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 INTRIGUE | Des menteurs et des tricheurs (Groupe 2)

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Des menteurs et des tricheurs



Informations générales

Groupe : 2
Localisation : Dans la Chambre du Cénacle

Introduction


L’audience a débuté. Dans la chambre du Cénacle, au plus profond du Siège, ceux qui ont eu le droit d’entrer se taisent, écoutent et observent. Quatre fois par an, les plus hautes figures de l’Envers se réunissent à des fins politiques, en vue de décider les objectifs et les intérêts du monde magique pour le trimestre, l’année à venir et au-delà. Mais aujourd’hui, le sujet tant attendu est la menace formulée au début du mois par Anthony Evans, le Réanimateur. La menace d’une guerre, d’un assaut du Siège si bien protégé.

Lord Pryam Earl, entouré du Cénacle, du Concordat et des figures importantes de l’Envers, préside la séance avec un doigté affirmé par ses années de Régence. Son élocution, entendue par tous, a été brièvement interrompue par un membre d’élite de la Section Spéciale, venant annoncer à l’oreille du Patriarche que l’ennemi venait de se montrer à leurs portes. C’est avec confiance qu’il poursuit ses discours. Au fond, la forteresse est bien gardée. Que ce soit par les défenses magiques dont jouit ce lieu si spécial, que par les plans fomentés en amont par l’indéfectible Lowell Grayson et le stratégique allemand Diederich Von Schwarzwald : il a des arguments pour être serein. Il aurait même presque raison de croire qu’Evans s’essoufflerait au combat avant d’avoir mis un orteil dans le Siège. Mais il sait que ce ne sera pas le cas.

Alors qu’il cède la parole à Haley Ambrose, la reine des fées Titania, on vient l’avertir discrètement d’une terrible nouvelle : les boucliers magiques du Siège viennent d’être désactivés. La vague du Réanimateur entre dans le Siège. Le monarque se penche vers son confrère Austar Sihvonen. Le Patriarche viking se lève et avec lui des figures du Concordat aux puissants de ce monde le suivent pour assurer la défense de la Chambre du Cénacle. Parmi eux l’élu de Njord Diederich Von Schwarzwald, le loup de Gévaudan Imrinn MacLéod, le cadet des héritiers nécromanciens Morghann Earl. Un murmure de crainte parcourt l’Assemblée. La guerre est là. D’un regard parmi les siens avertis progressivement par discrets bouches à oreilles, Pryam constate l’absence de son autre héritier : Lord Howard Earl ne fait plus parti des présents.

Objectifs principaux


- Engager la controverse pour les CONTRE RÉUSSITE
- Pour les deux camps : mettre à terre le camp adverse. Esquivé
- Mettre un terme à la bataille Terminée
- Mettre fin à la menace ?

Objectifs secondaires


- Anticiper l'arrivée des troupes du front Echec : Nikolaïs n'a pas pu s'introduire dans la Chambre

Tour de jeu


- Lowell Grayson
- Morghann Earl
- Imrinn MacLeod
- Lou Faust
- Nikolaïs Werner (PNJ)



Mar 6 Sep - 14:36
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Patriarche Earl
L'air confiant, le patriarche avait laissé son regard se promener sur la foule, où les murmures allaient bon train. Les impolis. Etait-il le seul ici à savoir se tenir ? Un nom passa à travers les murmures, qui lui fit temporairement oublier ce détail. Howard n'était plus là. Bon… Le Lord pianota sur son téléphone un ordre à Sarrafi, pour qu'il retrouve ce fils qui aimait tant s'éloigner de son regard. Une pensée fugace traversa son esprit, qui liait la désactivation du bouclier à ce discret départ. Howard, un traître…  Si tel était le cas, ce n'était pas même surprenant. Juste attristant. Le Lord aimait se débarrasser promptement des traîtres, après avoir obtenu d'eux toutes les informations possibles. Infliger cela à son fils lui serrait le coeur. Il espérait se tromper, sans se faire d'illusions.
Piapiapia, et vas-y que ça chuchotait ici, et là, et l'air un peu inquiet de celui-ci, la mine nerveuse de celle-là… Ils étaient tous insupportables. Pire encore que ceux qui jouaient avec leurs nerfs, ceux qui n'avaient rien de mieux à faire de leurs journées que d'attaquer leurs protecteurs. Pryam attendit un peu. Un peu plus. Imperturbable, écoutant Lady Ambrose, en homme de bonne famille qu'il était. Mais bientôt, il n'y tint plus. S'ils continuaient ainsi, ils seraient les alliés d'une victoire d'Anthony, qu'ils l'aient voulu ou non.

"- Silence."

Il n'avait pas bougé. Ni haussé la voix. Son timbre naturel passait sans souci par-dessus la voix de Titania. Il avait juste été ferme, et sec. Une voix qui ne laissait aucun doute quant au fait qu'ils étaient allés trop loin. Parler à nouveau, c'était signer son arrêt de mort, à plus ou moins long terme. Quand il eut obtenu ce qu'il exigeait, il daigna enfin observer à nouveau l'assemblée.

"- Oseriez-vous douter de l'issue de cette audience ? Nos avons déployé les moyens adéquats face à l'enfant qui prétend nous affronter, et ses quelques inconscients sbires. Lorsque Lady Titania aura fini de parler, et si tel est votre souhait, Sire Grayson pourra vous en évoquer brièvement la teneur. Mais il n'est pour l'heure pas d'inquiétude à avoir qui vaille de manquer de respect à la reine des fées."

Ce n'était pas une remarque, pas une proposition. C'était un fait, clair et net, qui ne supportait pas ne serait-ce que l'ébauche d'un souffle pour le contredire. Jamais ses prunelles noires n'avait parues aussi sombres.
Evoquer les plans… Il en avait parlé à Lowell, sachant que la question risquait d'être posée. Auprès de ce fidèle Grayson, il avait été clair: qu'il dise ce que bon lui semble, mais qu'il n'évoque pas les plans véritables. Et puis quoi, encore ? Pourquoi ne pas directement proposer aux traitres de le tuer ? Obéron serait sans doute dans l'assemblée, et la survie de ce dernier ne tenait qu'à un jeu de liens, d'images, tant chacun était certain de sa véritable affiliation. D'ailleurs… Où était passé ce bougre ?
Bon, ils devaient avoir trouvé leur raison de passer la gorge de celui-là au rasoir. Las, le Seigneur de l'Envers observa à nouveau ceux qui l'entouraient, de façon plus attentive. Il notait, parmi les absents, ceux qui n'étaient partis avec les belligérants. Sarrafi allait avoir du travail, en assassinats divers et variés…
À nouveau, il fit mine d'écouter Titania. Le chaton noir était parti. Les groupes officiels et officieux étaient à leurs postes. Pas question de déployer de bouclier magique inutile, mieux valait économiser ses forces, comme il l'avait fait aux jours précédents. Il n'y avait plus qu'à attendre qu'Anthony… Vienne jusqu'ici. Le Lord avait également donné d'autres instructions: que l'on ne se préoccupe guère d'Anthony, que ses alliés soient décimés plutôt que lui. Celui qui était sa vie supplémentaire, le patriarche comptait bien le mettre à terre devant l'assemblée, devant les caméras. Que chacun voie, que chacun sache ce qu'il en coûtait de tenir tête au Cénacle. Que chacun sache la vanité et la stupidité d'une telle ambition.

Mer 7 Sep - 21:35
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"Les boucliers ont été désactivés de l'intérieur. Howard Earl."

Le message était apparu en gras sur cet écran, près du vieux sorcier. Ses sourcils s'étaient froncés alors que d'autres informations se maintenaient, tandis que Titania, avait pris la parole, suivie par un réquisitoire du patriarche Earl.

"Proximité du groupe de Diederich et Earl : sur liste noire. Werner, Evans, Spencer."

D'autres noms s'alignaient, sous ses yeux méfiants. Les positions directement scrutées par les yeux de celle à qui rien, alors, n'échappait. Lorsque Pryam termina sa phrase, Lowell se redressa, tranquillement, et fit un geste. Des équipements informatiques émettaient des larsens, un sifflement strident, puis une voix s'éleva dans les airs, canalisée par la magie du Sorcier.

"À ceux qui se trouvent en intérieur comme en extérieur, une seule issue. Pour, contre. Ici-même, vous serez observés. Sous étroite surveillance."

Un écran s'alluma alors au centre, comme un filigrane posé sur une toile inexistante. Une trouvaille de Kaveh Amasis, qui avait, à lui seul, conçu l'impossible : magie et futur inextricablement liés.
Tous, à travers, purent y voir un siège, de dos, et des écrans d'ordinateur par centaines, alignés et formant un arc autour de cet immense bureau qui semblait sans issue, ni fenêtre, plongé dans l'obscurité dont la seule lumière provenait des écrans. Ceux-ci affichaient toutes rues, tout mouvement aux alentours du Cénacle dans une distance de deux kilomètres et, à son centre, un grand écran noir laissant transparaître des centaines de lignes blanches travaillant à vive allure.
Dans cette immense salle où seul dénotait un petit mouvement autre que sur écran Led, un bras se leva, la connexion visuelle fut coupée. La voix se réclama à nouveau.

"Levée des plots en périphérie du cénacle. Aucun véhicule ne pourra passer sans dommage. Bouclier désactivé de l'intérieur. En attente d'ordre pour réactivation. Caméras déclenchées lors du passage et prise de position des lignes de défense 1 à 5. Ennemis et amis identifiés sur listes. En attente d'ordre pour activation des pièges et des armements."

La tonalité semblait effrayante, étouffée, comme par une machine. Même pour Lowell qui avait conçu avec Diederich et Olivia cette maille de systèmes de surveillance, de capteurs, de pièges, mais aussi de glyphes tracés par les plus puissants dont sa propre épouse et son fils aîné, ce jour à ses côtés.
Il se racla la gorge et intima le silence, d'une main tendue vers l'avant.

"Sachez que le moindre de nos faits et gestes est soumis à étroite surveillance. Même ici."

Des caméras avaient été installées à l'intérieur du cénacle, dissimulées par des artifices maintenant dévoilés. Toutes se braquèrent sur le centre de l'assemblée, dans une seule danse. Un seul mouvement.

"Aux détracteurs et ennemis que nous pourrions avoir ici, sachez que chacun de nos mouvements est soumis à analyse d'un algorithme informatique. La moindre approche anormale à l'intérieur, comme à l'extérieur, conduirait de nombreux hommes sous notre coupe à se mettre en branle. Si je ne puis trahir nos stratégies pour assurer la sécurité de nos vies, sachez simplement que, si ennemi se trouve ici, Evans et ses accompagnants seront bien accueillis.
- En approche, Archibald Ernest et personne inconnue des services."

Une image apparut alors sur l'écran de Lowell. Une femme à la peau mate, aux cheveux noirs et ondulés. Elle semblait avoir vu la caméra qui l'épiait. Une lueur de défi trahissait son expression...


Lowell porta son regard vers l'immense porte. Il souffla. Quelqu'un devait avoir changé de forme...

"Sachez que la personne ici non présente est dotée d'une mémoire quasi eidétique et a su reconnaître et mémoriser tous les visages de tous ceux des listes noire et grise, pour ceux dont nous avions les informations physiques. Si quelqu'un a un message à envoyer à Evans, dites-lui que nous l'attendons de pied ferme et qu'aucune de ces barrières ne sera franchie tant que nous ne décidons pas du contraire."

"Alerte. Une sirène stridente s'échappa. Demande ordre de fermeture des capteurs de la porte principale.
- Accordé."

