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 ''Savez vous ce qu'est la famille? ''' (Morghann)

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L'étrange sous la normalité : Lorsqu'au matin, je serai humaine,
Je n'aurai pas rêvé, ni sommeillé,
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Le regard clair croisa son propre reflet avant de se poser sur le ciel, de la même couleur. Les cheveux en batailles, les jeans habituels et le haut de sport semi transparent, elle n’était pas habillée pour la posture qu’elle gardait, droite, les genoux serrés. Sur ses cuisses reposaient ses mains qui tenaient nerveusement le papier à semi chiffonné, où un nombre et quelques mots. Utiliser un GPS serait plus simple, mais le papier ne pouvait pas être enregistré, ni espionné et le détruire était plus facile, plus sûr. Elle gardait les informations nécessaires de cette manière, puisqu’elle ne pouvait pas de permettre de se faire prendre.

''Tu ne le connais pas’’, Les mots qui n’allaient pas le convaincre, si ce n’était de se faire un sang d’encre, lorsqu’il lui demandait avec qui elle partait. Elle s’était sentie mal de lui faire un faux épisode de crise d’adolescence en mode ''Je suis majeure tu ne peux pas m’en empêcher’’. Et Camille n’était pas du genre à répondre ''Tant que tu vis sous mon toit…’’ Parce qu’il voulait tout sauf voir sa fille partir.

Froideur habituelle, elle soupira et appuya son coude sur le rebord de la fenêtre, laissant son visage retomber sur sa main. Pourquoi cela devait toujours être comme ça ? Et maintenant qu’elle avait été assez maladroite pour que père de Morghann apprenne ce qui se passait, elle ressentait une tension emplie de culpabilité. ''Nous avons six heures de route à faire, allons-nous rester dans ce silence tout ce temps ? '' Elle aurait pu, mais c’était ennuyant, et frustrant à la longue. Elle avait envie de s’excuser, de dire qu’elle n’avait pas vraiment eu le choix de tout dire à Pryam, ou n’avait-elle simplement pas pris le risque. Elle ne pouvait pas s’excuser, pas devant le fils du concerné, ce serait aussi se mettre en danger et cela l’agaçait fortement. Elle était coincée, il était trop tard pour revenir en arrière, si elle aurait pu fuir encore.

''Cela pourrait vous sembler étrange mais…J’ai parlé à un garçon, à l’université. Il avait les yeux noirs et je peux vous assurer que s’il était un Earl dont le nom était connu je le saurais. Il m’a dit qu’il n’avait rien à voir avec les Earl, mais…il y a des airs de famille. ''

Cela n’intéressait peut-être pas Morghann, mais la curiosité de Meade était piquée et personne d’autre ne pouvait vraiment lui apporter une réponse, ou une piste.
''C’est impossible, non? Il n’y a pas d’autre famille qui a les yeux de cette couleur ? Et je n’ai pas rêvé, je l’ai vu plusieurs fois avant d’aller le confronter. ''

Elle fronça les sourcils, le regard toujours rivé sur les nuages qui défilaient derrière le mouvement de la voiture. Sa main ne lâchait pas son menton, mais elle devait s’exprimer un peu plus vivement qu’à son habitude pour ne pas marmonner dans la fenêtre.

''Lorsqu’on arrivera, vaut mieux se stationner à un café ou un casse-croute près de la résidence d’Emma. Je marcherai à partir de là, ce sera beaucoup moins étrange qu’une voiture qui s’arrête devant chez elle…''

Et un Earl qui attendait dans la voiture, elle préférait éviter ce genre de situation.

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" parfois pour avancer il faut sortir de sa zone de confort et laisser son corps derrière"
- Meade Camille Alexander, 2016

Ven 22 Juil - 6:29
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Le mois de mars s’installait, doucement. Howard sortit, enfin du lourd coma où il avait été plongé par sa faute, et la neige hivernale perdurait anormalement, en particulier à Last End. L’effet l’inquiétait de plus en plus, même s’il ne pouvait rien y faire. La route serait longue, il avait pris Meade dans sa voiture dans un kidnapping volontaire, à l’abri des regard. Mains au volant de la berline, le paysage défilait sous les yeux alors qu’il fixait la vitesse de son véhicule au régulateur pour rendre le trajet moins fatiguant. Il posa un regard bref sur l’adolescente, sans parvenir à briser le silence qui plombait l’ambiance. Ce fut elle qui y parvint, lui arrachant un sourire en coin. Le reste de son discours un peu moins.Il avait acquiescé à l’idée de rester éloigné. Il y aurait été seul s’il avait vraiment fallu qu’il s’y rende. La louve représentait son meilleur atout de réussite. Il y aurait Emily avec elle. Et même si Meade l’ignorait, Morghann pouvait tout à fait voir à travers les yeux de la vieille louve pour savoir ce qui s’y dit et si le danger rode.

« La couleur de nos yeux provient de la nécromancie. Ce n’est pas vraiment un trait héréditaire. Si j’avais été démuni de la magie de mon père, j’aurais pu avoir les yeux bleus de la mère… En fait, il est tout à fait possible que j’aie effectivement les yeux bleus sous l’illusion formée automatiquement par la nécromancie noire. » Ses noires prunelles fixaient la route, songeur. Il repassait dans son esprit toutes les figures qu’il connaissait pour savoir de qui elle parlait. « La plus part des nécromanciens noirs ont un voile très sombre sur leur teinte initiale. Les Earls sont toutefois les seuls à avoir une telle opacité, une opacité irréaliste. » La puissance de leur magie, la pureté de leur sang les avait transformé en obsidienne. Une teinte qui n’existait normalement pas chez les humains. « Qu’entendez-vous par ‘un air de famille’ ? » fit-il en fronçant les sourcils. Il s’était déjà retrouvé un frère en la personne du Réanimateur après plus de 30 années d’ignorance de son existence. « Est-ce que vous avez pris une photographie par exemple ? » Ce serait plus simple pour lui de répondre ainsi à sa question et mettre un terme à sa propre curiosité.

« Vous a-t-il dit son nom ? » finit-il par questionner, un peu trop hâtivement à son goût. L’inonder de question ne servirait à rien. Elle ne pourrait répondre qu’à une seule à la fois. Son regard se posa brièvement sur elle avant de revenir sur la brume neigeuse qui couvrait la route. Dire que le trajet se ferait en six heures était finalement optimiste. La route était dangereuse et il lui faudrait se montrer prudent.

