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 Chasse au trésor | Wilhelm

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Les artefacts, des objets et pourtant bien davantage que des objets, des sources de pouvoir et de domination autant que de protection. Et lorsqu'on les accumulait, ils devenaient source d'omnipotence. Le Cénacle avait toujours voulu contrôler tous les artefacts possibles, c'était logique, même pour quelqu'un qui passe son temps à critiquer toutes les vérités établies. Pour autant, je n'aurais pas affirmé avec une parfaite conviction que le contrôle par le Cénacle de tous les artefacts serait une bonne chose pour le monde de l'Envers. Intérieurement, je m'affirmais même que c'était l'inverse. Ce n'était pas une perspective réjouissante car cela signifierait que le dernier tour de verrou serait consommé, que les chaînes se refermeraient définitivement sur les populations magiques. Qui pourrait jamais élever une voix quelconque envers ces si nobles dignitaires après ça ? Oh, ce n'est pas que je critique leur politique car dans les faits, j'adhère à nombre de leurs opinions et je travaille même à permettre certains de leurs souhaits, mais il faut aussi être objectif face à la réalité. Le régime du dictatorial n'est pas un régime tendre, et ses dirigeants le sont encore moins. Mais si une poigne ferme peut se justifier, il n'en reste pas moins que ceux qui s'adjugent la gérance de l'Envers restent des êtres humains, ou des créatures, et qu'ils sont faillibles. L'autoritarisme pourrait être une bonne chose, si cette faillibilité était prise en compte… mais l'est-elle ? Parfois, je me le demande. Intérieurement. Je garde la bouche fermée, mes pensées pour moi-même… Une telle opinion me vaudrait probablement de graves ennuis. Et puis dans le fond, je suis sans doute oisif, en cela, puisque ça ne m'empêche aucunement de travailler pour ces mêmes hommes faillibles. Et d'en être un aussi. Au bout du compte, je n'ai pas vraiment le droit de les juger n'est-ce pas ?

Mais ces artefacts… il n'en reste pas moins qu'ils sont importants. Et qu'en acquérir serait une bonne chose. Je ne suis pas étranger à leur puissance, ma famille possède deux d'entre eux, et j'en ai vu plus d'un lors des recherches de la section. Il en existe plus qu'on ne pourrait le croire, et pourtant moins qu'on ne pourrait l'espérer. Leur nombre et leurs histoires sont pourtant suffisant pour me faire parfois douter de la possibilité de les réunir tous. Pourtant ce n'est pas là l'ambition d'une seule personne, c'est l'ambition d'une entité millénaire que rien n'arrête. Peut-être pourrait-il rassembler ces objets à la valeur inestimable. Le pire ? Je serais peut-être même là pour y assister, puisque l'immortalité nous a été accordée. En attendant, je me concentre sur un seul sujet à la fois. Les autorités du Cénacle veulent justement faire le test d'une chasse à l'artefact et je me retrouve à superviser la chose… C'est un projet important pour les grands patrons, et je suis directeur, donc la tâche m'échoit. Tout ce que j'espère, c'est que je ne serais pas contraint de visiter Prague de nouveau. Je refuse d'y mettre les pieds, même pour tout l'or du monde et même sous la menace. Qu'est-ce d'ailleurs que nous sommes sensés rechercher ? Je ne m'en souviens plus, dans toute cette affaire. Ce qui est problématique… et idiot, je n'oublie que rarement les choses d'habitude. Mais il est vrai que d'habitude, on ne me demande pas de participer à une chasse au trésor. Clignant brièvement des yeux, je tourne la tête en direction de l'assistant d'administration qui siège avec moi dans le glisseur et je rompt le silence que je maintenais jusque là par pure réflexion.

« Dites-moi… hm…. » Comment s'appelle-t-il lui déjà ? A croire que je n'ai pas oublié que le but de cette mission… AH OUI ! Illumination ! « Gerald ? Auriez-vous l'amabilité de me rappeler de quoi il est question pour ce test en extérieur ? »

L'autre me regarde avec surprise, puis je dois me retenir de pouffer en voyant l'ombre d'une légère méfiance s'inscrire dans ses traits. Oui, je ne suis certes pas physionomiste, mais j'ai eu une solide éducation pour certaines choses. Le type se demande si c'est un piège. Les rouages tournent, puis il se souvient que je ne suis pas une espèce de créature divine toute puissante… ah la faillibilité, vous vous en souvenez, j'en parlais un peu plus tôt justement ! Je suis un homme, même si je suis du Concordat. Certes, je travaille sur l'accomplissement de l'Ars Magna, mais c'est loin d'être une formule complète pour le moment… Il n'a rien à craindre, en vérité, mais il craint et même en face de la réalité, il a du mal à l'admettre tant il est ancré en certaines choses. Après tant de générations, la domination est entrée dans les mœurs. On remet rarement un membre du Concordat en question. Enfin… disserter à ce sujet m'épuise presque autant que la perspective du 31 Mars. De toute façon, mon bon Gerald me rappel enfin de quoi il s'agit.

