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 Eve Marsh - Horror From The Deep

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La Mère
dans les abysses, personne ne vous entend crier



♜ NOM : Marsh, un nom d’emprunt, un emprunt pour posséder une véritable identité dans ce monde d’administration, un nom prit à un ancien serviteur.
♜ PRÉNOM : Eve, une douce ironie pour la Mère des horreurs des Profondeurs, un prénom d’emprunt adapter pour ma personne.
♜ NOM ETERNEL : Hydra, mon éternelle identité, elle restera graver en moi malgré les innombrables vies humaines vécurent, graver depuis le premier jour jusqu’à la fin des temps. Je suis la Mère, une aimante créature pour ma descendance, mais un indicible cauchemar pour tous les autres êtres de ce plan.
♜ RACE : Mon être est loin de ressembler à ceux de ce monde, je viens des Profondeurs, une bête, une créature de l’Ailleurs comme nous sommes surnommer dans ce monde.
♜ ÂGE : Je suis immémoriale, issue d’un plan où le temps n’a pas lieu, pas comme l’envisage les mortels, où les secondes, les minutes et les siècles ne sont que des grains de poussières. Un monde où le temps lui-même semble se mélanger, s’exprimer dans une autre mélodie, au son des vagues et des éclairs, à la senteur du sang dans l’eau, au lyrisme de l’éternité. Mais Eve Marsh n’est pas immémorial, elle est comme bien des femmes avant elle, une identité d’emprunt, elle a 23 ans.
♜ DATE DE NAISSANCE : Le temps n’a aucune importance dans les Profondeurs, le jours ne passent pas, nous ne les comptons pas, mais Eve Marsh pour la crédibilité de son identité est née le 6 octobre 1993.
♜ PROFESSION : Je possède directement un établissement de restauration sur les quais et suis de manière un peu plus cacher la détentrice des parts des entreprises Marsh s'occupant principalement d'import-export et de stockage des marchandises. Officiellement d'autres membres de ma famille dirigent les entreprises Marsh, mais j'en suis la dirigeante incontesté, je préfère juste ne pas être sous les feux de la rampe durant des dizaines d'années avec le même visage.
♜ PAYS D'ORIGINE : Je suis née dans les Profondeurs, un plan ne connaissant que la violence et la mort, la vie et le changement, un océan bercer par d’éternelles tempêtes. Un monde unique et poétique, où la lumière elle-même ne semble pas pouvoir atteindre les Abysses infinies, des Abysses renfermant les plus formidables et mortelles créatures. Eve Marsh est quant à elle née dans le manoir familial dans la ville de Last End.
♜ SITUATION FAMILIALE :  Je suis liée jusqu'à la fin des temps à mon seul et unique amour, Dagon, de lui j'ai obtenu une longue descendance désormais perdue dans l'immensité de ce plan. Certains ont été retrouvés, beaucoup ont pour toujours quitté notre existence, j'ai essayé de les remplacer avec mes nouveaux enfants, ils sont moins parfaits que les Profonds, mais toute mère aime ses enfants. Ainsi je suis mariée à un homme perdu lui aussi dans les méandres de cette planète, élevant et m'entourant de ma grande nouvelle famille, mais cela changera bientôt. Eve Marsh quant à elle est simplement un des membres de la famille Marsh, une des plus jeunes, une jeune femme célibataire et sans enfants, mais possédant elle aussi une très grande famille.
♜ TRAITS DE CARACTÈRE : Calculatrice, Cruelle, Égocentrique, Envieuse, Impitoyable, Mégalomaniaque, Orgueilleuse, Rancunière, Ambitieuse, Gourmande, Luxurieuse, Matérialiste, Aimante,  Calme, Douce, Gourmet, Patiente
♜ OPINION SUR LE SECRET : Le temps du règne est bien loin, enfouit sous les siècles de médiocrité humaine, mais tout ceci n’est qu’une question de temps et d’opportunités, le secret doit tenir pour que l’ombre fasse son œuvre. Il doit tenir pour que nous dévorions dans les flots les mortels, pour que quand le temps sera enfin venu, la tempête emplisse les cieux de ce monde pour les millénaires à venir.
♜ CRÉDITS : Chloe Bennet (rosewins)




♜ LIVE :
Le Chaos




Au commencement il n’y avait que le chaos, un océan infini de mort et de destructions, une perpétuelle tempête, les vagues engloutissaient les maigres îles présentes, les simulacres de continent. C’était un océan d’une profondeur infinie, l’océan qui nous a vu naitre, qui nous a bercés au son des immenses vagues, hurlant sa violence sur les pauvres êtres l’habitant. C’est dans cet habitat particulier que nous sommes, Ceux des Profondeurs, comment ? Nous sommes apparus comme toutes espèces de notre plan, immortelle et immémoriale, pourtant au début nous étions peu, faible, un grain de sable dans l’Univers, je me souviens de ma naissance. C’était le plus grand orage à avoir eu lieu, moi un petit poisson au milieu de l’océan, d’où venais-je ? Qu’allais-je faire ? Ces considérations n’avaient aucune importance devant la vérité, survivre est la clé de toute chose, l’ambition à atteindre dans un monde tel que le nôtre.

J'ai échappé aux créatures des Profondeurs, j'ai échappé aux créatures de l'Ailleurs visitant notre océan, les Léviathans n'ont jamais pu avoir prise sur moi, c'est à ce moment que je l'ai rencontré. Tout a changé après ce moment, survivre n'était pas la seule raison de vivre qu'avait une créature comme moi, pas alors que mon Dagon entrait dans ma vie. Je n'avais jamais vu quelqu'un comme moi, il me ressemblait en tout point, mais était différent, sa férocité était grande, attirante, une bête tout droit sortie des Abysses. Étions-nous les seuls de notre espèce ? Ceci n'était pas important, car ensemble nous pouvions ne plus l'être, nous pouvions tout devenir, dans cet océan de chaos et de mort naissait la vie, naissait notre vie. Bien vite naquis mon premier enfant, puis mon deuxième bientôt une multitude d'autres arrivaient, envahissant tout cet océan, le faisant nôtre.

