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 Tic toc fait l'horloge | Archibald

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L'étrange sous la normalité : “Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. ”
Tell me More : Humain détenteur du secret
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Le stress l'empêchait de tenir en place, tant il imaginait déjà que Chronos refuserait la proposition qu'il comptait lui faire. Mais pourquoi refuserait-il ? Lui ne voyait pas pourquoi. Le problème était que, souvent, quand on échouait, on ne voyait pas pourquoi, justement. Si on le voyait, il y avait de fortes chances pour que l'échec n'ait pas eut lieu. Dans l'absolut, la seule solution était d'attendre pour avoir la réponse en direct, mais il ne parvenait pas à s'y tenir. Pouvait-on vraiment l'en blâmer ? Ce n'était pas tous les jours qu'il proposait ce genre de choses et cela sonnait tout de même à l'égal d'une demande de mariage. Si Chronos acceptait alors… il entrerait officiellement dans le monde de la magie, il en serait enfin un membre à part entière. C'était quelque chose qui lui avait toujours semblé impossible, et qui pouvait à présent se réaliser. Il cessait d'être un paria, un objet de curiosité. Il cessait d'être le cul entre deux chaises, l'âme entre deux mondes. Mais en même temps, cela lui ôtait peut-être ce qui faisait qu'il avait jusque là eut cette vision bancale du monde de l'Envers, une vision qui différait de celle des autres. Une part de son identité. Il ne savait pas. Peut-être ne pouvait-il pas savoir avant de le vivre, tout simplement. Mais en ce cas, il était impatient et terrifié à la fois. Il fallait que cela arrive, et en même temps, si l'issue n'était nullement positive, alors il ne voulait pas arriver au moment fatidique… qu'il allait pourtant devoir accueillir.

Inspirant profondément, il cessa de creuser une tranchée dans le sol de la pièce à l'ameublement spartiate et sortit en essayant de ne pas claquer la porte. Les lieux étaient démunis de façon générale, et pourtant, ils grouillaient de monde. Son appel avait reçut plus de réponses positives qu'il ne l'aurait espéré. Tant que cela lui faisait parfois un peu tourner la tête et qu'il ne savait plus où en donner tant il y avait à faire, à concilier… De simple fugitif solitaire, il était propulsé chef d'une révolution et avait du mal à s'adapter. Ce n'était pas exactement ce à quoi il s'était attendu. Il devait néanmoins faire avec. Ses pas le menèrent vers une autre salle et il salua celui qui la gardait. Il était rare que l'on garde quoi que ce soit ici, tous le monde avait l'esprit là où il fallait et il y avait fort peu de chance que des espions ou des sapeurs s'infiltrent, ça aurait été dilapider le temps des gardes que d'imposer une veille. Ils avaient peu de temps et trop à faire pour se le permettre. Mais pour cette occasion, les choses étaient spéciales. Son invité était spécial. Il le serait encore davantage très bientôt. Autant prendre de bonnes habitudes tout de suite et s'assurer qu'il soit en sécurité tant qu'il ne pourrait pas se défendre seul. Cela viendrait en son temps. Mais si les grandes familles ne faisaient pas leurs devoirs, lui n'était pas de ce genre-là. Il n'allait pas lui faire fond bond avant quoi que ce soit, sinon que ferait-il ensuite ?

« Bonsoir Chronos »

Sa voix lui semblait étrangère, dure comme elle ne l'avait jamais été, froide et lointaine. Et pourtant il se savait sourire, il se savait approcher de cette divinité abattue et agonisante, avec, soudainement, un diamant à la place du cœur. Il faisait le bon choix, il en était certain. Chronos le verrait, lui aussi. Il ne pouvait pas y être aveugle.

« J'avais promis que nous nous reverrions, n'est-ce pas ? Comment vous portez-vous ? »

Il lui tendit une main, pour serrer la sienne en un salut simple. Oui, c'était le bon moment pour prendre ce genre d'initiative. Il était plus que temps et ils en auraient tous deux besoins. Six jours seulement avant le grand final, la grande… bataille, oui très probablement. Impossible d'attendre plus longtemps. Six jours était déjà un temps trop court mais c'était autant qu'il pouvait faire.