« Ce n'est pas un artefact majeur, il ne s'agit que d'un premier test de terrain, mais l'objet est tout de même d'importance. Nous n'avons que peu d'information à son sujet, mais ce dont nous sommes certains c'est qu'il s'agit d'un objet de dissimulation à l'intérêt réel, qui serait aux mains d'un criminel et… »

Et je n'écoute que d'une oreille. Un objet de dissimulation. Oui, évidemment, le genre de choses que le Cénacle apprécie entre les bonnes mains, et auquel il est allergique entre les mauvaises. Même si ce n'est pas un artefact majeur, je comprend davantage ce que je fais là. On peut très facilement se dissimuler à l’œil mais dans les faits, la composition des créatures, des corps, de la magie, reste la même, le plus souvent, et ceux capables de la changer n'ont pas besoin d'un tel objet. Mais haut les cœurs ! Peut-être pourrais-je étudier la breloque en question quand elle serait trouvée. Ça, ça me plairait !

« Vous avez préparé le chien ? »

Nouvelle tête méfiante, mais au moins n'est-il pas surpris cette fois. Je souris, dans une tentative peut-être inutile de le mettre mal à l'aise. Mais je serais toujours plus crédible que Pryam Earl au jeu du 'je ne vous veux aucun mal'. Cet homme a autant de crédibilité dans ce rôle que Pennywise dans le rôle du gentil clown qui amuse les enfants. Bref, n'acceptez jamais une glace de la part du patriarche nécromancien, à part si vous ne tenez pas du tout à la vie. Et moi en attendant, je vais récupérer Médor. Enfin j'en rigole, mais c'est une créature intéressante et une réussite qui force le respect pour le moment, il ressemble vraiment à un être humain, de physique, et l'esprit se forge lentement… En fait, je ne sais pas si on peut encore parler de chien et d'expérience, à son encontre, mais ce sont les termes admis, alors je m'y tiens le temps d'en trouver d'autres. Il est effectivement là, devant le portail de notre étage des Hautes Administrations… oui, celui que j'ai fais construire à l'image de la porte des étoiles. Mes collègues cherchent encore le sens de son apparence.

« Bonjour Wilhelm ! » Ton enjoué tandis que je descendais du glisseur, image d'amabilité, approchant à mon rythme. « Merci bien Gerald, je vais prendre nos accréditations d'accès et le dossier et vous pourrez nous laisser l'esprit tranquille ! » Ou pas évidemment, je suppose que mes nombreuses explosions de laboratoires ne le rassurent pas quant à ma capacité à rester en vie. Mais c'est également pour ça que j'ai un chien de garde non ? Tout en tendant une main pour que l'assistant me donne ce que je demandais, je tournais le nez vers le métamorphe. « T'as-t-on mis au courant de ta mission, Wilhelm ? »

Lun 29 Aoû - 20:48
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L'animal est là, attendant, guettant. Etranger à l'étage magnifique, il s'est à peine éloigné du portail fantaisiste. A-t-il saisi la référence ? Il y a matière à en douter car nul sourire n'est apparu sur son faciès de brute, tandis que la magie agissait, l'amenant à l'étage évoqué par un souhait énoncé. L'animal est là, visiblement tendu, au aguets, rendant leur regard à ceux prêtant attention à sa présence, tendant le vieux cuir du manteau qui l'enveloppe, rendant encore plus massive sa silhouette. A la magnificence des lieux sa présence oppose son manque d'élégance, sa nervosité ainsi qu'une grimace timide, tandis qu'il hume l'air de la dimension.

Mais voilà qu'un duo s'avance, l'un d'une apparente bonhomie, l'autre à ses basques. Le métamorphe ne fait pas un geste pour aller à leur rencontre, demeurant près du portail comme prêt à y bondir. Cependant, le salut semble le tirer de cet état, attachant son attention à la personne ayant énoncé son prénom. Un œil particulièrement observateur, averti aussi, remarquera peut-être les petites contractions successives des narines, le mouvement rapide du regard, les frémissements des oreilles. Des signes subtiles d'une attention accrue... Mais si discrets pour certains, pour qui ne possède pas une vigilance presque animale. Cependant, ces signes sont bien vite oubliés à la faveur de l'expression de surprise qui dénature l'apparent visage de marbre que le métamorphe arborait plus tôt.

- Non. Monsieur. fit-il, tardant à ajouter le titre. Il mit encore plus de temps à ajouter. Vous avez besoin de moi. Une pause. Les détails, c'est vous qui les avez. Un silence encore plus long. Vous savez ce que j'ai besoin de savoir.

Chaque mot semble lui être plus difficile à prononcer que le précédent, à la manière d'un comédien dont le souffleur méconnait le texte. D'une manière surprenante, cette difficulté lui fait perdre en ampleur, comme si le doute pouvait littéralement ronger sa masse. Cette impression disparait cependant bien vite alors que le métamorphe braque soudainement sa tête vers le subalterne, l'une de ses lèvres tressautant, révélant une canine au rythme d'un sombre et faussement discret grondement de gorge. Réalisant que son air dédaigneux n'est pas passé inaperçu, le dénommé Gerald tousse d'une manière fort à propos pour dissimuler sa déconfiture.

