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 Jouer ? Copain ?

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Poney de l'Enfer
De la neige, et de la glace. Le printemps tardait à revenir. Cela convenait fort bien à Max: ayant besoin d'eau pour se téléporter, cette étendue blanche était la permission d'aller absolument partout. Du moins... Partout où voir sa forme équine ne compromettait pas le secret. Et pas question de passer par les Enfers: la différence de température risquait de ne pas lui être bénéfique.
Tant d'eau, c'était le bonheur ! L'each uisge profitait du début de soirée pour batifoler, ses quatre sabots fouettant la neige au rythme des petits bonds qu'il y exécutait, dans ce coi de forêt près du Lac. La Grande Mère était partout ! C'était si bon de la voir prendre possession de ce monde ! Le seul pseudo-souci était la couche de gel qui recouvrait le lac, et empêchait de jouer avec les éclaboussures. Cela n'avait pas empêché Max de se téléporter sous l'eau, précédemment, pour profiter de son contact, pour danser avec elle, avec les poissons et les algues. Mais désormais, le jeu était avec la forme solide de la Grande Mère. Les flocons s'élevaient et retombaient, avec à chaque fois une courbe différente selon le coup de sabot. Cependant... Les coups de sabots n'étaient pas suffisants. Bientôt, l'each uisge se roula allègrement dans la neige, avec quelques grondements de bonheur. C'était d'autant plus bon que son dos démangeait légèrement, là, juste au dessus de la colonne vertébrale ! Et il n'y avait pas un bipède alentour qui puisse le grattouiller ! Quelque part, cela valait mieux. Face à un bipède, son estomac risquait de se réveiller, ses crocs risquaient d'être parcourus de ces élans particuliers que donnaient les envies de mordre. La chair humaine lui manquait, cette divine sensation en l'arrachant, la déchirant. Ahlala. Il était vraiment temps que ces histoires de Réanimateur se terminent.

Après s'être remis debout, Max s'ébroua, envoyant autour de lui mille paillettes d'eau. Son poil pâle et ses crins sombres restaient collés par l'eau, malgré cela. C'était bon, pouvoir la sentir contre soi ainsi. Cette forme maintenait mieux l'humidité que sa malheureuse forme bipède. Le froid ? Quel froid ? Bon, il fallait l'admettre, l'eau était un peu froide. Max l'aimait, néanmoins, telle qu'elle était !
Alors, à quoi jouer, désormais ? C'est que l'each avait pris l'habitude d'avoir des victimes, pour jouer. Peut-être que... Oh ! Des stalactites, là, sur les branches ! C'était rigolo, ça. Oh non, il y avait mieux ! Une pomme de pin ! C'est toujours divin une pomme de pin. Vous connaissez une créature de ce monde qui vous a déjà dit "j'aime pas les pommes de pin" ? Non ! Les pommes de pin c'est exquis.
Mx commençait donc à l'attraper du bout des lèvres, lorsque ses oreilles se tournèrent d'un coup dans une direction. Un bruit ! Quelqu'un ! Une victime ? Un grattouilleur de dos ? Sa curiosité piquée à vif, l'each redressa la tête, pomme de pin dans le bec, s'essayant au silence pour en apprendre plus. Le silence était insuffisant. Il allait falloir s'approcher.

Ainsi, Max s'avança, ses sabots crissant aussi légèrement que possible sur sa neige chérie, sa pomme de pin toujours dans le bec. Bientôt, une senteur toute particulière lui vint. Humain, et surnaturel... Une créature ? Oh, mais ça voulait dire copain, alors ! La silhouette fut bientôt en vue. Mais... Que faisait-elle ?
Timidement, l'each s'approchait.

