Une masse de trois tonnes tombe du ciel et écrase la si belle Harley.

Un air d'Indochine s'élève, l'aventurier joue ses notes effrénées et le prompteur passe de la langue scandinave au français.

Dans la main de Diederich apparait le talkie-walkie en vogue des années 90 et une voix, celle d'une femme s'exprime au milieu de grésillements intempestifs. C'est Olivia, la petite-fille de Lowell Grayson : "Evans ici et au Cénacle... interf... magie de p.... inconnue. Diederich ! Vous m'entend.... protéger vos hommes.... dôme... changeformes de v... équipe. Krrrrrrrrrrrr"



Sam 8 Oct - 19:37
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La musique n'aidait pas à l'apaiser et l'approche des deux protagonistes, supposés adversaires, ne fit qu'augmenter la tension dans le corps massif du loup maudit qui, cependant, fut encore suffisamment calme pour les écouter sans charger à vue. Cependant, pour chaque phrase que les trois mortels s'envoyaient, Imrinn perdait patience. Les arguments des uns s’échelonnaient à ceux des autres, venant alimenter l'incompréhension grandissante de la créature. Des révélations qui furent comme une bassine d'eau froide sur le brasier des prémices à sa démence.

Alors que les voix s'essoufflaient enfin, ses yeux étrangement humains plongèrent dans ceux du porteur de Longinus. Lentement, ses babines s'abaissèrent et le sourd grondement vint à tarir dans sa gorge. Rendu songeur, presque mélancolique, l'immense loup observa les moindres fais et gestes de l'homme avec gravité ainsi qu'une once de compassion paternelle. Ce regard voilé par les regrets de l'être perdu, combien de fois l'avait-il déjà vu ? Ne serait-ce que dans son propre reflet... Laissant les rebelles s'éloigner pour mettre fin à l'absurdité de cette prétendue prison, Imrinn vint s'asseoir aux côtés de Diederich.

D'abord silencieux, la Bête du Gévaudan fixa les deux hommes chanter avant qu'elle ne baisse la truffe sur l'eau refluant petit à petit. Le grésillement soudain entre les paumes du sorcier affilié au Cénacle, couplé à l'effondrement progressif et totalement absurde du Dôme autour d'eux, vint à lui arracher un profond soupir de lassitude. Sa voix s'éleva dès lors, frottement de roche sur velours de colère froide et il abaissa la gueule vers l'héritier allemand.

« - Contemple moi, enfant du vingt et unième siècle. Toi qui protège le Cénacle et son manque d'honneur... Observe et réalise quel est le prix à payer à l'autel de l'orgueil ! Je suis né en l'an mille six cent quatre, au cœur des Highlands Écossaises. Héritier du clan MacLéod, je fus envoyé en Irlande pour devenir druide et servir les dieux païens celtes. Je possédais tout ce dont les humains puissent rêver : pouvoir, savoir, héritage magique, longévité... Puis vint Cromwell. Vint le génocide irlandais et moi... Ô moi, assuré par le pouvoir légitime que l'on m'avait accordé en tant que druide faith, je me croyais posséder tous les droits. « La fin justifie les moyens », me disais-je alors que j'écorchais vif un lycanthrope maudit. « Qu'importe le prix et les sacrifices, tout me sera pardonné quand nous sortirons vainqueur de cette invasion ennemie », me convainquais-je alors que je manipulais des magies impies et condamnait mon âme. »

Il se tut un instant, le regard perdu dans le vague, quelques couplets de la musique française filant au delà de son silence mélancolique.

« - Ce n'est qu'à la toute fin, lorsque je me suis réveillé dans le sang de ceux que j'avais juré de veiller, que je réalisais qu'aucun pouvoir ne serait jamais suffisamment légitime pour que l'on autorise la mort d'êtres qui dépendent de nous... Qui nous faisaient confiance. Bien que les hommes soient autant de notre responsabilité que les Dieux, il relève de l'ingérence que de les dédaigner ainsi. Nous leur devons bien trop pour les renier sans se mentir en notre âme et conscience. »

Il se releva pour s'ébrouer. Dominant le sorcier, il fit peser sur lui son regard séculaire.