Dans un bruit sourd, derrière la porte, quelque chose sembla se fermer. L'une des portes-rêves conçues par l'épouse et le fils Grayson, activée par une série de capteurs conçus par l'Alchimiste. Un sort qui laissait une illusion de porte, mais qui menait inexorablement vers le même point. Là où l'on rentrait, l'on sortait…

Jeu 8 Sep - 9:34
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Un soupire, discret, las, le souffle d'agonie de sa volonté de parlementer. Malgré ses intentions initiales, auxquelles il se tiendrait, il était à présent convaincu qu'il serait impossible de ramener Pryam et le bureau central à la raison. La suite ne serait ni belle ni touchante, ni agréable… pour personne. Ce serait la percée d'un bel abcès, et quelle que soit l'issue… mais non, il ne devait pas y penser. Pas maintenant. Le moment de son intervention était presque arrivé, ne restaient que quelques instants durant lesquels il devait se concentrer et retrouver sa tranquillité. Sa fermeté. Son regard quitta le dos du directeur de Scotland Yard, qui se tenait devant lui, glissa un instant sur la silhouette aérienne de la reine des fées, puis se posa sur l'homme qui lui avait donné la vie. Serrant les dents, la mâchoire durcie, il savoura l'idée que Pryam soit bientôt hors d'état de nuire. Ce sorcier en avait trop fait. Beaucoup trop. Il n'y avait pas de pardon pour les hommes de son espèce. Seulement un juste châtiment. La contraction fut pourtant bientôt remplacée par un sourire léger, aux événements qui devant lui se déroulaient. Intérieurement, il respectait le travail effectué, il l'appréciait à sa juste valeur. Le Cénacle n'avait pas prit la menace à la légère, et cela les honorait, bien que le sérieux de leur réaction ne servit guère son propre camp…

* A vaincre sans périls on triomphe sans gloire après tout… *

Il était temps, voilà, c'était pile maintenant et il ne bénirait jamais assez Aneksi pour tout ce qu'elle avait pu faire pour lui. A présent, il était temps de s'en montrer digne. D'elle et de Chronos, de tous ceux qui avaient répondus à son appel. Alors, tandis que la porte se refermait, il eut un hochement de tête en direction d'Aneksi et la laissa retirer le puissant charme d'illusion qui les entouraient. Lui-même sentait son cœur battre si fort qu'il lui faisait mal à la poitrine, mais son visage resta le même, toujours orné de cet inexorable froncement des lippes, son sourire paisible, et son regard tranquille, pétillant légèrement, quoi que lacé d'une tristesse véritable. Soudain, il était là, visible aux yeux de toute l'assemblée, installé sur sa propre chaise, au sein des membres du Concordat, comme si de rien n'était. Une ironie, une toquade, envers Pryam et leur commun passif. Il y eut un long moment de silence, avant qu'il ne prenne enfin la parole, sans forcer le ton, et pourtant entendu de tous.

« Nul besoin de me transmettre un message, Sir Grayson. Voyez, me voilà »

Son regard parcourut l'assemblée, l'embrassant dans son immensité, foule sans nombre qui lui donnait irrémédiablement le trac. C'était comme le soir d'une grande première, la seule différence, c'était la préciosité des enjeux. Sans mal, il imaginait la clameur extérieure, le bruit des combats. Pourtant dans cet écrin de calme, rien ne filtrait vraiment. La présence d'une horde décidée à l'extérieur n'était qu'une menace encore tenue en respect. C'était compréhensible, et malheureux à la fois. Se levant finalement, il vint faire quelques pas sur l'estrade, salua de la tête le Grayson, fit un baise main à Titania, puis se tourna vers le patriarche Earl. Secouant légèrement la tête alors que son sourire s'élargissait, il ouvrit les bras en rompant une fois encore le silence sépulcral tombé autours de lui. Un geste d'accueil, d'invitation, un geste que l'on offrait à la famille… ou en calculée moquerie.

« C'est un plaisir que de vous voir Père »

Le geste, cependant, apporta un vent glacial qui  piqueta la peau et les habits, et Anthony abaissa les bras avec une mimique d'excuse.

« Veuillez m'excuser, je ne suis pas tout à fait le même, on m'a nourrit après minuit »

Le nécromancien ne comprendrait certainement pas la référence, mais ce n'était de toute façon pas le but de la manœuvre.  Et il ne désirait pas attaquer immédiatement.

« Votre travail pour sécuriser les lieux est impressionnant, j'en reste soufflé… Mes félicitations. Je m'excuse également d'apparaître de façon si cavalière, mais il me semblait que le Concordat était invité à siéger, j'ai donc naturellement prit la place qui me revenait »


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Jeu 8 Sep - 18:25
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Titania, Reine des fées

Il n’y avait jamais eu autant de monde qu’aujourd’hui dans la chambre du Cénacle. Ce genre de réunion ennuyait par moment. Nombreux étaient ceux qui préféraient lire au baromètre le compte rendu des décisions prises pour le trimestre. C’était une population dense et vivante qu’Haley avait sous les yeux, à défaut de pouvoir compter sur la présence de son époux. Elle connaissait les opinions d’Obéron, et elle redoutait l’absence qu’elle constatait. Son cœur se serrait, pris dans un étau. Et pourtant, le visage qu’elle arborait avait le sourire gracieux et tendre d’une femme comblée, une reine à qui rien ne semblait faire défaut. Elle était l’icône rassurante du Cénacle et un maire élu et approuvé pour la gestion de cette ville au centre des mythes et légendes. Une inspiration et elle entamait son discours, présentant à tous les projets élaborés, répondant aux questions et inquiétudes que chacun pouvait se poser. Elle avait les mots qui tranquillisaient, apaisaient. Elle portait en son ton la douceur bienveillante et la fermeté d’une mère capable de chasser les monstres qui se logeaient sous le lit. Elle avait entendu que les ennemis avaient montré le bout de leur nez puis, plus tard, alors qu’elle s’exprimait de vive voix, on l’informa que les boucliers du Siège avaient été rompus de l’intérieur. Sa gorge se serra, elle priait mentalement pour qu’Obéron ne soit pas mêlé à cela. Non… Il ne passerait tout de même pas à l’acte… Il devait être là, quelque part, en train d’aider les forces du Cénacle à garder le Siège. Par amour pour elle, à défaut de… Elle ferma les yeux, n’y songea plus. Lord Earl reprenait la parole pour rompre les chuchotis. Il avait l’air assuré, cela ne changeait pas de leur derniers entretien, avant le début de cette audience. Sa position demeurait ferme malgré les dernières nouvelles. Des traîtres, il y en aurait forcément eu. Cette bataille n’auraient pu se passer sans cela, c’était une évidence. Elle remercia le Patriarche du regard et d’un sourire.

Sir Lowell Grayson reprit la parole, la reine des fées s’effaça à son profit et ses claires prunelles balayèrent la salle à la recherche vaine de son époux. Un quête qui se vit interrompue par une présence attendue. Dans la chambre, la terreur s’élevait. D’une voix forte et fédératrice, Titania imposa le calme aux citoyens de l’Envers. Elle arqua un sourcil à la dernière réplique du Réanimateur : espérait-il qu’on lui décerne une médaille en retour pour être parvenu à briser ces protections ? Sérieusement ? C’était cet homme le Réanimateur ? Cet enfant qui espérait qu’on lui offre un bon point après avoir résolu un problème ? Cet enfant qui ouvrait grand les bras vers un prétendu Père ? « Votre place n’est pas au sein du Concordat, Monsieur Evans. Prétendre qu’elle s’y trouve, c’est fermer les yeux sur vos actes qui ont mis en péril la Communauté de l’Envers dans son entièreté, qui se sont dressés contre ceux qui défendent le Secret pour le bien de tous. Les crimes contre l’Envers dont vous êtes inculpé ne vous font bénéficier d’aucune place au sein du Cénacle. » Un silence et ses prunelles claires se posèrent un instant sur le Patriarche Earl avant de revenir sur Evans. « Rendez les armes et faites face à votre jugement. »

Dim 11 Sep - 21:37
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La stupidité du genre humain atteignait des sommets déplorables, même les plus hautes éminences grises de cette administration n'envisageaient pas la réalité de la bataille du bout des doigts. Pourtant le Cénacle n'avait pas pris la menace à la légère, néanmoins, malgré tout ils couraient, s’essoufflaient derrière des chimères placées devant eux en sacrifice pour leur esprit vorace. Ils ne saisissaient pas toute l’ampleur de l’écheveau dans laquelle ils pénétraient. Ô, elle pouvait leur accorder de la considération pour les efforts promulgués, pour leur pugnacité et surtout pour l'air qu'ils avaient brassé. C’était une magnifique tentative, et heureusement pour eux dans cette tragédie ils n'atteignaient pas les abysses de Gomorrhe et Sodome.
La sagesse n'était que factice en comparaison de beaucoup d'être. Les mânes criaient à l'acceptation, mais elles n'étaient rien en comparaison d'orbes d'énergie, seuls quelques reliquats se détachaient de la masse braillante.
La Métamorphe arguait que leur acte n'était pas à la hauteur d'Anthony. Ce jugement part trop dur, pouvait s'apparenter à celui d'une mère gonflant son plumage de fierté pour sa progéniture. Rares furent les humains au fil des millénaires qu'elle estima sagace et d'Anthony elle avait tout accepté et aimé, même son esperite utopiste, depuis bien longtemps.

Un rire soufflé, prémisse d'une agonie, mua ses lèvres sombres en un sourire doucereux.
Les illusions avaient réalisé leurs œuvres, ils étaient tous enfermés dans le cœur de l’hôtel de ville. L'heure tant attendue s'était présentée.
Enfin.
Les choses changeront, elle ignorait vers quel achèvement, mais les pièces ultimes du puzzle s’unissaient pour former le vaste camaïeu des possibles.

En gardienne de l'existence d'Anthony, elle restait à un demi-pas de distance. Aneksi veillait, alors qu'il trônait sur le siège ayant dû lui appartenir par la naissance. La Dame au noir plumage s'était mise derrière lui, ses bras étreignant le sommet du siège, dos courbé, le visage appuyé lascivement sur ses doigts entrelacés, elle fixait l’assistance, amusée alors qu’elle relâchait l’étreinte de son sortilège d’invisibilité.
Telle son ombre, elle existait et persistait.
L'obscurité était sa vêture coutumière, même exempte de son ramage et plumage ébonite la calade des eaux lacustres maintenait l'écho universel de son être. Né dans la sombreur, son corps reste et restera ganté de noir. Seuls les aléas du destin avaient revêtu d'une gangue lumineuse son corps humain originel. La fierté la lui faisait conserver, mais la nécessité des desseins du réanimateur lui avait fait emprunter d'autres voies. Pour l’heure l’ébène de sa nature transmuait dans sa peau devenue mate jusqu’à l’expression échevelée de ses boucles serrées.  Et l’âme factice qu’elle exprimait depuis son arrivée à Last End était dissimulée, enfin elle se révélait en Cygne noir et ses intentions n’étaient pas exempte de pureté d’acte. Mais la finalité lui importait davantage que les moyens, ainsi pour leur objectif elle serait prête à tous.

La lueur narquoise de ses mires obsidiennes glissa sur le galbe des quidams ambiants, naviguant de senestre en dextre. Lentement son corps se délia et elle suivit d’un pas silencieux la silhouette du Réanimateur. Seul son sourire se fit plus ténu face aux paroles de la souveraine des fées.
L’aberration de cette déclaration était risible.

— Dame Ambrose, vos galéjades sont des plus facétieuses.
L’une de ses mains tourna dans un geste ample pour indiquer la Maire de Last End.
— Voici une des explications de notre venue auprès de vous. Il serait plus avisé de discuter en face à face afin d’aplanir des conceptions  trop obtuses de part d’autres.
Ses paupières se fermèrent, Aneksi inspira profondément, alors qu’elle fit s’élever une fine trame tissée d’énergie dans toute la salle. Sortilège de protection, il maintiendra ce lieu isolé de tous, personnes ne pourra sortirent, ni entrer sans qu’elle ne le désira ou l’accepta. Il était invisible, mais elle ne faisait aucune illusion les plus puissants sentiront son sortilège.

— Un peu d'intimité est un luxe que nous pouvons nous accorder. N'est-ce pas mes bons seigneurs? Je crois qu’il y a beaucoup de choses qui doivent être faites.

Dim 18 Sep - 10:27
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Politesse. POLITESSE. Comment font-ils, comment... L'impatience est là, qui me blanchit les doigts agrippés au siège. La peur est là, qui me tord les tripes. La colère est là, qui me lacère la gorge. Les puissants sont là, qui se s'observent, se mesurent, se jugent. Cénacle. CÉNACLE ! Cri de terreur et de haine, retenu par les dents serrées, les lèvres écrasées. Regard exorbité : l'illusion est dissipée, l'illusion, nous y sommes. Et... Politesse, politesse. Ha ha. Laissez faire le Réanimateur, laissez faire... Il guide, GUIDE, montre la voie. Questions, exigences, supplications, tournoient en moi, dans ma tête close, derrière mes petites sphères oculaires. Le Réanimateur attend. Le Réanimateur est poli. Il faut ! Il faut...