Sam 9 Juil - 12:01
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- Asbjorn Àsgardson & Max Adams -

Liv av kvar ein død, død av kvart eit liv. Vivre pour mourir, mourir pour vivre. Il y avait des jours où sincèrement je ne savais plus. Je vivais, là, ressemblant parfois bien plus a une ombre qu'autre chose. Vivant de mes propres illusions pour faire rêver des êtres stupides, des êtres sans la moindre importance, sans la moindre ambition. Souvent bien plus lassé de ces activités peu passionnantes que satisfait. J'en avais souvent marre. De me cacher, de me retrouver contraint à rester là, emmuré vivant dans cette ville. Emmuré, là était bien le mot juste. Révolu était le temps où nous pouvions arpenter les terres que nous voulions. Yggdrasil n'était plus. Nos terres, autrefois tant convoitées. Qu'en était-il du nord ? Rien. Nous ne pouvions même plus retourner là où les hommes nous vénéraient autrefois. Tout ça pourquoi ? Parce que l'on nous a interdis l’accès en déplaçant l'unique chose qui nous retenait vivant ici, dans cette foutue ville Anglaise. Alors oui, emmuré je l'étais, et parfois, je me sentais bien plus mort que vivant. Bien plus faible que jamais. Pourrissant de l'intérieur de jour en jour, plus capable de rien, si ce n'était que de faire des tours de magie complètement puérils et sans la moindre intérêt. Affaiblis, oui je l'étais, plus capable de me métamorphoser, plus capable de rien. Ressemblant bien plus à un gringalé aux long cheveux qu'à un Dieu. Dieu, parfois je me demande si je pouvais encore employer ce mot pour me décrire. Même de ça, j'en viens parfois à en douter. Mais je ne pouvais rien faire pour changer la donne. Le Cénacle me surveillait, je ne le savais que trop bien. Emmuré vivant entre les quatre murs d'une ville, et en plus, complètement castré et entravé. Quelle vie de merde. Quelle vie, sans putain d’intérêts. Sans rien. Liv av kvar ein  død, død av kvart eit liv. Vivre pour mourir, mourir pour vivre. Telle est la question.

Blasé, perdu, désorienté, je me promenais là, sur les bords du lac, fumant ce bâton à cancer qui contenait une herbe magique. La weed, création tellement sympathique. Telle une ombre sans port d'attache, complètement perdu dans mes pensées, je marchais dans l'eau glacée, pataugeant sans pour autant me mouiller grâce à mes rangers, laissant le bas de mon manteau de cuir effleurer l'eau. On aurait bien pu m'attaquer que je n'aurais rien vu venir. Je me serais simplement laissé faire, sans me soucier de ce que je pouvais laisser derrière moi. Personne. Si. Hel. Mais Hel n'avait plus toute sa tête non plus et se serait sans doute foutue en l'air dans l'espoir naïf de venir me retrouver dans un autre monde. Ailleurs. Sans doute retrouverais-je les terres verdoyantes du Valhalla, sans doute, oui, retrouverais-je un jour les collines d'Asgard. Festoyant de nouveaux avec les miens. Riant de tous, riant de rien. Jouant de ma fourberie et de ma discorde pour me rire des autres Dieux. Dupant le monde, avec pour seule volonté de devenir un jour le Dieu des Dieu. Le Dieu père. Mais les rêves n'étaient que pour la bleusaille et je n'avais plus que mes yeux pour pleurer. De ça j'en avais la certitude. Quelle vie de merde. Quelle vie sans le moindre putain d’intérêt. Je me demandais souvent bien à quoi cela pouvait servir, si ce n'était à rien dans le fond. A rien, sauf se dire que demain serait meilleur que le jour même, car dans tout les cas, ce n'était pas bien compliqué. On ne pouvait pas faire pire. On ne pouvais pas tomber plus bas. Plus bas que terre, non, c'était impossible. Parfois encore je rêvais de me changer en un vers de terre, m'enfouissant sous la terre pour simplement disparaître, et ramper, ramper pour trouver un endroit meilleur que celui-la. Si tant est que j'avais une place dans ce monde. Mais même de ça, j'en doutais fortement.

