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 [DIEU] Avalon MacTavish

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Avalon MacTavish - Cúchulainn
Open eyes adjusting to the dark



♜ NOM : MacTavish, un nom qu'elle a obtenue lors de son adoption. Des fois, elle maudit se nom et voudrait ne pas être simplement le vestige d'un des leur. Elle voudrait être sa propre personne.
♜ PRÉNOM : Avalon... C'est le seul vestige de son ancienne famille. Des visages flous et étranges dans une grande maison. Son nom à la saveur du vieux bois poli et des forêts épaisses. Elle se fait souvent surnommer Ava.
♜ NOM ETERNEL : Cúchulainn - Elle a reçu son noyau lors d'une implantation et maintenant ils ne font plus qu'un. Se confondants et se mélangeants. Elle a fait des recherches et se souvient de certains passages de sa vie, en rêve ou par des flashs violents. Elle le déteste et l'aime en même temps, comme un frère embêtant qui vous rassure quelques fois.
♜ RACE : Créature - Avalon était une Oubliée. Elle a été abandonnée très jeune dans un orphelinat et son origine lui ont valu d'être choisie pour recevoir le noyau de Cúchulainn.
♜ ÂGE : elle a 16ans. Mais celui qui l'habite, Cúchulainn est aussi vieux que le monde.
♜ DATE DE NAISSANCE : 4 octobre 2000.
♜ PROFESSION : Avalon travaille dans la librairie des MacTavish. Elle a quitté le système scolaire vers ses 16ans.
♜ PAYS D'ORIGINE : Angleterre, Cornouailles. Elle n'a jamais vraiment quitté la région. Ayant vécu cachée la plus part de sa vie, sortir en ville est une aventure en soi pour elle.
♜ SITUATION FAMILIALE : Elle appartient à la famille McLéod au départ, mais étant Oubliée, elle a été abandonnée après que ses parents aient eu un autre enfant... Normal cette fois. Un sorcier anti Secret a trouvé Cernunnos pour lui remettre l’enfant. Après un rituel particulièrement dérangeant, Avalon s’est retrouvée habitée du noyau de Cúchulainn, un Dieu celtique et ainsi, adoptée par les MacTavish. On peut dire qu’elle a ainsi deux familles : une qui la rejette et l’a certainement déjà oublié, et une autre adoptive qui n’a voulu d’elle que pour ramener leur fils d’une manière insupportable et douloureuse. Au final, personne ne veut vraiment d’Avalon.
♜ TRAITS DE CARACTÈRE : Colérique – La colère est le premier sentiment qui traverse Avalon lorsque quelque chose ne va pas. Qu’elle soit déçue, perdue, effrayée ou choquée, tout semble se manifester d’une manière violente et incontrôlable. La jeune femme ressemble à quelqu’un qui explose constamment et il faut être un peu psychologue pour arriver à deviner les nuances de sentiments qui sommeillent dans l’Oubliée.
Insolente – Quand Avalon s’énerve, elle devient souvent insolente et méchante. Elle insulte, devient provocante et cherche à pousser les limites le plus violemment possible. Elle n’est pas particulièrement discrète et affiche clairement sa volonté de faire du mal pendant ces moments.
Anxieuse – Finalement, Avalon est avant tout très inquiète par rapport à sa position. Rejetée de partout, elle a l’impression qu’elle n’a trouvé sa place qu’en devenant un réceptacle pour l’âme d’un Dieu. Elle redoute chaque seconde que toute sa personnalité et son histoire ne s’efface et aue Avalon n’existe plus pour ce qu’elle est, mais pour ce qu’on veut qu’elle soit. La jeune fille est très peu tranquille en règle générale, elle est sur ses gardes en permanence.
