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 [INTRIGUE] Livres, un outil de liberté

Anthony Earl
L'étrange sous la normalité : “Mon âme a son secret, ma vie a son mystère. ”
Tell me More : Humain détenteur du secret
PROFESSION : Anciennement professeur d'université de médecine
Crédits : Michael Fassbender - Avatar par Meri
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Points : 1144

Juin 2015


La pointe de son stylo sur le papier émit un léger son, comme un grattement, tandis qu’il signait sur la première page de l’ouvrage de papier blanc qu’on lui tendait, et qui, sur la couverture, portait son nom. Dans sa tête, il nota patiemment l’ajout de cet acte, devenu répétitif depuis le début de la matinée. Il fallait dire que ça commençait à en faire, des autographes… Il n’y était pas complétement étranger, ayant publié plus d’un ouvrage, mais jamais qui n’ait eu autant de succès. Sans doute parce qu’il en appelait à une autre forme d’attraction pour l’esprit étriqué de ces habitants d’une ville moderne, engoncée dans son train-train abrutissant. Ils aspiraient, même inconsciemment, à voir cette réalité morne se briser. Ils étaient plus que mûres, mais lui n’était pas prêt. Et d’une certaine façon, ça le stressait… Et si, quand il serait enfin prêt, eux ne l’étaient plus ? Comment ferait-il alors ? Son action aurait sans doute beaucoup moins d’impact,  de sens… Toutes ces années passées à se préparer, à ruminer chaque détail, même infime, de son plan parfait… Il ne voulait pas voir tout cela partir en fumée. Il ne voulait pas voir le but fixé de son existence lui faire défaut, cela ne se pouvait. Que deviendrait-il alors ? Que se passerait-il pour lui ? Non, il fallait absolument que toutes les pièces du puzzle tombent en place exactement comme il fallait. Et en attendant, il passait son temps à vivre sous le masque qu’il s’était fabriqué. En attendant, il souriait, et signait, en aspirant à un futur encore informe, une glaise qu’il manipulait.

Combien, en fin de compte, pour cette seule matinée ? Sans doute un peu moins qu’il n’aurait pensé. S’étirant, sa veste s’ouvrant sur une chemise immaculée, alors que ses muscles se crispaient puis se détendaient, il tourna la tête, chercha du regard la libraire, curieux. Il aurait sans doute pu choisir n’importe quelle librairie, mais non, il avait pris celle-ci, parce qu’elle seyait davantage à ce qu’il cherchait à construire, dans l’esprit de ses lectures, et de ceux qui devaient se montrer en cette journée. L’atmosphère de la boutique ne faisait que renforcer le message et c’était parfait. Mais il n’en restait pas moins qu’il semblait déplacer, dans ce décors, avec son costume net et propret, sa table et ses ouvrages au papier glacé. Mais il s’en fichait, ou s’en amusait, choix lui était laissé, selon l’instant… Peu importait qu’il fasse tâche, ça avait toujours était le cas, d’aussi longtemps qu’il se souvenait, il n’avait jamais vraiment semblé à sa place, où qu’il se trouvait. Soupirant en reposant les deux pieds de devant de sa chaise sur le sol, il l’écarta et se releva pour contourner une étagère. « Mademoiselle Tenak ? » appela-t-il d’une voix chaude et doucement enjouée. En fait, il fallait l’avouer, se trouver dans un tel endroit lui plaisait… il avait l’impression fugace de toucher du doigt quelque chose qu’on lui avait retiré, interdit, voilà longtemps et dans la plus parfaite injustice qui puisse exister.

« Mademoiselle ? » Ah, elle était là. Il s’arrêta dans l’embrasure de l’arrière-boutique et l’observa avant de se rendre compte que sa présence pouvait gêner. Se redressant, lui qui au chambranle s’était adossé naturellement, il indiqua d’un doigt la pièce, avec un petit mouvement. « Désolé… j’espère ne pas vous déranger. Je viens de finir pour la matinée, nous sommes seuls… » Il attendit un instant, puis avec un sourire et un petit mouvement de tête, proposa, mine de rien «Voulez-vous un peu d’aide pour quoi que ce soit avant que je ne parte manger ? Je sais que je vous ai déjà remercié à plusieurs reprises, mais j’aimerais pouvoir faire davantage  » Croisant les bras un instant, il se rappela pourtant que c’était là un geste pour fermer la conversation et les relâcha. Se tenant là, il eut soudain une idée, et poursuivit, rapidement, ne se rendant compte qu’après coup qu’il l’avait peut-être empêchée de répondre « Ah oui, excusez… mais en y pensant, vous ne voulez pas déjeuner avec moi ? Je ne connais personne dans cette partie de la ville, et manger tout seul dans un restaurant me parait bien triste… »

Mer 11 Nov - 13:08
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C'était la première fois depuis des mois que la librairie voyait autant de visage.
Et cela n'éait dû qu'à la présence de ce professeur d'université venu faire des décicaces. IL semblait avoir du succès, pas autant qu'un grand hauteur mais tout de même, c'était déjà très bien pour une ville comme Last End. Intriguée par les raisons qui avaient poussé cet homme à venir se réfugier ici, Ayzebel l'avait observer en silence toute la matinée. Pas un mot ne lui avait adressé, comme toujours c'était dans l'ombre qu'elle était, discrète à s'occuper de ses propres livres. Parfois, au détour d'une grand étagère en bois, Ayzebel se risquait à jeter un regard vers l'humain qui signait ses ouvrages machinalement, mais toujours avec le sourire. Courtois, chaleureux et séduisant... C'était à se demander si les fans venaient pour le livre ou pour lui.

Lorsque la fin de matinée arriva, Ayzebel toujours caché derrière ses étagères à faire de discret vas et vient fut finalement interpellé. Bon sang, qu'est-ce qu'il lui voulait ? Faisant mine de ne pas avoir entendu, elle se glissa vers la réserve de livre mais l'homme avait décider de la prendre en chasse. Lorsqu'il déboula tout sourire pour s'adresser à elle et la remercier, la libraire glissa vers lui un regard méfiant, fuyant. Les gens aussi gentils ne lui plaisaient pas, ça cachait toujours quelque chose de louche. Fermant un livre après l'avoir étiqueté, elle le déposa sur une pile d'autre du même genre et lâcha.

« Ne me remerciez pas... c'est bénéfique pour mon commerce. »

Si lui était chaleureux, elle ne l'était pas pour un sous. La jeune femme pinça les lèvres avant d'observer le mur de la réserve en silence. La situation n'aurait pût être plus bizarre qu'à ce moment. Chaque fois qu'un homme commençait ou finissait une phrase par « nous sommes seul... » cela n'avait rien de bon. Oh elle connaissait bien les hommes ! Ils avaient tous la même chose en tête ! Et il était hors de question de se prêter à ce jeu ! Vraiment hors de question. Même avec un professeur séduisant qui avait une passion pour les livres aussi grande que la sienne. Vraiment, hors de question... ? Le regard de la jeune femme glissa à nouveau vers l'écrivain et le fixa un instant. Aller... crache le ton morceau qu'on en finisse... Et BIM ! Dans le mille, une invitation à déjeuner ! Le tout servit avec une excuse bidon de faux remerciement. Pitoyable. Ayzebel leva les yeux au ciel avec une moue ennuyée, peu discrète. C'était clairement peu respectueux, Damian l'aurait fouetter si elle avait osé faire ça avec lui. Damian.... Le cœur de la sorcière se serra brutalement dans sa poitrine. Non de façon purement innocente et professionnel, l'idée de partager un repas au restaurant avec un autre homme que son défunt mari la faisait se sentir mal. C'était comme le tromper... La jeune femme inspira longuement et pivota sur elle-même, plongeant son regard vert dans celui de l'écrivain. Bon sang, il avait un sourire à croquer... Mal ! C'était mal de penser ça ! Vilaine Ayzebel !

« D'accord, si c'est vous qui payez, moi je suis fauché. »

Autant dire que le respect était mort là. Définitivement. Le romantisme avec, t'en qu'à faire. La jolie brune posa une main sur sa hanche, détournant le regard. De toute façon c'était juste pour la remercier, inutile de chercher plus loin. Et depuis quand est-ce qu'elle se faisait des films comme ça ? Pauvre Ayzebel, ses années de solitude commençaient à peser sur sa conscience. Et sur ses hormones probablement.

« Vous pouvez... juste vous pousser, s'il vous plaît ? Vous êtes sur le chemin et je dois prendre mon sac et mes clés au comptoir. »

Avec un sourire pincé, la jeune femme passa devant l'homme avant de filer rapidement. Comme elle était mal à l'aise la pauvre Ayzebel. Se baissant elle prit son sac noir puis le glissa sur son épaule avant de s'emparer de ses clés et fixa le professeur.

« Bien monsieur Evans, après vous. »

Mer 11 Nov - 14:30
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Anthony Earl
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Il ne put retenir un bref sursaut de rire à sa réponse plus que franche. Et bien elle au moins, elle ne s’appelait pas Earl ! Souriant, et absolument pas dérangé, quoi que surpris et justement. « Bien sûr, je n’ai pas l’habitude d’inviter quelqu’un pour le laisser payer ! » Tout de même, ça ne serait pas très galant de sa part… mais en même temps, la galanterie avait quelque chose de biaisé à ses yeux. N’avait-il pas abandonné sa femme et son fils ? N’avait-il pas vu cette fameuse galanterie utilisée comme… peu importait. Ce n’était pas le moment, il ne devait pas se laisser entraîner là-dedans ou il se montrerait le pire des compagnons de tablée. Oui, au moins, avec elle, il était certain de ce qu’elle pensait. Pas de faux semblants, pas de non-dits… du moins il fallait l’espérer, mais elle lui faisait l’effet de quelqu’un de sincère. Et pour un déjeuner par une journée aussi agréable, ce qui n’était honnêtement pas souvent en Angleterre, c’était parfait. Il n’avait pas envie de se prendre la tête, tout simplement, et si l’on voulait l’exprimer de façon simple et concise. Il n’avait pas envie de garder un œil dans son dos en permanence… Il était censé jouer de normalité, non ? Pour une fois, c’était bien à ce jeu-là qu’il se prêtait. Bien entendu, jamais il n’oubliait ses buts ou ses aspirations, encore moins ses rancunes… Mais c’était une autre façon de prendre sa revanche, autant que de savourer la curiosité que cette jeune femme pouvait receler. Et à son égard, si elle le savait elle s’en trouverait peut-être soulagée, il ne nourrissait aucune mauvaise pensée… enfin, elle ne savait rien de lui, donc elle n’en serait pas réellement soulagée, mais il se plaisait à imaginer. Bientôt, sans doute, toute la ville le connaîtrait.

