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 And you let her go | Ayzebel

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L'étrange sous la normalité : Enfant cadet du Patriarche Earl, il est un héritage refusé, s'extrayant de la nécrose gangrénée de sa famille.
Tell me More : Jumeau d'Howard - Fils de Pryam
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20 janvier 2016



Des mauvaises nouvelles. Morghann avait suivi l’affaire de près, autant qu’il le pouvait. Affairé sur l’évasion du Réanimateur, les cadavres n’avaient pas manqué et près d’un mois après l’évasion, il bouclait seulement ces dossiers, au terme de ce qu’il pourrait accomplir. Le retour d’Howard à Last End avait été apprécié, bien que le cadet n’eut pu pleinement en profiter jusqu’alors. Le temps semblait manquer à ses journées et c’était à peine s’il pouvait à peine profiter de son aîné gémellaire. Dans un même temps, après les événements de décembre, l’approcher devenait compliqué, même pour lui, de culpabilité rongé, il ne savait comment l’aborder. D’autant plus qu’une autre affaire commençait à gronder au Cénacle et portait le nom d’Ayzebel. Il avait espéré que la situation ne s’envenime, que les recherches et enquêtes s’achèvent vers un abandon des poursuites mais… La nouvelle était tombé dans le cercle proche de Pryam : le sorcière allait passer en liste noire. Avec Anthony, Morghann avait, en amont, préparé l’exil de la jeune femme si les choses venaient à s’envenimer… Et c’était le cas. Le Cénacle n’avait que peu de choses au sujet de la complicité de la sorcière. Mais son affection réciproque semblait être un levier dont les Hautes Sphères ne semblaient vouloir se priver. La libraire dans la poigne de Pryam et c’était un moyen de pression sur le Réanimateur. Son efficacité restait à démontrer mais Morghann ne doutait pas que son père refuse de faire couler un peu de sang si cela pouvait affaiblir cet homme qu’on devait à tout prix arrêter.

La nuit était tombée, ce qui arrivait assez tôt en plein hiver. Parmi les flocons de neige, son chemin s’était fait dans l’ombre et le silence. Le couvre-feu imposait la fermeture des boutiques avant que le soleil ne se couche. Aussi ne fut-il pas surpris que Noir d’Encre soit verrouillé. Les morts camouflaient son passage : il savait la libraire surveillée, ce n’était peut-être qu’une question d’heures ou de jours avant que la section spéciale ne débarque chez elle. Il ne devait pas être vu s’il voulait pouvoir montrer encore patte blanche. Il entra, jusqu’à son appartement. Les portes de l’Endroit n’étaient pas, pour lui, un obstacle. Il appréhendait ses retrouvailles. Depuis leur séjour à Noël, il n’était pas venu la voir, par manque de temps mais également pour ce qui s’était passé au marché des Trolls et la surveillance cachée dont elle avait été victime. Il n’aurait pas été prudent de sa part de venir… Et ils avaient probablement tant de choses à se dire et si peu de temps. Une part de lui était prêt à accueillir ses reproches légitimes, une autre refusait presque qu’on vienne lui reprocher quoi que ce soit. Anthony était déjà un sujet assez difficile pour lui-même, l’aborder avec Ayzebel ne faisait que complexifier le tout. Il entra et ses noires prunelles affichaient ce même masque froid et impassible lorsqu’elles se posèrent sur elle : « Ayze’. » souffla-t-il, bas, grave, avant de refermer la porte derrière lui. Son pas lent et pourtant aussi mesuré que ferme claqua sur le sol lorsqu’il s’approcha d’elle, glissant une main sur sa joue, allant jusque dans son cou. « Comment te portes-tu ? » demanda-t-il, toujours aussi grave, mine fatiguée, avant toute annonce de mauvaise nouvelle. Il n’était certain d’être en mesure d’entendre la réponse et pourtant, il la lui avait posé, parce que son bien-être passait avant ses propres aspirations et désirs. « Je n’ai pas de bonnes nouvelles… » ajouta-t-il après un temps de silence. « Mais… Tu dois t’en douter. » Après ce qui s’était passé au marché des trolls, elle devait bien se douter que son échange avec le Réanimateur ne serait pas au goût de tous. C'était dur de la regarder... Mais qu'y pouvait-il ? Il ne pouvait fuir, même si ça lui faisait mal.