Jalouse – Après avoir été ballottée de droite à gauche dans sa vie, elle a finit par développer un certain attachement à son foyer actuel et à ses habitants bien que quelques fois une petite voix lui susurrent qu’ils ne la supportent que parce que Cúchulainn réside en elle. Malgré cetet arrière pensée dérangeante, elle est particulièrement possessive de sa famille d’adoption et entre souvent dans des crises de colère qui semblent inexplicables car elle a l’impression qu’on lui vole l’affection qu’on lui doit.
Perspicace – Le rejet, la méfiance et l’abandon ont rythmés son existence depuis sa naissance. Comme si toutes ces violences étaient devenues des marques habituelles de son environnement, Avalon a apprit à lire les gens. Cela ne veut pas toujours dire qu’elle utilise ce qu’elle y lit de manière juste et intelligente. L’Oubliée arrive en général bien à repérer le comportement corporel.
Cynique – Avalon n’a pas beaucoup d’espoir. Déjà à cause du délitement qui la consume depuis qu’elle accueille le noyau d’un Dieu, mais aussi en étant pragmatique : son histoire a mal commencée et elle se terminera mal. Elle ignore juste quand cela se fera. Bien entendu, elle veut survivre et s’en sortir, mais jusque là, elle n’a pas eu beaucoup d’espoir et de bonnes surprises dans sa vie.
Rebelle – Étant en colère contre tout et tout le monde à cause de son abandon et de l’implantation, Avalon s’applique à contester les formes d’autorités. Bien entendu, elle a un instinct de survie et essaye de ne pas dépasser les limites quand l’envie n’est pas trop forte. Elle a déjà frôlé la mort et s’est largement calmé mais elle aime toujours autant bousculer les règles.
Rancunière – Avalon n’oublie pas n’est pas du genre à pardonner. Étant déjà dure avec elle même, elle est aussi exigeante avec les autres. L’Oubliée a une mémoire floue quelques fois à cause de l’implantation du Noyau de Cúchulainn mais il y a certaines choses qu’elle n’oubliera jamais.
Belliqueuse – Quand Avalon a un problème, elle recourt le plus souvent à ses points et ses ongles. Elle a beau être assez petite et menue, sa combativité et sa hargne en fait une adversaire qui peut faire mal. L’Oubliée s’est plusieurs fois retrouvée dans des bagarres et même si elle en est à chaque fois ressortie perdante, elle ne se débrouille pas trop mal.
Curieuse – A force de vivre cachée et isolée, Avalon a développer une soif de savoir à l’égard du monde qui l’entourt. Elle est surtout curieuse par rapport à l’Envers. Son tempérament et sa curiosité l’emmènent souvent dans des endroits sinistres où elle n’a rien à y faire.
Fidèle – Avalon considère qu'elle n'a plus grand chose à perdre car elle ne possède que peu de choses. Ainsi, sa loyauté est dure à gagner mais elle est dure à perdre aussi ; un trait de caractère qui vite se changer en tare fatale.
♜ OPINION SUR LE SECRET :  Le secret est quelque chose d’assez flou pour Avalon qui a toujours vécu au sein de l’Envers et ne l’a jamais vraiment quitté. Et pourtant, le Secret et le Cénacle a dicté tout son existence. Par principe, Avalon est contre le Secret, les vieilles traditions et les personnes qui décident pour les autres. Mais elle n’a pas encore eu de véritables expériences de ce côté là et n’est pas très sûre que si les humains savaient pour eux si cela serait mieux ou pire. Sa famille semble penser que si le Secret n’existait plus, les Dieux reprendraient plus de puissance et que tout serait mieux. La nature pessimiste de la jeune fille n’est pas très convaincue mais elle ne peut que constater à quel point les règles du Cénacle sont injustes et dangereuses.
♜ CRÉDITS : Liloo 59