« J'ai une proposition à vous faire… ce n'est pas une proposition légère, c'est une demande très sérieuse et dont je mesure pleinement la gravité… et j'espère que vous accepterez de m'accompagner sur ce chemin tortueux que je désire emprunter »

Il n'était peut-être qu'un Oublié, mais il était de sang Earl, et il se découvrait progressivement quelques dérangeants points communs avec eux. Il se découvrait cette capacité à se durcir, il se découvrait apte à dissimuler, parfois, s'il le fallait vraiment. Mais en l'état, ce qui lui apparaissait comme une potentielle entrave à leur accord serait tout simplement la façon dont ils pourraient concevoir cela… cette affaire. Il ne pourrait néanmoins s'en assurer qu'en allant au bout de son plan.

« Voulez-vous entendre de quoi il s'agit ? »  

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Ven 26 Aoû - 23:16
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Effervescence. Tous. Tous là pour... L'activité, le mouvement, l'action. Tous ces êtres rassemblés, avec un but commun, un centre commun. Si petit mortel. Si petit, si vide, qui pourtant est plus crains et redouté par l'Envers que ce qu'il reste de dieux. Il a réchappé à leur emprise et il agit. A annoncé, sans discrétion, sans crainte. Les voici, tous, rassemblés, se préparant. Cela arrive. Quelque chose vient. Frisson. La peur sourde, siffle à mes oreilles, m'étreint le coeur. Je ne dois pas... Je dois... Doute doute doute. Gifle ! Pincement ! Grimace de douleur, larmichette. Reculer ? Quelle aberration ! Tout ce monde, plus de puissance, ne pas être ignorer. Le 31, il l'a dit. Les choses changeront. Brusque soulagement qui étrangle. Trop tôt, trop naïf, tout est à faire ! Tremblotement sur un tabouret, regard hagard, comme si quelqu'un pouvait comprendre. Fourmis. Fourmis qui agissent. Fourmis qui n'en sont plus. J'attend. Je frétille.
Que vienne ce jour. Que je puisse hurler sans être retenu.

Nom prononcé, sortir de la bulle. Lui. Saluer mollement. Comment je vais... ?

- Ne pouvions que nous revoir, oui oui. La date approche. Je vais... Mal. Mieux. Bien. Qu'en sais-je ? Je ne suis toujours qu'une ombre qui attend de redevenir lumière. Que quelques jours. Rien, par rapport à l'éternité. PLUS VITE ! Je glapis.

Levé brusquement, je me rassis. Remettre en place une mèche, sourire fébrilement.

- Vivant. Je crois que je me sens ainsi, de nouveau. L'espoir... L'espoir qui me fait vivre. Et trembler. J'écoute, puis ricane. Un chemin ? Tortueux ? Quel est le problème, tant qu'il y a une voie ? Ha ! Aujourd'hui, vous vous retenez encore ? Mais vous n'avez plus le temps pour ça. Plus le temps ! Enfin, si, vous m'avez moi, mais ce n'est plus tout à fait pareil. Mais parler, parler !

Énergie vivace, signe de la main pour l'encourager... Puis sourire qui faiblit. Si sérieux, grave... Je préfère le prendre à la légère, me dire que tout ira bien. Ha ! HA ! Mais je suis déjà au fond, qu'est-ce qui pourrait me faire creuser encore ? L'espoir, ou la mort ! Mort. Concept si abstrait pour une divinité. Le mal des mortels, pas le mien. Et pourtant, que je l'ai désiré...

- Pourquoi une telle crainte ? Je souffle avec une soudaine retenue. L'hésitation n'est plus de mise. Je suis là. Je vous suis. Je n'ai rien d'autre. Vous tournez le dos, c'est me lover de nouveau dans les bras de mon agonie. Une éternité d'agonie, c'est très long, même pour un dieu, savez-vous ? Un gloussement, presque enfantin, de ma part. Chronos. Le Temps.

Pensée qui alourdit. Je me voute, un peu, campe mes mains sur mes genoux, tourné vers Anthony. Je le regarde, le vois, le contemple. Voit-il les temps anciens dans mes yeux ? Le temps passé, le temps qui est mort, qui ne survit que dans la poussière de mes souvenirs. Mais je vis encore moi. Terne, mais avec l'espoir de resplendir à nouveau. A quoi pourrais-je dire non ? J'ouvre les bras, comme pour lui montrer que je ne suis rien de plus que ce qu'il perçoit : un être à l'apparence de mortel, au souffle divin presque éteint.