« Oh, oui, bien sûr » Il se décala, semblant se secouer hors de son observation silencieuse, et lui adressa un sourire renouvelé alors qu’elle passait. Ne restant pas là puisqu’il semblait y être malvenu, Anthony se transféra comme un grand vers l’avant de la boutique, de sorte à ne pas l’indisposer. Ce serait bien dommage qu’elle fasse la tête alors qu’il voulait lui faire plaisir. Pendant qu’il l’attendait, soit pas longtemps, l’universitaire observa la boutique, et s’arrêta un instant, fixant le linteau de la porte d’entrée. Il y avait vaguement décelé une brûlure en arrivant ce matin, et se demandait si le bâtiment n’avait pas brûlé, par le passé… c’était probable, mais au vu du reste, cela faisait sans doute un moment, plusieurs générations. Ou alors il ne faisait qu’halluciner. Poser la question serait sans doute le meilleur des remèdes à son ignorance. Secouant la tête, il s’arrêta ensuite sur une couverture de livre ancien et se serait bien lancé dans la lecture si la propriétaire n’était pas subitement réapparue. Il se tourna donc vers elle, dans l’expectative et acquiesça « Mais avec plaisir » Evans… le nom lui tordait un peu les tripes. Il ne l’aimait pas, même s’il l’avait toujours porté, et que, fut un temps, il ne l’avait pas dérangé. Sortant de la boutique, il reposa les yeux sur la brûlure qu’il avait repéré, et l’examina tandis qu’elle fermait. « Avez-vous un lieu particulier où vous aimeriez déjeuner ? Je ne suis pas très difficile à vrai dire, tant que ce n’est pas purement anglais… C’est sans doute idiot à dire, mais après être parti à l’étranger je n’arrive pas à revenir aux plats typiques… »

La réponse ne tarda pas, et lui fit hausser les sourcils. « Chinois, et bien adjugé ! » Il évita de dire qu’il n’avait absolument jamais mangé chinois, surtout après s’être mis dans la panade en parlant de ses voyages. L’Asie n’avait pas forcément été son lieu de baguenaudage principal. Il se laissa conduire, marchant avec elle dans les rues étroites en observant les alentours. Le cœur ancien de la ville avait conservé son côté authentique… sans doute à cause des pressions des familles fondatrices. Ceux-là ne voyaient pas le changement d’un bon œil. Ah quel dommage… lui allait leur en donner, du changement ! « Dites-moi, puis-je me montrer curieux ? J’avoue que quand j’ai découvert votre boutique, j’ai été attiré par son aspect ancien, pas seulement son emplacement, mais l’atmosphère qu’on y trouve. Vous la tenez depuis longtemps ? Vous n’avez pas de problèmes avec les autres boutiques alentours ? J’ai parfois l’impression que par ici, la concurrence n’est guère loyale… Mais cela m’a l’air également lié à l’histoire de ce quartier. Tout comme votre boutique, d’ailleurs. Je pense surtout à cette trace de brûlure sur le linteau de la porte d’entrée… Il y a eu un incendie par ici ou est-ce simplement un défaut du bois ? » Il marchait mains dans le dos mais de façon relâchée, pas le moins du monde guindé. « N’hésitez pas à me le dire, si je suis trop indiscret ou trop pressant. J’ai tendance à m’oublier quand je trouve un sujet d’intérêt »

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Mer 11 Nov - 15:45
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N'importe qui de normalement constitué aurait apprécié la compagnie d'Anthony Evans, mais Ayzebel avait bien du mal à se faire à cet enjouement et cette gentillesse. Incapable de se détendre, la jeune femme marchait simplement mais de façon crispée. Qu'il cesse donc de la fixer, d'être si gentil... Cela sonnait presque faux. Presque... Pourquoi donc se sentait-elle incapable de faire confiance à qui que ce soit, de croire qu'une personne simplement agréable cachait forcément quelque chose... Ce n'était plus de la crainte à ce niveau mais bien de la paranoïa. Mais quand l'écrivain fit mention de la brûlure au dessus de la porte, Ayzebel sentit son cœur loupé un battement. Pas de crainte, pas de paranoïa... L'instinct. Elle était si peu habitué à écouter cet instinct qu'elle n'avait pas pensé une seconde que c'était en son fort intérieur que résidait la vérité. Ce cher monsieur Evans était plus qu'un simple professeur qui dédicaçait des livres. Vile petit cachottier... Sa présence dans la boutique n'était donc pas une coïncidence... Il était temps pour Ayzebel de faire preuve d'intelligence et de susceptibilité, de jouer le jeu. Dans un soupir, les lèvres de la femme s'étirèrent dans une moue gênée et elle souffla.

« Oh, vous l'avez remarqué ? Je prie toujours pour que personne ne la remarque... La boutique est très vielle vous avez, rien est aux normes de sécurité là-bas... Bref, il y avait une petite lampe à cet endroit... Et puis j'ai eu un court circuit, ça a fait éclaté la lampe et le bois à prit feu. J'ai cru que toute la boutique allait prendre feu ce jour là ! Au finale non,j'ai éteint le feu de justesse mais le bois a été abîme... Je ne l'ai pas fait changer, je n'ai pas les moyens... Et au finale personne n'y a vraiment fait attention, pensant que c'était volontaire et que ça allait avec l'ambiance de la boutique... Et oui, la vérité est parfois bien moins agréable que le mystère qui l'entoure ! »

Lâcha t-elle dans un mensonge parfait sans même cillé. Elle lâcha un rire bref avant d'entrer dans le restaurant du coin. Il était petit, sombre et très typique de ce que l'on trouve en chine et après avoir été saluer par les tenanciers du restaurant, Ayzebel et Anthony furent placé à une table. Il n'y avait aucun autre clients, sans doute parce qu'il était trop tôt ou bien parce que l'endroit n'aspirait pas vraiment confiance.

« Vous n'êtes pas indiscret, rassurez-vous. C'est moi qui suis... distante. Cela fait quelques années maintenant que ça dur... J'ai du mal à accorder ma confiance, du mal à parler avec les gens, ou même simplement à me mêlé à la foule. Ne le prenez pas personnellement si je suis froide... C'est juste ma façon d'être. Et c'est sans doute ce qui justifie le fait que je sois seule depuis si longtemps ! »

Un nouveau rire. La jeune femme jouait merveilleusement bien son jeu, on aurait presque dit qu'elle était de nouveau cette Ayzebel douce et enjoué du temps où Damiam était encore en vie. Pourtant ce jeu lui coûtait. Elle aurait voulu fuir, partir d'ici alors que son instinct hurlait au danger. Mais elle restait, l'observait, l'écoutait... la sombre femme voulait en savoir plus. Elle refusait de croire que sa présence ici à Last End était une simple coïncidence. C'était peut-être l'un des fichus sbires de Lucinda... Et il était hors de question de se laisser prendre à ce jeu.

« Je n'ai plus l'habitude d'être... en compagnie d'un homme. Surtout un homme gentil et souriant... J'en suis venu même à boulier à quel point un simple sourire peut-être réconfortant. »

Irk, bouh ! Trop de niaiseries ! Ayzebel avait envie de s'auto gifler pour se faire taire. Prenant la carte, elle la lu rapidement avant de demander simplement sur le ton de l'innocence ; faisant mine d'être curieuse.

« Et sinon, de quoi parles votre livre ? Vous avez l'air d'avoir beaucoup de succès monsieur Evans ! Grâce à vous ma boutique n'a jamais été aussi vivante ! »

La carte fut vite refermé et la jeune femme leva vers l'écrivain son regard émeraude. Pour la troisième fois, ses lèvres s'étirèrent dans une moue polis et joyeuse avant qu'elle ne souffle d'une voix pleins d'espoir.

« Dites, je pourrais avoir un exemplaire dédicacé aussi ? »

Jeu 12 Nov - 11:51
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Anthony Earl
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Il écouta son récit avec intérêt, aveugle à ce que signifiait sa question pour elle. Curieux mais courtois, il se refusa à lui couper la parole, attendant qu’elle termine en hochant parfois la tête pour signifier qu’il suivait encore, et qu’il était toujours intéressé. Quand enfin elle s’interrompit, il répondit : « Vous avez eu beaucoup de réactivité, et de chance sans doute, de pouvoir éteindre ce feu… avec un bâtiment de cet âge » Oui, un bâtiment de cet âge, comme tous ceux du quartier d’ailleurs. Il n’était pas difficile d’imaginer qu’un incendie se serait propagé, dévorant ces antiques reliques avec voracité. « Mais effectivement, ça va bien avec l’ambiance de votre boutique. Dans le bon sens du terme, évidemment. Un mal pour un bien, je suppose ? Vous avez en tout cas du courage d’entretenir un tel espace, ça doit être ruineux » Pas étonnant qu’elle soit fauchée, si le bâtiment était vieux, ça devait lui coûter. Mais peu importait, alors, il n'allait certainement pas l’obliger à parler d’argent. Ils n’étaient pas aussi strictes à ce sujet que les Français, mais ce n’était tout de même pas le domaine de discussion qui mettait à l’aise pour un déjeuner. Fort heureusement, ils arrivaient, ce qui détourna certainement bien mieux l’attention que lui aurait pu le faire. Galant, il la laissa passer devant lui avant de se glisser à l’intérieur, refermant la porte derrière eux avec un petit claquement sec, les gonds quelque peu récalcitrants.

« Et bien… » Jetant un coup d’œil alentours, il eut un léger rictus, le coin droit de sa bouche se redressant un instant, avant qu’il ne se fende d’une expression bonne enfant mais un peu perplexe « C’est… typique, je dois dire » Pour autant, il salua courtoisement, ne se laissant pas démonter par l’environnement effectivement très… typique. Il s’installa, calant ses grandes jambes de son mieux. Les tables n’étaient pas taillées pour des Européens de grande taille, de toute évidence. Mais s’il avait eu envie d’être dépaysé, on ne pouvait guère dénigrer qu’il l’était effectivement. Elle reprenait alors la parole, et à ses propos, il se rembrunit quelque peu, son sourire se faisant moins large, et son regard un peu plus sérieux, compréhensif. « Je vous remercie de me prévenir, mais ne vous en faites pas, je ne vais pas m’enfuir sur l’instant simplement parce que vous ne m’ouvrez pas grand les bras. Je comprends parfaitement, et je ne le prends pas personnellement, même si je peux aussi comprendre être envahissant à l’occasion. Je suis d’ailleurs certain que vous me le ferez savoir sans attendre. Un peu de méfiance ne fait jamais de mal » Il posa les bras sur la table, s’appuyant dessus. Oui, il comprenait, lui aussi avait sa part de méfiance… C’était simplement… qu’il ne voulait pas généraliser ce qu’il ressentait à l’égard de certains. Elle n’était pas eux, elle était elle, ça faisait tout de même une grande différence.

Pourtant, il ne la trouvait pas si froide, en l’instant. Au contraire, elle semblait presque être une autre personne, s’en était déstabilisant… et un peu effrayant. Avait-il fait quelque chose pour qu’elle vire ainsi en son fondamental comportement ? Un bref instant, l’ombre de la suspicion le prit, mais il décida de ne pas l’écouter pour le moment. C’était surprenant, mais après tout, il ne pouvait pas vraiment la juger, non ? Quoi que… si elle faisait cela pour lui, il devait absolument la détromper, ce n’était ni seyant, ni ce qu’il désirait. « Peut-être vous trompez-vous, justement ? » Tête légèrement penchée sur le côté, interrogateur tout en essayant de ne pas être intrusif « Si vous ne voyiez pas grand monde, je suppose qu’il est facile de mélanger ce que l’on pense ressentir, ou simplement se tromper… Je suis loin d’être la personne idéale pour réconforter qui que ce soit, c’est vrai, je n’ai même jamais su quoi dire face à la détresse, le retour de bâton du professorat sans doute, à force d’intellectualiser, on perd en sensibilité » Moui, ce n’était pas faux, mais c’était gros, tout de même, comme pirouette. « Oh ! » Son livre… oui, et bien dit donc, elle avait l’art du changement de sujet efficace ! C’était presque effrayant ça aussi. Ou alors la coïncidence était de son côté. Bref….

