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 Qu'il ose. [TERMINE]

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L'étrange sous la normalité : Je suis Sécrétaire Général du Cénacle, patriarche de la famille Earl.
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Patriarche Earl
Le mois de Mars avançait à grand pas. La neige paraissait ne pas vouloir céder sa place à la verdure printanière. Le patriarche paraissait ne pas vouloir céder une once d'espoir à ce vil garnement qu'était le Réanimateur.
Le moins qui pouvait alors être énoncé au sujet du Lord était son efficacité. Il avait su s'organiser, tant personnellement que professionnellement. Les journées avaient été rudes, mais ses épaules étaient fortes, avaient su porter son travail. De l'aube à la nuit, ses efforts n'avaient fait que redoubler, pour s'occuper de chaque tracas de l'Envers, pour s'occuper de ce maudit rendez-vous qui lui avait été donné. Il s'était laissé, avant ledit rendez-vous, quelques jours pour reprendre des forces, et se préparer en tant que sorcier. Ces jours suivaient celui qui se présentait à lui, ce matin-là.

C'allait être éprouvant. Peut-être même moins que son entrevue avec son fils aîné. Aujourd'hui, rares étaient ses alliés, et son geste était un secret à conserver. Il avait hésité à savoir vers qui se tourner. Son regard s'était posé sur la famille Schwarzwald, ces fidèles vassaux qui ne manquaient pas de qualités. Pryam Earl leur prédisait un bel avenir, s'ils poursuivaient sur cette voie, celle qui les voyait gagner en force, tout en restant sous le joug protecteur des Earl. Si le Lord avait su signifier son appréciation à de nombreux membre de cette branche germanique du Concordat, il regrettait de n'avoir pu se montrer plus généreux envers l'un des leurs, lequel se montrait bien discret sur ses souhaits, lequel se montrait pour l'heure brave chevalier du Secret.

Ainsi il s'était présenté à Diederich von Scharzwald, lui faisant part de son appréciation pour les siens. Il offrit ce présent dangereux qui était sa confiance. Il présenta les faits à celui qui allait être son soutien. Etait-il vraiment du côté de ce Secret qui protégeait les Sorciers ? Bien. Alors il serait à ses côtés le 31, n'est-ce pas ? Parfait. Alors il était nécessairement prêt à aider son camp avant même ce jour, à aider à créer une arme.
À Diederich, il avait donné les grandes lignes de son rituel et de ses objectifs, ainsi que des rôles qui étaient attribués à chacun. Le fils de l'Allemagne servirait surtout d'appui magique, de source de pouvoir. Le Lord avait juré ne pas aller au-delà de ce que son vassal pouvait lui offrir.

Vint le jour, ce jour, et vint l'heure. Johan savait où et quand il était attendu. Diederich y serait mené. La salle était sombre, et quelques morceaux de métal aux murs donnaient l'impression qu'elle avait été autrefois une salle de torture. Pas d'autel: juste ce sol nu où, déjà, les symboles avaient été tracés. D'eux émanait une magie encore contenue, retenue. Les artefacts ornaient divers sommets des pentacles et liens qui reliaient ces différents objets pulsant d'énergie. L'ouvrage innommable, le Necronomicon, était savamment installé. Toujours présent, pour les rites les plus sombres, les gestes interdits par la raison, les mots les plus sacrés et les plus blasphématoires.

Le Lord se tenait là, debout près du cercle, inspirant et expirant lentement, son âme se délectant des effluves magiques qui saturaient déjà les lieux. Il ne savourrait encore sa victoire. S'il s'inquiétait ? Non plus. Quoi qu'il advienne, il faisait confiance à sa force, ainsi qu'à celle du Nexus. Que Gabriel ose se débattre, et refuser de souscrire aux désirs du Seigneur de l'Envers, et il le regretterait plus amèrement encore.
Bruit de poignée, gonds qui grinçaient. Le Lord s'avança, serrer la main de Diederich, en lui offrant les salutations protocolaires. À Johan il offrit un regard, ainsi qu'un signe de tête. Il n'était guère besoin de plus, entre eux, et ce grand garçon comprendrait sans doute les encouragements de Pryam, ainsi que sa demande muette de lui faire confiance. Ceci fait, il s'écarta, pour leur laisser la place de rentrer.

"- Messieurs, je ne vous apprends rien en vous rappelant que nous sommes ici pour mettre fin à l'existence de l'ange Gabriel, et offrir ses pouvoirs à Johan Rosemary. Voici les consignes: Johan, il te faudra te mettre au centre du cercle. Je te laisse estimer ton attachement à tes habits. Tu n'auras rien à faire. En cas de doute, suis mes instructions. N'hésite pas à faire part de tes ressentis." Savait-on jamais, l'ange pouvait se débattre, dans le dos de celui qui voulait l'évincer. "Herr Von Schwarzwald, je vous conseille de vous tenir sur ce point du cercle. Vous y serez en sécurité, tout en pouvant m'épauler." Il avait désigné un rectangle incroyablement vide. "Je vous fais confiance pour savoir en quelles occasions vous pouvez avoir à réagir. Quoi qu'il advienne, n'oubliez pas que notre priorité demeure la survie et l'intégrité de Johan." C'était étrange à dire, jamais il n'avait eu l'occasion de prononcer pareilles paroles. Peu importait, sans doute, il ne fallait pas faire attention à ce détail. S'installant non-loin de son livre de chevet, un genou près du sol, le Lord leva ses prunelles d'obsidienne vers les ennemis de Gabriel. "Si vous avez quelque question ou remarque, voici le moment de m'en faire part."