Nous n'avions plus notre place, nulle part. C'était un triste fait. Avéré qui plus est. Je me suis simplement laissé retombé sur un rocher, les pieds battant la surface de l'eau alors que silencieusement j'implorais les autres Dieux de m'entendre. A plusieurs, nous serions plus fort, et ça aussi, c'était une certitude. Ensemble, on pouvait bien trouver le moyen de défaire le Cénacle, et de reprendre le contrôle. Ou bien pas. Mais je n'avais droit qu'à un parfait silence, et rien de plus. Dépité je m'amusais à changer la forme de ma main droite, je ne pouvais faire que cela. Rien de plus. Jouant avec le peu d'énergie qui me restait. La changeant en branche d'arbre, essayant simplement de me cacher dans le décor afin que l'on me foute la paix. Mais ici, la paix, c'était comme la liberté. Une parfaite utopie à la con. Une chose aberrante qui ne pouvait arriver. En tout cas, pas à moi. Te tournant le dors, un sourire de malice c'était étendu sur mon visage. Je pouvais sentir ta présence, et sans même te voir, je savais que tu étais tout, sauf humain. Un comparse ? Un allier ? Qu'est-ce que j'en savais ? Allongeant la forme de ma main, je me contentais d'effleurer l'eau du bout de mon indexe qui ressemblait bien plus à une branche séché et morte d'un arbre crevant, presque à l'agonie. Je pouvais entendre le bruis de tes sabots battre dans l'eau, même si tu pensais rester discret. C'était rater. J'avais créé Slepnir, le cheval d'Odin, alors crois-moi, les équidé n'avaient plus le moindre secret pour moi. Que faisais-tu ici ? Je n'en savais rien, mais quelle importance. Sans doute voulais-tu simplement chercher la même chose que moi, un peu de paix, un havres ou personne ne viendrait t'emmerder alors que tu voulais être simplement ce que tu es. Toi… Et rien de plus.

«Petit poney, petit poney, quand tu gambade dans les prés sans te soucier du temps qui passe, petit Poney.»

Continuant de sourire, je te parlais de ma voix calme, limite fleurette, alors que je continuais de jouais dans l'eau, l'autre main, posée dans la neige. La sensation de sa douceur me rappelant simplement mes terres natales du nord. Approche donc petit Poney, n'ai pas peur, je ne veux te faire du mal. Au contraire. Toi et moi, nous sommes pareils. Les rébus de la société, les parias obligés de sa cacher pour ce stupide secret. Quel monde injuste. Quel monde sans intérêt je te jure. Levant la main, je te fit signe d'approcher. Ne prenant pas la peine de lui redonner sa forme originale, c'était bien une branche d'arbre que tu voyais te faire signe, tu ne rêvais pas petit Poney. Approche, approche. Je ne te veux aucun mal. Approches…
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Mar 12 Juil - 12:21
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Poney de l'Enfer
Max s’avançait toujours, petit à petit, l’encolure basse et le nez en avant. Simple réflexe. Dans les faits, ses perceptions avaient suffit à sentir ce qu’il y avait de plus important à sentir quant à la créature qui lui faisait face. De plus, la pomme de pin coincée entre ses lèvres possédait une odeur fraîche qui masquait en partie les autres. Mais que voulez-vous… Chez les poneys, l’odeur était ce que la vue était aux humains. Un moyen de puiser des informations, en continu, sans même le chercher vraiment. Qui donc fermait les yeux devant un visage inconnu ?
Max. Car un inconnu n’était pas une raison suffisante pour lâcher sa pomme de pin. Les jouets étaient des éléments précieux de ce monde, il fallait les chérir. La créature, en face… Difficile encore de dire si elle faisait un bon jouet ou non. Elle en avait l’air. Surtout avec des mains-bâtons. Pouvait-elle s’en détacher, et jeter les bâtons au loin, en faire repousser de nouveau?

Timide dans son avancée, reniflant malgré l’échec de ses sens, Max prit son temps, guettant l’instant où la créature lui accorderait de l’attention, pour savoir s’il allait effectivement être question de jeu ou de querelle. Point d’humeur à combattre, la téléportation se préparait en son être, au cas où. Mais ce que ses oreilles reçurent furent pire qu’une déclaration de guerre, et l’énergie vouée à la téléportation se métamorphosa, changeant de direction, se projetant à l’intérieur de la démoniaque monture. Une longue inspiration, et la silhouette équine laissait place à des ombres indistinctes, puis à sa forme humaine. Créature bipède, dégingandée, avec une pomme de pin dans le bec, laquelle eut tôt fait de rejoindre sa main, l’each ayant intégré depuis peu l’idée que parler nécessitait d’avoir sa bouche totalement vouée à cet act.