Pouffant de rire, il eut un mouvement nonchalant de la tête et des épaules, comme pour signifier qu’il ne fallait pas lui donner tant d’importance. « Si vous voulez, mais franchement, vous n’avez pas besoin de me flatter, je sais bien que ce n’est pas le best seller de l’année…. » Il prit à son tour la carte et observa les plats proposés avec sérieux et minutie, un air pensif peint sur ses traits, l’ensemble de papiers glacés juché entre ses mains jointes « Mon livre traite des recoupements entre la médecine moderne, les découvertes médicales au cours des siècles et les usages de ce qu’on appelait au moyen-âge la ‘sorcellerie’… qui en réalité, était composé de bien davantage que de prétendus sorciers ayant vendu leurs âmes au Diable. On fourrait dans cette catégorie à peu près tous les comportements détonnant d’avec les mœurs et les morales catholiques, protestantes et autre… Je trouve fascinant qu’on décrie encore tant ces individus dans les livres d’histoires, quand en parallèle, on doit tout de même beaucoup de nos usages à des pratiques provenant d’eux. Pas seulement évidemment, du moins cela dépend de la catégorisation que l’on fait de ces fameux sorciers, mais tout de même »

Il releva les yeux de la carte et eut un sourire un peu ironique « Il faut croire que de nombreux lecteurs civilisés sont en mal de dépaysement… » Refermant la carte d’un geste net, il la reposa « Je crois que je vais prendre une fondue du Sichuan, ça m’a l’air intéressant ! Et vous ?»

Ven 13 Nov - 23:36
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D'accord, sans doute en faisait-elle trop. Enfin pas tant que ça à dire vrai, car avant de drame il y a trois ans, Ayzebel avait été une femme normale et charmante qui avait le sourire et le rire facile. Mais à présent,chaque fois qu'elle essayait, cela sonnait faux. Horriblement faux. Comme si la sorcière avait oublié comment sourire même simplement. Il était temps de calmer le jeu, de rendre plus crédible. Elle devait respirer, souffler, prendre son temps. Lentement Ayzebel sourit, haussant les épaules et murmura.

« Désolé... J'essaye de faire un effort pour paraître polis et chaleureuse... J'ai beaucoup de mal, les relations sociales ce n'est pas mon fort. Bref, vous êtes gentil avec moi, j'essaye de faire ce même effort, par respect pour vous. Vous n'êtes pas envahissant, je ne suis juste pas habitué à un homme agréable.»


Fut dit de manière posée et simple. Enfin, la crédibilité était nettement mieux à cet instant. La carte fut balayer des yeux, rapidement, de gauche à droite, de bas en haut. Elle avait faim, était ravie de ce repas surtout si elle n'avait rien à payer mais Ayzebel ne savait pas quoi choisir. D'une oreille attentive elle écouta le professeur qui parla de son livre avec modestie. Quand vint l'instant où la sorcellerie fut balancer de façon innocente, Ayzebel sentit son cœur louper un nouveau battement. Sérieusement.... ? Entre ça et la marque qu'il n'était pas censé voir mais qu'il avait tout de même vu... ce n'était pas une coïncidence. Immobile, la sorcière réfléchissait à cent à l'heure dans l'espoir de trouver quelque chose à dire sans paraître suspecte, car si elle-même le testait et l'observait, elle avait parfaitement conscience à présent d'être elle-même;un sujet d'étude. Qui était ce type ? C'était foutrement louche cette histoire et pas rassurant pour un sous.

« Je prendrais la même chose que vous, autant prendre le plat pour deux personnes alors. »

La carte fut doucement refermée et Ayzebel la déposa sur la table avant de croiser les jambes et de le fixer un instant. Qui était-il ? Qu'est-ce qu'il voulait ? Ami ou ennemi ? La prudence était de mise mais la peur était là, subtile qui piquait son âme à vif.

« Vous... croyez à ces choses ? Enfin, je veux dire... C'est une étude d'un point de vu scientifique ou bien vous envisagez que le mysticisme est réel ? »

Arquant un sourcil, la femme esquissa un sourire gêné puis agita la main.

« Je ne remet pas en question vos choix monsieur Evans, c'est juste que moi je n'y crois pas. J'ai beau passé mon temps le nez dans les livres... Ce genre de chose ne m'a jamais attiré. Je ne sais pas... j'ai toujours trouver ça un peu tirer par les cheveux... La magie, les dons... les pouvoirs ? Sérieusement, si ça existait vraiment nous le saurions, non? Je crois que je suis trop terre à terre pour ça... cependant je trouve la question intéressante, cela peut donner naissance à beaucoup de questions. »

Elle marqua un pause alors qu'une serveuse venait prendre commande. Une jeune demoiselle dont l'accent anglais trahissait son appartenance ethnique autant que son physique. Elle était joli à leur sourire ainsi, gênée et timide. Ayzebel laissa Anthony commander et une fois la serveuse éloignée, la sombre femme lâcha, curieuse :

« Vous... trouvez ça désagréable que je ne crois pas en la même chose que vous ? Je ne remet pas en question le contenu de votre livre évidemment... Mais, je peux comprendre si cela pouvait vous vexer. Vous savez, je tiens quand même à avoir un exemplaire... Toute lecture est bonne à prendre et puis... Si je peux apprendre quelque chose de nouveau pourquoi pas, c'est le fruit de tout un travail que vous avez inclus dans ces pages, un grand temps de recherches... Alors, je ne crois à ce genre de chose mais je respect l'effort fournis. »

Dim 15 Nov - 17:32
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Anthony Earl
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La même chose alors ? Dommage, il ne pourrait pas piquer dans son assiette pour goûter autre chose donc. Un bref instant, cela lui rappela qu’il avait hérité cette habitude agaçante de son ex-femme. Pour autant, le souvenir fut balayé sans même qu’il y pense vraiment. « J’espère en ce cas que vous aimez les épices, il parait que les piments de cette région de Chine sont excessivement forts » Lui-même n’était pas certain de ne pas se transformer en dragon après ça. Il souriait à l’idée, s’imaginant déjà tenter de calmer la brûlure sur son palais. Qu’est-ce qu’il fallait prendre déjà, quand on ne supportait pas les épices ? Ah oui manger du pain… Il fallait juste espérer que ce restaurant était capable de contenir du véritable pain, ou alors du pain français, et pas les choses étranges venues d’Asie. Non, parce que le pain là-bas n’avait pas la même signification que chez eux, de toute évidence. Elle le sortit de sa contemplation nébuleuse et il l’écouta avec une apparente bienveillance, jubilant pourtant intérieurement à la réaction qui, mine de rien, ressemblait à ce qu’il avait prévu. L’interrogation était bien présente. Croyait-il à la magie ? Et elle ? Et eux, eux tous, là au dehors ? Est-ce qu’ils y croyaient ? Ou bien… étaient-ils prêts à y croire ? Progressivement, il haussa un sourcil, terriblement amusé parce qu’elle lui débitait. Finalement, lorsqu’elle eut terminé, il ne put s’empêcher de pouffer un peu, et passa ses doigts sur ses lèvres, dissimulant à demi le sourire et nuançant volontairement la réaction pour la rendre moins moqueuse et beaucoup plus bonne enfant, comme s’il réfléchissait. Finalement, après ce qui ressemblait à un temps de réflexion, il répondit, retenant légèrement le début de sa phrase, avant de dérouler le reste plus rapidement en un effet de manche : « Mais dites-moi… qui vous a dit que je croyais en la magie ?»

Petit silence, regard éloquent et complice, amusé, avant qu’il ne reprenne, secouant légèrement la tête. « Je n’ai jamais dit croire à la magie. Mais je crois en revanche que les racines de nos sciences se basent sur des pratiques que nos ancêtres disaient magiques, au moins pour certaines. C’est un fait avéré. Ce qui m’intéresse, c’est le cheminement psychologique et organique derrière cette évolution et cette acculturation. Je ne suis nullement vexé que vous ne croyiez pas en la magie, c’est quelque chose qui appartient à chacun et je suis un scientifique avant tout… » Oh le vilain mensonge… quoi que, non, pas tant que cela, en y pensant, ce n’était pas de la magie que ses véritables fiertés. « Je serais ravis que vous lisiez, à vrai dire, j’insiste même pour que vous le fassiez. Je suis certain que cela vous intéressera. Pour ne vous donner qu’un exemple simple, presque un exemple par l’absurde, la jusquiame, que l’on appelait il y a longtemps l’herbe aux sorcières, est un très bon psychotrope. En un sens, certains de ses effets pourraient lui faire remplacer la morphine. Mais elle est également excellente pour d’autres usages » La serveuse vint les trouver pour prendre leur commande et il tourna le buste vers elle, lui dédiant un éclatant sourire, absolument pas rebuté par l’aspect de l’endroit une fois encore. Il ne fit pas non plus cas de sa tête lorsqu’il annonça leur choix et lui tandis courtoisement les menus avant de revenir à son interlocutrice véritable. Reposant les avant-bras sur la table, il fit un geste d’écarte des mains, avant de les joindre et de reprendre son explication.

« Sans en arriver à parler de pouvoirs, ou de dons, il existe effectivement des événements et des faits que les sciences classiques n’expliquent pas, ou de façon incomplète » Un instant, il réfléchit à un exemple, puis poursuivit « Prenons le cas de ce que les médecins appellent de façon vulgarisée la somatisation. Vous voyez de quoi je parle ? D’un individu se rendant malade par l’esprit. Il y a effectivement des mécanismes purement pragmatiques, l’effet des substances délivrées par le cerveau, mais ça ne permets pas d’expliquer le problème en totalité. Personne n’a encore été capable d’expliquer la préséance de telle ou telle substance, ou même le fonctionnement conduisant à un trouble tel que celui-ci. De la même façon que certaines maladies dites psychologiques, psychiques, ont parfois d’obscures origines, ou des déclenchements ne correspondant pas aux critères que nous avons établis. On peut bien entendu penser que nous n’avons simplement pas découvert le fin mot de l’histoire, mais tant que la question n’a pas terminée d’être creusée, on ne peut pas non plus écarter l’hypothèse d’une force dite ‘surnaturelle’. Le but des sciences en tant qu’études n’est-il pas d’expliquer ? Si une explication profondément concrète et terrestre ne peut être trouvée, il faudra bien admettre qu’une autre voie doit s’ouvrir. Et là encore, sans entrer dans le mysticisme, peut-être faudrait-il alors voir la magie, non pas comme un pouvoir venu de nulle part, mais comme un autre type de science »

Il s’interrompit une nouvelle fois, fit un léger geste de la tête, menton vers le bas, puis, plus bas et plus lentement, il expliqua encore « Avant de devenir une science, l’astronomie était associée à la magie également. Mon but dans cet ouvrage est bien moins d’imaginer l’idée de la magie comme une forme de puissance occulte, et davantage comme une autre manipulation de matière bien réelle » Rire léger, bref « Je crois que je vous ai perdue…. Non ? Ce n’est pas grave, tout ça pour dire que je prêche pour une autre paroisse que les mystiques.»