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« Reste »

Sam 30 Juil - 14:14
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Ses ongles se posaient sur ses lèvres, son regard était ailleurs mais elle l’écoutait, attentive et intéressée. Il ne fallait bien que des histoires de sorciers pour captiver son attention, pourtant les histoires sordides de Salem sur lesquelles elle travaillait à l’université ne faisaient que l’horrifier. Elle se sentait un peu Freak à chercher des manières de ne pas faire trop louches, c’était peut-être la preuve même qu’elle n’était pas dans des affaires très nettes… Mais ce n’était pas tellement mieux de continuer à faire du mal non ? Les résultats en valaient la peine, même si elle sentait dans les yeux d’emily, lorsqu’elle apparaissait, sa nervosité, son appréhension. Elle allait voir sa fille après tout et cela, après avoir été tuée…Emma en voudrait à Morghann, il avait tué sa mère. « Andrew. » souffla-t-elle, petit sourire aux lèvres. Elle se souvenait du garçon, de sa gentillesse, elle n’aurait pas voulu l’embêter en prenant une photo de lui en cachette. « Il vous ressemble, Morghann. Tout comme vous et …votre père m’avez reconnu par mes airs de famille. C’est…peut-être juste ma perception. Mais j’avais vraiment l’impression d’être devant vous un peu plus jeune. » Elle aurait juré qu’il était son petit frère, ou son fils, son cousin tout au plus. Mais il était beaucoup plus amical et sympathique, cela, elle n’était pas obligée de le dire. « Ses yeux étaient noirs, j’en suis certaine. »

Elle avait regardé plusieurs fois, vérifié, mais non ce n’était pas la fatigue ni des yeux bruns très foncés et puis n’avait-il pas dit que les autres élèves avaient aussi remarqués ? Bon, peut-être d’une manière moins informée du sujet. « Je ne l’ai pas pris en photo…Déjà que je l’ai suivi, ça aurait été un peu…stalker de le prendre en photo. Je m’étais attendue à ce qu’il me voie avant mais j’ai réussi à l’aborder en privé. » Étais-ce elle qui était talentueuse ou lui qui ne portait pas assez attention ? Après tout, un étudiant fatigué pouvait être facile à surprendre. « Enfin, ce n’est pas si important que ça…c’est juste que ça a piqué ma curiosité, comme d’habitude. Et je ne savais pas vraiment à qui demander d’autre. À part vous…Je n’ai pas vraiment envie de faire exprès pour rencontrer votre père à nouveau » Elle baissa la tête, ainsi que les yeux, ses sourcils se fronçaient dans un regard un peu inquiet. Elle aurait préféré que cela n’arrive pas, elle aurait dû ne pas se présenter à ce cours, ça aurait été plus simple. « Je suis désolée de tout lui avoir dit…Il a vu Emily et il m’a demandé…et je n’ai pas eu le courage de mentir. »

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" parfois pour avancer il faut sortir de sa zone de confort et laisser son corps derrière"
- Meade Camille Alexander, 2016

Dim 7 Aoû - 1:52
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Un prénom, deux syllabes qui résonnaient dans sa tête comme les trompes du jugement derniers. Ça l’ébranlait, le mettait à nu et ses mains se crispaient sur le volant à sa simple évocation. Une chance qu’il dispose d’un sang-froid de médecin, ils auraient pu finir dans le fossé après quelques tonneaux. Elle aurait résisté. Le loup en elle aurait cicatrisé ses plaies en moins de temps qu’il ne le fallait pour le dire. Quant à lui… Il était de si bonne lignée qu’il n’aurait rien senti. Son aura magique aurait fait son office et d’un bouclier il aurait été enveloppé. Du moins l’espérait-il. La voiture n’aurait toutefois plus été en état pour le voyage qu’ils s’apprêtaient à faire. Il avait retenu son souffle et aussi calmement qu’il le pouvait, il recrachait l’air que ses poumons contenait, fixant la route comme repère légitime. Andrew. Un visage familier. On aurait dit une blague et il ne pouvait lui répondre qu’il avait eu un fils et que ce fils avait connu prématurément le trépas. Il ne pouvait lui avouer car ç’aurait été salir sa belle famille, lui également, dont la légitimité au mariage se devait d’être encore blanche. Qui y croirait ? Il n’avait jamais été un enfant de chœur et sa virginité s’était tôt envolée, à l’étranger, au grand damne de ce qu’on attendait d’un pareil héritier. Il était loin, si loin de cette éducation qu’on offre à l’aristocratie anglaise. L’éducation qu’il avait reçue. Il ne l’oubliait, tout en s’étant affranchi d’un grand nombre de ses règles. Il était d’un masque et apparat de blancheur, un menteur et coupable. Il n’avait nullement l’intention de se marier. Son nom était déjà donné à une épouse trépassée.

Muré dans un inébranlable silence, elle parlait et lui écoutait en oreille attentive, tout en laissant fonctionner ses neurones. Si c’était effectivement de son fils qu’il était question… Andrew ne pourrait avoir les yeux noirs. A sa connaissance, Kessy n’était pas une sorcière, leur fils aurait logiquement été déchu de toute magie. Son trépas avait achevé sa descendance et l’héritage qu’il pourrait avoir de lui. Si Andrew avait été ressuscité, il ne pouvait doublement plus disposer de ces yeux noirs. Tout cela ne faisait plus aucun sens ! C’est avec de multiple nœuds au cerveau qu’il réalisa qu’elle avait terminé de parler et qu’il avait demeuré silencieux bien trop longtemps. « Vous n’auriez rien gagné à mentir. Emily est liée à moi, quand bien même elle vous suit, c’est en puisant à travers moi qu’elle perdure à vos côtés. Il y a des liens, des marques sensiblement reconnaissables dans la magie nécromancienne. Invisible pour ceux qui la méconnaisse, pour mon père il aurait été aisé de reconnaître l’œuvre de son propre fils. » Il marqua une pause, sans quitter la route et ses pensées n’avaient pas lâché Andrew. « Cela d’autant plus que… Je dois être le seul de ma famille à avoir de tels liens avec les esprits, les fantômes. Des liens qui ne ressemblent pas à de la domination, contrairement à ce qu’on trouve majoritairement parmi les miens. » La magie devait ployer devant eux. Jamais le contraire. Morghann avait envisagé sa nécromancie autrement et cette manière de faire ne l’avait pas quitté depuis sa plus tendre enfance. « Je n’ai pas mis mon emprunte sur Emily, je ne l’ai nullement contrainte à sa présence. C’est un échange. Elle y gagne autant que moi. Les liens avec mes hôtes sont par conséquent forts. Annabelle, ma… Grand-mère, prendrait ma défense même si je venais à sombrer dans l’inconscience. En cela, ma magie est d’une aisance à reconnaître et vous auriez eu à payer votre mensonge. Une chance que votre manque de courage à lui mentir n’ait pas été doublé de la sottise de le faire. »