« - Ah non, hein ! » L’exclamation avait été vive, mais le volume de sa voix relativement humble par rapport à la violence de son refus. L’each croisait les bras sur son torse, dont l’absence ou présence de formes se voyait toujours habilement masquée par sa crinière. Son expression était à la bouderie plus ou moins forcée. « Déjà, on fait la même taille. Presque. » Ses mots portaient une fausse offense, singeaient l’orgueil blessé. Cela l’amusait d’imiter ainsi les bipèdes, et leurs folies autour de la notion de taille. Les percherons ne se moquaient jamais de la taille des shetlands. « Mais surtout… Pas cette musique. Tu sais qu’elle reste en tête ! Non non non, c’est pas du jeu. En plus le poney meurt à la fin, c’est pourri. Rechante ça, et je t’inflige du caramelldansen. »

Oui-oui, c’était une menace. Et très sérieuse. Caramelldansen, cela restait bien en tête, non ? Lorsqu’Isha lui avait montré cette musique, Max avait passé des semaines à la fredonner. Ayant appris à lire depuis peu, l’each en avait profité pour découvrir et apprendre les paroles -suédoises, mais quelle importance ?- de cette « oeuvre » qui menaçait de pousser l’âme qui lui manquait au bord de la folie.

Décroisant les bras, la monture d'Eurynome se rapprocha de son camarade d'infortune, pour s'assoir en tailleur dans la neige, à ses côtés, près de Mère. Le bruissement qu'elle émettait sous les caresses était un délice à ses oreilles, et la douceur de l'homme aux branches plaçait ce dernier en bonne position dans son estime. C'était au moins une longueur d'onde qu'ils avaient en commun. Mais qu'en était-il de la plus intéressante ?
Max appuya du bout du doigt sur une main-branche de la créature.

"- Eh dis donc, c'est pas commun, les mains-branches ! C'est pas gênant, par rapport au Secret ? Y a des humains qui ont ça aussi ? Oh par contre, bon sang, ça doit être suuuper pratique pour se curer le nez. Et tu sais aussi pour quoi ça peut être pratique ? Gratter le dos des each uisges." Max Adams, alias la subtilité d'un camion-poubelle. La demande était plus qu'explicite, elle le fut encore plus au grand sourire charmeur adressé à la créature. Il n'allait quand même pas lui refuser ça !

Mer 13 Juil - 20:03
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Dans notre monde les choses étranges n'étaient pas choses rares. On voyait de tout, mais surtout, du rien. Le néant était notre seul ligne de conduite. Se cacher pour une vie seine sur cette terre, une vie soit disant paisible, loin du paranormal, loin de ces choses qui font peur au genre humain. Je trouvait ça déplorable. Loin fut le temps où les hommes croyaient encore en de belles choses. Et non pas en une aberration que fut le christianisme. Dieu unique. Une religion sale, malsaine. Je me souviens encore du temps de l'inquisition, où l'homme se croyait au dessus des Dieux, au dessus de leur propre Dieu. Dirigeant, proclamant des règles en son nom, des règles violentes, des inventions de morts dans des douleurs inimaginable. Et après se furent nous autres les païens les barbares ? Quelle injustice. Neuf sacrifices part an, voilà la seule chose que nous demandions. Neuf sacrifices de vaches, de poules, d'hommes. Des âmes choisies pour venir nous rejoindre dans les plaines du Valhala, neuf âmes, pour venir festoyer avec nous. Et non pas pour aller crever dans la souffrance pour terminer dans les limbes. Non. Nous respections nos sacrifiés, nous leur offrions le repos éternel dans la festivité. Quel monde cruel désormais. Dépourvu de sens. Dépourvu de tout un tas de chose. Songeur, oui, je t'ai parlé. Ne te méprends. Je ne voulais pas te provoquer petit poney. Non. Cela n'est pas mon but. Pourquoi faire ? Tu es sans doute l'un des rares à pouvoir me comprendre. L'un des rares, qui ne me fuis pas. Dieu de la Discorde, Dieu du Mal, associé bien trop souvent à ce bouffon qu'ils nomment Le Malin. Quel mal ais-je fais, si ce n'est que d'être moi-même ? Je ne suis pas un monstre. Non… Je ne suis pas un monstre, et je ne le serais jamais.