« - Diederich Von Schwarzwald, l'humanité n'a de cesse d'évoluer et de s'adapter. En quatre siècle, j'ai pu constater avec effarement combien elle est ignée de survivalisme. N'aie crainte. Elle se remettra du choc si jamais le voile du secret venait à se déchirer. »

Ses babines se retroussèrent en l’ersatz d'un sourire alors qu'il se détournait lentement pour rejoindre Anthony. Sa voix s'éleva au delà de la musique, grondante et fataliste dans le ton employé :

« - Ce dont vous devriez vous inquiéter actuellement, c'est de trouver la réponse à ceci : Qui voulez-vous être lorsque cela arrivera ? L'homme aux mains tâchées du sang des innocents, de ceux désirant un autre avenir que celui arbitrairement dicté par un conseil hypocrite, ou seras-tu celui qui guidera les égarés pour qu'ils puissent s'épanouir dans un nouveau monde ? »

Il lui jeta un dernier coup d'oeil par dessus son épaule avant qu'il ne s’assoie aux côtés du mortel.

« - Quant à moi, je vais tenir la promesse que j'ai faite à Lord Pryam Earl : je vais veiller sur sa progéniture. Car voyez-vous, Von Schwarzwald, je suis un homme d'honneur. »

Mar 18 Oct - 18:44
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Le plan de défense virait au désastre. C’était un fait qui, aussi déplaisant soit-il, devait être pris en compte. En outre, Diederich se sentait déchiré. A chacune de ses rencontres avec le Réanimateur, il avait perçu une certaine vérité dans ses mots, dans ses paroles. Mais l’Allemand ne pouvait se parjurer, jeter l’opprobre sur sa famille, comme cela avait été fait par le passé. Son regard allait d’Anthony à la réincarnation du Führer, cherchant ce qui pourrait les faire fléchir tout en sachant pertinemment que rien ne pourrait y parvenir.


« Notre allégeance aux Anglais n’a rien à voir là-dedans, Herr. Mais les humains et les êtres magiques sont comme le feu et l’hydrogène : ils ne pourront jamais se mélanger sans causer des morts de part et d’autres. Vous et Evans êtes aveuglés par vos idéaux : ce monde nouveau que vous appelez de tous vos vœux  causera notre ruine à tous. »


Mais rien n’y faisait. Tandis que les deux rebelles chantaient sur une musique qui emplissait l’air, perturbant ainsi la trame du dôme, descellant lentement ses fondations et brisant les liens magiques qui le constituaient, Diederich se tourna vers Imrinn, tenant à la main un talkie-walkie qui venait d’apparaître. Il crut reconnaître la voix d’Olivia, mais son message était incompréhensible. Seul son ton alarmé indiqué que les choses tournaient mal. « Evans ici et au Cénacle », qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? Combattait-il un double ? Sa réponse se perdit toutefois, car seul un intense grésillement accueillit ses paroles. Fichues interférences.

Une vague de découragement s’abattant sur lui, le sorcier écouta le druide. Ses paroles trouvèrent un écho en l’Allemand, dont l’esprit était envahi de millier de questions, que seule sa volonté repoussait inlassablement. Mais celle-ci ne pourrait tenir éternellement, à l’instar d’une forteresse imprenable bâtie sur du sable.
« Ne faîtes pas ça » dit-il non comme un ordre, mais plutôt comme une demande. Ainsi, lui aussi était convaincu que les Hommes les accueilleraient sans broncher. Sottises, car si toutes les créatures ne se faisaient pas tuer, les survivantes entreraient dans un processus d’asservissement, ainsi que les humains l’avaient fait avec toutes leurs découvertes.


« Ma famille s’est déjà rendue coupable de trahison une fois, répondit-il au Loup du Gévaudan tandis que celui-ci quittait ses côtés, sa dernière question s’ancrant en lui. Point de vue. Tout était une question de point de vue. Aucune cause ne pouvait objectivement être qualifiée de bonne ou mauvaise. Si honorer notre serment actuel signifie répandre le sang de ceux cherchant à nuire au Secret, alors soit, j’abattrai l’épée, car nulle âme ne peut se targuer d’être pure et dénuée de tout péché. La voie que vous empruntez est honorable, Imrinn, mais je ne vous suivrai pas. Nous avons une conception différente de l’honneur, mais aucune ne peut cohabiter avec l’autre.
Dussé-je périr en essayant, je vous empêcherai de briser le Secret. Ce monde doit rester tel qu’il est. »