Mar 16 Aoû - 13:58
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Il était effrayé, même terrifié en un sens. Non pas de ce que son Lord pourrait lui faire, il avait toute confiance en lui et en son plan, il se donnerait entièrement pour lui, sans un seul regard en arrière. Mais il avait peur de ce qui arriverait si Gabriel se réveillait subitement, qu'adviendrait-il de Pryam ? Ou du reste de la famille Earl d'ailleurs ? Cette chose en lui était puissante, tellement puissante… Après qu'on lui eut révélé qu'elle se tapissait en lui, il avait tenté de se renseigner au maximum de ses possibilités sur ce qu'elle était capable d'accomplir et en tremblait au simple souvenir des informations reçues. Il ne voulait pas que cela arrive. Il ne voulait pas causer la mort de ceux qui lui avait tout donné. Alors lorsqu'il s'était levé ce matin là, pour vaquer à ses occupations jusqu'à l'heure dite, Johan avait supporté une nausée cendreuse, et l'impression que son cœur allait exploser. Son chemin lui avait semblé interminable, tandis qu'il forçait sur son corps engourdit, faisant des chauds-froids insupportables tout du long. Sur le pas de la porte, l'autre sorcier, l'Allemand qui devait aider son Lord. Il s'arrêta à distance respectable, s'inclina devant lui. « Guten Tag Herr Von Schwarzwald » fit-il simplement, sans accent intrusif.

Il ouvrit la porte, entra et s'écarta, se faisant petit. Mais alors qu'il allait s'incliner respectueusement devant son maître, son regard s'attarda sur les artefacts et il resta le souffle coupé… Il n'avait jamais vu d'artefacts de sa vie entière, et d'un seul coup, il se trouvait en présence de plusieurs d'entre eux. Certains lui disaient quelque chose, d'autres lui étaient totalement inconnus mais tous pulsaient d'une énergie étourdissante. Il avait l'impression de se trouver en présence d'un grand feu et de sentir la chaleur le cuir lentement. Mais ses tripes se nouèrent également d'une autre peur que celle qui l'avait accompagné au cours de la journée. Cette puissance terrible… que pouvait-elle réellement accomplir ? A la sentir ainsi, alors qu'il n'avait aucune affinité pour l'épauler, il aurait dit que ces choses pouvaient probablement raser des pays entiers… était-ce… vraiment une bonne idée, de les utiliser pour ce rituel ? Lord Earl devait forcément savoir ce qu'il faisait, mais les sentir si proche l'alarmait tout de même. Déglutissant avec difficulté, il eut besoin de toute sa volonté pour se détacher de l'attraction effroyable que les artefacts provoquaient en lui…

S'inclinant en sentant son maître se tourner vers lui, son regard remonta juste à temps pour capter le mouvement d'encouragement qu'on lui adressait et il s'inclina de nouveau, de façon plus légère, expirant et inspirant doucement en se forçant à être vide de toute expression d'angoisse. Écoutant attentivement, il hocha la tête « Oui monseigneur » Il commença à retirer ses habits, se forçant un peu mais après tout, n'avait-il pas fait la même chose quelques temps plus tôt, pour son Lord ? Il pouvait bien le refaire une fois encore, surtout pour quelque chose d'aussi important. Oui bien sûr qu'il le pouvait, il avait juste à oublier un peu la gêne que cela représentait. « Lord Earl… Herr Von Schwarzwald ? » L'appel était discret mais ferme. Il était touché de ce que Pryam Earl avait affirmé, et puisait en cela des forces pour exprimer l'une des choses qui le préoccupait énormément. « Il… il y a quelque chose dont il faut que je vous fasse part, avant que nous ne débutions » Oui, et c'était important à ses yeux. Qui sait ce que cela pouvait induire pour les deux officiants ? Oui, même s'il se trompait, mieux valait en parler et être certains. Mieux valait s'en assurer.