Pourtant tu approches. Sans peur, sans crainte. Toi, tes allures de petit homme svelte et tout mince. Toi et tes grands cheveux lisses. Ta pomme de pin en main. Celle que tu tenais encore en bouche quelques secondes auparavant, joueur, tu l'étais sans doute. Alors que moi… Regardes moi, petite chose mélancolique. Le Dieu qui passe son temps à se lamenter en tentant de trouver la solution pour faire tomber ces enfoirés du Cénacle, pour faire tomber cet absurde secret, pour faire tomber, tout, et revenir dans toute ma grandeur. Moi, mes semblables, les Ases et les Vanes reprenant ce qui leur revient de droit. Nous étions là à la création, et désormais, nous sommes les tristes témoins de la destruction de ce qu'il reste de Midgard. Bien triste conclusion dès lors que l'on sait que l'on ne peut absolument rien faire, si ce n'est que subir la connerie infâmes de tous ces monstres qui se pensent pourtant sans faille. Mais je trouverais leur talon d'Achile. Oui, je le trouverais, et l'heure pourra enfin être à la vengeance. Mais là n'est pas la question Petit Poney. Non, ce soir, rien n'est à la question de vengeance. Oublions, pour une fois, notre triste sort. Et tes mots, tes réactions, me font d'ailleurs bien sourire. Pas cette chanson. Que veux-tu, j'aime me rire des choses les plus insensées. J'aime me rire de tout un tas de truc en réalité. Et puis, de toi à moi, c'était bien trop tentant. Je me contente de te sourire pourtant d'une façon très amicale. Non, je ne te veux aucun mal. Au contraire. Un peu de compagnie me fera le plus grand bien. Je ne dis pas le contraire.

Alors j'écoute tes menace, te laissant venir t’asseoir près de moi, fixant l'horizon. Ma main caressant encore la surface de l'eau. C'était froid. C'était agréable. Doux souvenir de mon temps révolu. Celui où je pouvais encore aller me perdre dans les montagne de Jötuneim. Loin est désormais ce temps. « C'était une chose bien trop tentante Petit. Caramelldansen ? Qu'est-ce donc ? Un étrange subterfuge pour m'effrayer ? Je ne redoute de rien. Après tout, tant que tu ne proclames pas des menaces de mort à mon égard.» Je rentrais simplement dans ton jeu, parlant comme souvent avec de nobles mots, parlant, de cette voix calme, douce, enchanteresse. Douce illusions d'un homme bon, alors qu'en réalité, je suis sans aucun doute tout autre. Mais ta dernière réplique me fait simplement exploser de rire. Un rire dont je n'use que très peu, et qui pour une fois ce veut être extrêmement sincère. Tu es bien drôle petit Poney. Tu es si innocent, sans doute si naïf. Cela est bien comique. Ma main reprenant simplement sa forme original, avant de se transformer en une paire de ciseaux aussi tranchants que des lames de rasoirs. Changement de forme, changement de contexte. Moins naturel et sans doute bien plus menaçant qu'une simple branche. Regardant les lames scintillaient à la lumière de la lune. Je ne bronche simplement pas. « Non je ne suis pas un Eint Petit. On me connaissait jadis sous le nom de Loki. Dieu de la Discorde, Dieu du Feu et de la Ruse. Capable de métamorphose, désormais… Plus capable de rien. Voilà l'unique source de pouvoir qu'il me reste. Quel bien triste réalité. »

Au final, ma main retrouve sa forme originale alors que tel un humain lambda je te la tend. Je te grattouillerais le dos, oui, si tu te montre sympathique. Après tout pourquoi pas. Cela pourrait être une activité des plus amusante. « Les hommes m'appelle Asbjorn. L’illusionniste complètement cinglé qui coupe des hommes en deux pour les reconstruire. On passe le temps comme un peut.» Je t'ai lancé un clin d’œil. Malgré que cela me rendait bien maussade, fallait bien accepter le peu de chose qu'il nous restait. On avait sans doute plus aucun droit, mais cela, notre dignité restait à nous. Et cela, personne ne pourrait nous la prendre. Qu'en penses-tu Petit Poney ? Sans doute pas grand choses. « Alors comme ça tu es un Each. Que viens-tu faire part ici ? Trouver un peu de calme et de sérénité loin de l'absurdité humaine ? Oui, sans doute venons-nous chercher la même chose. Du réconfort là où nous seuls pouvons en trouver. Quelle vie de merde tu ne trouves pas ? » Quelle vie de merde oui, mais surtout, quelle vie sans parfois grand intérêt. Seuls nos rêves et nos viles espoirs persistaient, alors que le Cénacle, lui, grandissant. C'était juste et simplement… Dégueulasse. A la perfection…