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Sam 21 Nov - 21:17
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La question que posa Anthony était comme un indicateur. Quoi, avait-elle était encore trop loin dans ses justificatifs ? Visiblement oui. Levant vers lui un regard méfiant, elle esquissa un sourire sans le lâcher des yeux et répondit simplement.

« Allons bon, je ne fais que la conversation, mais si vous préférez je peux aussi me taire. Le repas risque juste d'être moins amusant. »

C'est alors que l'homme vint à expliquer plus de détails sur le contenue de son livre, de sa façon de voir les choses. En soit il n'avait pas tord, la magie restait une forme de science. Cela dépassait juste... L'entendement. Une science, un art... Un mode de vie aussi. Une vision globale d'un monde caché aux yeux des humains. Plongé dans le silence, la libraire écoutait attentivement, alors qu'elle se promettait de lire ce livre. Par simple curiosité évidemment... Mais cet homme restait louche, elle n'oubliait pas qu'il avait vu ce qui était invisible aux yeux du monde humain. S'il avait vu, il savait.... Mais oserait-elle le lui dire ? Si seulement elle était en mesure de lui arracher les vers du nez à ce professeur. Qui était-il, que voulait-il ? Et pour quelqu'un capable de voir la magie, pourquoi en parler ainsi ? Est-ce qu'il était un risque pour le secret ? Cette idée serra l'estomac d'Ayzebel qui secoua doucement la tête alors qu'Anthony pensait l'avoir perdu dans ses innombrables explications. En réalité elle avait comprit tout ce qu'il avait cité et énuméré. Il devait être bon professeur.... ou bien un beau parleur avec l'art particulier d'embobiner son entourage

« Rassurez-vous, vous ne m'avez pas perdu. Je comprends très bien vos explications et en réalité je les approuves aussi. »

Un discret sourire naquit sur les lèvres de la femme. Tout cela ressemblait à un jeu bien tordu. La sorcière observa la fondu pour deux qui fut rapidement servit puis l'alcool mit à leur disposition. Tout avait l'air délicieux mais Ayzebel était incapable de se réjouir de ce repas, son esprit ne cessait de se repasser les paroles de l'homme. S'il savait pour la marque au dessus de la porte alors il savait très bien ce qu'elle était... Alors pourquoi nier ? Pourquoi jouer ce rôle du parfait petit professeur aux théories scientifiques sur une base de mysticisme? Et la question était... que renfermait ce livre ? Sans doute des miettes pour qui savait lire entre les lignes. L'angoisse monta alors que la sorcière réalisa que face à elle, l'homme qui souriait simplement était sans doute un grand danger pour le secret. Quoi de mieux que la couverture du professeur universitaire et écrivain renommé pour lâcher la vérité ? Et lorsque les gens s'en rendraient compte, il sera déjà trop tard. Prenant son verre, Ayzebel but une longue rasade de l'alcool qui lui brûla la gorge puis pinça les lèvres, une visage fermé et sérieux. Tant pis pour le jeu de la fausse sainte ni-touche... Elle voulait des réponses... et maintenant.

« Si vous prêchez pour une autre paroisse que le mysticisme... Comment cela se fait-il que vous avez vu la rune au dessus de la porte ? »


Relevant le visage, Ayzebel darda son regard glacé sur l'écrivain tout en plongea des ingrédients dans l'eau chaude de la fondu. Autant aller droit au but, ils étaient les seuls clients et ceux qui tenaient le restaurant parla à peine leur langue.

« J'ai comme l'impression que vous me cachez des choses monsieur Evans... Ou bien vous êtes au milieu de quelque chose qui vous échappe complètement. »

Cette ville était un lieu clé du monde de l'envers, pas besoin d'être devin pour savoir que sa présence n'était pas une coïncidence. En revanche, se retrouver dans la librairie d'une sorcière pouvait l'être. Sans doute un simple concours de circonstance. Comme si de rien n'était, la jeune femme remplit son bol avant de prendre ses baguettes et de commencer à manger Bien qu'elle se montrait plus froide, Ayzebel avait bien l'intention de profiter du repas qui lui était généreusement offert.

« Vous pouvez me parler librement, vous savez... »

Lun 23 Nov - 20:00
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Anthony Earl
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Son sourire ne faillit pas un seul instant « Oh ne vous vexez pas, je ne disais pas cela pour vous faire taire » Non, ça lui plaisait qu'elle parle, parce que plus elle parlait, plus son esprit tournait sur le sujet, et plus il perdurerait en elle. Et s'il perdurait en elle, il perdurerait en d'autres individus également, d'autres façons. Il n'avait pas le moindre doute là-dessus. C'était d'ailleurs dans cette optique qu'il avait poursuivit. Mais ce qui était au départ une simple pierre à son édifice s'avéra devenir rapidement une déformation professionnelle à laquelle il n'avait strictement aucune chance d'échapper. Et à présent qu'il s'était enfin tut, que, peut-être, il l'avait enfin soulagée du poids de sa parole, il l'observait avec une certaine curiosité, se demandant ce qu'elle allait bien parvenir à lui répliquer. Quand enfin elle prit à son tour la parole, il écouta avec une paisible satisfaction, ne pouvait guère que se féliciter si elle acceptait son exposé. Si tous ainsi réagissaient… il allait avoir moins de mal encore à parvenir au bout de sa croisade.

Elle était agréable quand elle souriait, mais quelque chose dans l'assise dans son visage ne semblait pas fait pour ça, un peu comme chez les Earl. Quelque chose dans son visage marquait davantage de beauté lorsque de glace elle se paraît. Il fut pourtant perturbé dans son observation lorsque la fondue arriva enfin, les vapeurs chaude d'épices lui tournant déjà un peu la tête. L'alcool, en revanche, ne lui inspira strictement aucune sympathie. Qu'est-ce que c'était, déjà, la tradition chinoise ? De re remplir le verre dès qu'il était vide ? Et à voir sa petitesse… il devait être souvent vide, effectivement. Autrement dit, il risquait de finir par rouler sous la table avant de s'en rendre compte. Sachant que la table n'était pas haute non plus, l'idée ne lui plaisait que moins encore si c'était possible. Son interlocutrice leva son verre, le vida… Il releva les sourcils un bref moment, se demandant si elle était particulièrement résistante à l'alcool ou trop audacieuse…. Ou si elle ignorait tout des coutumes traditionnelles. Dans tous les cas, en gentleman, il la resservit.

Pourtant, sa question le surprit, et il n'en cacha rien. Comment se faisait-il qu'il avait vu la rune au-dessus de sa porte ? En quoi était-ce vraiment important qu'il ait vu cette rune ? Elle y accordait décidément une importance étrange, à ce si petit détail. Ou alors il avait raté quelque chose. Muet, l'observant toujours tandis qu'il reposait la coupe d'alcool, il finit par lentement comprendre où elle essayait d'en venir, du moins c'était ce qu'il pensait. Peut-être était-ce simplement son fond de paranoïa, ou tout autre chose, mais il semblait véritablement impensable qu'elle agisse et parle ainsi si elle n'était pas…. Il se tendit, quelque chose dans le ton de son sourire, dans la fermeté de ses traits, changea, adoptant un fond plus dur et plus sérieux. Son regard pourtant ne changea pas, toujours nonchalant alors qu'il répondait, enfin : « Vraiment ? Pourtant, vous vous ne le faite pas, n'est-ce pas ? » Si toujours il souriait, il n'en restait pas moins que quelque chose dans sa façon de poser la question était parfaitement abrasive, sérieuse et intrusive sans avoir ce côté défensif qu'on aurait pu en attendre.

Il prit sa cuillère et joua un instant avec : « Je ne vois pas le rapport entre quoi que ce soit que je pourrais cacher et cette rune sur votre porte, je dois vous l'avouer, n'importe qui ayant un tant soit peu de curiosité la verrait. Mais dites moi, puisque je ne semble pas être le seul à avoir une histoire derrière moi... » Il pencha légèrement la tête vers l'avant, et son regard s'accentua encore « Qu'est-ce qui vous fait croire que je cacherais des choses, sorcières ? » Son sourire s'élargit « Oui, je parierais sur une sorcière, mais libre à vous de me détromper Mademoiselle je ne crois pas en les forces occultes » Et comme si de rien n'était, il prit une gorgée de la fondue chinoise, la sirotant chaude à la cuillère comme si de rien n'était, du moins au début. Cependant, lui aussi avait oublié quelque chose à propos des plats chinois : les piments qu'il y avait dedans. Et rapidement, il le regretta en sentant sa bouche prendre feu. Il se mit à tousser, couvrant sa bouche d'une main, les yeux remplit de larmes. « Oh... bon... sang ! »

Il allait mourir, c'était certain ! Alors là, c'était vraiment très fort… la pensée, parasite, alors qu'il semblait agoniser, était pleine d'ironie. Il allait y rester alors qu'il approchait du moment de consécration, quelle stupidité ! Et tout ça pour une fondue ! Merde alors… Il essaya de boire, mais ce ne fut qu'au moment où il sentit le liquide entrer en contact avec son palais malmené qu'il se souvint que ce n'était pas de l'eau mais de l'alcool...

Sam 28 Nov - 23:19
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Enfin ils entraient dans un jeu nettement plus amusant. Et beaucoup plus dangereux aussi.
Si cet homme était un danger, sans doute valait-il mieux l'éliminer et rapidement.... sauf que les fondateurs n'apprécieraient probablement pas, ce qui signifiait sa arrêt de mort à elle aussi. Ayzebel plissa les yeux, réfléchissant... Eh bien il ne resterait plus qu'à débouler chez les Earl et vendre ce malfrat. Ce n'est pas comme si elle éprouvait un quelconque remord vis à vis de ça... Ayzebel n'était pas connut pour sa grande compassion.... Pourtant fut un temps où elle avait été une de ces jeunes femmes au sourire radieux, qui vivait une vie simple et sans soucis, qui pouvait s'émouvoir de tout et n'importe quoi. A présent, ombre d'elle-même, rien ne l'atteignait, même pas la peur de sa propre mort. En arriver là était tout de même dommage. Mâchouillant tranquillement, la sorcière avala simplement et lâcha.

« Le rapport ? Oh il est très simple en réalité... Ceux issus du monde de l'envers et doué de magie peuvent voir la rune.... Pas les simples mortels. »

Relevant le regard, la sorcière fixa de nouveau le professeur qui déjà, essayait de deviner sa nature. Ce n'était pas bien compliqué de toute façon. Stoïque face à lui, Ayzebel avait abandonner son jeu de la gentille petite libraire, retrouvant son tempérament froid et se fichant de tout. Il avait deviner, et ensuite ? Cela changerait-il quelque chose ? Non, si ce n'est qu'elle aurait encore moins de remord à s'occuper de son cas. Certes elle ne pourrait pas le tuer, en revanche, lui faire mal, ça....