« Pendant la nuit je… je crois qu'il s'est brièvement réveillé… Je crois qu'il a contacté quelqu'un du Vatican » Et il n'osait savoir ce qu'il avait pu communiquer à cette personne ni qui elle était. S'il s'agissait de Mary… elle était gentille, folle mais gentille. Et au final, elle avait eut raison. Sauf que s'il la dénonçait… elle en mourrait certainement…

Dim 21 Aoû - 15:23
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La loyauté. Ce concept si abstrait était pourtant au cœur de nombreuses relations humaines. Loyauté envers ses proches, famille, amis, mais aussi envers une nation, une cause, … Sans elle, pas de confiance possible. Sans confiance, la civilisation n’aurait jamais vu le jour. Car de la loyauté envers le chef de tribu des temps de la Préhistoire, avait germé tous les fondements qui supportaient le monde d’aujourd’hui. Plus tard, ce chef avait porté le titre de Roi, d’Empereur, de Président, régnant sur des pays de plus en plus complexes à diriger au fil des évolutions technologiques et sociales. Il n’en allait pas autrement chez les sorciers. Les Von Schwarzwald avaient été loyaux envers l’Allemagne et, paradoxalement, c’était cette loyauté qui les avait poussés à commettre ce qui pouvait apparaître comme une trahison, à la fion de la guerre. Aujourd’hui, leur allégeance n’était plus seulement vouée vers leur pays, mais également vers la Famille Earl, qui leur avait permis de survivre en échange d’un serment de vassalité.

Sang-Pur, Premier Héritier de Sang de l’une des plus grandes familles du monde magique, Diederich était le dernier maillon de cette longue chaîne. Aussi, lorsque Pryam Earl en personne était venu lui demander de l’assister dans un rituel d’une grande puissance et importance, l’Allemand n’avait pu refuser sans déshonorer son nom. Le 31 Mars approchait à grands pas, et pris par la préparation d’un plan de défense du Cénacle, l’enquêteur était prêt à faire feu de tout bois. D’un point de vue éthique, ce n’était certes pas rien : tuer un Ange, une créature magique, et dérober ses pouvoirs pour les transférer à un mortel. Vol et meurtre. Alors qu’il avait passé sa carrière à chasser les responsables de ces crimes, voilà qu’il allait s’en faire complice. Avait-il le choix ? Oui et non. Son refus aurait risqué de jeter les bases d’un fossé entre les Earl et les Von Schwarzwald. Mais cela aurait été mentir que de dire qu’il n’avait pas pris sa décision libre de toute contrainte. Les révélations d’Anthony n’avaient de cesse d’aller et venir dans son esprit, néanmoins, mieux valait à son sens que la situation reste telle qu’elle était, car jamais les humains n’accepteraient l’existence de l’Envers. Et, d’un point de vue politique, qu’est-ce qui remplacerait le Cénacle ? Nulle démocratie ne pouvait convenir réellement au monde magique, où trop d’intérêts différents étaient en jeu. L’Histoire avait souvent démontré qu’un dictateur éclairé, ou un groupe de dirigeants intègres et forts, étaient de loin préférables à une démocratie d’ignorants et d’incapables.

Diederich gara sa Mercedes noire dans l’allée du Château des Earl, terminant à pieds les quelques dizaines de mètres qu’il lui restait à parcourir avant d’arriver à la porte. Délaissant ses habituels costumes, il avait revêtu la tenue traditionnelle des mages de sa famille, censée faciliter la manipulation des flux magiques. Longue robe aux recouvrements complexes, elle était de couleur majoritairement bleue nuit, avec d’anciennes runes cousues en fil d’or. Une longue écharpe d’un pourpre soutenu, richement brodée elle aussi desdites runes, reposait sur ses épaules, ses deux extrémités pendant devant lui jusqu’aux genoux, tandis qu’une large ceinture d’or massif les empêchait de flotter librement. Enfin, au niveau du torse, étaient cousues les armoiries Von Schwarzwald : d’or au griffon de gueules accompagné en chef d’une couronne de sable.

Mené par un domestique devant la portez derrière laquelle le rituel devait avoir lieu, Diederich attendit, continuant sa préparation psychique et mentale. Un rituel tel que celui que lui avait décrit Pryam nécessitait des officiants qu’ils ne fassent montre d’aucune faiblesse. Quelques instants après, le porteur de l’Ange arriva. De ses yeux gris et froids, Diederich le détailla, le jaugeant du regard, s’en faisant une image aussi précise que possible dans son esprit.



« Guten tag, Herr Rosemary, répondit-il d’une voix amicale en lui rendant son salut, touché que le jeune homme ait eu la délicatesse de parler dans sa langue. »


Ses yeux exercés notèrent l’appréhension de Johan. Rien d’étonnant, quand on songeait aux conséquences d’un possible échec. Le policier aurait bien voulu lui adresser quelques paroles de réconfort, mais il n’en eut guère le temps car le porteur ouvrit la porte. Entrant derrière lui, Diederich fut aussitôt frappé par la puissance qui couvait en ces lieux. L’air lui semblait vibrer littéralement d’une énergie, impatiente de se déchaîner. Pryam ne lui avait pas menti.

S’inclinant devant le Lord Earl en titre, ainsi que le voulait le protocole, l’Allemand se redressa et serra la main tendue d’une poigne ferme et décidée, mais pas écrasante. Puis il alla se placer au point indiqué par le Britannique, tandis que Johan retirait ses vêtements. La scène aurait pu sembler étrange pour un observateur extérieur, mais après tout, il n’y en avait pas, alors nul besoin de se soucier des convenances.