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« Reste »

Dim 17 Juil - 19:14
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Malgré ce merveilleux noël passé ensemble, Morghann n'avait jamais été si distant. Et pour cause, cette histoire avec le réanimateur commençait à mettre une pagaille monumentale et c'était peu de le dire.Pourtant Ayzebel avait eu bien plus important à penser de son côté, en l'espace de quelques semaines sa vie avait été totalement bouleversé et surtout... écourté. Si l'annonce d'un pouvoir trop puissant pour son corps avait été difficile à encaisser, celui des portes incrusté dans son frêle petit corps l'avait glacé jusqu'au os. Elle n'était rien d'autre qu'une bombe à retardement et la pensée la plus joyeuse qui avait traversé son esprit était qu'il valait mieux que son don la fauche rapidement pour éviter un désastre. Dans cette douloureuse épreuve, Howard était devenu son seul point d'encrage, la seul chose qui lui donnait encore l'intelligence et la force de ne pas se mettre une balle dans la têt. Ni Morghann, ni Anthony n'était au courant du drame qui pesait sur ses épaules. L'un était trop occupé et devenu un fantôme, pour l'autre, elle n'avait aucun moyen de le joindre. C'est dans une solitude plus dur que jamais que la sorcière s'était enfermé, sa librairie avait été sa bulle et pendant des semaines, Ayzebel avait eu l'impression d'avoir fait un bon dans le temps, remontant plus de six mois en arrière. Elle se sentait à nouveau comme cette femme qu'elle avait été, seule et triste, se demandant où était l'intérêt de la vie. La souffrance physique et mental qu'elle endurait malgré la surveillance d'Howard et des Khans la brisait à une vitesse alarmante. Une chance finalement que Morghann ne soit pas là pour assister à sa chute...

Pourtant, ce vingt janvier allait marqué un tournant dans la vie de sorcière qui ne se doutait pas instant que son calvaire allait encore monter d'un cran. Alors que la boutique venait de fermer et que la sorcière mettait de l'ordre sur son comptoir, le nez plongé dans les comptes, la portes s'ouvrit, déclenchant le bruit d'une clochette tendit que la planche en bois se grava soudainement d'une lune noircit, signalant la présence d'un membre de l'envers. Ayzebel leva le nez de son livre de comptes et des chiffres positif qui y étaient inscrit avant de porter son regard sur le nouvel arrivant. IL était là, Morghann... Tout aussi grand, élégant, la mine grave. Le cœur de la Tenak loupa un battement alors que son visage pâle se fendit d'une expression de joie intense et sincère.

« Morghann !!! »

S'exclama t-elle avec un bonheur non dissimulé. Durant ce mois qui s'était écoulé, elle n'avait eu de lui que quelques appels téléphoniques, des sms envoyé sur le pouce. Elle ne lui en voulait pas le moins du monde, elle savait pourquoi il était absent, elle savait aussi qu'il ne l'avait pas oublié. Jamais. C'était une pensée suffisamment réconfortante pour qu'elle l'accueil, en cet instant, avec ce même sourire qu'elle lui avait offert durant leur réveillon de noël. Rapidement elle lâcha son stylo, sautant de chaise haute et contourna le comptoir avant de courir vers lui malgré les talons aiguilles sur lesquels elle était perché avec une élégance toute particulière. La main de Morghann lui arracha un long frisson alors que la sienne se posa dessus à son tour, caressant ses doigts des siennes avec une douceur toute particulièrement. Sans attendre, elle saisit sa main venant plaqué ses lèvres contre sa paume dans un baiser hâtif qui trahissait un manque évident alors que son ami et amant la questionnait, inquiet. Une vague de culpabilité envahit Ayzebel dont le regard se darda immédiatement sur le faciès du Earl. Si elle allait bien ? Seigneur, elle était entrain de mourir à petit feu... Et il lui était impossible de le lui dire. C'est alors qu'elle remarqua l'expression de son aimé, il était grave, plus sombre que jamais.

« Morghann ? Amour, qu'est-ce qui ne va pas... ? »


Souffla Ayzebel alors que son sourire fondit aussi vite que l'inquiétude la gagna. Instinctivement, sa main libre se glissa dans l'ouverture de son chemisier, ses doigts serrant le pendentif de jade dont elle se séparait rarement depuis noël. Le bijoux la suivait, de jour comme de nuit, nue ou habillé, même sous la douche.Il était à ses yeux, l'expression de l'attachement de Morghann et n'avait, de ce fait, une valeur immense à ses yeux. Quand la voix du Earl s'éleva à nouveau, ce fut pour lâcher une affirmation. S'en douter ? Mais se douter de quoi, au juste ? Perplexe, la sorcière fixa son aimé longuement, secouant légèrement la tête en signe d'incompréhension et souffla.