« Et vous alors ? Votre soit-disant approche scientifique, mon œil. Mais je doute que vous soyez né sorcier... alors c'est quoi, hein ? Un pacte avec un démon ? Et moi qui vous croyait intelligent... Au moins votre mort elle, sera assurément intéressante. »

Un sourire cynique se dessina sur les lèvres de la femme qui s'empara de son verre nouvellement remplit et en but une seul gorgée. Elle tenait bien l'alcool mais préférait ne pas trop forcé tout de même. Elle leva son bol et plongea la petite louche dans la fondu, se resservant... Finalement l'appétit était là, et c'était si rare d'avoir l'occasion de manger dans un restaurant, vu que c'était le sir Evans qui payait, autant en profiter. Se fichant du goût plus qu'épicé du plat, elle se remit à manger sagement alors que l'écrivain lui, fut prit au dépourvu par le plat. La tête qui fit fit se stopper Ayzebel dans sa gestuel qui le fixa un instant sans comprendre mais bien vite, elle réalisa qu'il n'était pas aussi résistant qu'elle aux épices du plat. Ne cherchant même pas lui venir en aide, la sorcière le regarda faire et quand Anthony prit son verre, elle lâcha.

« Je serais vous je ne ferais... »

Trop tard. Arquant un sourcil, elle le fixa en silence alors que l'alcool ne fit qu'accentuer l'effet brûlant du piment et doucement, Ayzebel lâcha un rire amusé et moqueur. Quel idiot... Un home pourtant cultivé. Le rire de la sorcière continua alors qu'elle glissa une cuillère de fondu dans sa bouche, se délectant du délicieux plat puis secoua la tête.

« Vous êtes un cas monsieur Evans... Bien quand vous aurez retrouver votre souffle, usez donc de votre langue à bon escient cette fois.... Et dite moi ce que vous faite à Last End, réellement, et aussi....Comment vous avez eu votre magie, car il est évident que vous en êtes un détenteur. Je vous conseil vivement d'être bref, concis et surtout honnête, car je me ferais un plaisir de vous signaler aux autorité de l'envers et croyez moi... Je doute que vous retrouvez avec les familles fondatrices sur le dos vous ferez très plaisir. »

Portant sur lui son regard clair et glaciale, la sorcière lui fit un nouveau sourire qui n'avait rien d'amicale.



Dim 29 Nov - 14:17
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Anthony Earl
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Ah… seuls les habitants de l'Envers pouvaient voir cette rune donc. Et bien cela expliquait des choses ! Il fallait bien qu'il le reconnaisse, il s'était planté en beauté, et tout seul, comme un grand. C'était pour cela qu'elle avait semblé tendue alors ? Ou était-ce simplement à cause de sa façon d'être ? Peu importait, en fin de compte, c'était fait. A l'avenir, il le saurait, hors de question de faire cette erreur deux fois de suite. On ne le reprendrait pas non plus à avaler une louchée de fondue chinoise aussi grosse, sa bouche le brûlait comme un incendie en pleine saison sèche Australienne. C'était atroce, comme brûlure, et l'alcool qu'il avait ingéré n'aidait en rien à ce sujet. Quelle était l'expression consacrée ? Jeter de l'huile sur le feu ? Et bien c'était exactement ça, oui, ou encore pire. Il avait bien cru mourir, pendant un bref instant. Mais il n'était pas mort, et se remettait lentement, plus déconfit que véritablement en difficulté.

Il toussa de nouveau, chassa ses larmes, et pouffa de rire, n'ayant rien contre l'autodérision, et se faisant toujours bon public pour les blagues que l'on voulait lui soumettre. Elle ne lui était pas une menace, et il ne se sentait pas menacé par elle, sans doute regrettait-il peut-être simplement qu'elle se montre si sérieuse et si ampoulée pour rien. C'était faire beaucoup de froufrou dans le vent… il ne comptait pas cesser, ou se faire arrêter, si aisément. Encore moins évidemment quand tout n'était qu'une vaste hypothèse, pour elle. Alors à la place, il sourit, loin d'être perturbé, et secoua un peu la tête, écarquillant les yeux et soufflant pour essayer de faire passer la brûlure lancinante et acérée… « Pfiou ! » A nouveau, il se frotta les yeux, pour en retirer les larmes, puis lâcha un rire aisé. « Oh au contraire, j'en serais plus que ravis… mais nous leur ferions sans doute perdre du temps pour rien » Paternel, il restait détendu, incapable de toute façon d'être profondément sérieux après sa mésaventure.

« Vous savez, sans tomber dans l'exagération, il y a des manières plus courtoise d'obtenir des réponses. En avez-vous beaucoup reçu, avec de telles menaces ? Désolé... » Son regard pétillait « Autant je n'ai jamais refusé de répondre quand on me questionnait posément, autant je ne suis pas très perméable lorsqu'on essaye d'user d'arguments de ce genre… d'autant que vous n'en aviez guère besoin » Il prit un verre d'eau, faisant cette fois très attention au contenu effectif de son verre, bu doucement et soupira, gardant ses aises. Il pencha un peu la tête, l'observant toujours, et, taquin, décida de lui donner un os à ronger « Cela étant dit je n'ai jamais conclu de pacte avec un démon… j'aurais pu, mais non. Vous ne devriez pas sauter sur de telles conclusions vraiment. Je doute que vous vous inquiétiez de vexer vos interlocuteurs, mais s'aveugler à votre environnement n'est toutefois pas une bonne idée. Pour une libraire, la curiosité et l'ouverture d'esprit ne sont-elles pas importantes ? »

Nouvel éclat de rire, étouffé en un simple effet d'air, et un tressautement des épaules « Étrangement, je n'évoque que la vérité, par mon approche scientifique, vous savez. C'est le plus drôle parfois » Et il adorait les plaisanteries de ce genre, un peu ironique, un peu cynique… comme son existence. Léger mouvement de tête, du buste, alors qu'il s'adossait plus posément « Je trouve la science tellement plus fascinante que la magie… tellement plus belle, en un sens. Mais je suis loin d'être objectif, c'est certain… »

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Mar 1 Déc - 18:53
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Les menaces furent inutiles et l'homme rit simplement. Aussi bien de lui que d'elle, probablement. Ayzebel sentit son visage se décomposer face à une telle joie de vivre. Cette homme ne connaissait pas rien de la peur ? Comme si ne pouvait entamer sa bonne humeur... Elle qui était toujours de si... mauvaise humeur. Mal à l'aise et prise au dépourvu, Ayzebel écouta Anthony, tenant entre ses doigts ses baguettes. Ainsi il aurait été ravie de voir les Earl ? C'était forcément une blague, personne n'était ravie de confronter les Earl, leur nom faisait trembler jusqu'au plus téméraire.

« Je.... »

Pas besoin de menaces donc, seulement poser des questions auquel il aurait répondu ? Pourtant, elle le trouvait toujours aussi louche. Timidement, la jeune femme se remit à manger, silencieuse et garda le regard le baisser. Elle s'était faite mouché en beauté, la Tenak. Trop de gentillesse émanant de cet homme, cela aurait été plus facile s'il s'était simplement rebeller. C'était toujours plus aisé d'être méchant avec les méchants. Culpabilité... L'écoutant toujours, la femme se figea quand l'écrivain lâcha n'avoir conclus aucun pacte avec un démon, et qu'accessoirement, il ne la trouvait pas assez ouvert d'esprit. Relevant le visage, Ayzebel fixa son interlocuteur avec un regard perplexe, mâchouillant lentement puis une fois la nourriture avalée, elle souffla.

« Alors vous êtes né sorcier, simplement ? »

Aussi loin qu'elle s'en souvenait, c'était les seul façon de venir sorcier, de naissance ou bien par un pacte avec un démon. Mais après avoir passé plus de vingt ans loin de la magie, sans doute avait-elle ignorer de nouvelle chance involontairement... Ou alors cet homme avait vraiment un secret qui valait le coup d'être sût. Ou pas, car si d'autres humains venaient à faire de même.... Son cerveau s'éveillait brutalement, partager entre la curiosité et la peur que le secret soit révélé. A nouveau Anthony se mit à rire de bon cœur et la sorcière le fixa sans comprendre alors qu'il expliqua qu'à ses yeux, la science était plus belle que la magie. Ayzebel l'imita, s'asseyant au fond de son siège et murmura.

« Bien, je vous doit des excuses... »

Pinçant les lèvres, la brune hocha doucement la tête, baissant les yeux. Bien qu'elle ne le disait pas clairement, la gêne présente était suffisante pour voir qu'elle était sincère. Elle observa son bol de fondu et ajouta.

« Je suis toujours curieuse en ce qui concerne votre sujet... Alors si vous êtes vraiment disposé à parler, faite le... Vraiment votre histoire m'intéresse, et j'aimerais savoir comment quelqu'un qui aime tant la science puisse... tout de même avoir un pied dans le monde de la magie. Est-ce là simple curiosité envers tout ce qui vous entoure ou bien est-ce plus profond que cela ? »

Enfin les yeux claires de la sorcière se levèrent pour se poser sur l'écrivain. Pas un ennemis... Peut-être que si. Une chose est sûr il n'était pas envoyer par Lucinda et ça.... oh ça s'était réellement rassurant et tout chez elle montrait qu'elle se sentait plus à l'aise. Lui ne saurait probablement jamais pourquoi mais déjà, Ayzebel était moins froide, moins obstinée à le repousser. Elle sourit faiblement et se remit à manger, gourmande et affamée.

« Oh, pour la fondu... prenez du bouillon du côté droit pour couper celui de gauche, ce sera nettement moins épicé. »

Lâcha t-elle simplement, désigna les deux côtés de la fondu séparer par une bordure en métal. Finalement, un brin de compagnie ne lui faisait pas de mal, à elle qui pourtant était une terrible solitaire au cœur de pierre.

« Oh... et si... Vous voulez savoir des choses. Je suis aussi disposer à parler.... Enfin, si cela vous intéresse évidement. Je vous doit bien ça, pour me faire pardonner...»