- Autrefois, j'eu exigé le sang de dix taureaux, le dévouement de cent vierges et milles offrandes en échange de la simple chance de pouvoir être écouté de moi. Aujourd'hui... Et bien, me voici, et j'écoute. Estimez-vous heureux et parlez, Réanimateur. Exigez même, si vous le voulez. La liberté, leur chute, tel est mon juste prix... Alors ?

Haussement de sourcil, faciès amusé, dans une attitude faussement tranquille. Malgré-moi, la crainte est là. Pas tant quant aux risques qu'il pourrait me faire courir mais à la question : suis-je encore capable de faire ce qu'il faut ?

Lun 5 Sep - 15:58
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Oui, effectivement, la question était fort rhétorique, le pauvre Chronos ne pouvait pas vraiment aller réellement mieux… mais un peu ? Juste un peu ? L'espoir n'était-il pas là, le tout dernier espoir, celui qui insufflait un regain avant la fin ? Ils pouvaient transformer cet espoir en réalité concrète, en faisant tomber le Cénacle le 31. Cela pouvait l'aider, au moins un peu. Ce qu'il comptait proposer également, d'ailleurs. Impassible face à l'expressivité, le trop plein du titan tombé, il l'observe avec ce même air parfaitement tombal qu'il arborait… Il ne peut pas se permettre de se laisser atteindre de nouveau, il doit résister, au moins jusqu'à la victoire ou la défaite. Trop d'émotions et il se noierait, il périrait, se perdrait, simplement, inutile pour son camp, abandonnant ses partisans… Non, il ne pouvait pas se le permettre. L'aveu soudainement. Vivant ? Les places seraient donc inversées ? Lui mort et Chronos vivant ? En un sens c'était une belle image, une belle continuité et peut-être était-ce de bon augure en un sens. Une équité. Celle morte il y a si longtemps, sur l'autel de l'humanité sacrifiée. Pourtant il ne s'effrite pas dans sa glaciale fermeté, il attend que la gravité s'imprègne en l'esprit de son interlocuteur. Ce n'est pas une simple table de poker et sa proposition n'est pas le temps d'un jeu, c'est l'avenir qu'il vise et une promesse à vie, peut-être même davantage encore en vérité.

« Liez-vous à moi  »

Une exigence alors, puisqu'on le défiait de le faire. Sa voix de silex tranchant dans le silence hésitant des lieux, entre la divinité tombé et l'homme qui a endossé l'avenir de toute une communauté.

« Prenez-moi comme élu, donnez moi vos pouvoirs… le contrôle du temps. Reformez vos fidèles, et je serais le premier d'entre eux  »

Voilà qui était dit, la bombe lâchée et qu'il se débrouille donc avec puisqu'il l'avait tant pressé, assuré que rien ne pourrait le toucher. Est-ce que ça ne le toucherait pas pourtant qu'on veuille se lier à lui ? Ce n'était pas rien. Les sorciers liés à des divinités étaient normalement choisis à la naissance et le lien était une chose profonde, plus profonde et éternelle qu'un mariage. Le dieu et le sorcier devaient aller de pair, se ressembler et être sur un même rythme et pour eux, deux radeaux de bois flotté dans un océan déchaîné, ce n'était pas si simple. Lui ne se liait plus, quand il y pensait, il avait abandonné sa femme et sa fille, il n'arrivait pas à gérer les approches de ses frères et la relation qu'ils avaient, il n'avait aucun ami… la seule personne qui était réellement proche de lui, c'était Aneksi. Alors, se voyait-il lié à une divinité ? Non, mais il le ferait s'il acceptait. Il apprendrait, quant bien même ça lui prendrait toute sa vie. Il aurait le temps, ironiquement, et le rendrait à Chronos. C'était son pari.

« Faites de moi un véritable sorcier, et ce sont vos propres pouvoirs que j'utiliserais pour vous rendre votre lumière, et la justice pour l'Envers tout entier  »

Le sorcier qu'il aurait dû être ? Pas tout à fait, puisqu'il ne serait pas nécromant même s'il était réanimateur. Il serait lié, et si cet engagement le suivrait toute sa vie, il aurait également beaucoup de bénéfices pour lui comme pour Chronos. S'avançant, il vint s'installer face à lui, lentement, sans cesser de l'observer, attendant de savoir ce qu'il dirait de cela. Dans ses prunelles, il ne se logeait qu'une observation factuelle, une demande : 'alors, ma crainte n'est-elle pas justifiée ?'

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Ven 9 Sep - 22:52
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