- Le numéro de son responsable se trouve bien entendu dans le dossier. signale-t-il. Il est à votre disposition si vous en ressentez le besoin. Bonne journée Monsieur Amasis.

Il s'en fut d'une démarche curieusement pressée, ignorant le métamorphe qui salua son départ d'un reniflement plutôt humain. Le coup de langue - démesurée - sur le nez qui suivit n'en fut que plus aberrant. Après quoi le larbin fut comme oublié, Wilhelm guettant le moindre geste de son vis-à-vis avec une impassibilité évoquant celle d'un humble pion sur un jeu d'échec.

Mer 31 Aoû - 1:20
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J'ai beau être doué quand il s'agit de jouer des masques de société, je ne peux m'empêcher de pincer légèrement les lèvres, en un signe qui indique toujours clairement chez moi la déception. Au sein de la section de recherches, je ne suis pas le plus intelligent, et mon QI n'est certainement pas le plus élevé, mais je suis doué d'autres qualités et surtout, je sais voir au-delà de l'horizon qui aveugle certains de mes collègues. Je suis ambitieux, et j'aime imaginer aller toujours plus loin avec nos expériences. Celle-ci ne fait pas exception à la règle. La création d'un être doué de la sentience humaine, par nos mains, notre magie, ne devrait pas s'arrêter à l'éducation d'un outil, d'une arme ou d'un chien de garde. Nous avons déjà de cela en grand nombre. Personnellement, j'aime imaginer, j'aime me dire 'et si…'. J'aurais voulu qu'on lui parle de cette mission. Que l'on observe ce qu'il ferait par lui-même des informations reçues. Mais celui qui l'avait préparé l'avait de toute évidence traité que comme un animal et non ce plus qu'il avait pourtant indéniablement. Je soupire, ce sera sans doute à moi d'essayer, de prendre le pas que les autres ont refusé. Pour autant, à l'instant où je vais me lancer, le chien a cette réaction, sortie de nulle part à mes yeux, et je fronce les sourcils. Même sous forme humain, la teneur du sentiment qui habite la bête est évidente et elle me satisfait tout en me faisant me questionner. Me tournant à demi pour suivre son regard, je trouve Gerald… ah ce brave Gerald. Mon sourire ne vacille même pas. Je joue l'hypocrite, j'ai l'habitude, cette dictature en est imprégnée, et si on veut y survivre il vaut mieux être capable d'en suivre les codes.

« Bonne journée à vous aussi »

Je referme la main sur le dossier, laisse l'assistant s'éloigner puis disparaître. Le silence entre nous est perplexe, mais il ne me fait nullement peur. Pas plus que ce grand gaillard. Les chiens ne sont-ils pas sensés être les meilleurs amis de l'homme ?

« Tu ne l'apprécie pas n'est-ce pas ? »

Il s'agit plus d'une question rhétorique. Je ne sais pas réellement s'il s'agissait de ne pas l'apprécier, est-ce que Wilhelm sait même ce que cela signifie ? Est-ce qu'il a apprit à reconnaître les sentiments qui le traverse d'un point de vue humain ? Je doute cependant qu'il puisse me faire un rapport complet de lui-même, lui qui semble avoir du mal à parler, à s'exprimer comme un humain. Ce n'est pas réellement important sur l'instant. J'ouvre le dossier, prenant mon temps, le parcourt des yeux puis prend l'un des objets-clefs permettant d'entrer dans les zones nous étant ouvertes pour l'occasion et le lui tend. Oui, j'aime jouer, j'aime essayer et je suis mon ambition, surtout quand il s'agit d'un sujet aussi prometteur.

« Prend ceci. Sais-tu ce que c'est ? » J'attends un bref instant avant de poursuivre « Il s'agit d'une clef. Cela permettra que tu entres dans certaines zones qui te seraient normalement fermées. J'en possède une également. Il ne faut pas les perdre, alors veille bien sur la tienne »

Ma propre clef rejoint la poche intérieur de ma veste, scellée par une petite magie bien utile, mais la sienne, il devra lui-même décider ce qu'il en fait. Cela lui fera une responsabilité autonome qui ne devrait pas lui faire courir de risques en cas de perte ou de destruction. La clef perdra de toute façon ses accréditations à la fin de la journée et devra être de nouveau infusée avec de la magie pour fonctionner. Pratique.

« Bien… maintenant parlons de cette mission. Vois-tu Wilhelm, je pense que tu devrais disposer de ces détails également. Afin que tu puisses mieux me protéger, tu comprends ? Tu seras peut-être capable de percevoir des choses qui m'échapperaient… Vient, rapprochons nous du portail »

Je l’emmène près de la porte, celle qui ressemble à la porte des étoiles, et je m'arrête près d'elle. Le portail est puissant, il permet d'éviter d'être entendu et espionné.

« J'ai besoin de ton aide pour trouver un objet magique important. Un objet qui serait utile aux Hautes Administrations. Au Cénacle, et donc à nous. J'aimerais que tu m'aides à le dénicher. Est-ce que tu acceptes ? »

Ven 9 Sep - 17:15
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