- Le BIEN du SECRET ? Une voix a glapi. J'AI glapi. Ma bonne Reine, il va falloir que vous m'expliquiez... Oh non non non ! Cela ne servirait à rien ! Je connais votre version. Elle est connue de TOUS. Mais la nôtre, hein ? La MIENNE ? Est-ce que vous l'avez entendu ? Est-ce que vous ECOUTEZ tout ce que vous susurre le gentil monsieur qui me répète depuis une petite éternité de me faire OUBLIER pour le bien de TOUS ? Ho ho ho, le BIEN du SECRET, elle est si jolie celle-là ! Je me gausse, me GAUSSE ! Je le dis, là, devant eux TOUS. Dans votre bouche, ces JOLIS mots me donnent véritablement envie de vomir... Je susurre.

Épaules qui tremblent sous la tension. Lorgner Aneksi et sa magie - intimité ? Intimité ? Oui c'est bien c'est MAIS JE VEUX LE LEUR GUEULER MOI -, creuser un trou du regard à l'arrière du crâne d'Anthony, comme si je pouvais y trouver l'assurance que tout va bien se passer, que tout ne peut plus que s'arranger.
S'arracher à ce secours. Affronter leur présence. Succomber au délicieux plaisir de parler pour dire ce VRAI qui intéresse si peu les puissants.

- Mais le respect du à cette bonne et chère Reine, comme vous dites, Père Earl... Je susurre. On lui doit du respect. A vous aussi. A vous tous ici. Mielleux, de miel est le feu que crachent mes yeux. CHRONOS doit du RESPECT à tous ceux qui le TUENT depuis des SIÈCLES, N'EST-CE PAS ? A tous ceux qui DANSENT sur la TOMBE qu'ils lui ont si GENTIMENT creusé ?

Je n'ai pas résisté. Je me suis levé et ma voix a tonné. Puisant dans ce lien indicible offert par la métamorphe, j'ai usé de la magie comme un enfant-dieu. Imposant ma voix avec la douceur d'une claque de géant. Cénacle. Cénacle. CÉNACLE. Rire, rire, car j'ose, J'OSE ! Je suis là devant eux, je dis, je ris ! Plus rien ne sera jamais comme avant ! Je ne pourrais plus revenir en arrière !

- Les petits mortels et sorciers ont bien ripaillé sur les carcasses encore vives des dieux délités ! Oh oui, qu'ils sont LAIDS ces mots : le BIEN du SECRET ! Pour tout le MAL que vous avez fait, vous nous écouterez bien, n'est-ce pas ?

Sourire. Cacher. Garder un peu de civilité. Qui donc doit être jugé ? Nous n'avons pas la même réponse. Qui donc a la bonne ? Ce que je peux me le demander, ha !

Lun 19 Sep - 0:27
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Patriarche Earl
« Nul besoin de me transmettre un message, Sir Grayson. Voyez, me voilà »

Existait-il seulement un mot pour décrire la lassitude qui s'empara du Seigneur de l'Envers à ce moment  ? Il s'était attendu à cela, mais avait au moins imaginé qu'ils auraient le temps d'avancer un peu dans la réunion, avait imaginé qu'Anthony aurait le courage d'affronter les mêmes ennemis que ses Hommes, n'étant pas contraint par l'horaire de leur rencontre. Il avait imaginé qu'il agirait en toute intelligence, et l'observait désormais se donner en spectacle. Quand il aurait fini son petit manège, peut-être pourraient-ils enfin mettre un frein à cette mascarade qui durait depuis trop longtemps, et troublait le trésor qu'était l'Envers.
Il s'avançait sur l'estrade comme on s'avance sur une scène de théâtre. Au moins avait-il pris soin de s'instruire quant à la comédie, faute de s'instruire en politique, faute d'accepter de suivre l'étendue des savoirs dont disposait le Lord, qui auraient ouvert ses yeux sur les nécessités de ce monde. Pryam Earl laissa cet enfant faire à sa guise, laissant à Grayson et Titania le soin de faire la grimace suite à ses salutations. Devant les bras ouverts, Pryam ne cilla pas, ne lui offrant qu'un regard sombre et désabusé. Qu'imaginait-il ? Quelle réaction attendait-il de lui qui aurait pu mettre la foule de son côté ? Il n'y en avait pas. Quant au mot "père"… Il n'arracha pas même un battement de coeur de travers à son destinataire. Ç'aurait pu être le cas, pourtant, si le ton n'avait pas été aussi faux, aussi moqueur. Le Lord n'eut qu'un soupir. Combien de fois l'avait-on nommé "père" dans l'espoir de s'insinuer dans la prestigieuse famille Earl ? Tant de fois qu'il ne serait sans doute pas nécessaire de présenter cet argument à l'assemblée.

S'il avait espéré mettre mal à l'aise son père de cette révélation, Anthony allait bien subir un vent. Sentant par ailleurs celui, glacial, qui s'insinua en ces lieux, le patriarche fronça imperceptiblement les sourcils. Un pouvoir lié au froid… Une âme ? C'aurait été étrange, au vu de la laisse bien ferme qui maintenait Carter. Du regard, le Lord chercha Skadi dans l'Assemblée. Une pointe d'agacement commençait à naître en lui. Il laissa le soin à Titania de rappeler à ce cher Evans la définition du Cénacle, dissonante avec ses idéaux. Cependant, il ne s'attendait point à l'intervention du cygne noir. Où se croyait-elle pour parler ainsi ? Ils n'étaient point dans son étang, elle n'y faisait aucune figure d'autorité, n'avait aucune légitimité à s'adresser ainsi à Titania. Allait-il devoir se mettre en colère pour expliquer au monde entier le respect de la hiérarchie, ainsi que la politesse ? Le Lord n'aimait pas se mettre en colère.
Elle était pourtant un feu ardent en son coeur, qui n'attendait qu'à embraser ses ennemis. Il la conserva. Elle ne serait qu'un support de plus à sa magie. Celle d'Aneksi vint se glisser autour d'eux… Comment espéraient-ils, tous deux, se donner des allures de pacifistes salvateurs, de négociateurs prudents, si ainsi ils emprisonnaient ceux qui, peut-être, préféraient pour leur sécurité, ou pour d'autres raisons laissées à leur discrétion, auraient préféré s'éloigner ? Comment espéraient-ils être seulement crédibles en parlant de "discuter", alors même qu'Aneksi ne parlait pas de "dire", mais de "faire" ?
Une autre voix se fit entendre, tonitruante, au point où Pryam sentit qu'elle venait cogner son bouclier perpétuel. Voilà qui n'avait pas dû être agréable pour les autres membres de l'Assemblée. Chronos, Cygne Noir et Anthony... Ils imposaient leur parole, avaient oublié une loi cruciale en ce monde: la parole ne se prenait pas, elle se recevait, offerte grâcieusement ou non par le Seigneur de l'Envers.

Ce dernier s'avança vers eux, avec un signe discret à Titania et Lowell, pour leur indiquer de reculer. Sa voix porta naturellement. Il était de ceux qui se passaient de micros.

"- Naturellement, discutons. N'est-ce pas pour cela que vous venez en ces lieux ? Se tournant vers Anthony, le principal intéressé, il ajouta: Votre message était plus que clair, à ce sujet." Abattre leurs hégémoniques figures, détrôner la clef de voûte… Que du pacifisme et du négoce. C'était bien parce qu'il avait proposé un entretien en toute intimité, entre personnes civilisées, que Sir Grayson avait fait un AVC. Quant à Chronos... Comment pouvait-il imaginer une parole de paix venant d'un être qui grondait, et feulait un respect qu'il trouvait anormal d'offrir ? Toujours tourné vers le déclencheur de cette dissidence, Pryam ajouta: "Il est peut-être même possible que vous parveniez à convaincre certains d'entre nous. Certains qui se diront: "bien sûr, c'est pourtant évident ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?"" Son regard était accroché à Anthony. Un regard assassin, et méprisant. Ils savaient tous que personne ne se ferait cette réflexion. "À cette fin, vous êtes venu armé. À cette fin, vos alliés se battent à l'extérieur. Qui croyez-vous tromper, Evans ?" Il retroussa ses manches. La magie pulsait en lui, maintenue, mais armée. "Ne perdons plus de temps. Si ma mort est ce que vous désirez, il est temps pour vous de m'assassiner." Dans un duel en bonne et due forme, pour calmer les ardeurs... Et orienter la discussion.

[Juré, j'ai essayé de faire concis éè ]

Mar 20 Sep - 13:33
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La toute dernière des probabilités. De celles qu'avait émises la puînée et qu'il ne voulait pas entendre, tout comme il ne voyait plus les messages alarmants sur l'écran, qui blanc sur noir, défilaient.
Il était là, devant l'assemblée. La vague de rage, grondante et irradiante l'envahissait. Une colère si brûlante qu'elle aurait pu lui faire perdre pied s'il n'était pas sous un traitement de cheval pour les deux prochaines années. Le blanc de ses yeux se teinta de cruor, faisant ressortir l'azurite de ses prunelles d'acier. Il allait tout foutre en l'air si ne le rappelait pas à lui une voix discrète dans une oreillette, à l'abri des murmures spectaculaires qui auraient pu sortir des hauts parleurs. L'enfançon venait d'activer les systèmes de sécurité, les dômes et avait coupé les connexions. Sages décisions afin de ne pas troubler le Cénacle, même si elle gardait un œil avide sur ce qui, ici, se déroulait.
Son père, ici présent, pourrait en être fier, s'il le comprenait.

Elle lui intimait de se calmer, comptait comme il était d'usage afin de lui indiquer la cadence de sa respiration malgré sa voix chevrotante qu'il sentait paniquée. Un message à eux deux, sang pour sang, lien familial si fort. Plus que celui qu'il avait avec ses propres enfants.
Sa femme posa une main autour de la sienne, forte poigne. Il laissa ainsi Titania, de sa verve franche, s'exprimer. Toute connexion, comme dans un mirage, fut coupée. Il avait perdu Olivia, sous le coup du sort de la créaturelle. Et pourtant, son fils lui susurrait :

"Je sais de quoi elle est capable. Elle va gérer sans mal les conflits extérieurs. Elle nous a déjà condamnés à ces lieux en prévision de ce que nous envisagions le moins. Soit était-elle au courant de ces manigances, soit le fait-elle par instinct."

Lui, qui proférait ces mots. Lui, son fils aîné, qui faisait confiance à cette fille qu'il fustigeait depuis sa naissance. Par quel prodige ?

Et maintenant, ce Dieu qu'ils avaient justement tous deux rencontrés, ce malade de loggorhée qui venait s'esclaffer en osant réclamer du respect ? Dans le trouble, la levée de Pryam au cœur des siens ne se fit pas attendre. Lowell se redressa, néanmoins, ayant repris une subite placidité après que ses yeux aient dardé chaque personne dans cette assemblée.

Il se dirigea du côté de son allié, comme l'étaient ceux du Cénacle entier et, d'un geste élégant, leva la main à l'attention d'un calme qu'il voulait laisser flotter. Pour sa santé, comme pour la vie de ceux qui lui étaient chers.

"Vous vous comportez comme les humains, ceux à qui vous souhaitez libérer vos savoirs et qu'à la fois, vous méprisez. Ceux qui, pour la Religion, pour le Pouvoir ou pour la Haine se lèvent avec des notions de révolte aux lèvres. Vous ne valez pas mieux que Daesh et ces groupes extrémistes contre lesquels se bat le monde dans lequel nous vivons. Mais dites-moi, Evans. Avez-vous pris du recul quant à vos actes inconsidérés ? Ne s'agit-il pas d'un simple attentat désespéré ? L'on se prive de notre culture, de notre coutume ; tout comme ces simples humains et cela génère entre autre, des forcenés tels que vous. C'est comme cela que je vous vois, car dans les sphères du Secret comme dans les instances militaires, vous ne valez pas mieux. Je vous prie de capituler incessamment. Vous savez ce qui est arrivé à Ben Laden. Se battre à quatre trouffions contre un monde qui souhaite perdurer en paix n'amène jamais rien de vertueux. Ou peut-être cherchez-vous à gagner vos vierges. N'oubliez pas un monde déjà à l'agonie qui ne souhaite que se nourrir, survivre sans guerres. C'est tout ce que vous risqueriez de causer. Ainsi, la négociation paraît futile. Une jeune humaine m'a un jour dit que le monde vrillerait et chercherait à nous corrompre ou faire de nous des esclaves ; nos forces se sont amenuisées, vous en êtes conscients. Rester dans une situation des plus invisibles est notre seul sursis."