Arrivant sur l’autoroute, il enclencha le régulateur de vitesse, laissant le véhicule faire son œuvre. Le trajet serait long, autant le rendre confortable et reposant. Il observait la route, mais s’autorisait quelques regards, par moment, sur la jeune louve. Il avait l’air d’un pervers à emporter ainsi avec lui une adolescente des bancs de l’université. Lui qui aurait presque pu être son père. « Pryam sait beaucoup de choses, qu’il l’apprenne m’importe peu. Il n’a aucune raison de le divulguer aux vôtres. Le Cénacle mène des expériences et je suis certain qu’il se satisferait de la réussite de celle-ci… Cela d’autant plus que cela ôterait l’opprobre d’un handicap qui repose depuis trop d’années sur sa propre descendance. Les faiblesses visibles ne contribuent pas à la belle image emprunte de solidité que s’évertue à honorer chacun des miens. Notre projet lui ôtera une épine du pied. » Il n’avait jamais su comment envisager son propre père, conscient de ce qu’il avait à lui reprocher et de ce que son éloignement avait pu engendrer dans le cœur d’un homme délaissé par ses deux fils, ses deux fiertés. Ses deux petits princes adorés. « Comment se passe la cohabitation avec Emily ? » demanda-t-il pour changer de sujet, et curieux également : « Je n’ai jamais… Fait revenir de créatures. L’ordinaire, les âmes passent dans un des nombreux royaumes des morts et la transition entre notre monde et le leur se fait sans heurts. L’esprit des créatures finissent au Purgatoire et… Je craignais que la violence de ce qui s’y passait puisse perturber l’adéquation de son esprit ici. » Ça n’avait pas été le cas, étrangement.

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« Reste »

Mer 10 Aoû - 22:12
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La jeune fille sentit la tension et tourna instinctivement la tête, elle fronça les sourcils, par réflexe, lorsque ses prunelles bleues rencontrèrent les mains qui serraient visiblement le volant. C’est un visage inquiet qui se releva rapidement pour regarder celui du nécromant, troublé. « Vous allez bien ? » Demanda-t-elle, ne sentant qu’un long silence entre son histoire et sa réponse. Puis sa voix retentit sans lui infliger plus de culpabilité qu’elle n’en avait besoin. Elle s’en était doutée, c’était la meilleure chose à faire. Mais sa famille lui avait toujours appris à se méfier et Meade aurait préféré qu’il en sache le moins possible sur elle. Mais à quoi bon? Cet homme savait tout, tout ce qu’il désirait sur les membres de l’envers. La petite louve se souvint de ce qu’elle s’était promise, en se confiant à Andrew. Un jour, elle partirait, loin d’ici et referait une vie, sans le regard désapprobateur quotidien de son père, de ses frères. Elle leur rendrait visite, à l’occasion et trouverait de quoi être heureuse, ailleurs. Si Emma avait trouvé quelqu’un pour l’aider à purger ses nuits, elle pouvait bien trouver elle aussi non ?

Et puis, si son père devait apprendre ce qu’elle planifiait, elle devrait aussi partir.

La jeune louve s’intéressa aux propos du nécromant concernant la magie. Elle aurait aimé en apprendre plus, savoir comment les sorciers faisaient, les voir agir. Que ressentaient-ils lorsqu’ils la maîtrisaient ? Étais-ce enivrant, ou assez destructeur pour créer des hommes comme Pryam Earl? « Je ne connais…pratiquement rien de la nécromancie, ou à la magie d’ailleurs. L’on m’en a tenue loin, très tôt dans mon enfance. Je suis heureuse qu’elle…ne soit pas là par obligation. »

Baissant un peu la tête, elle laissa son visage s’éclairer d’un sourire, qui se teint d’un peu de mélancolie. « J’aurais préféré la connaitre vivante…Mais je comprends pourquoi ça n’était pas possible. L’avoir près de moi est tout de même un présent. J’ai…l’occasions d’avoir d’autres perceptions, pas seulement la vision arrêtée de mes frères et de mon père. Du support, du réconfort…Vous aviez raison, quand vous parliez de la famille… » La petite louve se tourna à nouveau vers la fenêtre qui donnait sur la route. Elle ne se lassait pas de cette vue, elle pouvait y rester de longues heures sans s’impatienter. Simplement à regarder ce paysage défilant, les images déformées par les mouvements, sentir l’air frais sur son visage soulever ses mèches blondes lorsqu’elle ouvrait la fenêtre. Elles étaient bien moins dans son visage, maintenant qu’elle les avait coupés. Mais cette tignasse épaisse restait indomptable et la petite louve n’avait et n’aurait jamais la discipline de la soumettre. Qui se souciait de son image, de toutes manières ? Son père avait critiqué le maquillage sombre de plus en plus présent autour de ses yeux, le style de moins en moins soigné. Mais cela avait été si progressif qu’il avait été difficile de la prendre sur le coup et de lui demander de changer tout cela.

« Là où elle devait être pourrait avoir une influence sur son esprit ? Alors qu’elle est ici ? »
le menton se replaça sur la paume, les doigts près de ses lèvres qui affichaient une moue pensive, l’instant d’une seconde, avant de se replacer. « Est-ce difficile de garder un fantôme sur terre? Pas tout à fait sur terre mais… Est-ce que quelque chose le tire vers l’endroit qui lui était destiné ? » La petite louve fronça les sourcils en échappant un « Mh… » elle constatait qu’elle n’y connaissait vraiment rien et cela la chicotait un peu. La curiosité rongeait, l’urgence de savoir, la petite louve savait ce sentiment désagréable et dangereux, la plupart du temps. Elle devrait peut-être apprendre à mieux le contrôler.

« Morghann… »
souffla-t-elle, consciente que sa demande n’allait peut-être pas être possible à réaliser. « J’aimerais qu’elle ne meure pas. S’il doit arriver quelque chose, s’il vous plait…ne la tuez pas… » Le regard qui se baissait encore, elle ne voulait pas non plus qu’elle se fasse tuer par eux, s’ils devaient la trouver. « Si c’était nécessaire, m’aideriez-vous à la sauver ? » Demanda-t-elle difficilement, une boule au creux de la gorge. Elle ne pouvait pas tolérer l’idée de voir encore quelqu’un mourir. Pas maintenant, demanda-t-elle, ne sachant à qui le prier. Dieu…Non, elle était maudite, interdite à ce Dieu chrétien. Mórrígan, la vie n’était pas vraiment sa spécialité. Il n’y avait que Morghann, devant elle, qui pouvait répondre, positivement ou non à sa demande…Un Earl. Quand était-elle devenue assez désespérée pour faire le souhait d’une vie à un nécromant ?

Ce nœud au fond du cœur lui hurlait qu'elle se faisait des idées. Il n'en avait rien à faire d'elle, ni d'Emma. Il voulait probablement juste soigner son jumeau et ne s'en cachait même pas. Mais le sorcier ne pouvait être entièrement insensible, elle voulait le croire. Certes ils étaient collègues dans cette entente mais il ne pouvait pas totalement cruel au point d'apprécier voir la mort...