« Non... Mais de quoi est-ce que tu parles ? Il t'es passé quelque chose... ? Morghann, quelque chose t'es arrivé ? Je t'en prie dis moi ce qui ne va pas, tu me fais peur enfin !!! »

le plus ironique était de la voir paniquer à l'idée que ce soit lui qui soit en mauvaise posture alors que c'était elle. Elle qui s'était attirer les foudre du cénacle sans le savoir, sans le vouloir, elle qui détenait un secret aussi gros qu'une montagne, elle qui avait mourrait par la magie même qu'elle avait si ardemment désiré.

Dim 17 Juil - 19:53
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Morghann resta un long instant à cligner des yeux face à la réaction d’Ayzebel. Se pouvait-il qu’elle ignore, qu’elle ne se doute pas que son action ait des répercussions dérangeante pour son avenir ? Face à son inquiétude qui grandissait, il avait entrouvert les lèvres pour lui répondre, la calmer, l’arrêter, mais elle était déjà partie trop loin pour qu’il y mette les formes. « Stop. » fit-il fermement. Il arrêtait le processus de ses réflexions avant de résoudre la situation bancale dans laquelle ils se trouvaient. « Je vais bien. » Du moins, autant qu’on le pouvait avec des journées comme les siennes, Scotland Yard en pleine effervescence. Il ne s’en plaindrait toutefois, il y avait de pires situations que la sienne et il appréciait son travail malgré qu’il implique qu’il doive ramasser les cadavres de son frère. Il avait encore sur les lèvres le goût de son baiser, elle était touchante de s’inquiéter pour lui. Il n’y avait bien que ses frères pour agir ainsi d’ordinaire, quoiqu’ils le faisaient avec leurs mesures respectives et leur faculté à réprouver l’agitation qu’ils avaient en eux.

Son corps se tendait à mesure qu’il savait quelle déduction viendrait ensuite. Si ce n’était pour lui qu’était les mauvaises nouvelles, il n’y avait qu’une seule autre solution : elle. « Ta rencontre avec Anthony au Marché des Trolls n’a pas passé inaperçu. L’élan que tu as eu envers lui ne plaît pas au bureau du Cénacle. S’ils ne t’ont pas arrêtée dans l’heure qui a suivi, ce n’est que parce qu’ils devaient s’occuper de l’officier irlandais Dall en priorité et qu’à leur yeux, tu ne représentais pas un danger... » Il marquait une pause, ses noires prunelles venant se loger dans les azurines qui lui faisaient face. Il ne lui avait jamais parlé d’Anthony, quand bien même il la savait à présent en possession de son lien fraternel. « Cela n’a pas changé pour eux. Mais ils te voient de plus en plus comme un levier… Un moyen de pression, tu... » Il poussa un soupir, se résignant à cette idée malgré lui : « Tu vas passer sur liste noire. » Première information… Place aux conséquences : « Tu dois partir. »

Il serra les dents, ses mains étaient venues se loger sur sa taille pour pouvoir, entre autres, la retenir si elle venait à défaillir à la nouvelle. Beaucoup ne s’en étaient pas remis à l’annonce de cela. D’autres n’avaient pas eu le temps de réaliser qu’un membre de la section spéciale venait mettre fin à ses jours. « Pour lui. Pour toi. » Pour le protéger lui, Anthony, de la menace que pourrait représenter un ultimatum sur la vie d’Ayzebel aux yeux du fugitif. Pour elle, pour sa survie. Elle n’était rien aux yeux de Pryam, un pion sur un large échiquier. Il n’hésiterait pas à l’éliminer si cela pouvait l’avantager autrement. « Je veux que tu fasses tes valises et… Il y a une voiture dehors pour toi. Tu montes et... » Ils ne se reverraient pas. Le Cénacle revenait rarement sur une telle mesure. A moins qu’Anthony soit tué ou capturé, il n’y avait alors rien qui rendrait son placement en liste noire inutile. « Tu vas à Londres. Tu t’y cacheras. J’ai fait en sorte que cela se passe bien et tu pourras refaire ta vie loin de tout ça. Loin de Last End. Ca va être la guerre bientôt et le moins que je puisse espérer pour toi, c’est que tu sois hors du champ de bataille. Tu comprends ? » Ca n’avait rien de facile, Morghann s’était réfugié sous son masque de glace, froid, insensible. Il ne pouvait faiblir. Pas maintenant. Pas pour elle. Il n’en demeurait pas moins vrai qu’il en souffrait.

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« Reste »

Lun 25 Juil - 17:47
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