Le ton était cynique mais à la fois sincère. Lowell, pour l'une des rares fois de sa vie, disait haut ce qu'il maintenait en lui. Mais la réalité était ici, face à lui.

Mar 20 Sep - 15:07
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Un discret renâclement amusé lui avait échappé, aux paroles de la reine des fées, et son regard pétillant d'une bonne humeur usitée s'était ancré en celui de cette femme qui savait d'ors et déjà que ses paroles étaient creuses et irrecevable. Et il était resté silencieux, impassible dans son apparente bonhomie, laissant à ses acolytes comme à ses détracteurs l'occasion de prendre la parole, de s'exprimer. Lui n'était pas un dictateur, chacun avait le droit de s'exprimer, et pourquoi pas après tout ? Qu'est-ce que LUI risquait ? Et pourtant, il ne pu s'empêcher de se faire de plus en plus amusé, de plus en plus affectueux, en particulier devant les efforts conjoints de son père et de sir Grayson. Quoi de mieux qu'un auditoire conquis à leur cause pour faire son procès, mais il y avait pourtant là à boire et à manger, en des conceptions fortes humaines, naturelles en un sens, des vicissitudes de l'esprit que lui-même aurait bien du mal à réfuter. Mais il n'était pas là pour faire l'apologie de l'erreur humaine. S'il était là, c'était pour une toute autre raison.

« Oh  » fit-il d'une voix légère, tranquille « Mais je n'ai jamais affirmé mépriser les humains. Je suis humain, vous aussi d'ailleurs. Tout comme chaque sorcier de cette salle, et de ce monde  » Il étendit à demi le bras en un geste d'ouverture « Mépriser les 'humains', mes pairs, n'est pas mon apanage, non… cela, c'est l'affaire de ceux de cette auguste assemblée qui justement oublient qu'ils sont de cette souche, à l'unique différence que l'accès à la magie leur fut à la naissance accordé  » Haussement d'épaules, tout simple. Un abandon. Oui, beaucoup de sorciers oubliaient qu'ils étaient aussi humains. Lui se le voyait rappelé chaque jour et en remerciait ceux qui permettait cette prise de conscience répétée.

Il se tourna vers Pryam, avec douceur.

« Je n'ai pas affirmé non plus vouloir vous tuer, Père, et je n'en ai nulle intention. Pas uniquement parce que vous êtes mon sang, et que commettre un parricide n'est pas dans mes intentions, mais également parce que je n'ai aucune raison de vous tuer. Et puis entre nous...  » Sourire connivent « Nous savons tous deux que vous avez lié votre âme à mon corps. Si votre enveloppe mourrait, votre âme se nicherait en moi. Alors non, Père, je ne vous tuerais pas  »

Pouffant légèrement, il secoua la tête, délaissant cela avec une apparente lassitude teintée de d'une ironie affectueuse. De celle d'une farce mille fois répétée et goûtée.

« Je serais venu sans armes si vous n'aviez tué Hécate. Pourtant votre message était clair et quoi que je ne veuille nullement revenir sur mes paroles, il me faut aussi penser à ma sécurité et à celle de mes alliés… Car voyez-vous, quoi qu'on veuille faire croire, le Cénacle n'est pas impuissant »

Nouveau mouvement de la tête, épaules courbées, quelques pas sur l'estrade effectués, vers Grayson, sans pour autant émettre d'agressivité.

« Il est aisé de se réfugier derrière l'excuse de la faiblesse. Oh… je ne réfute pas que l'âge d'or de la magie est certainement derrière nous. Mais soyez honnêtes les uns envers les autres… combien de nexus ont été volontairement détournés par le Cénacle pour grossir celui de Last-End. ? Des nexus qui pouvaient permettre d'étendre et d'alimenter la communauté magique de par le monde. Combien d'artefacts légendaires ont été dérobés au cours des millénaires, pour finir entreposés dans les coffres secrets des hautes administrations ? Combien d'entités ont été abandonnées... »

Il désigna Chronos d'un geste de la main.

« … qui auraient pu contribuer à la sécurité de cette communauté que vous souhaitez soudée… tout en préservant des avantages pour certains d'entre eux »

Un léger silence, puis il soupira.

« En fin de compte, peu importe les dangers extérieurs, la vérité… c'est que c'est le Cénacle qui a enfoncé l'Envers dans son marasme. Nos hautes administrations, et vous nos…. 'élus'… agitez un spectre composé par vos propres soins »

Souriant il affirma , face à face avec Pryam, la voix portant aisément bien qu'elle resta douce « Je ne prétend pas être parfait, mais je suis honnête… je ne souhaite tromper personne. Et vous père ? » Son regard dévia sur la salle « Pourquoi ne pas régler la question le plus simplement du monde… vous, notre roi de la magie, pourriez lire un extrait du Codex. Ce tome renferme l'essence de notre monde non ? Il doit certainement se trouver en ces pages de quoi régler cette controverse... »


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Dim 2 Oct - 22:25
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Titania, Reine des fées

La reine des fées avait arqué un sourcil, dubitative face aux réponses que le cygne noir lui tenait. Oh vraiment ? Son propos était fallacieux pour l’unique raison qu’il différait du sien ? N’était-ce pas ce caractère obtus qu’Aneksi reprochait au Cénacle pour se voir le porter si vivement ? La comparaison de Lowell aux mouvements extrémistes de la religion n’était pas un faible propos. La prise d’otage n’était-elle pas la première étape avant l’élimination lente et progressive des prisonniers ? Titania appela au calme dans la foule qui s’agitait. Tant que personne n’attaquait, il n’y avait aucune raison de se mettre à courir en tout point. Son ton fédérateur apprivoisa l’assemblée et permit au silence de surplomber le brouhaha et la folie de Chronos.

« C’est parce que ce tome renferme l’essence de ce monde qu’il est placé en sécurité. Vous le savez parfaitement puisque vos troupes sont actuellement en train de tenter d’infiltrer les hautes administrations et qu’il ne serait que vous faciliter la tâche que de vous le livrer ici et maintenant. » Qu’il démente désirer le voler ou le détruire ne changerait pas la face du monde. L’Envers peinerait à croire en l’innocence d’un homme qui mettait à feu et à sang le Cénacle. « Votre éminente honnêteté vous aurait-elle fait oublier de mentionner à l’assemblée devant laquelle vous vous donnez en spectacle que, sous vos beaux propos, certains de vos détachements espèrent mettre la main sur des artefacts destructeurs ou essentiels à notre survie ? »

Secouant sa tête de gauche à droite, elle poursuivit : « Votre éminente honnêteté vous aurait-elle fait oublier que de fils, par centaines, Lord Earl a pu compter ? Que vous ne cherchez qu’à vous apporter une légitimité de parenté, par tant d’autre avant vous usitée et discréditée ? Votre éminente honnêteté vous aurait-elle fait oublier que lever le Secret n’apportera pas la foi ? Que ces deux notions que vous amalgamez à la défense de votre position ne sont aucunement superposables ? La foi est l’œuvre des croyances et de la vénération pas de la notion de savoir. Les Chrétiens ont pas besoin de savoir que leur Dieu existe ou non pour avoir la foi et prier. Que ferez vous quand l’Endroit éprouvera sa haine, sa peur, son rejet ? Que ferez-vous quand le Vatican s’engouffrera dans la brèche que vous aurez créée ? Que ferez-vous quand cela ne sauvera pas même les entités que vous dites abandonnées, tout en condamnant par la même tous les autres ? »

Elle avait l’impression de parler à son époux. Raisonner un sourd. Cela lui faisait en définitive beaucoup de mal de prononcer en public ces mots qu’elle avait dans l’intimité. Plus ferme, plus forte, elle porta une voix fédératrice. « Ces entités abandonnées n’ont pas rependu leur foi, n’ont pas maintenu leurs Héraults, leurs officiants face à l’expansion des religions monothéistes. Nous ne sommes pas le Vatican, c’est eux qui ont détruit les religions polythéistes avec lesquelles nous vivions parfaitement autrefois. Le Cénacle est une entité politique, en rien religieuse. Ces entités ont bénéficié au titre de notre abandon à leur égard d’un assouplissement des lois aux Marché de Trolls : âmes, esclaves priants. Des dérogations qui préservent la sécurité de tous et leur permet de vivre. Nous leur avons apporté un soutien psychologique mais… Vous devez comprendre, Monsieur Evans, que nous ne sommes pas des Croisés. » Leur rôle n’était pas de répandre la foi. « Le rôle du Cénacle est de protéger l’Envers, non pas décréter la guerre comme vous semblez si prompt à le faire. »

« Rendez-vous. » Elle observa ceux de son peuple ailé qui composaient sa garde et après un soupir : « Saisissez-les. » Dans l’espoir qu’ils se rendent… Ou l’affrontement viendrait inévitablement ici et maintenant.

Sam 8 Oct - 23:46
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Elle n'avait pu s'empêcher d'émettre un claquement de langue face à la tempétueuse personnalité du Dieu. La hauteur de son menton, la rectitude de son échine sombre, la manière délicieuse qu'avait ses lèvres de s'étirer dans une expression de bouderie lasse exprimait un agacement sans bornes face à la valetaille l'entourant. Elle tourna alternativement son visage en direction de Chronos, qui abusait d'un pouvoir généreusement offert, puis ses mires sombres nagèrent en direction des officiants principaux de cette vaste mascarade de l'Envers : Earl, Grayson, Ambrose et bien d'autres.
L'obscurité dans l'éternité.
Les masses grouillantes de pauvre hère ne s'étaient pas bonifiées avec les siècles. Les quidams bêlaient, caquetaient dans une uniformité désolante.
Tous semblaient vouloir discuter, pourtant la ronde fut brisée par une...
L'arc sombre de ses sourcils s'élevèrent face à l'ordre de la reine des fées. Déjà des manifestations guerrières ? Certes Chronos avait manqué de subtilité, mais malheureusement c'était un fait inhérent à sa condition dégénérée. Elle n'aimait ni les déités bafouées, ni les sorciers imbus. Ils étaient des créaturelles semblables, identiques dans leur futur délité. Mais tous, étaient destinés à disparaître.

L'une de ses mains monta prestement et de concert avec un claquement de doigt retentissant, elle intima aux affidés de la reine des fées de rester immobiles. Leur procurant une sensation de détente absolue où tous désirs de belligérance était exempt.
Repos.

Tututu. Voyons que vous êtes belliciste, alors que vous dites que vous n'étiez pas prête à faire la guerre, très chère maire, ou souveraine... Comme vous préférez entendre. Les deux titres vous vont comme un gant. Pleins d'amertumes douleurs.
Elle comprenait l'affliction qui s'emparait du cruer d'Obéron. Son épouse était obtuse, transformant les mots pour les tourner vers une idéologie différente des buts initiaux.

Vous êtes déjà las de nos échanges ? Ils furent pourtant des plus succincts. Mais il est vrai que vos croyances sont déformées par votre volonté de parfaire le monde. Comme tout à chacun. Néanmoins, parmi tous vos bons mots je tiens à appuyer un fait. C'est Lord Earl lui-même qui a élit son fils aîné comme réceptacle de son être si par 'malheur' il venait à mourir.
Il n'a pas de légitimité à prouver. Les faits sont la réalité. Comme tous ses autres dires, c'est des événements qu'il émet à vos oreilles éparses. Point des sujets bons à philosopher.


De quelques pas, elle s'avança, faisant retentir dans le silence relatif le claquement souple de ses talons. Non, elle souhaitait empêcher que les rixes commencent. Pas maintenant. D'un geste léger, elle apposa sa main sur l'épaule d'Anthony lui dédiant l'éclat d'une tendresse chaleureuse de son regard. Elle croyait en lui et en ses idées et ne laisserait pas des êtres grossiers empêchés ses pensées de s'exprimer. Pourtant, lorsque son expression se tourna à nouveau vers le reste de l'assistance, son faciès hiératique se durcit.

Mais que craignez-vous pour le Codex ? Peu d'être son digne et capable d'en lire les pages... Ainsi, notre bon dirigeant de l'Envers ne peut craindre de se le faire prendre. Elle sourit, sans aménité. Tant que la paix précaire installée entre eux perdurait, elle ne donnerait plus accès à Chronos à sa magie. Il avait déjà trop fait contre le but d'Anthony pour fragilité autrement que par ses cris inconséquents la ligne fragile de cet entretien.