(HRP- J'ai pas fait exprès mais j'ai trouvé matière à continuer, prochain post pour l'avancée, j'imagine X) )

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- Meade Camille Alexander, 2016

Mer 17 Aoû - 4:02
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Le conducteur n’avait pas répondu à sa première question. S’il allait bien. Non, bien sûr que non. Il tombait des nues et tentait tant bien que mal de le dissimuler mais qui lui en aurait voulu de se sentir tendu à l’évocation alors que la louve, sans le savoir, venait de déterrer un cadavre ? Balayant d’un silence l’interrogation, il la laissa poursuivre, lui manifester combien elle méconnaissait la nécromancie. Il ne l’en blâmerait pas. Elle n’était pas une sorcière et quand bien même elle l’avait été, il aurait fallu qu’il s’agisse de sa branche de spécialité pour qu’elle s’y intéresse avec autant de profondeur. Qu’importait. Il se ferait voix éclairante pour porter à sa connaissance ce qu’elle devait savoir à ce sujet. Ses prunelles d’un noir de jais observèrent dans le rétroviseur intérieur la silhouette fantomatique de la vieille louve qui s’était, vraisemblablement, installée sur la banquette arrière. C’était bien pour cela qu’il avait ramené Emily auprès de Meade. Pour cette notion de famille. Pour qu’elle comprenne, pour qu’elle puisse voir le monde autre monde sans qu’on prenne sa lubie pour une tare. Ça n’avait rien de cela. C’était même l’inverse. Morghann acquiesça lentement de la tête, ses yeux avaient rejoint la surveillance de la route alors qu’il l’entendait poursuivre, poser des questions. Et puis soudain, son prénom. Prononcé ainsi, par elle. Il ne l’avait lui-même pas appelée ‘Meade’, laissant la distance qu’elle nécessitait. Mais son prénom avait brisé cette distance instituée par respect. Il n’était plus le Lord, ni même un Earl. Et si c’était à Morghann qu’elle s’adressait, alors il n’était pas à exclure qu’il soit différent. Moins fermé. Peut-être ?

Sa première réponse fut un silence. Un habituel silence, une fraction de seconde, il l’observait, avant de veiller à nouveau sur la route. Ses pouces frottaient le volant comme en quête d’inspiration sur la décision à prendre. Et sur la manière de l’expliquer à Meade. « Nous ne devrions pas avoir à rencontrer ce genre de difficultés. Si j’ai pris la décision de mettre fin aux jours d’Emily, c’était parce que sa survie était tant compromise que dangereuse pour nous… Mais également pour sa fille. Ils n’ont pu l’interroger, la torturer et en cela… Il est même possible que pour les vôtres, cette affaire soit classée. Qu’ils n’envisagent pas même que le secret ait pu être transféré. Ils voulaient la voir morte. C’est chose faite. Le fait qu’un chasseur puisse les avoir devancer ne change pas cet état de fait. » Un nouveau regard dans le rétroviseur intérieur pour jauger le degré d’acceptation de la vielle louve à ses propos, et puis il reprit : « J’ai déjà sauvé Emma. En empêchant Emily de parler. Je l’ai mise hors de danger. La probabilité qu’ils remontent à elle est mince. Mais si cela venait à se produire… Et bien... » Un soupir et un ferme : « Non. » Elle allait en être déçue, il le comprendrait. « Non je ne la sauverai pas. » ajouta-t-il plus clairement, lui laissant le temps d’entendre tout l’ampleur de ses mots avant de s’expliquer : « Vous devez comprendre, la route que vous empruntez est sinueuse et si longue. Je la sauverai tant que je le peux. Tant que sa survie ne met pas en jeu trop rudement la nôtre. Je n’ai pas refusé de sauver Emily par plaisir. Je n’en éprouverai pas plus si Emma venait à passer par là également. » Elle avait toujours la possibilité de mettre un terme à cela. A leur projet. Il ne pourrait la contraindre. Enfin, il le pouvait mais le refuserait. Il n’était pas le genre de personnage tel qu’était son père. Il n’était pas prêt à tout pour parvenir à ses fins.

La réponse qu’il lui avait apporté ne la satisferait sûrement pas complètement. Il sauverait Emma, autant qu’il le pourrait, mais pas à tout prix. Il n’était pas un héros. Rien qu’un homme qui avait appris à prendre des décisions, parfois difficiles, pour le bien de la communauté, ou de ses projets. Il préféra revenir sur un terme moins tendu et tâcha de répondre à ses questions. « Non, ça n’est pas vraiment difficile de faire cela, pas quand… Pas quand on a ouvert les portes la première fois pour laisser passer. Là est l’acte le plus contraignant. Ouvrir l’autre monde sans y tomber. Déchirer le voile pour y passer une main et saisir. Cela devient alors d’une facilité déconcertante et… Dangereux également. J’ai plus d’un milliers de fantômes qui sillonnent cette ville ou errent à mes côtés mais… c’est trop. La magie noire a un prix. Le champ de ses possibles dépasse l’entendement, c’est ce qui la rend si dangereuse. Imprévisible. Après la bataille, je mettrai un terme à cela. Du moins en grande partie je l’espère. Il est possible qu’Emily vienne à disparaître pour un temps. Quelques jours peut-être. » Si tout se passait bien. Si l’enseignement de son jumeau se faisait sans heurt et portait ses fruits. « Le temps de me construire une solidité pour résister à ses affres et sa folie. » Il pencha sensiblement la tête sur le côté. Au moins, il l’avait avertie sur ce point. Les esprits étaient liés à lui et à sa capacité à les gérer. « Emily vogue entre deux mondes. Les esprits revivent en boucle leur existence. Il n’est pas possible pour eu d’évoluer, de changer d’avis. Du moins pas si facilement. Pour être honnête, je serai probablement déjà mort quand votre grand-mère aura décidé de me faire confiance. » C’était immuable en apparence, mais cela pouvait changer, force de temps. « Si globalement les mondes des morts peuvent être calmes… Je pense qu’on ne puisse pas en dire autant du Purgatoire. » Ce lieu où finissaient les êtres sans âme, errant et se battant les uns contre les autres, se détruisant, fuyant pour survivre, terreur au ventre. Il était bien heureux de ne pas finir là bas… Quoique l’enfer qui l’attendait, lui le sorcier corrompu à la magie noire, risquait de ne pas être plus confortable. Rejoindre le Royaume de Mortimer… Non.. Jamais. Il devrait trouver une autre alternative, un moyen de court-circuiter le cycle naturel.

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« Reste »

Dim 28 Aoû - 22:30
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Évidemment, de manière pratique, la mort de Emily était avantageuse. La petite louve resta à fixer l’extérieur de la fenêtre lorsqu’il lui répondait, sans bégayer, mais conscient de la délicatesse de leurs conversations. Évidemment que normalement, elle ne devrait pas être tuée, mais Meade se fichait que ce soit pratique de garder une personne ou une autre en vie, elle ne voulait pas que quelqu’un d’autre meurt par sa faute par sa soif égoïste de savoir et sa conscience qui ne savait s’apaiser. Elle eut un pincement au cœur en entendant sa réponse finale, inévitable, sa gorge se nouant un peu. La jeune louve baissa un peu le visage contre la main qui l’appuyait. Elle ne lui en voulait pas, elle ne le pouvait pas. Mais lui ne semblait pas comprendre et il restait, toujours froid et voyait les choses de cette manière trop professionnelle alors qu’il s’agissait de vies.