♜ LIVE :

02 Octobre 2008
Les boiseries des murs et la moquette du couloir avalaient les sons comme dans un rêve. Seuls des petits claquements étouffés laissaient penser qu’un être vivant évoluait entre ses murs. Ces murs avaient toujours rendu Avalon inconfortable. De grands tableaux montrant des paysages idylliques et bucoliques lui donnaient l’impression que des fenêtres sur d’autres mondes avaient été accrochés là. Des mondes immobiles et inatteignables pour elle qui ne pouvait même pas prétendre à faire partie de cette famille. La main de Kenneth McLéod était moite. Il était anxieux. Mais ce n’était pas quelque chose de nouveau. Kenneth était toujours sur ses gardes et plutôt que de révéler ses secrets par mégarde, préférait garder le silence la plus part du temps. Il souriait beaucoup plutôt que de parler. Il souriait de gêne, de tendresse, d’inquiétude… Ce soir là, pourtant, il ne souriait pas.

La petite fille de huit ans senti son cœur battre. Ils se dirigeaient vers la porte arrière, celle qui amenait au jardin. Un espace où Avalon n’était pas acceptée. La maison avait beau être immense et cossue, la jeune Oubliée n’avait accès qu’à une poignée d’endroits, tous éloignés de l’entrée et des salles de réception. D’ailleurs, l’extérieur était aussi un endroit où elle n’avait pas souvent été. Kenneth s’arrêta et la jeune rouquine leva les yeux pour observer son expression. Ses yeux étaient levés et il retenait sa respiration. Il écoutait. Au dessus de leurs têtes, des bruits de pas, des sons étouffés d’une conversation animée. Même si Kenneth lui avait assuré qu’ils allaient voir des « amis », Avalon savait qu’il n’y avait rien d’anodin dans leur sortie nocturne.

A force qu’on ne lui disait rien, Avalon avait apprit à lire les adultes et leurs expressions graves. Depuis deux ans maintenant, les autres enfants avaient cessé de jouer avec elle. Dès qu’elle en croisait dans les couloirs, ils murmuraient, se moquaient et l’insultaient… Kenneth était doux, parlait doucement d’une voix grave et monotone mais il avait toujours évité d’expliquer à Avalon ce qu’elle était. « Spéciale, tu es spéciale. » ce qui semblait dit comme un compliment ressemblait fortement à une malédiction. Mais tout n’était pas forcément noir. Avalon préférait le calme et le silence de la grande bibliothèque de son gardien. Si la vaste majorité était des livres de droit qui ne comportaient aucunes images, il avait néanmoins une étagère avec des histoires imagées des contes classiques de la littérature Européenne. C’était d’ailleurs avec ces ouvrages qu’il lui avait apprit à lire et à écrire avant qu'elle n'aille en maternelle. Le roman imagé qu’elle préférait était Frankenstein édition jeunesse. L’histoire de ce monstre sans nom délaissé la minute de sa naissance par son père et qui trouve le salut dans un aveugle qui ne peut concevoir l’apparence dérangeante de son compagnon résonnait un peu en elle. Bien entendu, Avalon n’avait tué personne et n’avait pas cherché à abattre le désespoir sur ses géniteurs. De plus, l’édition jeunesse du livre passait sous silence certains des passages les plus choquants. Pourtant, la destiné solitaire du géant abominable lui plaisait. Elle se disait qu’elle pouvait certainement trouver une autre histoire pour elle même.

Elle serra le livre contre elle alors qu’ils écoutaient toujours les sons de la maison. Finalement des pas résonnèrent au bout du couloir, en leur direction. Un instant, Avalon senti Kenneth paniquer et chercher une issue avant de se résigner et d’observer le bout du couloir. Une femme, grande et rousse aux yeux bleus tourna et leur fit face. Elle portait une longue robe d’un vert sombre dont le velours aspirait toute la lumière. Ses doigts étaient ornés de bijoux en argent et ses cheveux étaient tenus en un chignon haut. Elle ne semblait pas surprise et son visage était froid et fermé. Avalon savait parfaitement qui était cette femme. Elle l’avait entendu au détour du hall, c’était sa mère. Ses yeux fins et perçants se posèrent un instant sur l’enfant avant de se tourner vers Kenneth. « Où l’emmènes-tu ? » L’avocat sembla prendre un instant pour avaler sa salive et inspirer avant de dire « Chez un ami. » La femme passa une main sur son ventre dont les contours commençaient à légèrement dépasser en une petite bosse. La femme hocha la tête et posa une seconde fois ses yeux sur l’enfant. Avalon commençait à se sentir mal à l’aise. Elle avait envie de retourner dans sa chambre ou de sortir, mais surtout, elle avait envie de partir de ce couloir. Les deux adultes se regardèrent un instant avant que la femme ne fasse demi-tour et ne reparte. Kenneth lâcha un soupir de soulagement et il reprit sa marche d’un pas rapide qu’Avalon du compenser en courant avec ses petites jambes.

Dehors, le froid envahir progressivement le visage de la petite fille. Son manteau et ses couches de vêtements en dessous lui donnaient chaud mais sa tête et ses mains étaient glacées. La nuit illuminée par les lampadaires et les fenêtres des autres maisons lui semblait bien plus intimidante que les autres nuits, quand elle regardait l’extérieur depuis sa chambre. Kenneth ouvrit sa voiture, installa Avalon et se mit derrière le volant. « On va où ? » se risqua la petite fille. Kenneth bafouilla dans sa barbe grisonnante avant de dire « Tu vas rester chez des amis quelques temps. Ils sont très gentils… » il ajouta, plus bas, comme si il le disait pour lui plus que pour elle : « Ce sera mieux qu’ici. » et il démarra la voiture.