« Nous risquons donc d’avoir des interférences possibles durant le rituel… Lord Earl, je suis en mesure de déployer un écran dans cette pièce, en sus des défenses de votre demeure. Cela, afin d’essayer de bloquer toute… Nouvelle émission de l’Ange. Je doute que le Vatican reste sans rien faire s’ils ont eu vent de notre projet. Néanmoins, je serai d’avis de commencer au plus tôt, la vitesse est notre meilleure arme. Mais si vous permettez, avant de commencer…
Tournant le regard vers Johan, Diederich reprit. Herr Rosemary, je n’ai aucune crainte vous concernant, car j’ai pleinement confiance en mon suzerain, qui ne ferait pas cela s’il ne vous estimait pas. Cependant, j’aimerais être sûr d’une chose. Pouvez-vous m’assurer que rien ne vous retient à l’existence de l’Ange Gabriel ? Aucun regret quand à ce qui va arriver ? »

Dim 28 Aoû - 17:37
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Patriarche Earl
Avec un peu de chance, Johan devait d'expérience savoir que ce regard fixe, aux sourcils subtilement froncés, du Patriarche, était moins la marque du courroux que celle de la réflexion. Là où la flamme avait poussé le jeune Schwarzwald à réagir dans le feu de l'action, comme le faisaient sans doute ceux qui commandaient les armées, le Lord calculait encore les implications des quelques mots de Johan. Le Vaticn savait… Et le Vatican agirait en conséquence et, sans doute, en fonction des actes du Lord. Voilà qui remettait directement en question le rituel, dans la nature et l'objectif que Pryam Earl lui avait attribués. Et bien que ce ne soient que des "je crois" de Johan, le maître des lieux estimait suffisamment le jeune Homme pour accorder du crédit à cette parole. L'identité de cette personne, avec laquelle Gabriel avait pu communiquer, restait intéressante. Mais surtout, ce qui intriguait le Patriarche… Etait que l'Ange avait réussi à se réveiller. À utiliser son Johan. Pouvait-il faire cela quand il le souhaitait ? Si oui… Alors il avait dû précisément guetter cet instant, et transmettre des informations gênantes à ces chers amis du Vatican. Eh bien, voilà qui était parfait. Pryam était si oisif, ces derniers temps, refaire totalement ses plans pour attenter à ceux que pourraient avoir ses ennemis, voilà qui l'occuperait ! Et si ce brave Gabriel ne pouvait se réviller quand bon le lui semblait, si Johan était une prison pour lui… Pourquoi ne pas avoir profité de cet éveil pour s'enfuir ? N'y arrivait-il pas ? Avait-il, justement, invoqué à lui l'aide du Vatican pour l'extirper de ce corps inadapté ? Imaginer un ange face à sa propre incompétence avait son côté plaisant.

Même après que Diederich ait achevé ses questions, même après que Johan ait pu y répondre, le patriarche restait muet. Passé d'autres calculs, plus protocolaires que réellement nécessaires. Sa vision des priorités était à ses yeux suffisamment correcte pour donner en première intuition le choix qui, après moult vérifications, lui parut être le bon.
Lentement, son regard se tourna à nouveau vers Diederich. En tant que participant, les directives lui revenaient, surtout, plus qu'à Johan qui allait majoritairement subir.

"- Si déployer l'écran ne vous est pas trop compliqué, ce ne sera pas de refus, Herr von Scharzwald. De même, votre vigilance sera appréciée. Nous pouvons craindre autant de l'extérieur que de l'intérieur de cette pièce. Tenez-vous prêt, au cas où l'ange se montrerait… Belliqueux. Mais n'oubliez pas de ne pas abîmer Johan." Se tournant vers ce dernier, il le prévint: "Notre expérience est compromise. Mais je crois que Gabriel apprécie aussi peu l'idée d'être tué que j'apprécie de l'avoir sous mon toit. Avant qu'il ne s'aventure à quelque nouvelle folie, je vais veiller à ce qu'il ne soit plus en toi." La mort de l'ange aurait été la solution idéale. Pryam n'y comptait pas trop. Qu'il aille juste se blottir dans un véhicule plus douillet: le patriarche était prêt à le lui fournir. Quel gâchis, tout de même… Ses pouvoirs auraient été si bien à son écuyer. Johan les aurait bien mieux utilisés, pour sûr.