« Je comprends. » Avait-elle dit, dans un souffle, sans colère elle ne voulait pas qu’il la croit rancunière. « Vous voulez guérir votre jumeau, Morghann. Je souhaite avoir encore quelque chose ou un brin de famille à la fin de l’année. Emily est morte. Je ne vais pas m’entourer de fantômes pour toujours…Je suis certaine que vous comprenez qu’il ne s’agit pas toujours d’être rationnel. »
Mais il ferait ce qui l’avantageait le plus. Et ce qui l’avantageait était de garder Meade en sécurité et en vie, alors il le ferait pour arriver à la fin de ce projet, pour arriver à guérir la blessure de son frère, dont Emily l’avait prévenue. « Je sais que vous n’êtes pas cruel. Et je comprends que c’était nécessaire…je serais peut-être morte si ce n’était d’elle et de vous. J’en suis reconnaissante mais parfois il y a plus important que juste…l’utilitaire… »

Elle aurait accepté de fuir, devant cette lueur d’espoir et on lui avait arraché aussitôt. Elle aurait pourtant dû s’y attendre en posant un geste aussi radical, que d’aller faire la connaissance de quelqu’un alors qu’elle venait d’entendre sa mise à mort être prononcée par les siens. La petite louve eut du mal à entretenir la conversation pendant le reste du trajet, il lui semblait que toutes leurs discutions prenaient une tournure dramatique ou morbide. Morghann était distant, leur seul lien était l’entente qu’ils avaient fait et la nature de celle-ci n’avait rien de réjouissante. Il l’avait prévenu, elle ne pouvait pas se plaindre.

De longues heures, la jeune louve finit par sortir des écouteurs qu’elle brancha sur son téléphone, fermant les yeux en laissant la musique la distraire. La tête accotée sur la ceinture de sécurité, retombant près de la fenêtre, ses paupières s’ouvraient de temps à autres pour regarder où ils en étaient. C’est lorsque la voiture s’arrêta qu’elle s’était endormie un peu plus profondément, elle prit quelques secondes avant d’ouvrir les yeux, puis retira un des deux écouteurs. Elle arrêta la musique avant de ranger le téléphone dans sa poche, l’appartement était à un coin de rue.

La petite louve sentait l’histoire se répéter, seulement cette fois, elle devait entrer dans un appartement et monter quelques escaliers avant d’arriver à la porte. Allait-elle seulement la laisser entrer ? Et si elle n’était juste pas là ? Lorsqu’elle cogna, la porte s’ouvrit devant une jeune silhouette, du moins plus que celle du fantôme, ainsi qu’un petit appartement bien rangé et décent. Elle voyait Emily, émue, mélancolique, regarder sa fille. Cela devait-être difficile de ne pouvoir lui parler, alors qu’elle aurait pu lui dire au revoir.  « Bonjour…Je m’appelle Meade j’ai…connu votre mère. Ne vous inquiétez pas je ne suis pas de ceux qui lui voulaient du mal au contraire. Peut-on parler ? »  

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" parfois pour avancer il faut sortir de sa zone de confort et laisser son corps derrière"
- Meade Camille Alexander, 2016

Lun 12 Sep - 6:14
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Cela sonnait à l’entrée. Les deux femmes se regardaient et Mary laissa Emma se lever pour ouvrir, sans pour autant baisser sa vigilance. Emma n’avait que peu d’amis. C’était une femme craintive et les événements qu’elle avait vécu étant jeune y étaient probablement pour quelque chose. La seule personne en qui elle avait confiance, c’était Mary. Mary qui buvait son thé, l’ouïe à l’affût. Elle avait délicatement posé sa tasse sur la table basse du salon et à pas feutrés, elle s’était approché de l’entrée.

Emma avait ouvert la porte. Ses cheveux étaient blonds, tressés, des yeux gris très clairs. Le regard craintif, les mouvements hésitants, les lèvres pâles entrouvertes. Elle la détaillait du regard et Meade pouvait sentir une chose étrange voire inquiétante : si Emily observait sa fille avec la tendresse d’une mère, la jeune femme n’était plus une créature. Elle n’avait rien de l’odeur habituelle du loup-garou, Meade ne la reconnaissait pas comme l’une de ses paires. Quelque chose cloche dans l’histoire. Quelque chose ne colle pas. Emma n’aurait pu être à l’origine du remède si elle n’était un loup-garou.

Mary approche, ouvre la porte un peu plus grand pour voir et être vue. L’exorciste affichait un sourire, histoire d’être un minimum accueillante envers les rares amis d’Emma, mais elle comprit vite dans le regard de la jeune femme que Meade n’était pas du tout une figure connue. Le contenu de ses paroles non plus. Mary finit par lui prendre la main : « Oui, bien sûr, rentre. » Ton doux, amical et pourtant lorsque la main de Meade fut en contact avec l’alliance en argent de Mary, la douleur vint, brûlante. L’exorciste ne la lâcha pas, attira la louve à l’intérieur et claqua la porte.

Sa seconde d’après Meade avait un revolver pointé en sa direction : « Une louve. Qu’est ce que tu lui veux ? » C’était tout de suite moins amical, plus suspicieux. Elle lui avait accordé le bénéfice du doute mais savoir qu’il s’agissait d’une créature l’inquiétait. Emma était son amie, et elle avait suffisamment souffert pour qu’elle la laisse en pâtir à nouveau. Les loups étaient derrière elle et devaient faire partie du passé. Non pas se pointer un beau matin la bouche en cœur.

Dim 25 Sep - 17:11
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Le regard clair croisa celui d’Emily, elle fronça les sourcils, sentant l’angoisse monter à sa gorge. Quelque chose n’allait pas et voir qu’Emma n’était pas seule était d’autant plus inquiétant, elles ne pourraient pas parler en paix. Elle ne sentait pas le loup, elle ne laissait aucune odeur, elle n’était catégoriquement pas des siens. Mais c’était elle, cela ne pouvait être qu’elle, elle avait même ses yeux et quelques-uns de ses traits. Elle l’avait vu, sur les photos de la petite maison maintenant souillée du sang d’Emily, elle se souvenait.