Avalon observa le paysage extérieur. Elle avait envie de pleurer et de petites perles naquirent au bord de ses yeux. L’inconnu lui faisait peur. Malgré la froideur des gens du manoir, malgré son ennui quelques fois quand Kenneth était au travail et qu’elle ne pouvait pas sortir de sa chambre, malgré les repas solitaires et les moqueries, elle savait à quoi s’attendre entre les murs en boiseries sculptées. Avalon connaissait les gens à éviter et les endroits où peu de gens allaient. Elle savait où se trouvaient ses tableaux préférés et il y avait les livres de Kenneth… Elle renifla en essayant de ravaler ses larmes comme elle avait si bien appris à le faire au fil des années et essaya de se concentrer sur l’extérieur. Les gens qui marchaient d’un pas rapide dans le froid glacial. Les maisons éclairées de l’intérieur et dont les fenêtres semblaient faire des tableaux bibliques baignés d’une lumière chaude. Les feux de cheminée qui faisaient danser les ombres.

Bientôt, Avalon se sentit fatiguée, bercée par les mouvements de la voiture. Ses yeux se fermaient par intermittence. Puis ils s’arrêtèrent. Avalon ouvrit grand ses yeux et observa l’endroit. Ils étaient sur le bord d’un trottoir dans une rue déserte ou de faibles lampadaires éclairaient vaguement les environs. Kenneth sortit l’enfant de la voiture et lui prit la main avant de marcher en direction d’un petit parking. Bientôt, une silhouette apparut. Kenneth sembla se sentir soulagé et avança vers la silhouette. Avalon avait un mauvais pressentiment. Tout allait trop vite et elle aurait aimé se poser pour lire un peu avant de continuer. Ils s’arrêtèrent devant l’homme. Il avait un visage fermé, dur et quand ses yeux se posèrent sur l’enfant, elle détourna le regard pour regarder la couverture de son livre qu’elle connaissait par cœur. « Je n’ai pas pu ramener ses affaires. Il fallait que je me dépêche. »  l’autre homme ne dit pas grand-chose. Kenneth se pencha à la hauteur d’Avalon et lui déposa un baiser sur la joue avant de lui dire « Je te dis au revoir et à bientôt. Sois sage et écoute bien ce qu’ils te disent. » Avalon eu envie de demander ce qu’étaient ces « ils » mais elle s’abstint. La présence de l’inconnu l’intimidaient et elle n’avait pas envie de parler en sa présence. Elle se contenta de hocher la tête.

L’inconnu tendit sa main et Avalon la saisit sans trop réfléchir en lançant des coups d’oeil à Kenneth pour se rassurer. L’inconnu se mit alors à se diriger vers le fond du parking, vers un vieux portail rouillé. L’enfant se retournait pour voir Kenneth repartir dans sa voiture comme si, si elle pouvait encore le voir, tout cela serait moins stressant. L’homme ne dit pas grand-chose sur le chemin. Il lui demanda si elle avait froid, si elle avait mal aux pieds, ce à quoi elle secoua la tête alors qu’elle aurait eu envie de dire « oui ». ils arrivèrent devant une maison avant que l’homme lui dit « Tu es ici comme chez toi maintenant. ». « Chez toi », Avalon ne savait pas bien ce que cela voulait dire. Chez elle était un endroit plein de secrets, de murmures, des gens qui vous observent du coin de l’œil en vous évitant dans les couloirs. Chez elle était un endroit où elle devait sans cesse éviter d’être vue ou entendue dans un numéro d’équilibre difficile. Elle hocha la tête quand même.

L’intérieur était bien moins cossu que le manoir. Deux adultes étaient dans le salon. Ils semblèrent surpris et l’inconnu du parking expliqua rapidement quelque chose, des mots qu’elle avait déjà entendu se glissèrent dans son petit monologue… Oubliée, sorciers, McLéod, Kenneth… Mais à ce moment là, la petite fille était trop fatiguée et avait envie de pleurer. La femme la porta jusqu’à une chambre et la coucha dans un immense lit avant de la laisser toute seule. Elle sentait un parfum agréable et ses mains étaient douces. Elle lui sourit, même. Dans le lit, Avalon se réveilla plusieurs fois dans la nuit, se demandant si tout cela n’était qu’un rêve. Pourtant, force était de constater que ce n’était pas sa chambre et que ce n’était pas le manoir où elle avait grandit. Elle observa les meubles et se glissa jusqu’à la fenêtre au petit matin pour observer la rue et murmura « Chez toi... » tout en serrant son livre contre elle.