Retroussant ses manches, Pryam reprit une inspiration et, avec elle, quelques forces. "Messieurs, ne perdons pas de temps." Diederich l'avait proposé, il se voyait confirmé. Quant à Johan… Si le Lord pouvait comprendre que sa position soit délicate, s'il pouvait comprendre son appréhension et, peut-être, son refus. Mais le jeune homme n'avait pas le choix. Si l'on pouvait encore parler de prudence en ces lieux, elle imposait désormais un chemin. "Allonge-toi, Johan. Ne lutte pas. Laisse Gabriel s'exprimer, nous nous occupons du reste." Il laissa  l'écuyer s'exécuter. Lorsque ce fut fait, ses mains s'apposèrent sur les tempes du jeunes homme, pour un sort de pseudo-aneshésie de l'âme. Qu'il ne se débatte pas, ou pas trop, qu'il soit moins sensible aux manipulations de Pryam. Et manipulations il y eut: comme un limier cherchant sa proie, le Lord avait cherché l'ange. A sa grande surprise, il était tombé sur ces barrières de magie qui le retenaient. Tiens ? Qu'était-ce donc ? Comment était-ce possible ? Il doutait que Johan en soit à l'origine. Mais alors, qui…?
Le patriarche analysa ces barrières sous toutes leurs coutures, jusque dans leur essence. Intéressantes. Fascinantes. Et il serait également bien heureux s'il pouvait, en cas de besoin, imposer à Gabriel de plus grandes barrières encore. Mais pour l'heure, ils avaient comme… Une discussion à avoir. Le Seigneur de l'Envers défit peu à peu les barrières qui retenaient l'ange.

Mar 30 Aoû - 22:46
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Le regard qu'il posa sur l'allemand était calme, plus calme que lui-même l'était intérieurement et il hocha simplement la tête, avant de prendre la parole. Si quoi que ce soit le retenait à Gabriel ? Non, pas vraiment, il n'avait rien qu'il puisse regretter dans la présence de l'ange. Il s'agissait d'une menace, et d'une entité dérangeante qui était venue se loger dans son corps sans son consentement, en violant toutes les lois qu'elle devait observer en temps normal. Non, il n'était pas retenu à lui par plus que la magie qui lui permettait d'habiter son corps…
« Herr Von Schwarzald, avec tout le respect que je vous dois… si vous viviez avec un parasite menaçant vos proches, vous sentiriez-vous retenu à lui d'une quelconque façon ? »

Non, bien sûr que non, il ne se sentirait aucunement retenu. Il voudrait s'en débarrasser, et c'était ce que lui voulait également, ou s'il ne pouvait le retirer, au moins s'assurer qu'il ne serait pas une menace plus longtemps. Il se tut le temps que Pryam prenne la parole, baissant la tête et se concentrant sur le maintient de son calme. Il ne fallait pas paniquer. Il devait simplement fermer les yeux et placer sa confiance en son Lord qui ne l'avait jamais trompé ou blessé. Lorsqu'il releva de nouveau les yeux aux paroles qu'on lui adressait, il cilla et hocha la tête de nouveau mais sans se prononcer.

En un sens, il était déçu… Gabriel par son action, venait de lui retirer la possibilité d'obtenir une force supplémentaire pouvant protéger sa famille adoptive. Il le flouait de nouveau, et cela ne lui donnait qu'une raison de plus de vouloir en être débarrassé. Il ne bougea pas, étant de toute façon déjà à la place qu'on lui destinait. La seule chose qu'il fit, ce fut de s'allonger afin de ne pas tomber si quelque chose tournait mal. Et il attendit en fermant les yeux, se remettant entièrement à eux. Lui n'avait rien d'autre à faire dans ce rituel que d'être présent, et de rester à sa place. Il le ferait.

Il laissa Pryam Earl apposer ses mains sur son front et sentit la magie l'envahir sans même un frémissement. Il était sien, et il ne se déroberait pas. La magie du Lord n'était pas destinée à sa souffrance ou à sa perte. Elle s'enfonça en lui de plus en plus profondément, mais il ne bougeait toujours pas, guidé par sa foi en lui. Il sentit cette chose en lui, bloquée, et elle lui fit peur, son corps se tendant enfin, sans pourtant bouger. La panique menaçait de remonter mais il ne pouvait pourtant pas bouger. L'ange… il… libérait l'ange ? Quelque chose monta en lui, paresseusement, mais qui l'emplissait de terreur…

Il ouvrit les yeux….

***

Les yeux de l'écuyer étaient lisses et profonds lorsqu'ils s'ouvrirent, d'un gris poudré et ses prunelles se posèrent sans hâte sur le sorcier tandis qu'un soupire profond échappait à ses lèvres. Il ne voulait pas être là, il n'avait aucune envie de jouer cette mascarade. Tout cela le lassait déjà avant même d'avoir commencé, et pourtant il était désormais aux commandes de son corps, Johan relégué loin en lui, à l'intérieur. Sans violence, il entoura l'âme de son véhicule pour la préserver, apaisa sa peur et le berça dans un sommeil immatériel. Puis il se réinteressa aux sorciers.

« Allez droit au but » fit-il simplement, sans se préoccuper de les saluer ou de conserver une quelconque forme de cordialité. Il n'en avait pas pour ces hérétiques.