Elle ne voulait pas de cette main, de cette brûlure qu’elle ne pouvait identifier, mais sa main tremblait et voulait s’échapper, elle ne la lâcherait pas, et lorsque Meade put se détacher de l’alliance brûlante elle rassembla ses mains, dans un mouvement de méfiance et de défense, elle reculait, regardait la brûlure. Cela n’était jamais arrivé, son père s’était toujours assuré que Meade ne soit jamais en contact avec un objet argenté. Elle fut terrorisée lorsqu’elle leva la tête devant un revolver chargé. Non, cela ne pouvait pas être aussi bête, elle était là tremblante et ne pouvait rien faire. Ni contacter Morghann de son téléphone, ni simplement faire demi-tour et fuir. Elle pouvait leur expliquer, mais cette arme chargée en sa direction était le point de non-retour : Elle ne voulait plus faire cela et elle ne pouvait pas y renoncer immédiatement.

Tremblante, elle trouva le courage de parler, alors qu’il y avait tant à expliquer en si peu de temps. Une chasseuse, s’empêcherait-elle de la tuer même si elle expliquait ? Elle parlait d’une louve, mais ce n’était qu’une jeune fille qui réagissait à présent.
« J’ai tenté de sauver Emily avant…qu’elle…Elle ne voulait pas, je voulais lui parler, ils ont dit qu’elle avait quelque chose à voir avec un remède je voulais essayer… » Elle pouvait à peine expliquer convenablement dans la panique, les mèches de cheveux blonds se plaçaient devant son visage mais ne camouflaient pas l’horreur.
« S’il vous plait poser cette arme je ne peux même pas me transformer je veux juste que ça cesse je ne veux plus faire de mal... » Son regard se posait sur l’ancienne louve, le souffle court.
« Elle vous aime, cela se voyait dans ses yeux. J’aurais vraiment aimé pouvoir l’aider, elle était la première à me montrer autre chose que la banalité de la mort et du sang. Elle était bornée à se laisser tuer pour que les loups ne me tuent pas eux même… » Puis elle posa son regard sur la chasseuse, la petite louve sembla s’être calmé, assez pour parler, assez pour expliquer.
« Ils n’arrêteront jamais de faire des massacres. Ils croient même que c’est légitime, puisque c’est leur nature. C’est ce qu’ils ont tenté de m’apprendre. Mais leurs victimes meurent, agonisantes, ils ne peuvent qu’attendre la fin de leur agonie et cela peut être long. Je veux…trouver le remède…Je ne peux pas effacer le sang derrière moi mais… »

Elle baissait la tête, dans l’espoir de ne pas recevoir une balle. Sa main gauche tenant toujours la droite contre son ventre.

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" parfois pour avancer il faut sortir de sa zone de confort et laisser son corps derrière"
- Meade Camille Alexander, 2016

Dim 25 Sep - 19:46
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[HRP : Je suis navrée pour le délai de réponse. Un peu à la bourre en ce moment x.x]


L’exorciste arqua un sourcil perplexe devant la première explication de Meade. Bien qu’elle en comprenait vaguement le sens, la jeune femme ne pouvait pas vraiment compter sur la louve pour s’exprimer convenablement. Ces petites bêtes avaient un langage très prolixe mais complètement illogique lorsqu’il avaient ce genre d’arme pointée sur eux. Probablement y avait-elle été un peu fort. Elle savait aussi d’expérience qu’il s’agissait de la manière nécessaire pour obtenir des réponses et surtout : rester en vie. A n’en pas douter : les humain n’avaient d’une toute petit liquette de chair pour garantir leur survie. Pas très résistante d’ailleurs. Les choix étaient vite fait lorsqu’il se portait entre l’inconscience et la prudence. Mary lui laissa quelques secondes pour éclaircir d’elle-même ses paroles. Là, voilà, c’était mieux. Emma restait en retrait, le corps tendu dans une crainte tangible là où la rousse se posait fermement entre les deux, comme un rempart, droit, solide, croyant.

Les yeux d’Emily devinrent d’un noir de jais, comme s’il s’était agi de ceux du nécromancien qui la maintenait en ce monde. L’esprit vint se placer entre le canon de Mary et Meade, le regard planté dans celui de Meade, visiblement positionnée à cette place pour servir de bouclier si l’exorciste avait l’audace de tirer. Emily avait l’air confiante et adressait un sourire rassurant à la petite louve pour en étant pas vraiment elle même : Morghann la contrôlait sans nul doute.

Mary coula un regard sur son amie, un petit sourire naissant dans le coin de ses lèvres. « Elle me rappelle quelqu’un, tu ne trouves pas ? » demanda-t-elle alors, dans un sous entendu que les deux pouvaient comprendre, et Meade partiellement. L’exorciste baissa son arme, canon orienté vers le sol, mais elle ne le lâchait pas pour autant. Elle voulait que la jeune louve se détende. Son récit collait et même s’il y avait encore quelques points à éclaircir, le tout était globalement satisfaisant. Elle poussa un soupir, observant alternativement Meade et Emma. « Tu sais Meade, le remède n’est pas une solution à tout. Avec lui, tu passeras ton temps à courir après tes erreurs et celles des tiens. Fabriquer cela demande du temps, et une implication épuisante. Un puissant dévouement pour une rédemption. »

Mary replaça la sécurité sur son arme et la rangea avec soin mais toujours à portée dans l’urgence. « Je m'appelle Mary. J’ai fait un risotto aux champignons, tu aimes ça ? » l’interrogea-t-elle soudain, comme si elle venaient de faire naturellement connaissance, et qu’elle ne lui avait pas pointé son arme dessus le moins du monde. Ses pas conduisirent la jeune femme dans la cuisine. Emma croisait les bras, baissait les yeux comme si elle voulait se faire toute petite et disparaître. « Je… Je suis désolée. Les loups sont derrière moi, je… N’ai pas envie de.. Revenir dans tout cela. Probablement que… Tes intentions sont bonnes mais je… Non… C’est fini. » Elle avait une petite voix, timide, effacée, basse, comme si elle craignait que le ciel lui tombe sur la tête d’une seconde à l’autre.

Mary revenait avec un plat de risotto dans les mains avec un joyeux : « A table ! », un ton chantant, ravie d’avoir une invité supplémentaire pour lui dire des nouvelles de sa recette. Les yeux d’Emily avaient repris une teinte normale alors qu’elle observait affectueusement sa progéniture, peine dans le regard. Emma suivit Mary dans la salle à manger / salon. C’était un appartement bien rangé. Sans tomber dans le grand luxe, c’était confortable et propre. « Tu viens de Last End ? » demanda Emma à Meade : « Tes parents… Ne t’ont pas suivie ? » l’inquiétude perlait dans ses paroles.

Sam 22 Oct - 21:46
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Elle releva la tête, croisant le regard…noir d’Emily? Ses yeux inquiets, translucides, au travers du fantôme, regardaient en direction de Mary. Elle secouait doucement la tête, non, un fantôme ne pouvait pas mourir, disparaître ? Cela lui donnerait assez de temps pour prendre la porte et courir, prendre la porte, le plus rapidement possible. Morghann, il pouvait prendre son contrôle ? Quelque chose en elle n’aimait pas qu’il puisse l’utiliser, si ce n’était de son gré, elle ne voulait pas que la vielle louve agisse sans en être consciente, c’était ce qui révulsait le plus Meade de ses transformations.