15 Janvier 2009
Son ventre et son thorax se soulevaient lentement au rythme de sa respiration. L’enfant passait toutes ses journées à dormir et quelques fois, elle arrivait à lire. Merrill, la femme du trio lui avait sélectionné des ouvrages fantastiques dans la même trempe que Frankenstein et ils étaient tous posés au pied de l’immense lit prêté par Erwan. Le souvenir de la nuit du 31 octobre étaient flous et si l’enfant essayait de repousser ces images et la douleur au plus profond de son esprit, ils lui réapparaissaient en flashs aux moments les plus anodins. Son corps, quelques mois après, n’était pas tant douloureux qu’épuisé. Chaque action nécessitait beaucoup d’efforts et le simple fait de lire quelques pages d’un livre lui valait de devoir dormir plusieurs heures. En face de son lit, un canapé vide où une couverture était posée. Merrill s’installait là chaque seconde qu’elle n’était pas à son travail. Posés sur la table de chevet, des assiettes à moitié consommées tellement l’estomac de l’enfant était noué.

Ils lui avaient dit qu’elle était spéciale et qu’il n’y avait qu’elle pour les aider. Elle y avait cru avant que la douleur ne s’empare de tout son corps et la plonge dans une inconscience agitée empreinte d’une odeur de fer et de boue. Des cris, des chevaux qui hennissent, du métal qui s’entrechoque, des pleurs… La sensation de se faire ballotter alors même qu’elle était immobile. Des crises de rire et de larmes entrecoupés de périodes de confusion où elle ne savait même pas qui elle était.

Un rêve qu’elle refaisait souvent la tourmentait autant qu’il l’intriguait. Un paysage de montagnes et collines vertes, une forêt coupée par un chemin de terre où beaucoup de chevaux avaient marché, formant des flaques de boue. Elle est sur un cheval, en direction de la forêt. Elle se retourne et découvre une colonne de personnes à cheval. Leurs habits sont étranges et anciens mais elle se sent gonflée de fierté. Mais la seconde d’après, elle tombe sur le sol totalement boueux et visqueux de liquides rouges. Elle a de la terre dans la bouche et dans les yeux. Elle les frotte avec ses grandes mains entourées de cuir bouilli. Elle se redresse, son cheval est couché lui aussi mais elle n’est plus à l’orée d’une forêt mais au milieu d’un champ de bataille duquel le soleil commence à se cacher. Son coeur bat alors qu’elle tente de se relever et de ramper jusqu’à son arme. Quelqu’un tombe à côté et hurle en secouant la tête. Et elle les sent… Des yeux… Un regard… Quelqu’un l’observe. Elle connaît ce regard. Elle se sent comme une proie. Quelqu’un a décidé de la tuer. Elle le sait mais elle ne sait pas où ils sont, ces yeux. Il faut l’arme… Elle tend la main pour la saisir et un coup de lance la transperce de part en part. Et c’est là qu’elle se réveille. Souvent, en hurlant ou sanglotant, la douleur fantôme qui lui chatouille encore les côtes.

Pour le moment, elle n’a de force que pour regarder le plafond et se demander ce que ces gens vont encore lui faire. Elle n’ose pas leur parler. Elle n’ose presque pas bouger. Elle ne sait pas si leur gentillesse est temporaire, feinte ou calculée. Avalon se sent prise au piège avec des geôliers aimables qui pourraient à chaque seconde, lui infliger la pire des douleurs. Tout ça car elle était « spéciale ».


♜ JOUEUR : Moi c'est nestie luv., j'ai 25ans et je RP depuis l'âge de 12ans alors j'en ai vu des vertes et des pas mûres. J'adore le cinéma et la lecture et j'adore écrire aussi, du coup. Je suis aussi super nulle pour me présenter. J'ai connu WT grâce aux autres McTavish. J'aime beaucoup l'ambiance, le design et surtout les libertés dans l'histoire et tous les mythes acceptés. Je sens qu'on va bien s'amuser !!!