Sam 10 Sep - 19:06
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Patriarche Earl
Que Johan se soit attaché à son ange ou non, cela n'aurait rien changé. Les ordres ici étaient donnés par Pryam Earl, non par les sentiments de son écuyer, si estimé soit-il. Les mains sur les tempes de Johan, par-delà sa concentration et sa magie, le Lord sentit un doute s'insinuer en lui. Cette magie qui emprisonnait Gabriel, pouvait-elle être issue d'une quelconque volonté de Johan ? Se pouvait-il que l'écuyer et l'archange ne jouent qu'une gigantesque mascarade ? Cela paraissait si improbable… Le Lord maitrisait peut-être moins les vivants que les morts, mais il connaissait assez ces premiers pour qu'un simple calcul lui indique combien cela outrepasserait les limites du bon-sens. Il aurait fallu qu'un élément lui manque, dans la compréhension de son Johan.

L'âme de Johan avait tout juste menacé de paniquer, avant d'être retenue, bridée. L'heure n'était pas à l'empathie, si seulement le patriarche en était doté. L'heure n'était pas à mettre en confiance, ils avaient passé cette étape. Johan lui pardonnerait à son "réveil". Gardant prisonnier son écuyer, d'une poigne de fer, le seigneur de l'Envers avait écarté les barrières qui retenaient l'ange, qui l'empêchait de se montrer trop envahissant. Pryam avait déjà pu disséquer vivant un Déchu, ce qu'il put ressentir de différence entre Samaël et Gabriel le marqua. On aurait dit deux créatures différentes, avec vaguement un organe en commun. La fourmi et la baleine. Le lapin et le loup-garou. La seule présence de cette espèce d'aura lumineuse l'écoeurait. Ils n'étaient pas du même monde, ils n'étaient pas constitués de la même matière. Le Lord avait besoin des ombres, cet ange puait une lumière qu'il méprisait. Il puait de sa mécanique intrinsèque. Dire que les chrétiens adoraient ces créatures-là…

Gabriel ne marqua de point qu'en prenant soin de l'âme appartenant à Johan. Un imperceptible froncement de sourcil troubla néanmoins le visage du Lord. Ce soin-là, il ne l'aimait pas. Si Gabriel tenait à son écuyer, la discussion menaçait de se changer en affrontement. Quelle misère… Ne pouvait-il pas simplement s'enfuir, comme le faisait toute personne censée devant le patriarche nécromant ? Pryam laissa en paix l'âme de Johan, se contentant de garder un oeil sur les barrières qui pouvaient ou non contenir l'ange.

S'il n'avait pas reçu une éducation de prince, le maître des lieux se serait sans douter laisser aller à quelque moue méprisante à l'intention de l'ange, dès que celui-ci commença à parler. Le désamour des anges envers les sorciers était définitivement réciproque. En Pryam, une petite voix murmurait de doux rêves nés des souffrances d'un archange. Oh qu'il aurait été bon de le faire hurler de douleur… Et regrettable d'avoir à passer au travers de Johan pour cela. Qu'il aurait été bon de faire payer l'archange pour son affront, pour sa seule existence. Il ne le pouvait. Les mains sur les tempes du véhicule, le Lord se faisait violence pour réfléchir sans passer par le doux rêve de l'essence de Gabriel déchirée.

"- Vous n'avez rien à faire en Johan Rosemary." Le ton était sec, dur, et ferme. Face à un tel ton, ses sujets courbaient tous l'échine, ou commençaient à craindre les instants à venir. Dire qu'il faisait des efforts… "Les monothéistes qui seraient extasiés par l'offre de votre vassalité pullulent en ce monde. Allez à leur rencontre. Rosemary est mien." Des ordres, oui. L'archange ne s'était-il pas permis de lui en donner ? Ce dernier allait devoir apprendre l'identité de celui qui donnait les ordres, au sein de l'Envers… Et a fortiori, dans ce château.

Mar 8 Nov - 21:58
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Cette créature, ce mortel était comme tous les autres, il était seulement affublé d'un orgueil plus grand encore que ses pairs, mais c'était bien là toute la différence. Lui n'était pas le moins du monde dupe de cette mascarade, de tout le faste et l'assurance affichée. Son regard était guidé par son père et par l'Autorité, entouré de toute la lumière et la pureté de son berceau originel, et il perçait au travers de l'image de cet homme, perçait au travers du manteau de pouvoirs hérétiques pour s'enfoncer directement dans l'âme souillée et percluse des ombres et des salissures plus profondes encore. Il voyait son âme oui, et son esprit, et malgré toute sa pitié céleste il ne concevait que mépris pour cet homme dédié aux forces ombreuses. Pryam Earl était au-delà de tout espoir de salut, quant bien même qui que ce soit serait assez miséricordieux pour me lui accorder. Cet homme pensait pouvoir le détruire, le faire souffrir, il pensait pouvoir atteindre sa grâce et marquer sa blancheur de ses barbares façons. Mais il n'était qu'un homme conçu avec une âme, celle-là même que l'Autorité avait sciemment désignée pour être sienne. Il pensait échapper au pouvoir des cieux, alors même que son existence n'était que par leur bon vouloir. Un bon vouloir qui pouvait se tarir, car il n'était pas à l'épreuve de tous les outrages. Et cette fois, l'audace de celui qui se targuait de diriger l'Envers allait bien trop loin. Que pouvait-on sauver, s'il n'y avait rien à sauver ? Mais ce n'était pas lui qui ferait s'abattre le jugement. Lui se contentait de l'observer, d'observer ses certitudes.