La petite main s’échappait sur le mur, glissait doucement vers la droite, tremblante. Elle avait baissé, puis rangé son arme et maintenant, Meade voulait partir, courir. Elle fronça les sourcils, regardant à leur tour l’ancienne louve et la chasseuse. Qui, à qui ressemblait-t-elle ? La petite louve reprenait souvent les mots que Morghann avait utilisé pour la convaincre, lorsqu’elle devait expliquer, puisque c’est la raison qui avait le plus enclenché sa culpabilité.

Hormis cette main qui voulait s’approcher de la poignée, Meade restait immobile, comme une petite bête un peu traumatisée, elle respirait l’angoisse. Elle ne les suivit pas, pas tout de suite, lorsqu’elles se dirigèrent vers la cuisine. Allait-t-elle renoncer pour des balles d’argent ? Morghann aussi en avait, et il l’avait enfermé, il aurait pu la tuer lors de ces nuits. Et elle avait persévéré, malgré l’énergie, elle n’avait pas fait cela pour rien.

Elle rassembla ses mains, ses pas s’approchant lentement des deux humaines, les tremblements se calmaient doucement, mais son regard clair les évitait. « Je ne prétends pas pouvoir trouver rédemption. Mais quelqu’un doit les aider… »

Même si elle ne se transformait plus jamais, les autres continueraient de faire des dégâts et personne ne pouvait réparer cela. Elle n’avait pas répondu à la question de Mary, tentative malheureusement non concluante d’apaiser l’atmosphère. À vrai dire, elle n’avait jamais mangé cela, alors elle ne savait pas. La petite louve s’assied, droite, malgré ses yeux noirs, ses cheveux coupés, elle gardait cette allure de jeune fille sage, comme son père lui avait demandé de garder cette image, c’était devenu un mécanisme de défense. Cela l’avait protégé des soupçons, de la peur de beaucoup de personnes par le passé. La petite louve hocha la tête, les yeux baissés. « Non. J’ai menti, j’ai dit que je partais avec un garçon et des amis, alors il est trop en colère pour vouloir me suivre. » Elle avait appris à paraitre avec son père, elle avait appris à mentir seule. Alors il ne pouvait le différencier, surtout lorsqu’elle jouait sur ses cordes sensibles. « Ma mère est humaine, elle est partie il y a longtemps. Tu as peut-être entendu parler en fait… Ils s’amusent à le répéter. » Elle roulait les yeux, puis esquissait un sourire, un souffle qui imitait un rire. Meade avait appris à se foutre des rumeurs, elle avait trop entendu de choses pour ne pas réaliser que les gens oubliaient leurs bons sens lorsqu’ils se mettaient à propager les ragots.

La petite louve baissait la tête en regardant ses mains qu’elle gardait ensemble, jouant avec un ongle, alternant entre les doigts. « Tu sais lorsque j’ai appris que tu vivais loin de last end et qu’il n’y avait pas de morts concernant des loups là où tu étais, je me suis dite qu’un jour, j’aimerais aussi quitter last end, aller vivre toute seule quelque part, passer un téléphone à mon père parfois pour éviter les problèmes. Je comprends ta peur. Je peux m’en aller si tu veux, j’ai peur moi aussi, depuis le début. Ta mère m’as dit que c’est toi qui était douée avec les herbes, pour fabriquer le remède. Je lui ai demandé si je pouvais te contacter, pour être certaine de ne pas manquer ce que je veux faire, puisque je n’ai qu’une chance. Elle était hésitante, mais elle a accepté.

Je voulais juste savoir…ce que tu avais utilisé. Je sais que c’est effrayant, mais beaucoup de gens en auront besoin. »


Elle soupirait, non elle ne pouvait pas supporter l’image d’une autre personne agonisante, que personne ne pouvait aider. « Mais si tu désires que je m’en aille, je prendrai la porte. Tu n’as qu’à me le demander. »

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- Meade Camille Alexander, 2016

Dim 6 Nov - 20:10
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Mary arqua un sourcil face à la manière dont Meade semblait certaine de ne pas avoir été suivie. Fut un temps où elle-même avait fait le mur pour échapper aux lois du logis, mais elle ne partait pas aussi loin de chez elle en règle générale. L’infirmière servait une à une les assiettes dans un silence religieux, écoutant avec le soin attentionné d’une mère les propos de la jeune louve. Emma observait alternativement Meade, Mary et son assiette, comme si elle y cherchait de l’inspiration. « En vérité, il ne suffit pas de partir loin de Last End pour avoir la paix et… Éviter les morts. Cela fait déjà quelques années qu’on ne m’enferme plus. Parce que je ne me transforme plus. » fit-il la jeune femme avant d’essayer de manger quelque chose. Du moins avait-elle pris sa fourchette. Elle remuait les grains de riz sans qu’aucun ne vienne véritablement à sa bouche. Elle cherchait principalement à s’occuper les mains. Son regard s’était assombri à l’évocation de sa mère. C’était un peu remuer le couteau dans la plaie que d’invoquer ainsi la défunte.

« J’ai utilisé l’angélique des bois, l’artemisia vulgaris, la rue veineuse, le trèfle et le lierre terrestre. » lâcha-t-elle presque subitement. Comme si elle en avait plus rien à faire de mourir, elle qui était si craintive. « Ton venin pour base. L’angélique des bois pour guérir les morsures des bêtes enragées. L’artemisia vulgaris pour contrer les effets du poison. La rue veineuse pour purifier. Le trèfle à quatre feuilles pour rompre le sort. Le lierre terrestre pour… Reconstruire. Ton sang pour te punir. »  Elle planta enfin sa fourchette dans son plat pour en prendre une grande bouchée. Si elle avait pu s’étouffer avec elle en aurait été ravie. « J’espère que tu pourras les aider mais… Ne rêve pas tant de ton petit coin loin de Last End. Il n’existe pas. Il n’existe jamais. Ils sont toujours là, dans ta tête, dans tes cauchemars. Tu ne t’en défais jamais. Tu n’oublies pas une malédiction. Et lorsque tu essaies seulement… D’autres sont là pour te la rappeler. » claqua-t-elle. Elle lui en voulait à Meade, même si elle se doutait bien que ce n’était pas ce que cherchait la jeune louve. Le monde qui l’entourait avait le dont de la replonger dans un passé dont elle voulait tourner la page.