♜ JE RECONNAIS AVOIR PRIS CONNAISSANCE DU RÈGLEMENT ET M'ENGAGE A LE RESPECTER : Avalon McTavish




Ven 22 Juil - 12:49
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Avalon MacTavish - Cúchulainn
Open eyes adjusting to the dark



♜ LIVE :
28 juin 2014

Elle en aurait presque rit. C’en était tellement ironique. On aurait dit la fin d’une mauvaise fable. Celle qui commence assez bien, avec un personnage principal arrogant et irritant. Il tente sa chance, encore et encore, arrive à s’en sortir jusqu’à ce que ce qu’il réalise qu’il a été trop loin, mais c’est déjà trop tard. Généralement, le protagoniste meurt dans d’atroces souffrances, enseignant aux enfants à ne pas pousser le bouchon. Avalon avait l’impression dérangeante d’en être arrivée à la dernière partie. Le moment où elle se rendait compte qu’elle avait gravement merdé cette fois et qu’il ne serait plus possible de simplement rentrer dans la maison qu’elle habitait et attendre jusqu’à la prochaine connerie. Elle avait à présent touché le fond.

Avalon se cala mieux contre le mur en béton de sa cellule. Au loin, elle entendait des pleurs, des cris, des sons de frottement contre les portes en métal. Elle avait déjà pleuré pendant environs vingt minutes et maintenant elle était fatiguée. Elle aurait aimé que l’Homme Pâle la croque le plus rapidement possible pour éviter qu’elle n’ai le temps de s’apitoyer sur son sort. En même temps, Avalon n’avait pas beaucoup de choses à dire pour se rattraper et pour trouver cette situation injuste. Ces dernières années elle avait rivalisé de mauvaise humeur, d’insultes et de mauvaise foi. Elle essayait systématiquement de se mettre en danger des manières les plus extrêmes possibles jusqu’à se mettre à consommer des âmes humaines.

Elle traînait souvent au marché des trolls et s’était retrouvée dans quelques bagarres bien douloureuses avant de faire la connaissance d’un troll qui vendait la fameuse drogue de l’Envers. Au fur et à mesure du temps, sa dette avait grimpé, jusqu’à ce qu’elle doive aller livrer quelque chose au manoir de l’Homme Pâle pour tout effacer…

Connaissait-elle sa réputation ? Oui. Mais elle pensait naïvement que sa situation l’épargnerait d’une quelconque convoitise. Elle n’était plus une enfant et elle avait l’air bien trop rebelle et maigre pour avoir l’air d’être un repas consistant. Les trolls du marché se moquaient d’ailleurs d’elle à se propos, prétextant qu’ils ne la tuaient pas car ils ne sauraient que faire de son cadavre juste assez fin pour servir de cure-dents.

Son entêtement à passer entre les mailles du filet, aussi, lui avaient joué des tours. Maintenant, c’était le tour de trop. On l’avait traîné jusque dans les sous-sols du manoir et la lourde porte en fer s’était refermé sur elle et sur tout espoir de survivre.

Avalon se tapa doucement la tête en arrière, contre le mur en béton. Elle essayait de se convaincre que c’était ce qu’elle voulait : pas une seule fois dans son existence elle avait choisit sa vie et elle avait vécu les volontés des adultes jusqu’au bout. Jusqu’à se faire voler son corps et son esprit. A présent, elle choisissait sa mort… Ou du moins, elle aurait voulu. Bizarrement, elle aurait voulu que cette situation lui plaise. Qu’elle rit au nez de ces Dieux qui avaient pensé pouvoir l’utiliser. Mais le temps et les signes d’affection avaient eu raison de sa terreur des premières années.

Pendant longtemps elle avait agit comme une parfaite petite fille. Gentille, docile. Mais cela cachait aussi et surtout la terreur de revoir la douleur de cette nuit d’octobre se répéter. Chaque fois qu’elle se prenait à penser que peut être ils l’aimaient aussi elle et non celui qu’ils avaient implantés en elle,  une petite voix venait lui dire que si ils ne voulaient pas ramener cet autre Dieu, elle serait encore dans sa famille, ou alors abandonnée… La voix se faisait de plus en plus grande et insidieuse et il y a quelques années, elle avait arrêté son rôle de gamine sympathique pour se rebeller de toutes les manières qu’elle pouvait. La sensation de se voir lentement disparaître au profit d’un être hybride, mélangé entre Avalon et cúchulainn la terrifiait. Avalon disparaissait et elle avait fait tout son possible pour se battre contre son destin et sa condition. Et voilà où elle avait atterrit.