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Mar 26 Juil - 12:03
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Poney de l'Enfer
Max n'eut pas même le temps d'entamer ses explication sur la caramelldansen. Dommage, il aurait été plaisant voir ce charmant mains-branches tortiller ses hanches, avec les mains en oreilles de lapin, en chantant dans un suédois approximatif. Le rire de la divinité était communicatif, et l'each se retrouva à glousser également, sans même savoir pourquoi.
Son regard s'illumina d'étincelles d'émerveillement et d'amusement en voyant les branches devenir des ciseaux. L'idée d'un potentiel danger ne lui vint même pas à l'esprit. L'éclat sur le fil des lames était magnifique ! Max voulait des sabots aussi brillants. Cette magie ne lui était point accessible, mais peut-être que ce camarade-là saurait combler ses espoirs ?

Son regard était fixe, mais ses oreilles attentives. Alors cette créature n'était autre que Loki ! Ooooh ! Bien sûr que Max le connaissait ! Si la déité n'avait pas embrayé sur de tristes paroles, la monture d'Eurynome aurait sans doute profité de la situation pour glisser un "j'adore ce que vous faites" sincère et enjoué. Dans les histoires qui se racontaient sur Loki, c'était le grand maître des bêtises, l'ennuyeur ultime, celui qui savait toujours que faire et comment le faire ! Au sein de la communauté Each, il avait également une petite réputation supplémentaire, insinuant qu'il était une jument des plus sexuellement attractives. Et puis… Il avait enfanté Sleipnir ! Et Sleipnir était, dans le langage de Max, ce que l'on pouvait qualifier de "cooool". Bref, le seul nom de Loki avait placé cet individu dans les bonnes grâces de l'each, qui ne douta pas un seul instant de l'absence de mensonge en ses mots. L'infernal monture commençait à le voir comme un maître, et… Potentiellement quelqu'un appétissant. Mais pour une fois, ce n'était pas son estomac qui parlait.

La suite calma un peu l'euphorie qui aurait pu naître en son petit coeur. Le Loki avait l'air… Cassé. Comme ces objets qui ne répondaient plus à leurs fonctions après être malheureusement tombés en plusieurs parties, à terre. L'expression de Max se changea pour une sorte d'incompréhension, la tête légèrement penchée sur le côté, osant enfin observer le visage de Loki maintenant que les mains de ce dernier étaient moins intéressantes. Par ailleurs, la main tendue ne trouva aucune réponse, la monture oubliant comment cette dernière devait se faire -si elle l'avait su un jour. En revanche, le clin d'oeil lui parla davantage et, réflexe d'anthropophage, il obtint une réponse sous forme d'un même clin d'oeil et d'un fin sourire, charmeur. Couper les gens en deux… Max partait toujours du principe que ceux qui savaient faire cela avaient les pieds dans l'Envers. Dans ce cas, c'était un peu facile. Mais couper véritablement les humains, ça ç'aurait été rigolo ! L'each s'imaginait déjà les dévorer, en passant par leur intérieur, sous leur regard effaré… Qu'eeest-ce que c'était fun !

Max sortit de ces rigolisants songes lorsque les questions lui furent posées. Sous sa forme originelle, on aurait pu voir ses oreilles se dresser à nouveau sur le haut de sa tête.

"- Oh, non-non, pas vraiment. Enfin… J'ai besoin de venir ici, par mon lien avec l'eau, mais… J'aime bien ce monde. Moins chaleureux que les enfers, mais plein de petits détails qu'on n'y trouve pas !"