Mary s’assit à sa place, lentement, tête basse. Elle sentait l’amertume dans le cœur de son amie, une part de cette amertume était dirigée contre l’exorciste, il aurait été futile de se voiler la face. « Celui que j’ai sauvé est mort. La mère est morte pour nous protéger. Elle est restée en arrière… Pour me laisser en sûreté. On a pas besoin d’être une créature monstrueuse pour… Semer la mort derrière soi. Qu’importe le nombre que tu sauveras… » Les yeux de l’ancienne louve se gorgeaient de larmes : «  Autant mourront. La magie… La magie a un prix. Rien n’est gratuit. Tu finiras toute seule. » Elle déglutit avec difficulté avant de quitter la table et de s’enfermer dans sa chambre sans réclamer son reste. Mary resta statufiée, dans cet instant de gêne pesante qui embrumait l’atmosphère. L’exorciste entrouvrit les lèvres avant de les refermer, ne trouvant rien de plus à dire, le cœur serré, mais si elle n’avait pas bouger de sa place, c’était qu’elle savait pertinemment que ça n’était pas le moment d’aller parler à Emma.

Mar 6 Déc - 13:26
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Regardant un peu le vide, Meade restait pleines de questions. Comment faisait-elle pour ne plus se transformer, lever la malédiction ne plus être une louve…Et trainer avec une chasseuse. Les mains sur les cuisses, la jeune fille avait l’impression d’un sermon, elle n’avait pas envie de toucher au repas, elle n’allait pas manger ce que celle qui avait braqué un pistolet sur elle avait fait. Elle lui avait balancé les ingrédients comme si elle lui lançait quelque chose à la figure, un peu figée, désorientée, Meade cherchait son téléphone pour ouvrir le bloc note et écrire, absorbant l’information rapidement, mais le malaise était tellement intense qu’elle avait envie de prendre la porte, immédiatement, même sans les informations dont elle avait besoin.

Et c’est en baissant la tête, par accumulation, de peurs, de frustrations, de pression, de culpabilité, qu’elle se sentait écrasée. Elle voulait rentrer, mais pas chez son père. Elle voulait un chez-elle, un endroit où elle n’aurait pas peur de finir dévorée ou flinguée. La petite louve attendit d’entendre la porte se refermer avant de laisser couler les larmes, silencieuses, tenant son téléphone comme la seule chose pouvant occuper ses mains à ce moment. « Je sais. » Souffla-t-elle qu’à elle-même. Elle avait dit à Emily qu’elle méritait de mourir, pour ce qu’elle avait fait. Puisqu’elle ne savait pas combien de vies elle avait pris, si elle disparaissait, ce ne serait que justice. Mais tout ce qu’il y avait autour d’elle c’était un père improvisé qui ne comprenait pas, qui pourrait la tuer s’il le devrait et des frères qui la considéraient comme une idéaliste. Et cet Earl qui ne faisait que servir ses intérêts, bien qu’elle l’ait accepté, qui avait un pistolet à balles d’argent de côté pour elle.
Elle était déjà seule.

La petite louve se leva, jetant un regard noir à l’exorciste, Mary la retiendrait-elle ? Comment pouvait-elle seulement avoir cette attitude quand elle venait de la braquer ? « Désolé, je n’ai pas faim quand j’ai l’impression que ma vie est en danger. Je vais passer mon tour pour aujourd’hui. »

Elle soupira avant de passer sa manche sur ses joues, se calmant un peu en rangeant son téléphone dans son sac. « Dites-lui que je suis désolée. Dites-lui que c’est ma faute…s’il vous plait. Elle n’a rien fait. Cette malédiction, c’est eux qui la trainent, pas elle. Et moi je n’ai pas réussi à la convaincre de vivre. Je veux réparer ce que j’ai fait, au moins une partie, au moins un peu…Alors ne me chassez pas, pas tout de suite. Dans un an, je ne serai plus utile… »

Morghann se serait-il déjà débarrassé d'elle, à ce moment? Et sa famille, elle, serait-elle ordonnée de la tuer?

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- Meade Camille Alexander, 2016

Ven 13 Jan - 6:46
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Mary poussa un soupir. Elle n’avait pas plus faim que Meade à présent, même si ce n’était pas pour les mêmes raisons : sa vie n’était pas menacée. Elle acquiesça de la tête : elle n’allait pas se vexer de son refus de déjeuner. Elle releva ses prunelles azurées sur la petite louve et replaça l’une de ses mèches rousses derrière son oreille : « Je lui dirai quand… Quand elle sera disposé à entendre qui que ce soit. » Pas pour l’heure, elle devrait laisser la situation se décanter lentement. Elle adressa un sourire attristée, comme pour chercher à lui remonter le moral. Elle hésita un instant, puis entama la vérité. Le mensonge n’avait jamais été prôné par sa religion. Bien au contraire : « Je ne te chasserai pas, Meade. Il y a quelques années déjà que je ne chasse plus les créatures. Cela ne signifie pas que je doives tout oublier et ne pas m’en prémunir. » expliqua-t-elle au sujet de l’arme à feu. Elle avait tué des créatures, elle en tuait encore lorsqu’elle n’avait pas d’autre choix. Mais les chasser… Les poursuivre, les traquer… Non plus jamais. Elle avait d’ailleurs laissé la vie sauve à Meade.

« Tu peux y aller, si tu veux et… Je te souhaites de mener à bien ton projet. C’est un choix extrêmement bienveillant de ta part, d’un altruisme sacrifié. Et dans un an, je te sauverai. » C’était peut-être prétentieux et eu égard de l’état dans lequel se trouvait Emma, c’était même déplacé mais l’exorciste en restait persuadée : l’ancienne louve ne laissait plus de cadavres derrière elle cela lui faisait bien plus de bien qu’elle ne l’avouait. Mary remonta sa manche pour y laisser voir une marque : « Tu vois, moi aussi je suis marquée. Mais par une bénédiction et non une malédiction. » C’était de l’énochien, la langue des anges. En leurs mots, il y avait écrit ‘Miséricorde’ sur son bras. « Je brise les malédictions et lorsque tu auras atteint ton but, je briserai la tienne. » Elle ne lui demandait pas son consentement. Elle était exorciste et chassait le Mal. Combien de possédés par un démon avaient essayé de la supplier sans qu’elle ne faiblisse.

« Tu seras humaine... » Une humaine sans âme mais elle cesserait à la fois de tuer et d’être la proie du Vatican. Elle aurait pu le faire dès à présent, mais elle savait maintenant ce que cette quête représentait pour Meade. Mary n’était pas l’intransigeance des anges, elle était humaine et en cela, elle ne pouvait que désirer que la petite louve s’accomplisse. « Si tu as besoin de moi, si tu es en difficulté… Prie les anges et le Seigneur. Ils m’enverront à tes côtés. » Elle n’était pas son ennemie. Elle pouvait la protéger, comme elle avait protégée Emma. Rien n’était jamais pleinement simple, ni parfait, mais elle avait fait de son mieux.


Fini, sauf si tu souhaites répondre/conclure ? Joli RP ♥

Ven 27 Jan - 17:24
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''Savez vous ce qu'est la famille? ''' (Morghann)
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