La voix qui lui martelait qu’elle n’était qu’un véhicule pour un Dieu ancien et disparu, qui la faisait douter chaque seconde de la sincérité des personnes qui l’avaient pris sous leurs toits se fit soudainement moins audible entre ces murs en béton. Une autre voix… Celle du début… Celle de quand elle avait huit ans, ranima un espoir douloureux. Celui de les voir venir la sortir de là et l’emporter loin de cet endroit qui sentait le sang et la mort. Avalon se détestait de se laisser ainsi séduire par l’espoir que cette erreur fatale n’était pas la dernière qu’elle aurait l’occasion de faire. La fatigue, en plus, s’abattait sur les épaules. Une fatigue désespérée, de celui qui sait qu’il n’a rien à faire qu’à attendre sa mort prochaine.

La porte du donjon s’ouvre. Non pas lentement et d’une manière franche, comme lorsqu’on l’avait traîné jusque dans sa cellule… Mais un son incertain et rapide. Comme si quelqu’un voulait aller vite ou ne pas se faire entendre. Le cœur d’Avalon commença à frapper fort dans sa poitrine. Son souffle se faisait court. Et alors que le vasistas de la porte de sa cellule s’ouvrait, elle reconnu les yeux inquiets qui s’y glissèrent. Ceux d’Erwan. Il murmura « Elle est là » à quelqu’un d’autre avant qu’ils ne se mettent à malmener le verrou de la porte en tentant de faire le moins de bruit possible. Avalon reconnu le bruit d’une cisaille avec laquelle on essayait de couper un morceau de métal. La jeune femme se frotta les yeux et se passa les mains sur le visage comme pour vérifier qu’elle était vraiment vivante.

La porte s’ouvrit et Garrett apparu, la mine rassurée mais néanmoins paniquée, il se pencha, attrapa la main de l’adolescente et lui murmura « Dépêche toi. » Ils ressortirent par les mêmes escaliers qu’elle avait descendu, tirée par des chaînes, et ils se dirigèrent dans un couloir à l’arrière de la maison en courant alors que Erwan s’arrêta. « Où est Merrill ? » Garrett s’arrêta à son tour et dit « Elle doit être dehors... » Ils sortirent par la porte arrière précipitamment avant d’arriver dans une ruelle vide. Avalon avait la gorge nouée et réalisait à peine ce qui venait de se passer pendant les maigres secondes. « Mais elle est où putain ? » s’énerva Erwan avant que la femme blonde n’arrive en courant à toute vitesse en criant « Courrez ! Barrez-vous !! » de loin, deux silhouettes pouvaient se faire voir, la talonnant. Et ils se mirent tous à courir.

Avalon ne sait pas très bien combien de temps ils ont tous couru jusqu’à la maison mais une fois la porte refermée derrière eux, elle s’autorisa à respirer avant que Erwan ne donne un coup de pied dans une porte et se mette à lui hurler dessus. Avalon était trop choquée et fatiguée pour entendre autre chose que les « putain » et les « merde » sous l’oeil accusateur de sa sœur, avant qu’il ne lui saisisse. La jeune fille se vit bonne pour une correction en bonne et du-forme, la première, mais à la place, il la serra contre lui. Avalon resta silencieuse, comme paralysée avant que Garrett et Merill ne se joignent, cette dernière ajoutant « Plus jamais ça Avalon... »


01 Mars 2016

Travailler au comptoir n'était pas très compliqué pour Avalon. Elle réceptionnait les commandes, vendait les livres, collait les codes-barres et les étiquettes et des fois, elle devait aider pour remettre certains livres dans la bonne étagère. Elle avait coincé un coussin sur sa chaise pour être plus comfortable et généralement elle était accoudée près de la caisse, à lire et à grignoter quelque chose. En ce moment, elle lisait The Buried Giant... L'histoire résonnait étrangement en elle. Ces personnages dont la mémoire flanche au point que le souvenir de leur fils s'éteint doucement sans qu'ils ne sachent pourquoi. Si les souvenirs de Cúchulainn n'étaient plus aussi violents et soudains, ils n'étaient pas rares. Des sensations, des images ou des odeurs se glissaient dans son quotidien. Une pensée furtive qui n'avait rien à faire là et les rêves qui avaient finis de ne lui montrer que des scènes de violence et de mort et qui s'attardaient des fois sur des paysages ou des scènes floues et calmes. Comme si les deux esprits avaient fait la paix durablement. Avalon avait, de plus en plus, développé une envie des grands espaces ainsi qu'une plus grande tolérance des gens en général. La personnalité joviale du fils des deux Dieux déteignait doucement sur l'adolescente sans qu'elle ne perde sa tendance à la rebellion et à ne pas réfléchir avant de foncer dans le tas.