Il ne pouvait empêcher le dôme de se briser. Aussi ne disposait-il que de peu de temps pour neutraliser ses trois adversaires. Imrinn était un redoutable combattant, et les deux autres mages, dont l’un équipé de Longinus, n’étaient pas en reste. Il pourrait bien périr ce jour, mais après tout, toute guerre prélevait son dû de morts. Priant silencieusement Njörd de lui donner de la force, Diederich ouvrit son esprit et ressentit l’eau qui circulait dans cette rue. Trois violents geysers surgirent de bouches à incendie, faisant voler dans les airs le petit objet de métal. Bougeant les mains et les doigts tel un pianiste, l’Allemand dirigea les violent colonnes d’eau, augmentant la pression à l’intérieur de chacune d’elles, vers ses adversaires.

Jeu 27 Oct - 16:58
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Franchement, plus il le regardait et plus il trouvait ça drôle, de le voir pousser la chansonnette, surtout quand à côté, la discussion s'avérait aussi sérieuse. Parce que l'on ne pouvait pas vraiment affirmer qu'ils parlaient bobines et fanfreluches et tôt ou tard, tout cela était amené à dégénérer… Est-ce que ça l'inquiétait ? Pas le moins du monde. Le chaos était là, grandissait, battait le pavé régalien des hautes administrations, éclaboussant l'hétéroclite foule  de son influence. Son sourire se fit sensiblement crochu, un bref instant, puis il s'adoucit et reprit l'air entraînant jusqu'à son point de chute. Le niveau de l'eau avait cessé de grimper, ce qui était très bien. Ils avaient donc eut raison de se plier à ce petit jeu, qui au final était assez agréable, et simple, tant que votre Fürher de comparse acceptait de se prêter docilement à l'humiliation qu'on lui infligeait. Du coin de l'oreille, il avait continué de suivre l'échange entre leurs deux adversaires et s'avéra ouvertement surpris que l'homme fait loup change de camp… Imrinn, de son doux nom, voilà qui s'avérait inattendu mais pas inintéressant. Les notions évoquées étaient biaisées de tous côtés, mais c'était justement ce qui faisait le cachet de la situation, et il aimait voir des créatures telles que celle-ci, clamant haut et fort leurs opinions bien arrêtées. Et face au loup ? Le preux défenseur du Secret, l'homme au sang de traître qui clamait pourtant racheter la faute passée. Ses épaules tressautèrent quelques instants, et son regard se coula de nouveau vers Nikolaïs. Comment prenait-il la chose, lui ? Pas très bien, à parier, et qui l'aurait blâmé ? Lui peut-être, il y avait pourtant de quoi s'esclaffer face à tout cela.

Diederich attaquait… voilà qui n'allait pas leur faciliter la tâche pour chanter. Hors cesser de chanter c'était laisser l'eau monter, et en fin de compte, noyer ceux qui pouvaient l'être. Pourtant, il ne chantait pas, et il ne recula pas davantage quand l'eau monta et jaillit vers lui. Élevant simplement une main, il laissa l'eau à haute pression s'écraser sur la paume tendue, s'écartant, la colonne se fendant autours de lui avec force. Humide des pieds à la tête, il pouffa de rire, puis en éclata franchement en manquant se plier en deux. Il se mordit finalement la lèvre et soupira alors qu'une force invisible et herculéenne saisissait chaque être présent. « Bien, cessons de jouer... » Le ton de sa voix, incisif et lisse, ne lui ressemblait pas. Ne ressemblait pas à Anthony Evans. Peu importait, il était trop intéressé en l'état pour maintenir bien longtemps la façade agencée. Avec un clin d’œil à Nikolaïs, il disparut subitement des lieux, et l'étreinte s'en fut avec lui….

Pour Imrinn : Les sens du loup comme du druide s'affolent un bref instant. Quelque chose n'est pas sain avec le Réanimateur. Quelque chose ne va pas du tout, et Imrinn le perçoit jusque dans ses tripes. Cela le révulse un bref instant, comme un haut le cœur face à quelque chose que l'esprit peine à assimiler tant l'horreur est grande. Cela disparaît pourtant en même temps que l'homme, ne restant que la sensation de malaise…

Pour Diederich :
Un bref instant, l'eau échappe à son contrôle, comme dotée d'une vie propre, une vie qui n'en fait qu'à sa tête. Dès que le Réanimateur disparaît, il peut en reprendre le contrôle… mais l'effet étrange n'a pas échappé à ses sens habitués à maîtriser sa magie parfaitement.