Mer 2 Déc - 22:41
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Anthony Earl
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Ah, brave petite. Elle était définitivement plus mignonne quand elle était comme ça. Pas forcément beaucoup plus aimable et chaleureuse, mais au moins elle se passait de menaces inutiles qui l'aurait finalement conduites dans la tombe. Ou au-delà, si elle avait le malheur de tomber sur un Earl de mauvais poils. Mangeant lentement et avec mille précautions, ses yeux ne la quittait pourtant guère. A la mention des excuses, il haussa simplement les épaules, permissif et peu rancunier, au moins à son égard à elle. Finalement, il sourit, à demi paternel et sirota sa cuillerée lentement avant de prendre la parole, le palais encore un peu échauffé par sa précédente mésaventure. « Je n'ai pas à vous pardonner ce qui reste une réaction compréhensible, mais je suis effectivement curieux… curieux de tout, d'ailleurs, de la magie comme de bien d'autres choses, c'est la raison pour laquelle j'ai décidé de devenir professeur chercheur. J'enseigne à mi-temps pour transmettre ma passion, et le reste du temps, je le consacre à l'écriture et à l'assouvissement de mes nombreux intérêts » Et à son plan grandiose évidemment, mais ça elle n'avait pas forcément besoin de le savoir…

Un silence étrange, portant une once de malaise, s'installa, tandis qu'il observait la cuillère de porcelaine, les baguettes de bois rouge et le grand bol de fondue mortelle. Un instant, son visage se fit sérieux, son sourire s'effaça sur une expression assombrie et laissant deviner, dans le plis de la bouche et des yeux, une légère amertume. Finalement, il releva les prunelles sur elle, des prunelles ternies, presque noires. « Si je vous parle de moi, voulez-vous bien garder le secret de ce que je dirais ? C'est… personnel, et j'ai un peu honte… c'est douloureux aussi » La voix prudente, le souffle léger, comme s'il essayait de ne pas parler trop fort, ou de ne pas brusquer… quoi que ce soit qu'il désire ménager. « Je ne suis pas né sorcier, même si j'aurais dû le faire. Pour la plus grande déception, la plus grande honte de mon père, je suis un oublié. Je n'ai aucun pouvoir, contrairement à ma parenté de sang » Bien qu'il se montra toujours composé, calme, il était évident que quelque part, cela lui coûtait énormément. Il croisa finalement les bras, dans une geste indiquant pourtant la fermeture et le rejet d'une discussion, alors même qu'il poursuivait. « J'ai vu la magie, oh pas toute, une partie d'elle m'est dissimulée. Mais j'en ai vu et je sais qu'elle existe… je la contemple, mais je ne peux y accéder. Mon sang est infertile, noircit, souillé... »

Un sourire délicat peignit de nouveau ses traits, pétillant d'auto dérision. « Parmi toutes les raisons me faisant dire que la science est plus belle que la magie, je suppose que je dois absolument nommer ma situation. J'ai été élevé par d'autres que ma parenté de sang, et j'ai dû apprendre quasiment seul… la magie me rejetait, je n'y avait pas accès, elle restait intouchable et lointaine. Élitiste, peut-être, en un sens, et je n'étais pas assez bien pour elle. La science m'a ouvert les bras et je m'y suis jeté… mais je n'ai pas oublié d'où je venais, quoi que cette connaissance soit un poids sur mes épaules en permanence » Prenant le parti de manger, peut-être aussi pour effacer la bile qu'il ressentait sur sa langue, il prit une cuillerée de fondue comme elle le lui avait conseillé « Merci, c'est bien meilleur ainsi » indiqua-t-il simplement en leva l'objet après l'avoir vidé. Il poursuivit son déjeuné un instant, puis secoua un peu la tête, l'observant d'un coup d'oeil en coin, il avoua : « C'est aussi pour ça, je suppose, que cette rune vous a induite en erreur à mon sujet. Je vois certaines choses, mais je suis parfois totalement incapable de savoir s'il s'agit d'une normalité humaine banale ou s'il s'agit d'un signe du monde magique. Je ne sais pas. Ça m'a parfois causé de graves ennuis... »

Il pouffa légèrement de rire, pencha la tête, une fugace expression amusée et ironique s'y peignant alors qu'il expliquait : « Un jour d'Halloween j'ai failli finir comme déjeuné d'un troll, je pensais que c'était un adulte avec un costume particulièrement bien réalisé… je ne vous dis pas la peur que j'ai eu ce jour-là… une autre fois, j'ai failli confondre un Each avec un poney banale... » Soupirant lourdement à sa propre bêtise, il acheva « Voilà une autre raison à mon étude du surnaturel : il a bien fallu que je limite les dégâts de ma condition…. Voilà ! Vous savez presque tout sur moi. Rien de bien rocambolesque, n'est-il pas ? » Lueur cynique tendis qu'il croquait dans un morceau de piment et grimaçait.

Jeu 3 Déc - 20:12
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Pas de pardon, soit disant. Pourtant le comportement d'Ayzebel méritait même une bonne remontrance. Au moins, elle avait conscience de celui-ci et tâchait d'arranger les choses. Ainsi Anthony, tout comme elle était curieux de tout... Certes la sorcière si prenait avec du retard mais depuis son envie de vengeance, tout ce qu'elle pouvait apprendre de la magie et du monde de l'envers était le bienvenue. Le savoir c'est le pouvoir dit-on... Ayzebel comptait bien voir si le dicton disait la vérité.

« Eh bien je vous comprend, je passe mes journées le nez plongé dans les livres. Ce n'est pas juste un métier... j'adore ça, tout simplement. Rien que l'odeur des pages me donne des frissons... Les livres sont reposant, ils stimule l'imagination, donne accès à la connaissance... A mes yeux il n'y a rien de mieux que les livres comme divertissement. »

Elle sourit doucement mais Anthony semble soudainement moins à l’aise. Pour la première fois depuis le début du repas, il semble étrangement silencieux, soucieux. Quelque chose le coince et finalement, lorsqu'il prend la parole c'est pour mentionner une honte... Pire encore, une douleur. Relevant le visage, Ayzebel perd son sourire et le fixe avec douceur. Elle ne savait pas quoi lui pour l'encourager à parler si ce n'est quelques mots pour le rassuré.

« Monsieur Evans, je sais garder un secret...Croyez moi j'ai été marié à un humain durant des années et il n'a jamais sût ma nature. La famille dont je suis issus est experte pour garder les secrets.... Et c'est bien la seule façon dont je sais lui faire honneur. »

Et le lourd fardeau tomba. Un oublié... Détournant le regard, Ayzebel se perdit dans ses songes. Oui, elle avait déjà entendu parler de cela... Non, elle avait plutôt lu quelque chose à ce sujet... Ce n'était pas très courant d'ailleurs.... Des enfants de sorciers qui naissent sans pouvoir magique. Ainsi c'était donc cela son grand secret, celui qui lui faisait avoir honte ? Pauvre homme, une telle injustice. Ce sont ses parents qui devaient avoir honte d'eux, renier leur enfants pour cela... La rage monte, encore, encore et encore et la femme se retient tant bien que mal de ne pas exploser. Plus crispée que jamais sur sa chaise, Ayzebel contemple l'écrivain avec un visage ferré mais un regard triste, écoutant chacune de ses paroles. Pas assez bien pour la magie... Mensonge. N'était-ce pas plutôt l'inverse ? Il était gentil, ouvert d'esprit et particulièrement intelligent... Qu'est-ce qui faisait que cet homme n'était pas assez bien pour la magie ? C'était ridicule, révoltant d'entendre son histoire. Élever par d'autre, forcer à apprendre seul... Elle imaginait sa peine, probablement son dégoût envers ses géniteurs.

Elle le regarda manger, soulager du piment. Ayzebel le gratifia d'un rapide sourire gêné et compatissant tout en reprenant sa propre cuillère, abandonnant ses baguette et se remit à manger en silence. Alors le professeur expliqua, parla de lui et de la façon dont il avait été confronté à la magie. Un troll.... Contre toute attente, la fille Tenak lâcha un rire amusé, plissant le nez alors que la cuillère était coincé entre ses lèvres. Une insouciance avec laquelle il était rare de la voir. Hilare face à ce souvenir, elle plaqua une serviette contre ses lèvres, gardant les yeux baissé à fixer son bol de fondu. Comment ne pas rire face à l'évocation de cette scène ? Et le coup du poney.... Seigneur, il devenait dur de camouflé son rire. La sorcière baissa le visage, se mordant la langue derrière sa serviette de table pour ne pas hurler de rire. C'était à mourir de rire. Quand elle releva le visage, la jeune femme afficha une expression détendue et enjoué alors que ses yeux était humide de larme tant son rire avait été fort. Elle tendit la main, tentant de stopper le geste d'Anthony qui croqua à nouveau dans un piment et se remit à rire, lâchant.

« Arrêtez de croquer de piments vous vous faite du mal là !!! »

Bon sang ! Voilà longtemps qu'elle n'avait pas eu le rire si facile. Finalement ce repas n'était pas une mauvaise idée... C'était agréable de laisser ses soucis de côté et de profiter simplement d'une bonne compagnie. Souriant faiblement, la jeune femme se leva et s'approcha de l'humain, baissa les yeux vers lui.

« Cela vous dirait une danse ? »

Dans le restaurant, une musique d'ambiance asiatique régnait paisiblement. Autant dire que cela n'était pas du tout approprié pour une danse mais Ayzebel s'en fichait. Esquissant un sourire en biais, elle le défiait du regard puis le prit par le bras et le tira de sa chaise vers un petit coin sans table. L'espace était à peine suffisant pour deux mais tant qu'à faire...

« Aller, ne soyez pas timide. »

Sam 5 Déc - 19:35
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Anthony Earl
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Au moins, ils avaient un point commun : tous deux aimaient lire. Ils n’en viendraient donc pas à souiller les ouvrages sacrés en se tapant dessus. Ce serait bien dommage, tout de même, qu’ils en viennent à brutaliser d’innocents ouvrages simplement pour le plaisir passager d’infliger un peu de douleur. S’il n’avait pas été aussi préoccupé, soudainement, il s’en serait sans doute félicité. Mais préoccupé, il l’était, profondément même, comme à chaque fois que ce délicat sujet finissait sur le tapis et qu’il ressentait la brûlure de l’amertume et de la haine qu’il lui inspirait… Il s’imaginait parfois, refermant ses mains sur son coup, serrant lentement, regardant la vie s’échapper de ses yeux, la sentir s’échapper de son corps. Il s’imaginait jubilant en lui retirant sa couronne. Et en le ranimant. Mais il savait aussi qu’entre le fantasme et la réalité, il y avait plus qu’un pas, parfois, il y avait un véritable gouffre. Et pour l’occasion, s’en était bien un. Anthony n’avait aucune idée précise de la façon dont il réagirait, lorsqu’à lui il serait confronté… et quelque part, la perspective était glaçante et effrayante. Elle garderait son secret, et lui perdurerait pour accomplir sa tâche jusqu’à cet instant fatidique, où il ne pourrait que réussir ou tomber. Il n’y avait aucune alternative.

Au moins riait-elle à ses anecdotes… c’était déjà ça de prit. Après coup, lui aussi les trouvaient drôles. Mais sur l’instant, il n’avait pas été fier, oh loin de là ! Et ce n’était là que la face émergée de l’iceberg que représentait son rapport conflictuel avec la magie. Mais ça, mieux valait éviter de le mentionner. La brûlure du piment le fit de nouveau grimacer, mais cette fois-ci, il tâcha de faire bonne figure : « Oui… ça fait encore un peu mal. Mais il faut bien s’habituer avant d’apprécier, non ? J’espère simplement qu’il va rester quelque chose de mes papilles quand j’aurais finis… sinon ce sera un vain effort. Mais c’est déjà plus… supportable, quand on est prévenu » Sourire d’excuse, sourire d’humilité. De d’auto-dérision face à sa mésaventure précédente. Il toussa un peu, un poing devant la bouche, prit de quoi faire passer la brûlure et secoua sèchement la tête, comme pour se réveiller. D’une voix un peu étranglée, il plaisanta pourtant, ou du moins à moitié : « … Vous voulez bien que je vous fasse un testament oral, si je ne réussis pas à y survivre ? ça a quand même l’air bien parti… » Se pliant légèrement, il inspira profondément avant de se calmer.