« Vous n'avez nul pouvoir sur moi, Pryam Earl, je n'obéis qu'à l'Autorité » Le ton était tranquille mais ferme, sans agressivité outrancière et pourtant, portant un refus net. Il n'irait nul part lui-même. Que le sorcier fasse donc ce qu'il avait l'intention d'accomplir, mais lui ne bougerait pas de son plein grès. Il s'y refusait. Et pourquoi l'aurait-il fait ? Pour complaire aux désirs égoïstes d'un être vendu à tout ce qu'il y avait de pourrit en ce monde. Il n'était pas digne. « Johan est mon véhicule depuis sa conception. Depuis que son âme a fleurit en l'Eden. Il est le seul désigné pour porter mon être et il m'a accepté, quoi qu'il ne s'en souvienne plus. J'ai tout à faire en lui, et vous ne pouvez rien y changer. Ne tentez pas de vous couvrir d'un drapé de concession, cela n'a aucun sens… Je vois en vous » Il voyait oui, ses envies. Il voyait la noirceur palpitante de son âme. « Si vous désirez réellement que je parte, vous devrez vous révéler tel que vous êtes vraiment, Pryam Earl. Vous devrez prendre par la force ce à quoi vous aspirez… Et ainsi, sceller votre destin » Il secoua à peine la tête, et pourtant, le geste portait toute la fatalité qu'il désirait transmettre. Il répondrait de ses actes tôt ou tard, aucun doute là-dessus, et s'il en jugeait par tout ce qu'il avait entendu…. Ce serait certainement plus tôt que plus tard. La marche du destin était déjà lancée. Et cela n'irait nullement en s'arrangeant pour lui.

« Alea Jacta Est, Pryam Earl… Toute action a des conséquences. Aujourd'hui vous régnez en tyran mais demain ? Demain il se pourrait bien que votre empire s'effondre sous le regard de l'Autorité. Moi ? Je vous pardonne. Mais cela ne vous absout pas de vos autres juges »



Dim 13 Nov - 9:56
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Patriarche Earl
La voix de cet emplumé était écoeurante. Chacun de ses mots étaient écoeurant, transpirant de cette soi-disant lumière, ce néon pour mortels, cette adoration de créature amoureuse de sa fange… S'il n'avait pas été question de Johan, le Lord se serait offert le loisir de tuer d'un geste le support de l'ange, pour l'écarter de lui. Insupportable parasite.
Alors le patriarche posait sur ce parasite un regard lourd de mépris. Stupide créature. Johan était sien, avant même sa création. Depuis que les mâles Tenak leurs revenaient. Quand bien même il ne lui aurait pas été dû à sa conception, il l'était désormais. Pryam Earl prenait, et ne rendait jamais. C'était son privilège, son droit et son devoir. Ne savait-il pas mieux gérer chaque élément qui lui revenait ? Rares étaient ceux qu'il jugeait suffisamment sages pour partager avec lui le monde. Gabriel était le dernier auquel il aurait confié Johan. Ce grand enfant était bien trop prometteur pour finir idolâtre d'une déité, si puissante soit-elle. Il valait mieux que cela.
Johan était sien. Il le reprendrait, l'arracherait aux griffes du Vatican. Et qu'il parle, cet ange, qu'il singe la puissance s'il le souhaitait. Lord Earl sentait sa présence entre ses doigts. Cela semblait si aisé, de refermer les doigts et le faire éclater… Est-ce que l'ange croyait véritablement le surprendre, le terrifier, ou lui arracher une quelconque émotion en le menaçant de savoir ce qu'il y avait en lui ?  Pryam savait pertinemment qui il était, assez lucide pour reconnaître ces ombres délicieuses qui effrayaient tant ses semblables.

Il aurait pu faire preuve d'un ersatz de bonté, malgré lui, en évitant à Gabriel ce qu'il allait subir. Ledit Gabriel semblait ne pas en vouloir, et c'était… Parfait. Oui, parfait. Le Lord allait pouvoir passer sur lui son écoeurement, le punir d'avoir ainsi osé lui faire affront, lui apprendre à se taire s'il n'avait que de futiles sottises à prononcer. Cela allait être bon. Un peu comme un cadeau que l'on se fait à soi-même.
Le Seigneur de l'Envers ne s'était pas démonté d'un poil. Les soit-disant menaces proférées ne lui faisaient ni chaud ni froid. Il les connaissait. Un bref instant, il se tourna vers Diederich:

"- Croyez-vous que d'aussi futiles et utopistes propos attendent une réponse ?"