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Ven 28 Oct - 22:24
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L'étrange sous la normalité : Réincarné par l'Archange Rémiel, je suis Adolf Hitler. Je suis le possesseur de Longinus.
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Le français fit place à la langue scandinave dans une chanson aussi humiliante que la première. Et puis quoi encore ? Des chansons paillardes ? Du Justin Bieber ? Qu’avait-on fait des mélodies de Wagner… Pourquoi n’avait-on poursuivi en cette voie étoilée ? Pour… Ça ? C’était grotesque et ça insultait ses tympans, les paroles n’avaient aucun sens et donnaient l’impression d’avoir été écrites sur du papier toilette avec l’encre de… Ok. Nikolaïs inspirait. Expirait. Calme et sérénité. En d’autres circonstances, il aurait ri de cette situation abracadabrante. Il aurait aussi accueilli les propos de Diederich avec moins d’aigreur. Mais on lui avait ôté sa mère puis on le faisait ensuite chanter au karaoké et entendre l’un des descendants d’une famille de traître défendre les assassins de la déesse. « Qu’avez-vous fait de vos croyances Diederich… ? Depuis quand votre cœur païen a-t-il cessé de battre ? … Depuis quand est-il devenu aussi sec pour vous plier avec HONNEUR à ses assassins ? » Il avait crié, son d'un temps ancien de la gloire aryenne. Il serrait les dents, paume de main tendue vers les jets qui venaient vers Imrinn et lui. Un bouclier invisible se formait, résistant férocement à l’attaque aqueuse. Il ne s’était pas fait d’inquiétude pour Anthony : son corps avait une résistance hors du commun des mortels et saurait s’en accommoder.

Le Führer observa le bracelet de cuir qu’il portait au poignet. Efficace. Très efficace. Contrer la magie lancée par un héritier du Concordat… « On se sentirait presque pousser des ailes, Noire Dame... » murmura-t-il pour lui même, emprunt d’une certaine admiration. Son attention se porta sur Anthony, le ton tranchant qui ne le surprit pas tant : il était habitué. Mais pour les deux autres, cela devait être différent. Lorsque son allié disparut, Beyoncé entonna un nouveau rythme et lorsque l’allemand fixa le prompteur pour en découvrir les premières paroles… Il lâcha le micro. Au Diable ces fantaisies. Depuis quand devait-il chanter qu’il était une femme célibataire ? Anthony avait une idée derrière la tête, il ne serait pas parti ainsi. Il n’avait donc plus aucune raison de prêter du crédit à cette bouffonnerie. L’eau montait sensiblement, parole après parole. Il en avait rapidement jusqu’aux genoux lorsqu’il se tourna vers Diederich et marcha vers lui. Qu’il ose. Qu’il ose seulement l’attaquer une seconde fois et il l’expédierait en Hellheim promptement. Son bouclier l’épargnait des attaques de l’allemand, les unes comme les autres. « Cessez. » ordonna-t-il lorsqu’il ne fut à moins d’un mètre de son confère germanique. Sa voix était sèche, habituée à donner des ordres.

Il reprit plus calme : « Quel combat croyez-vous mener Diederich ? Le sort du Secret n’est pas entre mes mains, ni celles d’Anthony, ni les vôtres. En vérité… Le sort du Secret est actuellement en train de se jouer… En dehors du Cénacle. Vous n’arrêterez rien en me combattant, je ne suis qu’une distraction. Ce front entier est une distraction. Une illusion, de la poudre aux yeux pour diluer vos forces, les concentrer ici-même mais... » Un sourire marquait ses lèvres, presque paternaliste devant les agitations de son enfant rebelle. « Mais rien. Nous nous battons pour rien. Que nous souhaitions empêcher la révélation du Secret ou le favoriser… Tout cela est à présent hors de notre portée. Cessez de vous égosiller, Diederich, vous vous épuisez pour rien. Vous ne croyez tout de même pas sérieusement que nous laisserions au Cénacle l’opportunité de déjouer les plans d’Evans ? » D’Evans. La levée du Secret n’était pas dans son plan à lui, mais bel et bien dans celui du Réanimateur. Pour Nikolaïs, qu’il soit révélé ou non, n’avait aucune importance. Son regard se porta sur Imrinn avant de poursuivre : « L’homme qui était avec moi n’était pas le Réanimateur. Anthony Evans… Anthony Earl est dans la chambre du Cénacle et à l’heure qu’il est, son père a été discrédité publiquement. L’Envers ne pourra plus ignorer le tricheur qu’il est. Nous allons entrer dans quelque chose de nouveau. Le monde tel qu’il est n’est plus. Vous vous battez en vain. »