Jeu 13 Oct - 10:55
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Déclaration, révélation, exclamation... Tant de mots qui secouent, ébranlent, tourmentent. Mensonge ? Hécate ? Manipulation ? Qu'est-ce que... Ne pas perdre l'objectif, ne pas... Mais quel est-il ? Être LIBRE. Ne plus étouffer, contenu dans une seule ville car le simple fait d'exister nous est tout juste accordé... Sursaut, blessure. Regard vers la métamorphe. Pardon, j'ai... J'EN AI BESOIN, DONNE ... ! Mais comment s'y prendre, ils baignent dans leur puissance, leurs certitudes... Un Archibald se craquèle, puni de son maigre excès. Un peu de puissance, un tout petit peu... Un temps, la faiblesse presque oubliée... Mains qui se serrent, bras qui se plaquent contre un corps fébrile. Parler, parler, convaincre... Je ne peux en espérer plus. Pour l'instant. Redresser la tête, reprendre contenance... Faire pression contre le manteau, sentir l'objet, se souvenir qu'il demeure d'autres voies...

- Nous ne sommes pas quatre trouffions... Je souffle. Le Coeur de l'Envers, ses rejetés, ses pensées étouffées, ceux qui ont trop longtemps accepter de courber l'échine pour le "bien" du plus grand nombre. MENSONGE. Mouvement futile visant à épousseter mon vêtement. Mensonge. N'en déplaise à votre vaillant discours, petite reine... Contenir les être de l'Envers revient à les étouffer, à terme, à les tuer. L’Équilibre que vous protégez est en faveur de l'Humanité, et laisse le champ libre au Vatican. A la différence de Dieu, nous nous manifestions et cela était notre force. Qu'en est-il maintenant ? Ah oui. L'esclavage. On nous permet gracieusement de nous révéler à la lie de l'Humanité, à ses membres qui n'ont plus le droit à à la protection du Cénacle. Vivotons, madame, nous vivotons. Il n'y a qu'un être vivant pleinement qui peut penser que ronger un os est nourrissant pour un affamé. Sourire torve, regard défiant le Cénacle. Vous avez défini les limites de ce royaume et vous le gouvernez. Vous donnez des miettes aux miséreux. Vous envoyez vos chiens chercher les bijoux disséminés de part le monde, et les gardez dans votre coffre. Un système bien médiéval, n'est-il pas ? Sourire vile. Où est la liberté ? Pourquoi avez-vous le pouvoir d'Existence sur l'Envers ?! Nous vous avons écouté, nous vous avons cru... Quel bien en est-il ressorti ? L'Humanité nous a oublié et poursuit son existence à part, il en va de même pour nous... FOLIE ! Folie que de croire que deux mondes peuvent vivre en s'ignorant sur une même planète ! Folie que de séparer l'Envers de l'Humanité, à qui sa nature le lie depuis toujours ! Nous vivons par nous-même mais aussi pour les humains, PAR les humains ! Rire de gorge. Vous brandissez les conséquences pour nous défendre de changer tout cela ? Mais c'est le cœur même du changement, madame ! Un équilibre brisé fait des remous, vous pensez bien. Le temps que le Monde sache à nouveau sur quel pied danser.

Calme Réflexion. Argumentation. Remarque. Étrange sensation que celle-ci... Temps ancien où ma voix était écouté. Temps ancien où je n'avais pas à hurler. Corps qui tremble d’excitation, esprit qui vacille sous la pression. Qu'ils écoutent, comprennent... Acceptent. Le changement.

- Sans un peu de préparation, sans quelques moyens de pression, nous écouteriez-vous ? Bien sûr que non. Montrer notre sérieux, la menace que nous pourrions représenter si nous allions jusqu'au bout... Il le faut bien pour qu'un échange se mette en place entre deux puissances.  Et puis vous avez vos propres atouts en poche alors cessez de vous récrier contre nos agissements et concentrons-nous sur la résolution de cette affaire. Pour le bien de tous.

HRP:
 

Dim 23 Oct - 10:11
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Intervention MJ



Les portes de la Chambre grondent. La magie s’ébranle, se fissure. Le front est terriblement violent au sein du Siège et la foule amassée ici commence à trembler, s’affoler. Elle n’écoute plus ni Anthony et les siens, ni Pryam Earl et le Cénacle. Les arguments tombent dans l’oreille de sourds, de brebis terrorisées par les grognements de la guerre.

Le conflit approche, et personne ne sait encore qui est en train de forcer les portes de la Chambre : les sbires victorieux du Cénacle contrant la prison de verre établie par Aneksi ou les troupes anti-secrets venues à bout du front mené par le Concordat ? Les deux ?

Un conflit résolvant un autre, si l’une des têtes tombe, le clan sans héros s’effondre. Il a-t-il encore une minute à perdre ?

Tour de Pryam. Bon jeu à toi !

Objectifs mis à jour




Dim 23 Oct - 18:29
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Patriarche Earl



Bla, bla, bla… Ils parlaient, ils parlaient, et leurs paroles étaient aussi inintéressantes que vaines. Ils parlaient, mais ils ne savaient rien. Aucun d'eux n'avait un jour tenu les rênes de l'Envers entre ses mains. Aucun d'eux ne savait les enjeux derrière chacun des choix qui avait été fait. Leur seule existence, leur seule présence en ces lieux, et leur capacité à hausser la voix, émanaient de ces choix. Heureusement, Pryam avait abandonné l'idée de recevoir de la reconnaissance depuis longtemps.
Le Seigneur de l'Envers affichait clairement sa lassitude, désormais. La colère qui grondait en lui faisait écho au grondement furieux des affrontements, qui se rapprochaient. Dans ses yeux noirs se lisaient ces tourbillons de fureur qui pouvaient faire trembler jusqu'au royaume des Morts et de leurs âmes tourmentées. Par la Faucheuse, pourquoi diantre les avait-il à nouveau laissé parler ces fous ? Ils étaient une offense à ses oreilles, à l'intellect des partisans du Secret, à leurs espèces respectives. Un autre frisson put parcourir l'Assemblée. Plus physique, plus tangible. Un frisson comme si une vague invisible venait les bousculer. Une vague emplie de rage. La voix de Pryam s'éleva par-dessus celle de la foule, par la magie et l'acoustique encouragée.

"- Suffit !"

S'il avait pu en un mot tuer Evans, ç'aurait été dans ce dernier. On aurait pu jurer qu'une ombre s'était abattue dans la pièce, les lumières s'étranglant d'elles-mêmes. Et cette obscurité, volontaire ou non, étouffait les voix qui n'étaient au centre de la pièce.

"- Chronos, vous êtes le mieux placé pour savoir combien le temps est précieux. Mes collègues et moi-mêmes préférons le vouer à de plus pertinentes occupations que d'ouïr vos inepties. Mais je vous rejoins sur un point: il nous fut résoudre cette affaire. Que chacun sache où est sa place." Il se tourna vers Evans, vers Aneksi. "Les ignares qui liraient le Codex comme on lit une histoire d'enfant seraient les premiers à faire tomber l'Envers par leur innocence. Mais puisque chacun de nous prétend savoir le mieux protéger ce monde qui est le nôtre, l'heure est venue de faire nos preuves. Que nos Hommes cessent de s'entretuer en nos noms."

Si le Lionceau voulait prendre la place du roi, il allait devoir le détrôner, le jeter à terre mieux que cela avait pu être fait jadis. Avant même qu'Anthony ait pu ouvrir la bouche pour sortir de ces belles paroles qui flattaient si bien la foule et les dieux, Pryam projetait vers lui ce qui ressemblait en tout point à des pointes de lances, qui n'auraient été conçues que de l'énergie qu'il tirait de l'autre monde, cette énergie nécrotique, avide d'arracher la vie et de l'entrainer au loin. C'étaient de fortes pointes, tranchantes, projetées avec la rage qu'il avait pu accumuler, avec la rage de voir ce fils honni et ingrat tenter de s'emparer de ce qui était sien, pour l'abîmer et le souiller.
Les pics fusaient encore, lorsque le patriarche leva une main, appelant à lui ses alliés les plus fidèles, ces Morts et leurs souffles glacés, leurs corps déchirés, leurs râles de néant. Un nouveau geste, et les morts se voyaient associer leurs cibles: Aneksi et Archibald, qu'il fallait immobiliser, ainsi qu'Anthony, face auquel il ne fallait avoir de pitié. N'était-il pas venu armé ?
Son bouclier était prêt, son envie de vaincre était l'égale de sa possessivité envers son précieux royaume. Ces enfants-là n'avaient pas reçu l'éducation qu'ils auraient dû avoir, et il comptait bien leur faire comprendre ce qui leur avait jusqu'alors échappé:
Ici, le papa, c'était lui.
Et on ne discute ni les ordres ni la place de papa.

Dim 23 Oct - 20:12
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Le patriarche avait cédé à la colère. Il avait perdu sa contenance alors que Lowell peinait à reprendre une respiration calme, à cause de son état. La main de son épouse l’étreignait, tandis que leurs yeux étaient rivés sur la scène. Pryam avait cédé aux menaces, ce qu’un digne Chef ne devait en aucun cas faire dans les élans politiques qui s’étaient autour d’eux conçus.
Nul affidé n’échappa au message du Grayson qui s’était lentement redressé. Nul homme de la section spéciale ne put ignorer la fureur d’un vieil homme las, ni même les ordres et images qu’il avait proférées. Il fallait que folie cesse.

Il fallait maîtriser, neutraliser.

Les mots d’Evans ne laissèrent pas Lowell insensible. Pourtant, si était celé l’éclat d’une vérité, corrompre l’Institution qu’était le Cénacle n’était aucunement possible. Si chaque tête pouvait être percluse par la corruption, les membres s’agitaient toujours à œuvrer au mieux dans les affres de ces Ténèbres. Tout ce monde en plein débat, devait se calmer.

De l’ombre d’un simple stylo à plume d’or qui tombe de la poche d’une veste, éclat scintillant sur lequel s’attarde un œil, les filigranes arrivèrent, disparurent, se mêlèrent dans une danse pour la direction à suivre, guidée par les sciences d’un stratège éprouvé.
De l’envol dans le noir de fumée de ces téléportations fugaces, des trames filaires rompant le contact entre une réalité, la magie de son propre fils était à l’œuvre, tout comme les forces des agents qui ne pouvaient plus répondre au patriarche dans sa folie vengeresse : l’appel de Lowell avait été écouté. Il prenait la tête des opérations.

Il était le bras armé du Cénacle. Mais aussi le protecteur du Secret.

Sous le rythme effroyable, tous les sorciers ayant reçu son appel se mobilisèrent, immobilisèrent par leur nombre conséquent dans une cacophonie de cris et sous son regard azurite aussi froid que les glaciers, les magies à l’œuvre. Puisant dans ses dernières forces, il se plaça devant les lames arrêtées par la puissance de l’épouse Grayson, faisant face à Evans et à ses alliés.
Sa voix était d’un calme appuyé. Dans son apparition subite, il n’avait aucunement oublié sa canne, faisant partie de lui comme tout son vestimentaire. Derrière lui, se tenait une armée. La section entière. Membres du Cénacle. Créatures invoquées. Ténèbres. Mais le combat était inutile.
Et après le choc d’apprendre que la mort d’Hécate n’était finalement que l’œuvre du Cénacle, il se résigna, et comprit.

« Anthony. Vous ne pouvez gagner. »

Son sourire était doux, comme celui du grand-père tendre qu’il avait toujours été. Comme ces regards qu’il offrait aux membres de sa famille. Il comprenait la rage qui avait envahi ces deux hommes, leur rancœur.

« Mais n’en faites pas une histoire personnelle, je vous prie. Nous avons entendu ce que vous aviez à dire. Vous avez vos arguments, votre foi en votre faveur… Hélas. »

Son regard se porta derrière lui, sur tous ces membres contre seulement ces quelques intrus…

« A quoi servirait de tous nous entretuer ? De faire valoir vos arguments par la force et de déclencher le courroux de notre présidence ? Si tyran le Cénacle est, soit. Mais certaines tyrannies sont nécessaires. »

Au-delà d’un spectacle brouillé, vacillèrent enfin les nuances à la dissipation qu’il avait ordonnée aux membres de la section qui piégeaient ainsi les intrus, sans violence, momentanément.