La boutique donnait l'impression à Avalon qu'elle avait finalement peut être sa place à Last End. Les événements s'étant déchaînés récemment avec l'arrivée du Réanimateur, elle avait eu peur que ce genre d'actions ne déteigne sur sa condition ou ne renforce le harcèlement que subissait sa famille adoptive. Elle qui ne soutenait pas le Cénacle et encore moins le secret, avait presque maudit ceux qui se rebellaient de peur que cela n'empire la situation. Avalon arrivait à cumuler un double statut mal-aimé et avait peur que si la situation devenait intenable, les trois Dieux ne disparaissent ou qu'elle leur soit retiré pour une raison ou une autre justifiée par une énième règle obscure du Cénacle. Bien entendu, elle n'avait parlé à personne de ses angoisses, encore moins à Merrill qui cherchait le plus à la rendre à l'aise et heureuse. Elle se contentait; alors, de s'occuper avec des livres et des films fantastiques ou d'horreur à la maison.

Elle venait juste de finir un chapitre quand sa main toucha celle de Merrill. Cette dernière prit un skittles dans le paquet que l’adolescente était entrain de manger. Elle soupira et s'apprêta à formuler une plainte pour la forme avant qu'une voix étrange ne s'insinue dans sa tête et ne la coupe. Elle ouvrit grand les yeux, sa respiration coupée. Bien que la jeune Oubliée soupçonnait des répercutions d'une telle annonce, elle peinait à voir où tout cela mènerait. En tout cas, les adultes s'activèrent et fermèrent la boutique, retour à la maison en urgence. L'adolescente ne voulut pas vraiment s'en mêler. Avalon n'avait pas envie de se frotter à d'autres, encore moins sans savoir où cela les mènerait... Mais finalement, quand elle entendit des bribes de plans et les projets se tissant petit à petit, elle insista pour venir. Après tout; maintenant, son destin était intimement lié à celui de Eithne, Lug et Cernunnos. Quoi qu'ils fassent, cela changera certainement sa petite vie bien rangée et tranquille. De plus, malgré sa terreur face au Cénacle, les narguer en récupérant des artefacts magiques et récupérer la puissance du Dieu qui reposait en elle lui plaisait bien.



Ven 22 Juil - 12:50
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Mon enfant zyeuxdoux coeur zyeuxcoeur love

Ven 22 Juil - 12:56
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Mon fils ! Euh non attends...

Ma nièce ! C'pas vraiment ça non plus *pensif*

Ma fille ! zyeuxcoeur zyeuxcoeur zyeuxcoeur

Ven 22 Juil - 13:00
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Ma poupette ! Love me Love me

Ven 22 Juil - 13:15
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Merci la famille please !!!

Ven 22 Juil - 13:30
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L'étrange sous la normalité : Lorsqu'au matin, je serai humaine,
Je n'aurai pas rêvé, ni sommeillé,
Mes actes ne seront plus qu'une idée,
Aucun souvenir ne traversera mon esprit.
Ne pas savoir est ma malédiction,
Regretter est ma rédemption.
PROFESSION : Étudiante
Crédits : Elle Fanning
Messages : 354
Points : 1703
L'Altruiste
Y'en a combien oo

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" parfois pour avancer il faut sortir de sa zone de confort et laisser son corps derrière"
- Meade Camille Alexander, 2016

Ven 29 Juil - 20:27
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L'étrange sous la normalité :
Je suis le Maître de ces lieux, le conteur de vos histoires, l'oracle de vos avenirs. J'écris sur les pages blanches de demain vos déboires, vos exploits.

Tell me More : Je tiens les ficelles de vos existences.
PROFESSION : Assistant
Crédits : By Meri
Messages : 808
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Bienvenue Avalon !


J'ai le plaisir de t'annoncer que tu es validée


Et oui Meade ! C'est une invasion ! Ils sont là, ils sont 4, je crois que ce sont les Dalton et qu'ils vont tout faire péter au Cénacle ! Félicitations pour cette jolie fiche. On apprécie beaucoup ce personnage ainsi que chacun de ses liens, tant avec les MacTavish avec les futurs MacLéod lorsqu'ils seront incarnés ! Il ne me reste plus qu'à te souhaiter bon jeu !!



Dim 31 Juil - 14:15
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Merciiiii please

Dim 31 Juil - 14:33
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[DIEU] Avalon MacTavish
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