Il avait redressé son regard vers le sorcier, inspirait et poussait un lourd soupir : « Je sais que vous pensez agir au mieux. Mais comme vos ancêtres, en partant d’une bonne intention, vous vous leurrez et vous ne renforcez que le bien-être de leurs vices. Votre famille n’est pas obligée d’être éclaboussée par leurs miasmes si j’en décide autrement. » Tout comme il pouvait décider de les condamner pour l’opprobre à laquelle ils avaient participé.

Et l'eau qui montait sensiblement.

Dim 30 Oct - 19:12
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L'étrange sous la normalité : La Bête du Gévaudan
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Un instant, ses oreilles se couchèrent vers l'arrière, mais il ne bougea pas son assise aux côtés d'Evans et du porteur de Longinus. Il regrettait de devoir mettre ce jeune homme en porte-à-faux de ses propres idéaux, mais n'était-ce pas là le but de toute cette révolte ? Chacun prenait le parti de sa vision quant au secret, révélant enfin le fond de leurs pensées. Il n'échappait hélas pas à la règle bien que ses raisons soient bien différentes en cette heure de conflit. Personne ne lui avait réellement posé la question, l'unique qui aurait pu leur faire comprendre combien toute cette agitation était futile. De sa longue vie et de ses expériences, la Bête du Gévaudan ne portait plus qu'un regard las à toutes ces querelles.

Ainsi, alors qu'il allait ouvrir les babines pour répliquer une dernière fois à la raison de ce jeune sorcier, un sentiment étrange vint à lui secouer l'échine. Une attaque !? Comment osait-il s'entêter de la sorte ! Il banda les muscles, prêt à esquiver la colonne d'eau qui fonçait vers lui, quand un frisson de révulsion vint à ramper sous sa peau. Ses yeux se tournèrent immédiatement vers la silhouette d'Anthony Evans et ce qu'il vit, ce qu'il éprouva à la vue de ce sourire acéré, de ce regard empli de malice... lui retourna l'estomac. Instinctivement, il éleva sa barrière et sursauta de défit outragé. Poils hérissé et babines retroussées, il gronda avant de rester immobile et hagard lorsque la créature disparue.

Son esprit refusait de comprendre pourtant l'évidence et il lui fallu toute sa volonté pour venir apaiser la Bête qui grondait en lui. Noyau instable entre l'homme et l'animal, il gronda d'une voix sourde tout en faisant le dos rond quelques instants de plus. Dans son silence, il ne rata rien de l'échange entre les deux allemands et quand l'inconnu, le prétendu rebelle vint à s'adresser à lui pour le compter dans toute cette histoire, il sentit sa patience arriver à terme. L'immense loup se dressa de toute la hauteur de ses pattes et retroussa franchement les babines, laissant voir le rouge de ses gencives. Il approcha des deux humains, ignorant l'eau qui montait jusqu'à ses jarrets.

« - Il semblerait qu'il y ait méprise... Alors laissez-moi éclairer vos lanternes, gentlemen. Je ne suis pas contre le Secret, dit-il en regardant Diederich. Je ne suis pas non plus avec, précisa-t-il cette fois pour Nikolaïs. J'estime que vos arguments sont valables, dans un cas comme dans l'autre. »

Ses yeux si humains dans la gangue de fourrure sombre semblaient osciller vers des teintes plus bestiales. Le blanc des orbes devenaient gris alors que le vert irréel propre aux MacLéod commençait à se tordre de pourpre et d'un ocre maudit. Sa voix prenait des inflexions plus rauques, plus colériques alors que le sentiment grandissait en lui comme une marée.