« C’est ce que l’on peut appeler une expérience dépaysante… »

Mais pas autant que de se voir proposer une danse. Il leva des yeux surpris vers elle, puis eut un sourire flegmatique, et hocha la tête légèrement en se relevant, faisant attention de ne pas renverser la table ou les chaises sur son passage… et manquant s’assommer dans le processus. « Décidément ! » Bon cela venait peut-être du fait qu’elle le tirait aussi. Riant sous cape, il la laissa leur trouver un coin, sans s’intéresser aux regards qu’on pouvait leur lancer. Galant, il fit la révérence face à elle, encore plus méfiant du mobilier, cette fois, et la regarda de ses prunelles pétillantes, il confia dans un souffle : « C’est que les meubles asiatiques semblent féroces. Je crois que je ne leur plais pas… » Se redressant, il lui tendit une main « Et que voulez-vous danser ? Je préfère les danses classiques mais je peux vous suivre dans du moderne si vous le désirez, tant que vous ne m’infligez pas une séance de rap ou de reggae… surtout dans un lieu aussi réduit. Je risquerais de préférer encore les piments » Attendant de savoir ce qui lui plairait, il resta silencieux et, ayant enfin sa réponse, s’avança pour l’accompagner posément. Une danse ? Pourquoi pas après tout…

« Vous dansez souvent ? » taquina-t-il en imitant le ton d’un séducteur stéréotypé, tout en cachant difficilement son rire. « C’est bien la première fois qu’on me propose de danser comme ça. J’aime ! » Fit-il ensuite, plus sérieusement.

Mar 8 Déc - 23:38
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Ah ça, le moins que l'on puisse c'est qu'Ayzebel était une femme surprenante. Loin d'être du genre passif, elle aimait agir et surtout pouvait se montrer imprévisible. Si l'on oubliait son odieux caractère, elle possédait de grande qualité que tout homme pouvait apprécier. Ravie de voir que l'humain ne chercha pas à la repousser, elle l'observa avec un petit sourire amusé au lèvres. Il était drôle ce monsieur Evans, elle n'était pas du genre à rire depuis la mort de son époux et pourtant lui avait ce talent grandiose pour arracher rire et sourire à ce rat de bibliothèque. La mégère baissait sa garde et c'était très bien ainsi.

« Croyez moi, vous avez plus à craindre que les meubles. »

danser c'était bien, encore fallait-il savoir danser correctement. Bon sang, quelle folie lui avait-elle prit de vouloir danser avec lui alors que qu'Ayzebel était une catastrophe ambulante lorsqu'il s'agissait de ce genre d'activité ? Trop tard pour faire demi-tour. La sorcière remua légèrement, un peu moins à l'aise et observa la main d'Anthony avant de s'en emparer et de se rapprocher de lui, réfléchissant. Rap ? Reggae ? A nouveau le rire la prit, ses tripes se tordaient en les imaginant se dandiner dans ce minuscule espace sur du rap. Bon sang, c'était sans doute l'une des pires horreurs auditive de ce siècles. Qu'avait-on fait de la bonne musique, douce et émotionnelle, des vrais instruments ?

« Un slow sera très bien ! Et il serait difficile de faire autre chose ici de toute façon. »

Un sourire se dessina sur les lèvres de la sombre libraire qui observa l'écrivain faire une révérence. Bon sang, il était si théâtrale ! C'était fichtrement plaisant, cette attitude. Il était amusant, gentil. Une véritable bouffée d'air frais dans cette vie morose. Se rapprochant de lui, une main dans la sienne, l'autre sur son épaule, la sorcière observa Anthony et répondit simplement.

« La dernière fois que j'ai danser c'était à mon mariage il y a … quelques années. »

Son sourire se transforma en un pincement de lèvres. Elle détestait faire mention de ça, tout ce qui pouvait lui rappeler Damian et Daryn lui faisait un mal de chien. Mais ce n'était vraiment pas le moment de pourrir l'ambiance et Ayzebel se força à sourire, dansant tant bien que mal avec l'écrivain, suivant ses mouvements.

« Vous aimez ? Moi je m'attendais à me faire repousser, cette idée était complètement farfelue, je crois que je me suis laissé emporté par votre joie de vivre monsieur Evans... »

Et c'était vrai ! Cette homme rayonnait littéralement, ses sourire étaient comme ceux d'un enfant, son rire aussi communicatif que pure. C'était dingue cette façon d'être... C'était bien la première fois qu'elle voyait quelqu'un d'aussi peu déprimant dans cette ville de malheur. Le pied de la sorcière écrasa soudainement celui d'Anthony et Ayzebel se figea brusquement, entrouvrant les lèvres dans une moue choqué.

« Pardon... c'est pour t raison... que je ne danse jamais. Je m'y prends comme un pieds. »

Elle eu un sourire d'excuse qui trahissait sa culpabilité et sa gêne alors que son pied se retira doucement.Enfant, le précepteur de danse que Galéa avait engager avait fi i par démissionner car Ayzebel était plutôt du genre à bouder dans un coin et faire des colères plutôt que de vouloir apprendre une chose qu'il lui était parfaitement futile.

« Dites moi monsieur Evans.... Si cela vous intéresse... Je pourrais vous montrer l'autre partie de ma librairie qui n’est pas destiner aux humains. Vous pourrez même consulter ma réserve personnel si le cœur vous en dit. Vous trouverez sans doute bien des choses pour continuer à apprendre sur ce qui touche à vos.... origines. »

Ven 11 Déc - 11:50
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Anthony Earl
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Un slow se serait donc ! Ça lui allait très bien, c'était simple, classique, détendu… bon peut-être un peu trop romantique pour l'occasion, mais tant pis, ce n'était pas comme s'ils en avaient quoi que ce soit à faire. Il eut pourtant un petit sourire, de celui qu'on parfois les enfants à qui l'on interdit quelque chose et qui jurent en ayant pourtant en tête de désobéir : « Ne me tentez pas, Mademoiselle, avec un peu d'imagination et d'organisation, j suis certain que nous pourrions transformer cet endroit en une parfaite piste de danse qui n'essayera plus d'attenter à ma vie ! » Dans un sens, il se plaisait à la faire rire. Elle était définitivement mieux ainsi, quand même ! Ça ne servait pas autant son visage, mais c'était une autre forme de charme, de la même façon qu'une femme amoureuse et heureuse, même si peu gâtée par la nature, paraîtrait plus belle que de véritables canons esthétiques. C'était de ces magies naturelles qui valaient bien, si elles ne dépassaient pas, tous les rituels et les incantations des sorcières et des sorciers. Il fit donc la révérence, et l'attira à lui, posant une main sur sa taille, tenant la sienne de l'autre. Hey ! C'était le point positif des anciennes danses, on pouvait se rapprocher d'une femme sans se faire gifler ou traiter de pervers et d'obsédé…

Haussement de sourcil à son aveux, un bref instant, sans que son sourire ne vacille. Ah elle avait été mariée… et bien dit donc, il ne l'aurait pas cru, ça ! Pas à première vue en tout cas. Et heureusement qu'il ne s'était pas aventuré sur ce terrain glissant, à voir la tête qu'elle faisait. A la place, il lui dédia un rictus amusé, et taquina, parfaitement à l'aise : « Je n'ai jamais refusé une danse ! Ce qui fait mon malheur je vous l'assure. Essayez donc de ne pas avoir l'air décalé quand à la sortie d'un colloque mondial sur les traitements contre le cancer vous vous retrouvez happé par un flash mob et que vous finissez par danser sur du ABBA dans votre plus beau costume, avec une cravate qui sautille à chaque mouvement » Même lui, il ne pouvait s'empêcher d'être mort de rire à ce souvenir. Quand on y regardait bien, et avec un œil positif, sa vie avait parfois vraiment l'air d'un gag. « Mais oui ! J'aime beaucoup, et je suis très fier de vous avoir inspiré cette idée !  N'hésitez pas, recommencer quand vous voulez… même pour du ABBA ! » Et bien quoi ? Gimmy était une chanson sympathique non ? Et puis ça donnait l'occasion de se déhancher un peu. Pas si mal, quand on ne faisait pas beaucoup de sport au quotidien.

Soudain, il sentit un poids lui écraser le pied « Ouille ! ». Il la regarda un instant, alors qu'un blanc flottait. Puis progressivement, ses lèvres tremblèrent et il se mit à ricaner, puis à rire un grand coup, une fois de plus. Il ne s'en lassait jamais, il fallait croire ! Ou alors cette femme était juste une championne pour lui faire travailler les zygomatiques. « Pffffrrr… vous vous y prenez comme un pied hein ? C'est le cas de le dire, un pied ! » Oui bon c'était certainement une blague franchement nulle… mais elle était à ses yeux, sur le moment, tordante. « J'adore le jeu de mots ! S'y prendre comme un pied… pour un pied ! » Faisant de gros efforts pour ne pas se plier en deux de rire, il inspira profondément et lui dédia un coup d'oeil brillant alors qu'elle reprenait la parole. « Je vous remercie, j'accepte avec grand plaisir, à condition que vous me promettiez de me jeter dehors quand vous en aurez assez d'avoir un parasite tel que moi plantant sa tente dans votre arrière boutique » Il secoua légèrement la tête, plein d'auto-dérision, et ajouta « Je sais difficilement me contenir quand on me laisse une telle source d'intérêt entre les mains…. Mais si je peux faire quoi que ce soit en retour pour vous aider un peu, dites-le moi et je le ferais, je vous le devrais bien… en fait, je vous le dois déjà, pour me faire rire autant. Cela fait longtemps que je n'avais pas eu un déjeuné aussi agréable. La plupart du temps je tiens compagnie à mes collègues ou mes étudiants… oh ils ne sont pas de mauvaise compagnie, mais discuter nécrose du foie  quand vous mangez un foie gras de Noël à la veille de votre départ en vacance c'est…. »

Il s'interrompit, cherchant le mot juste, puis hocha légèrement la tête avec une expression perplexe, yeux grands ouverts et sourcils relevés : « … spécial, je suppose » Un soupire profond et détendu « Oui, spécial. C'est idiot, mais les médecins ont toujours tendance à aborder les sujets les moins plaisant quand vous en arrivez à la meilleure partie de votre repas, à croire que c'est un concours chez certains. Mais je digresse. Je vais finir par vous ennuyer avec toutes ces anecdotes. »

Lun 14 Déc - 18:01
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Elle n'avait pas été aussi proche d'un homme depuis que Damian était mort. C'était étrange et pourtant vraiment agréable. Anthnony avait cette étincelle incroyable en lui, ce quelque chose qui la faisait sourire et cette malice qui ne cessait de la faire rire. Toujours lové contre lui, la sorcière l'écouta parler du flash mob, d'Abba... et de la cravate. L'imagination plus que fertile de la femme lui fit aisément imaginer la scène et d'abord silencieuse, Ayzebel fini par éclater de rire contre Anthony. C'était officiel, celui là, elle l'aimait bien. Hilare et à juste titre, la jeune femme secoua la tête, les larmes aux yeux.

« Vous êtes un cas ! Bon sang je n'avais pas rit comme ça depuis des années ! J'ai mal au ventre... »

Appuyant ses mots et toujours en proie au rire, la femme relâcha son compagnon de danse pour reculer d'un pas, une main sur son ventre douloureux et l'autre sur sa hanche. Danser du disco dans un flash mob... Et la cravate... la cravate bon sang ! Toute froideur avait déserté la libraire qui se laissait volontiers aller à la joie et la bonne humeur. Dieu comme il était bon d'oublier tout ces mauvaise chose et de rire un bon coup. Passa ses doigts sur ses yeux humides, Ayzebel jeta un regard pétillant à l'écrivain alors que son visage pâle arborait une teinte rosâtre. Quelle émotion ! Il était temps d'arrêter la casse ici avant qu'elle ne vienne lui écraser le second pied, sourire aux lèvres, reprenant son souffle, la sorcière inspira et lâcha en fixant Anthony.