« Explique-leur ton point de vue. »

Et une voix fébrile s’était enfin animée, vacillante, elle entendait enfin et pouvait enfin parler.

« Je vous conjure d’arrêter vos folies… Si quelques-uns peuvent entendre votre vérité, vos volontés si elles vous allègent de ce fardeau qui vous incombe depuis tant de temps, créatures, Dieux oubliés… Si chaque Etat doit œuvrer pour le plus grand Bien, cela ne peut se faire sans sacrifice… Oseriez-vous perdre vos âmes ou… Noyaux, ou autres de ces choses qui vous animent et que je ne comprends pas pour détruire un monde à des milliards contre vous seuls ?... Je vous en supplie. Les humains ne verraient qu’en vous des ennemis. Des proies… N’oubliez pas les chasses aux sorcières, les sacrifices endurés… Tout ce que vos ancêtres ont pu vivre. Choisissez seulement vos élus. Je suis prête à vous expliquer ce que je sais, ce que je vois en tant qu'humaine. »

Olivia s’était tue.

Dim 23 Oct - 21:15
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Sa mâchoire se crispa un bref instant, donnant à son sourire une entournure amère, tandis qu'il regardait l'homme qui lui avait donné la vie céder à la colère. Et voilà, ça devait fatalement arriver. Dire qu'il ne s'y était pas attendu aurait été mentir. Pour autant, on ne pourrait pas non plus affirmer qu'il n'avait pas essayé de trouver une autre voie pour eux tous. Aucun de ses alliés ici présents n'avait cherché à réellement pousser l'instant du déchaînement. Il en était reconnaissant, en particulier à Chronos, dont les sentiments vibraient en lui comme dans une cloche. Ils avaient les mots, plus encore que lui… et pourtant, ça ne suffisait pas. Non, pas exactement. Ils avaient atteint leurs objectifs, mais à présent ? A présent son père et ses plus proches affidés refusaient de voir la vérité en face, se raccrochaient à l'illusion que personne ne prêterait attention à leurs réclamations. Personne n'était dupe à ce point et ils avaient mit le doigt juste là où cela coinçait… Dommage qu'il n'ait pas l'occasion de relever. Ça aurait été le moment d'affirmer encore leur potentielle chance, à présent écourtée. Se battre. Oui hélas, le Cénacle n'entendait vraiment que cela. C'était désespérant. Déprimant.

Avec un soupire, il posa sa main sur celle, délicate du cygne noir. Parler… il aurait préféré continuer de parler. Son cœur lourd lui faisait mal tandis qu'il observait à nouveau la scène qui se jouait, et un bref élan d'hilarité lui secoua les épaules, tandis que Grayson s'interposait. Il écouta, sans l'interrompre, amusé en un sens de ce que son père pourrait fulminer d'une telle initiative. Et avec un soupire, prit enfin la parole : « J'en serais ravis, sachez le, mais avant cela, il vous faudrait descendre voir la lie de ce monde abandonné et mourant avant toute chose. Ce qui se passe à présent est la directe conséquence des actions perpétrées par le Cénacle. Cette marée qui a brisé les portes des hautes administrations souffre depuis des milliers d'années, portée par ce même argument 'cela ne peut pas se faire sans sacrifice'. Tous ces êtres sont le sacrifice concédé par le Cénacle et les sorciers. Et pourtant, avant qu'on n'exécute l'une des leurs, ils étaient encore prêt à retenir leurs coups… La mort d'Hécate, déesse de la sorcellerie… c'était la goutte d'eau de trop »

Il secoua la tête, désolé par tout cela. « Notre monde est déjà en pleine destruction. Alors entre la mort lente et assurée infligée, et une hypothétique chance de renouveau, aussi vague et aussi exorbitante soit-elle… pouvez-vous réellement nous blâmer de choisir la seconde ? Faite le, s'il le faut, mais je doute du bien fondé de la décision... »

Il déglutit et reposa son regard sur le vieillard, reprenant avec plus d'urgence, sachant son temps de tranquillité compté : « Grayson… vous savez tout comme moi que mon père ne peut pas lire le Codex, personne ne le peut. Les lois édictées par le Cénacle, tout ce qu'elle exige de la population magique est basé sur les écrits de nos ancêtres, les écrits du Codex… qu'ils ne peuvent pas lire ! Vous savez les ingérences commises par ma famille… par les sorciers du Concordat… Même sans révéler demain le Secret, il est nécessaire de remettre tout cela en question. On ne peut pas indéfiniment attendre de ce monde qu'il accepte que l'on se gave sur son dos…. »

Un silence, et son regard passa lentement vers Pryam, plus loin, dont l'aura pestifère lui donnait la nausée et l'effrayait aux larmes. Les yeux vitreux, il se força à poursuivre, le ton blanc : « Mais vous avez raison sur un point… nous entretuer ne réglera pas la question. Nous avons déjà atteint notre objectif, rien ne pourra être comme avant désormais… mais les choses seront pires si je ne règle pas le fond du problème » Il s'avança, lentement et arrivé épaule contre épaule avec le directeur de Scotland Yard, il souffla, ironique « Mais ne me faite pas l'insulte d'oublier qui vient d'attaquer, alors même que nous refusions l'affrontement. Ne me faite pas non plus l'insulte d'affirmer qu'on nous aurait écouté autrement qu'ainsi… »

Il y eut une pause, puis il acheva : « Je vais faire en sorte que personne n'ait à mourir. Vous et Aneksi, vous allez devoir prendre nos places… »

Il avait disparut. Et pendant un bref instant, tout sembla se figer avant qu'une explosion ne vaporise les alentours du lieu où Pryam Earl se tenait. Aucun mort certes, mais une muraille de glace entre les deux bellicistes et le reste de l'assemblée.

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Mer 26 Oct - 20:05
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Titania, Reine des fées

La reine sursauta. Les épaules tendues, elle était surprise. Elle n’avait jamais entendu Lord Earl montrer sa colère. Il s’était montré si mesuré, si courtois. Elle pouvait toutefois comprendre qu’une telle intrusion au sein du Siège du Cénacle soit suffisante pour atteindre certaines limites. Les cris, les pseudos échanges entre sourds… Titania avait fini par garder ses lèvres scellées. Personne ne s’écoutait vraiment. Qui essayait de convaincre qui ? Les murmures dans la foule s’étaient levés, échauffés par les coups donnés à la porte en de grands fracas. Les propos tenus étaient en mesure de discréditer le Patriarche Earl et le Cénacle, mettre en doute le bien fondé des actions de cette entité gouvernante. Elle savait… Bien sûr qu’elle savait que ces actions n’étaient pas blanches… Mais le discours tenu par le Réanimateur et ses suivants ne le placerait qu’en noir et perverti et risquait d’ébranler lourdement les fondements de l’Envers et de son fonctionnement. Tout n’était pas bon à jeter, il y avait des piliers solides en son sein. Une destitution du Secrétaire Général serait un pas inévitable pour tâcher de trouver un terrain d’entente… Elle espérait qu’ils ne se montrent pas aussi sourds qu’ils ne l’étaient actuellement et qu’il ne s’agissait pas d’une prise de pouvoir totalitaire. Ces beaux rêveurs n’avaient jamais gouverné. Ils n’étaient que des bambins à qui il n’était pas opportun de confier le volant du véhicule.

S’entendaient-ils parler ? On croirait des utopistes vivants dans un monde des plus obscures, persuadés que la direction qu’ils prendrait serait plus lumineuse, quoiqu'il arrive, quelque soit leurs choix. Ils ne connaissaient ni l’envers de ce monde, le poids des décisions, ni ce à quoi ressemblerait l’avenir qu’ils étaient venir leur porter la bouche en cœur. Titania priait en son for intérieur. Elle priait pour que la voie à présent empruntée de force ne soit pas un cul-de-sac. Son regard se tournait vers la foule, ses ailles fines et fragiles comme du vélin ornèrent son dos délicat. Ses pieds vient en pointes avant que quitter le sol, prenant de la hauteur : « Mesdames, messieurs. Je vous invite à vous diriger dans le calme vers les antichambres à l’est et à l’ouest. Montrez du respect et de la courtoisie envers vos pairs afin que chacun d’entre nous puissions nous retirer, sains et saufs. » Voix fédératrice, mots posés mais forts les uns après les autres avec une fermeté gouvernante et la bienveillance d’une mère. Aucun mot négatif, aucun appel à la peur. « J’invite les membres du Cénacle et du Concordat à se retirer dans l’antichambre Nord. » Elle n’avait aucune idée de ce qui se tramait derrière ces portes. Ses yeux clairs croisèrent ceux du cygne noir : « Dites à vos troupes de cesser, il est inutile de nous entre-tuer d’avantage, cela est vain. Nous sommes le même peuple. Voulez-vous ? » Du moins était-ce l’ordre qu’elle donnerait à ses propres troupes si c’étaient elles qui frappaient aux portes de la Chambre après s’être rendu compte qu’elles avaient été verrouillées de l’intérieur. « Dressez les boucliers ! » Ordonna-t-elle aux siens en prévision de ce qui pouvait venir bientôt, lorsque l’assemblée commença à se vider lentement.

« Sir Grayson ? Avez-vous un retour sur ce qui se passe de l’autre côté des portes ? Qui frappe ? » Elle se retournait vers le vieil homme pour obtenir son soutien pour la suite des opérations. Il était statique et un larme coulait le long de sa joue. « Sir Grayson ? Que se passe-t-il ? » s’inquiéta-t-elle brusquement, s’approchant du sorcier, pieds à nouveau à terre, ailes battant furieusement dans son dos. L’une de ses mains fine se posa sur son épaule : « Sir Grayson ? »

Mar 1 Nov - 21:13
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Suffit ! De ce cri expugné, de cette harangue suivie, les mires sombres du cygne noir flamboyèrent.

Pryam, cet être l’agaçait, profondément, durablement. La métamorphe ne comprenait pas comment il avait pu atteindre une telle place au sein de l'envers. Le pouvoir du sang et du rang jouait une grande part, certes, dans la balance des pouvoirs et des statuts du quidam, mais souvent les systèmes humains la dépassaient par leur aberration. Elle les avait vus s'élever de leur existence désuète avec Aria, toutes deux les avaient vus progresser jusqu'à ce présent où ils possédaient tout et pourtant leur cœur ne possédaient plus la pureté originelle les rendant si beaux et attachants. Seuls quelques êtres détenaient encore cette beauté première, Anthony, était de ceux-là malgré l'existence qui fut sienne. Sa sœur devait avoir une autre vision du monde qu'elle-même, elle voyait tout en blanc et elle-même en noir. Les deux métamorphe étaient les représentantes d'une même pièce, chacune étant la face opposée du tout. Elles étaient les incarnats de leur apparence, mais l'une sans l'autre, elles ne pouvaient point avancer durablement.
Leur union au côté d'Anthony les avait rassemblé à nouveau, elles s'étaient retrouvées pour faire front contre la destruction de l'envers et libérer les poids du silence.
L'époque contemporaine était une ère d’obscurantisme pour les êtres magiques. Le passé de la terre leur avait laissé bien plus de place, mais à présent ils n'étaient que du vent et partaient vers leur extinction. Les humains rêvaient fugacement de magie, d'être irréelle venue d'ailleurs. Mais ils étaient loin de la réalité de la vie, de sa dureté les étriquant.

Son cœur grondait, il criait à l'injustice et surtout il appelait que la réalité retomba sur cet homme. Pryam dont les seuls actes positifs furent la création de ses fils, parfois de l'ivraie naissait visiblement du bon grain. Il était de ces destructeurs de destinée. Seule sa puissance pouvait compter pour le quidam des sorciers.
Aneksi, elle, pouvait rire. Dans ce lieu, la seule personne pouvant l’inquiéter était millénaire. Et elle faisait partie de ces êtres sensé, réuni avec ce vieil homme subissant durement le poids de cette bataille.

Malheureusement la sagesse n'était point l'apanage de tous. Sinon, ils n'auraient jamais dû s'imposer en force comme en ce jour au sein du cénacle. Dans la paix précaire de la salle, la sensation froide d'un suaire l'enveloppa. La puissance magique du maître du Concordat s'élevait et avec elle l'apanage de son potentiel. Son énergie était impressionnante, pour un mortel, mais Aneksi n'était pas d'humeur à laisser faire de telle expression de colère. Il y avait trop d'innocent, relatif, et une cause plus importante que les relents d'agonie d'une institution désuète.