« - Et puisque nous semblons avoir le temps de bavasser... Cela fait 400 ans que je foule ce monde. J'ai autant été humain, que bête sanguinaire. J'ai été divinité mineure auprès des Inuits, autant qu'une proie pourchassée par l'Église. Et je sais de mon vécu que l'Humanité est une notion aussi vaste que l'est ce monde. Personne ici ne saura exactement comment elle réagira à la révélation de nos existences. De mon temps, l'homme et le merveilleux cohabitaient encore et si l'équilibre était certes délicat, il était possible. Tout dépendra de la culture qui aura baigné l'esprit des ères qui peuplent les centaines de pays qui forment ce monde. Certains auront peurs, d'autres acclameront. Nous serons pourchassés là-bas, mais protégés ici. Il y aura des guerres, mais il y aura aussi des célébrations. »

Il tourna son immense gueule vers Diederich et l'entrouvrit pour bien laisser voir sa dentition carnassières et fit vibrer sa magie de sorcier. Il était lycanthrope, il était Macléod. Oreilles plaquées en arrière et grondement animal sourdant à son poitrail, il termina avec toute son autorité innée à son sang :

« - Je ne suis ici que pour honorer ma parole envers Lord Earl... à savoir protéger sa descendance. Une tâche que vous me compliquez grandement, jeune sorcier... Donc voudriez-vous bien nous faire sortir d'ici avant que je ne perde totalement ma patience et finisse par faire entrer un brin de raison en vous par la force !? »

Mar 8 Nov - 16:03
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L'étrange sous la normalité : La Force est source de toute vie. Mais elle ne permet pas d'oublier.
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Il n’avait pas attaqué avec toute sa puissance. Bien fol était celui qui abattait toutes ses cartes au premier tour. Mais pourtant, ce qui se passa au moment où les colonnes d’eau s’abattaient sur le groupe en face de lui provoqua en lui une brusque montée de peur. L’eau, cet élément qu’il avait appris à maîtriser dès son plus jeune âge, qui était pour lui comme un frère bienveillant, toujours présent pour lui, répondant à la moindre de ses sollicitations, soudain ne lui obéissait plus. Diederich se retrouvait dans l’incapacité d’annuler son sort précédent ou d’en lancer de nouveau. Et, pendant ce temps, Anthony contra son attaque comme s’il ne s’était agi que d’une futile distraction. Pourtant, n’importe quel sorcier n’aurait pu le faire si aisément. Sa subite perte de contrôle devait être liée à cela. Toutefois, lorsque l’homme disparut, alors qu’une telle chose aurait dû être impossible dans cette dimension, cet étrange sentiment disparut, et l’élément aqueux répondait de nouveau à ses sollicitations.

« Qu’avez-vous fait de vos croyances ? » Ces simples mots pénétrèrent son cœur avec plus de force qu’aucune arme n’aurait pu le faire. A l’instar d’un obus explosant dans la réserve de poudre d’une place forte, son esprit fut ébranlé avec tant de force qu’un instant, l’Allemand laisse ses émotions lui échapper, envoyant vague sur vague dans l’espoir de faire taire celui qui avait prononcé ces paroles. Tout était inutile, Nikolaïs avançait vers lui sans plus d’inquiétude que s’il marchait sous la pluie.

Le silence revint autour d’eux, tandis que chacun, les deux hommes et le loup, se regardaient, se surveillant, tandis qu’aucun n’esquissait plus de geste agressif. Puis il parla, et lentement, toute intention belliqueuse refluait en lui, ne laissant place qu’à un lourd sentiment de lassitude. Les mains le long du corps, Diederich fermait les yeux, presque comme s’il priait ses dieux, tandis que les paroles de Herr Warner glissait en lui. Coupé du monde, il lui était impossible de savoir ce qu’il se passait à l’extérieur du dôme, mais une chose était sûre à son sens, quelle que fut la puissance de la chose qui avait pris l’apparence d’Evans, elle n’aurait pu s’échapper d’ici avec autant de facilité si les trames magiques du MET n’avaient pas été affaiblies.