Max était de ces each uisges dont les premiers souvenirs étaient liés à un dresseur au service des princes démons. Impossible de savoir si sa naissance avait eu lieu aux Enfers ou sur les terres sacrées d'Irlande. Impossible de savoir si le ventre d'une each avait porté la future monture d'Eurynome, ou si l'eau elle-même avait enfanté, comme elle le faisait parfois.

"- Et les humains sont amusants, à leur façon ! Ils font plein de trucs qui font des machins, c'est génial ! Et avec tout le dressage qu'ils subissent, ils réagissent n'importe comment, c'est trop bien ! J'adore jouer avec eux."

En l'occurrence, le mot "avec" ne signifiait pas que les humains étaient consentants et eux-mêmes amusés par le jeu. Ils étaient plutôt objets, la plupart du temps, de ces jeux.

"- Allez, Loki, ne sois pas aussi chagrin ! Venez, allons commettre un méfait, je suis sûr que cela t'aidera à reprendre du poil de la bête !" L'each avait bondit sur ses pieds, et observait les environs, à la recherche d'inspiration. "Voyons voir… Tu as des ciseaux, non ? On pourrait essayer de couper discrètement les cheveux du premier humain venu, il me semble qu'ils n'aiment pas ça… Oh, parlant de ciseaux ! Tu saurais m'ajouter une corne ? J'ai toujours rêvé d'être une licorne !" Nul besoin de don pour vérifier que l'each ne s'amusait à une quelconque comédie: la joie dans sa voix et dans sa façon de s'agiter était plus parlante que n'importe lequel de ses mots.

Mer 27 Juil - 22:32
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Ce que tu pouvais être naïf jeune Each. Si les hommes savaient qui tu été ils t'auront sans doute maudit. Si le Cénacle te savait en train de faire je ne sais quoi, ils t'enfermeront sans aucun doute. Et pourtant tu appréciais ce monde ? Je le maudissais tellement à ta différence. Je le vomissais, pour ne pas que je le haïssais sans doute bien plus qu'autre chose. Sans doute que j'étais un brin trop terre à terre. Mais je m'ennuyais tellement en ce lieu. Le pouvoir, la force, le Dieu que j'étais jadis me manquait. Là où les hommes me respectaient de peur que je les fasse couler dans les fin fonds de l'océan. On me rendait culte avant de partir de partir en mer, m'implorant de faire en sorte que le trajet ce passe bien. Je n'étais pas le Dieu le plus apprécié, mais au moins, j'étais respecté. Je me riait des punition que l'on m'infligeait alors que je faisais tout pour anéantir Odin, pour le surpasser. Cela m'amusait. Désormais... Désormais peut être que je crains un peu le Cénacle. Peut-être qu'il me fait peur, peut-être que j'appréhende leur réaction. Alors je m'ennuis. Je ne peux faire autrement. Je reste sage, calme, indifférent, mais surtout loin d'eux. Le Cénacle me tien par les couilles comme qui dirait l'homme vulgaire. Alors tu parle d'une vie. Les humains ne sont pas amusant jeune monture. Non. Ils sont d'un ennui mortel. De véritable mouton qui suivent bien ce qu'ils veulent. Appelle leur Dieu unique Odin et tu verras que je retrouverais toute ma force. L'homme ne sert à rien. Mais après tout, chacun son point de vu sur la chose n'est-ce pas ?

Morose je l'étais, c'était certain. Un Dieu sans plus aucun pouvoir qui s'ennuyait comme un rat mort. Voilà ce que j'étais. Et ça me rendait tout sauf amusant si tu savais. Oui les Dieux tel que moi s'ennuyait à mourir sur ces terres. J'étais le dieu de la discorde. J'aimais accomplir toute sorte de méfaits. Et maintenant ? Je ne pouvais simplement plus rien faire. Si ce n'était que faire des forces des farces stupides. Mais je valais mieux que ça. J'étais un Dieu et je restais un Dieu. Le Cénacle n'aura pas ma peau et jamais je ne m'abaisserais à leur niveau. Nerveusement j'ai lancé un caillou dans l'eau, m'amusant à faire des ricochets alors que j'ai conduit le goulot de ma flasque à mes lèvres. Le whisky, voilà donc là l'unique bonne chose inventé par l'homme. J'aimais le goût de cet alcool. J'aimais bien sa puissance. Ca me rendait moins... maussade. Ca ne m'aidait pas à oublier tout le reste, mais au moins, ça m'aidait à me sentir... Non, en réalité ça ne servait à rien, mais je tentais de m'en convaincre pour ne pas sombrer dans ce que je le genre humain appelait la dépression. Maladie mental complètement inutile qui rendait le genre humain encore bien plus faible qu'il ne l'est déjà. Je commençais à me perdre dans les profondeurs de mes pensées morbides. En réalité si, peut être bien que je ressemblais à tous ces abrutis sans but, sans objectif. Parfois j'avais juste envie de baisser les bras. Ce n'était tellement pas moi. Mais tellement plus simple. Ah Loki reprends-toi mon gars. Tu vas finir par devenir mortellement ennuyeux si tu continu comme ça.