Proche d'Anthony, toujours, elle se décala lestement devant lui lorsque les lances d'énergie du sorcier du concordat  se précipitèrent en direction du leader de son groupe. Son bouclier se déploya, éclat d'or luminescent, il absorba chacun des impacts de l'attaque du patriarche Earl. De l'apparition de ses sbires  et de leur attaque, elle éleva son bras en direction des êtres nécromantiques pour leur envoya de fine ligne d'énergie, telle des plumes, dans leur crâne entre les deux yeux, pour les faire se consumer de l'intérieur. Les corps morts finirent consumés par les flammes, réduits en cendres.

Avec le retour du calme, le cygne laissa à son meneur reprendre la parole, ainsi qu'au vieil homme s'exprimer. Elle entendait les mots du bras armé du Cénacle. Pourtant les événements devaient avoir une véritable fin et la métamorphe fut soulagée avec les mots de la souveraine.

Chronos, les hostilités doivent cesser. Anthony, va régler le dernier accro de cette trame. Et nous sommes entre gens civilisés. N'est-ce-pas ?Sa gorge se crispa à ses premiers mots, déglutissant nerveusement de savoir loin de sa protection l'éclat précieux à son cœur. L'éclat incisif de ses prunelles se porta à l'encontre de son allié délité. L'abdication de Titania et les paroles du Grayson la faisaient se tendre vers plus de tempérance. Ils étaient déjà si peu, pourquoi détruire encore plus d'être d'essence magique ?
Son être entier se tendait vers les deux entités loin d'elle, loin de sa protection, Aneksi ignorait ce que devenait l'ancien Führer et à présent Anthony était aussi séparé d'elle. Ainsi tant qu'elle ne serait pas certaine que les hostilités ne fussent pas évaporées, sa magie coulerait à flots en eux. Pourtant pour la réincarnation, elle chercha à le contacter, ou du moins de lui faire passer la sensation d'une fin.

Sire Grayson, Reine Titania. Oui, les hostilités doivent cesser. Malheureusement , les choses en sont rendues ainsi mais nous devons absolument faire arrêter tout manquement à nos désirs présents.
Plus tard, viendra l'heure où il faudra ajuster la vérité pour les deux partis...Mais en attendant.. Accueillons ces visiteurs.
D'un geste de la main, elle fit s'ouvrir lentement les portes, lorsque les êtres devant partir s'en fussent allés.


Dim 20 Nov - 19:11
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Intervention MJ



Les portes de la chambre du Cénacle s'ouvrent sur un champ de bataille en ébullition. Les frappes sont d'une violence meurtrière. Les corps aux sol se comptent par centaines. C'est un carnage, un véritable bain de sang. Dans un camp comme dans l'autre, les pertes sont extrêmement lourdes. Le cris se font de rage et de douleurs. Frères et sœurs se massacrent et s'entretuent. La chair se déchire comme un tissu trop fragile, les os se démembrent et goûte à la lumière du jour.

Deux dômes enferment quelques prisonniers. Certaines têtes bien connues manquent à l'appel : le Patriarche Sihvonen, le fils de Pryam Earl, l'héritier Von Schwarzwald, Nikolaïs Werner et son acolyte... Pas le temps pour les chercher. Le front rugissant pénètre dans la Chambre.

Pryam Earl et son fils refusé Anthony ont disparu de la vue de tous et livrent un combat de parenté.

Sortie du groupe de Pryam et Anthony. Tour d'Archibald.

Objectifs mis à jour




Lun 21 Nov - 11:43
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Intervention MJ



Dans le décor du champ de bataille, l'un des deux dômes semble s'agiter. Sa fine pellicule opaque de magie tressaute, fléchit et se fragilise. La pression exercée par l'eau qui s'y trouve se fait oppressante à un point tel que le dôme ne résiste pas plus long. Un raz de marrée emporte vivants et cadavres sanglants, alliés et ennemis, quand l'océan pulsant est libéré de son infâme emprise. En son centre, humides, se dressent trois êtres encore retournés par les derniers événements. Puis ils se relèvent. Les portes de la Chambre du Cénacle se sont ouvertes. Bonne ou mauvais augure, le seul moyen de le savoir est, comme masse de la foule, de s'y rendre.

Absence de réponse d'Archibald
Intégration de Diederich, Imrinn et Nikolaïs dans le groupe. Modification du tour de jeu.

Tour de Nikolaïs




Dim 4 Déc - 11:28
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Les paroles de Diederich lui hérissèrent les poils de révulsion. S’il n’avait pas le self-contrôle qu’avaient les dirigeants d’un état, il l’aurait étripé sur place. Le regard d’un vert morne de l’ancien dictateur se posa sur le loup à son intervention, y entendant la voix d’un être bien plus âgé que lui qui avait vu défiler les époques. Qui savait ce qui les attendait si le secret venait à être révélé ? Nikolaïs ne pouvait véritablement l’anticiper, il savait seulement que c’était ce que désirait le Vatican et que ses troupes s’engouffreraient dans la révélation pour appeler la peur et l’inquisition. Il y aurait des désastres, c’était inévitable. Mais il y en avait déjà en se cachant. Lentement, il haussa les épaules : il l’avait dit, l’avenir du Secret n’était pas entre ses mains et le sort était jeté. A présent, il n’y aurait qu’à s’adapter au lendemain, quel qu’il soit. Perçantes, ses prunelles vinrent se planter dans les azurs de Diederich, comme s’il allait le mettre en pièce. Il l’aurait probablement fait, si l’héritier allemand n’avait pas entamé une sortie de ce dôme. Dans la bulle d’oxygène, la réincarnation marchait, patient, rodant autour du sorcier comme un vautour attendant que sa proie soit prête à point. Cela viendrait… « Anthony a réussi. Je sens la fin. » Aneksi lui annonçait.

Il clamait le suivre au bout du monde et l’instant d’après, que s famille ne s’était peut-être pas trompée… « Vous êtes un menteur, Diederich. Vous ne m’auriez pas suivi il y a huit décennies pour les mêmes raisons que vous ne me suivez pas aujourd’hui : parce que le reste de votre famille prend une autre décision. » Le ton de sa voix était grave et calme, malgré la lourde menace qui faisait vibrer, gronder sourdement son timbre. Il dosait avec un charisme redoutable l’aura assassine qui était la sienne. « Parce que vous êtes qu’une lignée de couards apeurés, prompt à lécher les bottes des anglais pour être dans leur bonnes grâces et survivre comme des rats. Et vous croyiez que vous pourrez sagement discuter avec ceux à qui vous aurez tourné le dos lorsque tout ceci sera fini ? C’est en 1945 que j’avais besoin des vôtres et vous avez été offrir aux anglais l’artefact de notre nexus, de notre nation… C’est aujourd’hui que j’ai besoin de vous, et vous me tournez encore le dos. Me prenez-vous pour une princesse soupirante à votre venue ? » Rictus d’un sourire, mais de haine soulignée. Une colère contenue mais dont les éclats transpiraient. Il la laissait s’échapper tout en la retenant, une maîtrise terrifiante, écrasante.

« C’était une chance que je vous offrais aujourd’hui. Mais vous êtes un traite doublé d’un peureux. Vous êtes faible, Diederich et il n’y aura jamais de faibles dans mes rangs. » Son regard se fit dur alors que la magie de l’allemand s’apprêtait à exploser le dôme. Nikolaïs s’arrêta face à lui. « Savez-vous pourquoi j’ai été le führer dans les années 40 alors que c’était votre famille qui dirigeait du Berg der Sieben Säulen et qui aurait du assurer ce rôle ? » Il lui laissa le temps de la réflexion mais pas de la réponse : « Parce que j’avais la détermination que les vôtres n’avaient pas. Parce que j’avais les idées claires, parce que je ne me perdais pas en ronds de jambes et en concession. Parce que j’étais païen et j’avais voué mon existence à replacer les Dieux à leur place exacte, dussé-je y laisser ma peau. Parce que j’étais un guide, et vous, comme aujourd’hui, un mouton, une brebis perdue, sans conviction. Vous affirmez mais vous n’agissez dans le sens de vos mots. » Puis il hacha chacun de ses mots avant que le dôme n’explose : « Vous me décevez… Une nouvelle fois. » L’eau se déversa sur le champ de bataille et d’un geste vif, le manche de Longinus vint frapper Diederich au visage une première fois, puis une seconde pour le sonner violemment. Il aurait pu le tuer, en lui plantant la pointe… Mais son caractère sanguin voulait le frapper et le voir souffrir avant cela. Il toisa son ennemi à présent à terre avant de murmurer un « Bienvenue dans la Contrée, ma maison est ta maison… Fais comme chez toi… »

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Intervention MJ :

Diederich, ton esprit se nimbe de formes extraordinaires et monstrueuses. Ce que tu vois n’a pas de nom, ne devrait pas exister. Cela va au-delà de l’imagination humaine, c’est imprévisible, ça n’obéit à aucune lois. Plus tu fuis et plus ça te rattrape, ça rampe, ça s’insinue en toi comme un poison sans pareil. Tes hurlements ne sauraient décrire l’intensité de l’horreur dont tu fais l’objet. Ta peur est viscérale et violente. La Contrée du Rêve des mythes de l’ailleurs te glace le sang. Tu finis par perdre connaissance, secoué des spasmes de tremblements terrorisés.

Sortie d’intrigue pour Didi


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Le visage de Nikolaïs se paraît d’un  rictus sadique mais il dut se détourner de l’autre l’allemand car on l’appelait : « Comment ?! » hurla-t-il de colère alors que ses prunelles se dirigeaient vers les portes. Bon sang ! Mais qui les avait ouvertes ? Ça allait être la panique dans la Chambre du Cénacle ! Et comment allait-il pouvoir rejoindre cette Chambre près de Pryam si une foule entière et massacrante faisait comme lui ?! La situation de bataille ne concordait pas avec la fin qu’Aneksi lui avait fait sentir. « Retraite ! » Ordonna-t-il à ses hommes, ordre qui fut relayé. A mesure que les combattants du Cénacle avançaient dans la Chambre, ceux du Réanimateur s’en éloignaient, reformaient le front de l’avant bataille, enjambaient le charnier, tentant d’échapper à coups de boucliers magiques aux assauts ennemis. Les protections se dressaient, dans une tentative de terme aux combats. Il détaillait stratégiquement la scène. Il y avait un dôme. Il ne voyait pas Aneksi, il ne voyait pas Anthony par les portes ouvertes tant la foule qui s’y engouffrait lui camouflait la vision. Il ne voyait pas non plus Nyarlathotep et il pesta devant la situation qui ne lui convenait pas du tout. Comment allait-il retrouver Anthony et Pryam dans une telle pagaille ? S’il marchait vers le Chambre, leurs ennemis prendraient cela pour une agression. Bloqué, il dressa une barrière de filaments lumineux blancs et dorés entre leur ennemis et eux… « Me voilà en train de construire un mur de Berlin... » bougonna-t-il. Après le karaoké… C’était vraiment une mauvaise journée.

Mer 7 Déc - 23:30
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La chaleur d’une main douce et rassurante, celle de l’apaisement que Titania savait si bien offrir, dans sa bonté la plus pure, son universelle tendresse. Lowell plissa les yeux et se pinça l’arrête du nez en soupirant. Olivia s’en sortirait. Quelque chose lui disait qu’elle le pouvait, mais il ne pouvait mettre le doigt dessus. Et alors, Aneksi envoya d’un mouvement de main les portes de la Chambre à leur ouverture, et le vieil homme ne put se contenir à l’étrange apparition de ces hères livrés à une guerre derrière elle. Il observait, puis reportait ses yeux sur son épouse, un sourire étrange, rictus sardonique, sur les lèvres usées et fragiles, gercées par les trames filaires du temps.
Un formidable bruit d’un homme qui s’écrase comme contre le verre et gît au sol, assommé comme on s'écrase comme la vitre d'une veranda trop propre. Etait-ce le stress de cette journée, ou la situation abracadabrante conçue par les rouages magiques de sa famille et ceux de l’esprit parfaitement névrosé de sa petite fille qui, de toute évidence, avait réussi son pari.