Ses mains vinrent raffermir leur emprise sur le crâne de Johan. La question n'était qu'à moitié rhétorique. Il se demandait véritablement si Gabriel attendait de lui quelque mot de rédemption. S'il attendait qu'il cède Johan au premier à en prétendre l'appartenance ? Qu'il déplore la noirceur de son âme ? Qu'il tremble d'effroi devant le Vatican ?  Le jour où le patriarche Earl devait se muer en faible petit être craintif n'était pas encore venu. Sa voix s'était adoucie pour parler à Diederich, elle se fit feulante et violente envers le parasite:

"- Je ne crains pas votre "autorité". Mes juges peuvent juger, je n'en ai cure. Vous avez déjà averti le Vatican. Ils sont mes ennemis, je le sais, et je suis prêt. Qu'ils viennent. Il est temps pour eux de tomber." Son visage se rapprocha subtilement des cheveux de Johan. "Et je sais qu'ils ont quelque artefact qui les attire, au sein de ma cité." Longinus. Les informations allaient vite, pour qui savait les appâter.
Son choix était fait. Il lui demanderait du travail supplémentaire qui ne l'effrayait pas. Il demanderait des combats qu'il était prêt à mener. Un jour ou l'autre, ce combat devait éclater. Il était temps. En choisissant Johan, Gabriel avait déterré la hache de guerre. Pryam rassembla ses forces.

"- Puissiez-vous saluer l'Autorité de ma part."

À corps perdu, il projeta lesdites forces dans sa magie. Ce Gabriel, il voulait le déchirer, avec la même hargne que les chiens infernaux, avec la même précision que ses chirurgiens de fils. Puisqu'il voulait l'altérer, puisqu'il se moquait de sa souffrance, autant s'essayer à façonner, à partir de cette sordide essence, un écuyer plus puissant...
Spoiler:
 

Mer 16 Nov - 21:33
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“L'ange ne diffère du démon que par une réflexion qui ne s'est pas encore présentée à lui.”

Tell me More : Écuyer des Earls, Archange s'ignorant
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Ah… cet homme était décidément bien vain, derrière son apparence de royauté. En un sens, c'était presque amusant à constater. Lippes scellées sur l'ébauche d'un sourire au paternalisme désabusé, qu'il ne savait, en fin de compte, pas retenir, l'Archange incarné continua d'observer les pensées de cet impudent mortel qui prétendait le menacer. Ah quelle belle illusion que celle-là, quel aveuglement de la part du sorcier, mais ainsi allait le monde selon les lois de son père le Créateur, ces mêmes lois qu'il désirait tant enfreindre et désacraliser. Un simple soupire doux lui échappa à l'emprise des mains sur le crâne de son véhicule et un bref instant, il ferma les yeux, cherchant son lien immémorial avec la lumière dont il était issu, et la trouvant, y puisa de nouveau l'assurance et la tranquillité qui le caractérisait si bien. Elle était là, pulsante, douce et aimante, sa volonté de fer inébranlable déjà en mouvement. Alors non, il n'attendait aucune réponse. Il n'attendait rien de cet homme, car il savait déjà tout ce qu'il avait besoin de savoir. Rouvrant les yeux, il l'observa avec un pétillement au fond des prunelles claires, adoucissant leur froideur et la détournant. Il ne saisissait pas le fond des choses, mais c'était parfait ainsi, car lui ne voulait pas forcément qu'il s'éveille à la compréhension qui lui manquait. Que cet homme continue donc de marcher sur sa route comme un forcené, et bientôt, il recevrait son juste retour.

Il comprenait mieux les mots et les plans de l'autorité à présent, et s'il ne revenait pas sur sa décision vis à vis de Michael, Gabriel estimait pourtant mieux les informations qui formaient la galaxie des pensées de la grande lumière. Adressant une humble et silencieuse prière envers son frère et envers l'Autorité, il convoya ses regrets et ses repentirs quand à l'audace dont il avait fait preuve, flagellant son manque de discernement.

Que cette épreuve soit ma punition, et j'en ressortirais purifié

Oui, il ne doutait nullement de qui sortirait vainqueur, en fin de compte, de cet affrontement qui ne se résumait nullement à ce qui prenait place dans cette pièce fermée.

« Vous vous rencontrerez avant que je ne croise sa route. Je vous enjoins donc à le saluer vous-même. Il a grande hâte de vous rencontrer »

Il sentit l'assaut du sorcier, sa fureur, mais il était loin de tout cela, et l'observa simplement se démener un moment. Puis, il cessa de résister au flot et laissa son esprit se détacher de son essence et être rejetée hors du corps de Johan. La sensation de perte et de réduction fut immense, et elle fit trembler ce qu'il était devenu, invisible et impalpable même pour les sorciers. Le souffle d'un souffle, l'ombre d'une ombre, moins qu'un spectre mais toujours présent. Sa forme sans contours précis se tourna un instant vers le corps de l'écuyer, et il le berça hors des affres de la souffrance qu'il éprouvait à absorber les immenses pouvoirs de l'archange qu'il avait été. Puis, satisfait, il lui caressa la joue une dernière fois avant de s'éclipser…. Il devait trouver un couvert approprié jusqu'au moment venu.


Mer 25 Jan - 20:17
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