« Vous avez illuminé ma journée Anthony... Vous pouvez être fier de vous, c'est un miracle que vous avez accomplie, sans aide de magie. Par contre, ce jeu de mot était vraiment nul.»

Elle glissa son bras autour du sien et le guida à nouveau vers la table avant de le relâcher et de prendre place sur sa chaise. Tout ces rires lui avaient violemment ouvert l'appétit. Étrangement joyeuse, la sorcière gardait ce petit sourire aux lèvres tout en glissant de la viande dans le récipient à fondu puis de remplir son bol tout en écoutant les paroles du professeur.

« Je suis contente que ma proposition vous plaise. Ma collection n'a rien d'impressionnant mais je pense que ce sera déjà un bon point de départ pour vous, pour comprendre vos origines. Car... Que vous ayez de la magie ou non, vous faite tout de même partit de l'envers, à mes yeux tout du moins. »

Un nouveau sourire et la jeune femme se mit à manger tranquillement, profitant de ce repas chaud et délicieux, aux saveur exquise et surtout de l'agréable compagnie qui lui était offerte. A peine était-elle calmée, que son ventre se relâchait un peu, qu'Anthony lâcha à nouveau l'un de ses déboires du passé. Ainsi il avait fait dans la médecine ? Intéressant... Il semblait être doué dans bien des domaines. Agitant ses baguettes tout en mâchouillant la sorcière attendit d'avoir la bouche vide avant de lâcher.

« Oh vous savez, moi ça ne me fait rien... Vous pouvez parler de tripes, de sang de tout ce que vous voulez. Je suis une dure à cuir. »

Bien vite le bol fut engloutit et c’est le ventre pleins que la sorcière se retrouva. Un long soupir passa ses lèvres charnues et elle sourire légère, fixant Anthony.

« Merci pour le repas, c'était vraiment agréable. Et si vous retournions à la boutique à présent ? J'ai des choses à vous montrer monsieur Evans. »

Elle se leva, empoignant son sac à main et le glissa sur son épaule. Elle patienta le temps qu'il paie puis elle sortit en sa compagnie, marchant jusqu'à la librairie. A leur entrée, la marque apparut au dessus de la porte mais Ayzebel l'ignora complètement avant de filer vers la petite porte du fond, de l'ouvrir et descendre les escaliers en compagnie de l'écrivain. Le duo déboucha dans une petite pièce carré dans le sous-sol et la femme alluma rapidement la lumière. Les murs étaient en brique rouge, le sol en simple béton et une odeur de poussière embaumait l'endroit alors que plusieurs étagères remplient de livre étaient entreposé. Dans un coin, un bureau sur lequel des plumes étaient posé, un encrier, un grand grimoire ouvert et une sorte de loupe posé sur un support. La sorcière ouvrit les bras, souriant et souffla.

« Voici mon espace de travail personnel.... Toutes ces étagères contiennent des livres en tout genre sur l'envers. Certains ne sont là que pour expliquer des choses, d'autres sont des grimoires. Oh, venez voir ça... »


Ayzebel se posa doucement sur la chaise face au bureau et repoussa la loupe au dessus du grimoire et caressa les pages jaunis.

« Un de mes passe temps préféré... J'adore restaurer les vieux livres, surtout les grimoires. Je travail sur celui-ci depuis un peu plus d'un an et j'ai tout juste atteint la moitié de son contenu. Je réécris tout car c'est à peine lisible et... je nettoie les pages, la couverture, je redessine tout ce qui décore les pages... Bref, tout un travail auquel peu de gens s'abonne. Mais je suppose que mon amour des livres doit beaucoup aider. »

Souriant doucement, elle se leva de nouveau et commença à passer devant les étagères. La sorcière réfléchissait, lisant les titres de ses livres puis elle en saisit un à la couleur vert foncé et aux jolis relief dorés avant de venir le tendre à Anthony.

« C'est pour vous. Ce n'est pas grand chose mais il a une forte valeur sentimentale.... J'aimerais que vous le preniez Anthony. Le contenu pourrait vous surprendre mais.... Quelque chose me dit que vous y trouverez un intérêt. »

Doucement, elle ouvrit la couverture et dévoila la première page sur lequel était écrit au crayon de bois.

Journal d'Ayzebel, 1994 à

Aucune date de noté mais le livre contenait une bonne décennie de vie et de pensées profonde. Elle pivota le livre et le tendit à nouveau à Anthony et souffla doucement dans un haussement d'épaule.

« Vous pourrez y lire toutes les pensées d'une petite fille qui ne comprenait pas la magie, qui ne comprenait pas ce monde dans lequel elle vivait et comment, pourquoi, au fil des années elle avait fait le choix de renier la magie alors que quelques part dans ce pays... Un autre garçon lui était né sans magie et cherchait justement, à comprendre ce monde duquel il avait été exclus. »

Sam 19 Déc - 14:14
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Anthony Earl
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Ah mais il était effectivement fier, et encore plus de son jeu de mots, qu'importe ce qu'elle en pensait ! Il avait tellement d'anecdotes en réserve qu'elle risquait fort de mourir littéralement de rire et de ne jamais plus pouvoir rester sérieuse de sa vie s'il devait toutes les raconter. Lui aussi d'ailleurs. Parce que mine de rien, il le vivait plutôt bien, d'avoir l'air totalement ridicule. Bah, il valait mieux cela que d'en pleurer ou de s'en vexer, il avait assez de son père pour l'écraser plus bas que terre et le faire se sentir comme le plus méprisable des moins que rien. Il chassa cette pensée d'un revers de l'esprit en se rasseyant en la compagnie de la libraire, ne voulant absolument pas commencer à repenser à sa filiation. Il reprit de quoi grignoter et fit cette fois très attention à bien doser la fondue qu'il prenait. Ce serait dommage de se retransformer en dragon tout de même ! Il voulait bien avoir envie de magie, mais à ce point, certainement pas !

«  C'est... ça me touche, je vous remercie, Ayzebel » fit-il, sincèrement, avant de sourire et de glisser : «  Enfin, si je peux vous appeler ainsi évidemment » Peut-être ne le voulait-elle pas, et il respecterait cette volonté. Prenant le temps d'une bouchée, pour se remplir l'estomac et patienter le temps qu'elle réponde, il se demanda s'il n'allait pas essayer lui-même cette recette un de ces jours. Enfin, lorsqu'il sortirait de prison et aurait réussit à atteindre le dernier de ses objectifs, bien entendu. Elle lui plaisait assez, en un sens, une fois qu'on s'y habituait. Finalement, et en obtenant son acceptation, il sourit et hocha la tête. «  Je vous envie. Je dois avouer que je préfère éviter de parler de boyaux quand je suis à table » fit-il avec dérision. Il était suffisamment compétent, et dédié, pour voir apparaître des images fort peu bienvenues lorsqu'il dégustait ses aliments. Il aimait segmenter sa vie, et garder chaque morceau de celle-ci à sa juste place, sans que l'un vienne chevaucher l'autre. Il mangeait d'ailleurs doucement, en cet instant, profitant.

«  Laissez-moi terminer, et nous y retournerons, oui »

Il prit son temps, puis se releva pour aller payer, remerciant le tenancier pour sa cuisine et l'en félicitant. Ils sortirent ensuite, marchant tranquillement. Anthony se laissa guider docilement, appréciant son enthousiasme. Descendu dans son arrière-boutique, il observa les lieux avec tranquillité, curieux de cette atmosphère tirée d'un autre âge. C'était unique en son genre, un peu comme le marché des trolls, même si moins crasseux, puant et bruyant. Plus féminin aussi, certainement, même si c'était là chose aisée. Il vint la rejoindre, examina l'ouvrage en restauration avec intensité, réellement appréciateur de son travail. La restauration était une tâche extrêmement délicate et parfois même pénible... «  J'en suis persuadé » fit-il avec un sourire en jaugeant du travail effectué. Il n'était pas lui-même un expert en la matière, mais estimait en savoir assez pour dire qu'elle faisait bien son travail. La laissant se relever, il resta à lire ce qui était tracé à l'encre, déjà absorbé.

En la voyant, ou plutôt la sentant revenir vers lui, il se redressa et lui offrit un regard courtois, puis intéressé en voyant l'ouvrage qu'elle lui tendait. Le prenant, il en caressa la couverture, l'ouvrit avec précaution, tout en l'écoutant, lisant... et son sourire, petit à petit, se fit plus tendre et paternel. Il releva les yeux, la gratifiant de leur sombre lumière, avant de souffler : «  Je vous remercie de votre présent, j'en prendrais grand soin. Je ne doute pas d'y trouver nombre de curiosités ». Un instant, il resta silencieux, puis s'installa, se permettant, la lecture l'appelant désormais. Mais avant de se laisser emporter, comme chaque fois qu'à ce piège il se faisait prendre, il confia : «  Je n'ai pas de pareille à vous rendre, Ayzebel, mais je garderais vos pensées comme un trésor, soyez en assurée.... »

Et il disait vrai.


_________________
[INTRIGUE] Livres, un outil de liberté Totosi10

Dim 20 Déc - 19:20
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Ce petit grimoire contenait ses pensées sur plusieurs années. Presque toute son enfance et une grande partie de son adolescence Ce qu'allait lire Anthony dans cet ouvrage ne lui serait certainement d'aucune utilité, mais voir la magie à travers les yeux d'un autre enfant l'aiderait sans doute à mieux appréhender ce monde auquel il appartenait, d'une façon ou d'une autre. Il y verrait l'évolution psychologie d'une petite fille qu avait grandit dans un monde obscure où seul les ombres régnaient, accompagné d'un silence parfois bien difficile à supporter. Il apprendrait à connaître les Tenak et les sombres recoins de l'envers.... Pas de magie à travers ces pages, mais tout un monde à découvrir à travers les mots simples et mal écrit d'une enfant perdu et esseulée.

« Puisse ce journal vous offrir une vision plus juste, plus vrai... de notre monde. »


Car l'envers avait toujours eu quelque chose d'effrayant. Dès l'instant où la fillette avait réalisé les nombreuses facette de la magie, de la plus pure à la plus sombre... Elle avait comprit que rien ne valait une vie de simplicité, à quel point une vie humaine pouvait être merveilleuse. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la femme et elle répondit avec douceur.

« Ne soyez pas inquiet pour cela Anthony, je le fait de bon cœur. Cependant, il y a tout de même une chose que vous pouvez faire pour moi.... Me dédicacer l'un de vos livres et me l'offrir généreusement ! »

La sorcière lâcha un rire bref et remonta les escaliers en compagnie de l'écrivain avant de se poser derrière le comptoir. Au même instant quelques clients entrèrent pour l'heure de réouverture dans l'espoir d'obtenir du professeur une gribouillis sur la première page de son livre. Quand à Ayzebel, pour elle l'après midi fut plus doux que la matinée. Sereine, elle garda le nez plongé dans le livre d'Anthony, gorgeant son esprit du savoir de ce dernier. Ce fut un bel après midi, l'un des rares jour lumineux depuis la mort de Damian.

Dim 20 Déc - 19:43
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