Elle les avait tant ralentis que les autres plans s’étaient succédés. Ses épaules nouées se courbèrent, un spasme de rire discret et silencieux agita son ventre alors qu’un autre tentait encore de rentrer et se retrouvait dos à la porte, comme si aucune réalité concevable ne pouvait se réaliser à travers cette protection.

« Dieux ou autres sont incapables de sortir ou d’entrer par les moyens classiques et, malgré l’aspect farfelu – je vous le concède – de nos opérations, j’y vois un bien joli succès à afficher sur notre tableau. »

Il observait avec attention le sorcier ennemi abasourdi, se relevant sur ses coudes, celui qui s’était pris en pleine face ce verre indestructible tout aussi qu’inexistant par nature.

« Je vous conseille de vous rendre. Nous avons les moyens de vous faire prisonniers. Nous sommes nombreux, ici et dehors. Vous êtes peu et nous avons déjà prévu bien des supplices à vos pouvoirs. »

Son regard se porta sur les élites qui attendaient un ordre.

« Saisissez-vous d’elle et de nos ennemis. »

Il n’avait plus le choix. Plus aucun choix que de condamner la tutelle de ce fou d’Evans et de lui affliger un moyen de pression. Ils étaient nombreux et avaient en leur possession des ingénieries de l’Amasis, capables d’emprisonner et d’empêcher un être d’utiliser ses pouvoirs en bloquant autour de lui les effluves de ces rivières de magie pure. Il regrettait mais leurs ennemis ne se rendaient pas à l’évidence. Il attrapa la main délicate encore sur son épaule avec tendresse et lui fit un baisemain, sans laisser ses lippes ridées effleurer le derme, puis la relâcha. D’un pas nonchalant, alors que des éclats d’ondes tentaient de percer le voile de cette porte et, tantôt et sans aucune logique temporelle, de le rendre à son envoyeur et de le désintégrer sur place, il se dirigea sur cet ordinateur dans lequel nombre de commandes automatiques apparaissaient. La petite avait tout prévu et il savait à qui donner ses ordres pour plus encore condamner les fuites, les mouvements. Chacun reçut son ordre sur un téléphone cellulaire, et chacun fut en place, même si Lowell n'avait pas accès aux caméras. Nombre de téléporteurs s’ouvrirent ici et là, dans tous les endroits privilégiés par Diederich, nombre d’autres pièges s’activèrent des mains des partisans du Secret. Nombre de golems ou autres créatures apparurent à certaines places, nombre d’hommes armés de ces pièges bloquant se mobilisèrent sans qu’aucun du Cénacle ou de leurs ennemis n’ait pu le comprendre tant ce quartier entier avait été quadrillé par Diederich et Olivia.
Seul le temps était leur allié. Et ce temps perdu par les mailles d’un labyrinthe torve imaginé par de si petites et insignifiantes créatures telles qu’ils étaient, était leur plus précieux allié.

C'est alors qu'il aperçut Werner et, à travers ce voile impossible à franchir, le vieil homme à la grande contenance, à la si haute éducation, lui fit un doigt d'honneur.

Olivia déteignait quelque peu sur lui...

Jeu 8 Déc - 11:47
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Titania, Reine des fées

« Que… ? » fit-elle en se retournant vers les portes qui s’ouvraient. Elle ne s’était pas attendu à cela avant qu’ils ne sachent ce qui se passaient exactement de l’autre côté. Les cris résonnèrent de terreur dans la Chambre du Cénacle lorsque les derniers présents se précipitèrent vers les antichambres à la vue de ce qui se passait de l’autre côté. « Du calme ! » réclama-t-elle fortement auprès de ces âmes tourmentées devant le charnier qu’on leur exposait. Elle-même en déglutissait d’horreur, ravalant ses propres frayeurs pour rester droite, fédératrice et bienveillante. Dans son cœur, en son for intérieur, quelque chose se brisait et de larmes, elle ne verserait jamais assez pour ces êtres qui avaient succombé et qui gisaient là au sol. Comme ils pouvaient accuser le Cénacle d’être des assassins, le paradoxe d’une pareille boucherie n’était guère plus enviable et cela devait cesser.

Sa main posée sur l’épaule de Sir Grayson se vit graciée d’un baisé et son cœur fut soulagé qu’une vitre les sépare encore de la guerre, ne serait-ce que pour la communauté en proie à la peur qui se réfugiait en tremblant dans les anti-chambres. La reine des fées reprit son envol, supervisant le retrait des civils hors du combat qui gagnait progressivement du terrain… Ou presque, l’ordre vint pour les troupes qui les attaquaient de sonner un ordre : celui du retrait. Titania n’était pas aussi optimiste que Sir Grayson. Il y avait dans le camp ennemi des entités capables de les terrasser et l’une d’elle avait à sa main Longinus. Une autre se trouvait dans la même pièce qu’eux, une autre combattait actuellement le Seigneur de l’Envers. Non vraiment… Elle ne pariait pas pour une victoire aussi aisée : beaucoup de sang coulerait inutilement. Elle laissait toutefois le soin à Lowell de faire des prisonniers, les choses pourraient difficilement en être autre. Haley survolait la table du Cénacle, prenant les informations à mesure qu’elles leur provenaient mais elle dut s’asseoir dans une chaise lorsque la nouvelle tomba : le Secret avait été révélé. « Faites cesser la diffusion. » ordonna-t-elle. « Faites cesser cela ! » appuya-t-elle.

Elle releva les yeux vers Aneksi alors qu’elle s’était dirigée vers cygne noir pour comprendre comment on avait pu choisir de divulguer le Secret de cette manière si irréfléchie. : « Et après vous dites qu’ils nous accepteront ! Il est certain que leur envoyer le message de notre existence accompagné de notre capacité à user de la magie pour tuer est extrêmement fédérateur ! C’est un message d’horreur et de terreur ! Comment pouvons-nous espérer être accueilli à bras ouverts après cela ? Avez-vous perdu la tête ?! » s’exclama-t-elle comme si elle se réveillait d’un cauchemar. Ce fut d’ailleurs le moment que Pryam Earl choisit pour réapparaître juste devant elle. Elle eut un sursaut de surprise, plaqua ses mains à sa bouche pour étouffer son cri. On avait pas idée de poper de la sorte ! « Ils savent... » souffla-t-elle d’une voix étouffée « L’assaut du Cénacle était une diversion. » Les morts étaient une diversion. Un simple leurre. Ses yeux verts d’ordinaire si pétillants d’amusement laissèrent soudain voir l’inquiétude solennelle alors qu’elle se détournait vers les portes et le combat acharné qui s’y déroulait.

Titania ne comptait pas laisser les élites que Grayson envoyait mourir inutilement... Et seuls. Le sol s'ouvrit pour laisser croître des racines épaisses se jetant à l'assaut d'Aneksi et Chronos. Le cygne noir était puissant, et Titania en moindre mesure, mais d'une attaque commune, il y avait à espérer qu'elle ne puisse l’esquiver. Il était temps pour elle de goûter au Hall des Ténèbres. Son action était criminelle. Divulguer la bataille, le sang, la barbarie, c'était s'assurer que l'Endroit soit terrifié. Et on avait tendance à réduire en poussière ce qui nous terrifiait plus que de s'allier.

Sam 17 Déc - 14:42
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L'étrange sous la normalité : La Bête du Gévaudan
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Le retour dans le tangible vint à apaiser la colère de la Bête du Gévaudan. Pour autant, l'odeur du sang et des viscères furent subites à son odorat sensible tandis que les affres du champs de bataille assourdissaient ses autres sens. Ses yeux s'emplirent du spectacle de la mort, de l'agonie et des souffrances. Il pouvait sentir la peur et le regret affluer en sa conscience comme autant de vagues sur le rivage de son empathie. Son attention dériva au delà du charnier, survola les silhouettes des combattants pour s'arrêter à l'arche des portes du Cénacle. Ouvertes. Un moment abasourdi, la créature s'ébroua dans le flot des combattants qui battaient en retraite.

Immuable silhouette dans la confusion, Imrinn tourna lentement le museau vers l'arrière de sa position et contempla le résultat en leur absence. Les soldats du Cénacle étaient désorientés, sans aucun leader pour les diriger à présent que Diederich était au sol. Beaucoup d'autres n'étaient tout simplement pas préparés à l'horreur de la guerre. D'une longue inspiration, la Bête emplie ses poumons avant d'élever la voix aussi fort qu'il lui était possible. Le grondement rocailleux de son timbre porta au delà des  râles et des plaintes, frappant autant les oreilles que les esprits :

« - SOLDATS ! Marquez la retraite. »

Il se mit dos à la barrière, faisant face aux créatures encore en vie et les contempla de sa hauteur, poitrail gonflé et posture dominante. Il observa un instant l'intérieur du Cénacle où les chefs de chaque camps devaient convenir d'une paix durable. Il était las de ces chamailleries et espérait que cette farce s'achèverait posément, qu'ils réaliseraient qu'assez de sang avait coulé pour aujourd’hui. Avec un souffle sec, Imrinn gronda plus fort, le timbre vibrant de ferveur :

« - Formez les rangs devant les portes du Cénacle ! Maintenez la position et ne faiblissez sous aucun prétexte ! Protégez nos dirigeants pour que votre loyauté ne soit jamais oubliée ! Prouvez votre foi en leur jugement pour que jamais la perte de vos frères et de vos sœurs n'ait été vaine. Aujourd'hui, vous honorez vos idéaux et vos dettes. Aujourd'hui, vous défendez votre liberté ! »

Il y eut une hésitation avant que les troupes n'obéissent et ne viennent former de nouvelles lignes ordonnées et volontaires, farouches dans l'attente fébrile du dénouement. La Bête du Gévaudan avait parlé avec force, voulant se faire entendre des deux camps, mais surtout des dirigeants qui se cachaient encore dans la pièce voisine. Qu'ils entendent et réalisent l'impacte de chacune de leur décision. Que jamais ils n'oublient les conséquences de leurs choix. Qu'ils ressentent le poids de leur position et agissent en tant que tel. Satisfait de la formation des troupes, il passa à la suite de ses manœuvres :

« - Que toutes créatures, sorciers et métamorphes capables de soigner avancent maintenant d'un pas ! »

Il observa les silhouettes qui se détachaient lentement du front à peine reformé. Il compta combien restaient encore valides et s'en approcha lentement, enjambant les corps, éclaboussant ses pattes dans les flaques de sang qui veinaient le marbre du hall en une draperie vermeil.

« - Constituez une infirmerie dans l'angle Est de notre position. Récupérez tous les blessés et administrez leur vos soins. »

Il y eut des murmures, des refus quant à l'idée de s'occuper des victimes du camps adverse. A cela Imrinn aboya un appel au silence et toisa ses pairs avec une colère sourde lacée d'indignation.

« - Il m'est inconcevable de devoir vous rappeler en cet instant votre serment ! Et pourtant me voilà devant des êtres à deux doigts de se parjurer... et pourquoi, par orgueil !? N'oubliez jamais que la Nature vous a doté de dons exceptionnels et par la force de votre essence ou celle de votre volonté, vous êtes désormais et à jamais dédiés au service de l'humanité ! Vous exercerez votre art avec conscience et dignité, vous considérerez la santé de vos patients comme votre premier soucis ! Vous ne permettrez pas que des considérations d'âge, de maladie ou d'infirmité, de croyance, d'origine ethnique, de sexe, de nationalité, d'affiliation politique, de race, d'inclinaison sexuelle, de statut social ou tout autre critère s'interposent entre votre devoir et vos patients !!! Vous garderez le respect absolu de la vie dès sa conception !!! Vous avez fais cette promesse devant vos pairs ou vos Dieux, librement et sur votre honneur ! Alors aujourd'hui, plus que jamais, vous respecterez votre parole !!! »

Il se tourna vers le charnier et gronda plus fort encore, poils hérissés sur le dos.

« - Ici se trouvent vos patients et ici vous emploierez tous vos dons et connaissances à les éloigner de la mort ! Le jugement quant aux actes qu'ils ont commis n'aura lieu qu'une fois leur vie sauve et votre devoir terminé... Alors exécution ! »

Le silence suivit son appel puis, progressivement, les unités de soins se mirent enfin à l’œuvre. Le champs de bataille commença à se faire fouiller et un à un, les blessés furent rapatriés derrière les lignes de défense pour être pris en charge. Tous égaux sous la veille vigilante d'Imrinn MacLéod.

Mer 21 Déc - 19:03
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