« Il y a huit décennies, je vous aurais suivi jusqu’au bout du monde. Bien différent aurait alors été le monde. Malgré tous les conflits qui ont déchiré notre histoire, nous n’avons jamais fait couler le sang des nôtres sans raison. Les Maisons d’Allemagne, le Concordat, … Ce qui arrive aujourd’hui est-il la preuve que nous aurions échoués quelque part ? Diederich s’interrompit un instant avant de reprendre. J’ignore d’où vous tenez la certitude que Herr Evans a réussi à renverser Lord Pryam Eral, mais vous avez raison sur un point, nous n’avons plus de raisons de nous battre, en ce lieu du moins. Plantant ses yeux gris dans les siens, l’Inspecteur poursuivit. Ma famille s’est peut-être trompée, peut-être pas… Nous ne saurons cela qu’en sortant d’ici. Comme alors, peut-être ne nous sommes-nous pas rendus compte que le monde évoluait. »


Imrinn se rapprocha, et Diederich put sentir comme de l’impatience dans son ton ? Trois guerriers mouillés, sans autre différence entre eux que leur apparence physique. Au fond de lui, l’Allemand savait qu’il avait subi une défaite, ici, dans ce combat tant magique qu’idéologique.


« Je vous crois, Herr Macléod. Dans cette lutte que nous menons, nous sommes comme des frères se déchirant pour un héritage. Bien que vous parlâtes de temps mythiques, et que j’aie toujours du mal à vous croire, vous comme Evans, dans le fait que certains humains ne nous repousseront pas, peut-être ai-je toujours été aveuglé par un bandeau d’obscurité. Si les Dieux se montrent suffisamment bienveillants pour nous permettre de survivre, j’aurais grand plaisir à discuter avec vous, un jour. »


Faisant signe aux deux hommes de s’approcher de lui, Diederich densifia l’air autour d’eux, le rendant aussi parfaitement imperméable à l’eau que des écoutilles de sous-marin. Il ne connaissait pas les séquences d’ouverture du dôme, mais l’eau était la clef leur permettant d’ouvrir la porte de derrière. Lentement, celle-ci montait, jusqu’à envelopper totalement la sphère d’oxygène dans laquelle les trois êtres se trouvaient. Lorsqu’elle atteignit une hauteur adéquate, l’enquêteur colla ses mains à la paroi, rassemblant tant bien que mal toutes ses forces magiques, se connectant avec difficulté au Nexus. Il pouvait sentir son sang pulser avec plus de force que d’habitude, tandis que la puissance qui l’envahissait se concentrait, faisant vibrer ce monde alternatif avec de plus en plus d’intensité. Puis il libéra le tout, déchargeant d’un coup toute son énergie dans le milieu aquatique autour d’eux. Dans un fracas de fin du monde, tout devint blanc.


[HRP : Toutes mes excuses pour le gros retard ^^"]

Mar 22 Nov - 21:54
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Intervention MJ



Seul contre tous, l'héritier des VonSchwarzwald semble être le seul à ne pas avoir perdu son objectif de vue : sortir de ce lieu. Les dômes auraient du être une prison pour leur ennemis, pas la cage des alliés de Pryam Earl. Il s'agit d'une perte de temps et ses actions se tournent vers l'issue.

L'eau répond à sa volonté, se contorsionne à ses souhaits. Elle aurait pu remonter des torrents à la force de la fermeté résolue du sorcier. Elle s'échine à le satisfaire, s'infiltrant sourdement contre les parois du dôme, répartissant sa puissance sur chaque centimètre carré de sa surface. Magie contre magie, les pressions qui s'opposent sont titanesques. La friction fait trembler le lieu tel des muscles que l'on sollicite à outrance et qui s'échauffe dans un effort prolongé.

Et puis cela éclate. La force libérée par l'Allemand sait avoir raison des protections qu'il a lui même mises en place. Tout se brise en mille et un morceaux. L'eau emporte dans son raz de marrée les combattants et les cadavres, alliés ou ennemis. Dans les flots sanglants, le hall immense pue la mort et la colère. Une colère pleine de haine. Une haine pleine de souffrance. On tue et on massacre, on annihile et on ne crée rien de bon.

Les portes de la Chambre du Cénacle sont ouvertes. Pourquoi ? Comment ? Qui sait... Bon ou mauvais augure, il va falloir traverser le charnier pour comprendre ce qui se passe.

Dans l'esprit de Diederich, une voix adorée raisonne et donne à la scène une terrible dimension. Cette voix, c'est celle de Maître Yoda.

"Un grand guerrier ? Personne par la guerre ne devient grand."
Jedi

Fin pour ce groupe, vous rejoignez tous les trois le groupe 2.



Dim 4 Déc - 11:26
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