Et le pire, c'est que j'en avais conscience. Mais comment arranger les choses quand on n'a plus envie de rien ? C'était un semblant compliqué. Pourtant toi, tu semblais plein de vie. Tu ne semblais pas te soucier de tous ça. Bien au contraire. Tu semblais accepter ta condition, t'adapter comme tu pouvais. J'ignore encore si c'était de la stupidité ou de la grande naïveté de ta part, mais qu'importe ? Je te regarde simplement te relever, sauter sur tes deux pieds. Tu semble avoir envie de t'amuser au delà de vouloir me remonter le moral. Si seulement je ne pouvais pas me contenter de couper les cheveux des hommes. J'avais tellement besoin de plus, c'était indéniable. J'avais besoin de faire des choses beaucoup plus grosses. Beaucoup plus... Enorme. Mais le Cénacle m'en enfermerais c'était une certitude. Mais pourtant. Tes idées me donnaient envie de faire bien plus, de faire des choses bien plus grave, bien plus... sanglantes et morbides. J'avais envie d'entendre les hommes crier, implorer mon nom de les laisser en vie alors que mes mains tremperait dans leur entrailles et que je me doucherais avec leur sang. L'ennuie me rendait maussade, mais ne faisait qu'accentuer ce besoin de tuer, ce besoin de me nourrir. Je ne demandais pas grand chose. Une toute petite âme. Une seule. Rien de plus, rien de moins. Cela dit ta dernière réplique me sortie de ma machination. Une licorne ? J'ai arqué un sourcil, complément sceptique. Mais qui étais-tu ? Seuls les elfes vivaient dans le monde des bisournours et des licornes qui chient de paillettes.

« Une Licorne ? Pour empaler les gens je l'espère sinon je ne donne pas chers de ta fierté. Malheureusement pour toi j'ai le don de métamorphose, cela ne marche que sur moi. Mais fais en la demande aux sorciers, qui sait, ils feront peut-être preuve de générosité pour une fois ? » Ou bien pas. Je n'en croyais pas une seule seconde. Les sorciers restaient des êtres égoïstes et égocentriques. Rien de plus. Des hommes perfides qui ne pensaient qu'à une chose. Le pouvoir. Je les maudissais tellement ces enfoirés du Cénacle. « Cela dit si tu souhaite aller t'amuser pourquoi pas. J'ai besoin de distraction et ta compagnie ne semble pas désagréable. Cela dit. Qui es-tu ? Ca le m'ennuierais de t'appeler Petit Poney toute la soirée. » Une fois les formalités passée je te suivrais où tu veux petit Poney. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais le sentiment qu'en ta compagnie je retrouverais peut-être un semblant de joie de vivre. Cela fait trop longtemps que je suis seul, et le désespoir d'Hell ne m'apporte aucun confort. Alors que toi, tu semblais pleins de vie, plein d'envie, et surtout remplis de joie et de tout un tas de sentiments qui ne pouvait que m'apporter un certain réconfort. Ce soir, je venais de me faire un nouvel allié. Et ce n'était pas pour me déplaire. Alors allons-y petit Poney. Essaye donc de me faire rire et de me divertir. Je ne demande que ça. Toi et moi, pour ce soir, les jours à venir, les mois, les années, pour toujours et à jamais qu'importe. Peut-être que l'on fera de grandes choses. Peut-être.... Peut-être...


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Mer 15 Fév - 8:55
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