J'étais devenue la Mère et Dagon le Père car dans notre éternelle étreinte, nos enfants prospéraient, se reproduisaient et inondaient le monde de leurs douces horreurs, de petits poissons nous étions devenus des dieux. Le temps n'avait aucune emprise sur nous, il se mesurait en ennemi dévoré et en espèce asservies, le minuscule grain de sable avait grandi, une croissance éternelle. Ma puissance se comptait en plusieurs dizaines de mètres, mes couvées mettant au monde mes enfants par dizaines, les Profondeurs étaient nôtre, notre royaume, notre foyer, née de l'amour de deux êtres exceptionnels. Cette situation dura des temps immémoriaux, où notre espèce prospérait, devenait plus forte, continuant malgré tout son cycle de violence à l'encontre des autres bêtes des Profondeurs, une guerre éternelle. Ceci était le cycle de la vie sur notre plan, une chose classique, dévorer ou  être dévorer.


La Perdition


Comment ceci avait pu arriver ? Je n’étais plus dans l’océan éternel, je ne marchais pus au-dessus des géants, dévorant avec ma progéniture les faibles créatures du plan, non, j’étais seule. J’étais faible, mon corps n’était plus, remplacer par une marionnette de chaire, faible et étrange, j’étais horrible, imparfaite, comment pouvais-je dévorer mes ennemis ainsi ? Pourtant ceci n’était rien par rapport à ma solitude, je les avais cherché des jours durant, mon Dagon, disparu, loin de moi, mon seul et unique amour dans l’Univers impitoyable. Mes enfants eux aussi n’étaient plus, j’avais beau les crier, les hurler du mieux que ma faible gorge humaine le pouvait, nul ne venait à mon encontre. Vous penseriez qu’une déesse est invincible, impassible, mais une mère n’est rien sans ses enfants, elle n’est que vide et souffrance, j’étais piégée dans une terre inconnue, dans un corps inconnu.

Néanmoins mes recherches n’avaient été veine, je rencontrais enfin les habitants de cette étrange contrée, ils me ressemblaient, avais-je pris leurs corps et apparences ? Étais-je devenue comme eux ? Cette question fut rapidement résolue lorsque je massacrais et dévorais ces misérables enveloppes de faiblesse, me délectant de leurs chaires, je n’étais pas comme eux, j’étais meilleure. Je m’étais mise ne route une fois ma faim assouvie, je devais comprendre cette étrange pour pouvoir y survivre et retrouver les miens s’ils étaient aussi  sur ce plan. La suite de mon histoire fut donc plutôt classique alors que je voyageais d’un lieu à l’autre, observant et me nourrissant lorsque j’en ressentais le besoin, nul ne se doutait de ma force. Pas dans un corps comme celui, celui d’une frêle et petite femme, fragile aux yeux des habitants de ce monde.

J’avais finalement appris où je me trouvais, un lieu appelé, je me trouvais dans l’Empire Yuan, sur une terre habitée par les humains, dominer par leur espèce. C’est avec curiosité que j’apprenais l’histoire de cet empire né des invasions d’un peuple nomade nommé les mongoles, une terre baignant tout autant dans l’affrontement que la mienne. Je voyais bien vite que malgré leurs fragiles enveloppes, ces êtres étaient doués au massacre et à la destruction, bien vite les révoltes et les rébellions au pouvoir Yuan se faisaient voir. Ce fut pour moi l’occasion de retrouver véritablement ma nature, la guerre apporte beaucoup de choses, la banalisation des massacres en est une, je profitais des conflits pour me nourrir plus librement. Ainsi lorsque l’Empire Yuan sombrait, remplacer par les Ming, j’avais déjà profité de leur « hospitalité », me tournant vers d’autres horizons, bientôt les autres contrées n’avaient plus de secrets pour moi.

Que ce soit le Royaume du Siam, celui de Corée ou bien encore l'Empire du Soleil Levant, bientôt même les steppes mongoles avaient été visitées. Les décennies défilaient et j'étais toujours aussi seule, pourtant une belle nuit de printemps je voyais enfin une vision qui m'insufflait le bonheur le plus pur, un de mes enfants. Je l'avais immédiatement reconnu sous son enveloppe de chaire, un lien nous unissait tous, il avait eu la même histoire que moi, ne sachant pas ce qui était arrivé au reste de sa famille. Dagon restait introuvable, mais j'avais la certitude que mes enfants se trouvaient sur ce plan, je devais donc partir à leur recherche au plus vite. Nous écumions ainsi d'autant plus rapidement et s'il le faut, brutalement l'Asie, recherchant ma progéniture grâce à notre lien privilégié, les recherches duraient des mois, des années, mais elles fructifiaient.  

Je rassemblais progressivement ma famille à travers les âges, profitant de nos massacres dans cet immense continent pour m'enrichir, gagné de l'influence, pourtant mes recherches se limitaient. Je restais confiner à ces terres que je connaissais déjà, n'allant pas au-delà de la Grande Inde, au-delà se trouvait des terres bien différentes, emploient de royaumes et empires bien différent. Ils étaient habités par des humains bien différents, possédant la peau blanche et les yeux de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, je pus moi-même en apercevoir lorsque je rencontrais des missionnaires jésuites. Ils propageaient leur étrange foi, leur religion tournée autour d'un seul Dieu, un Dieu invisible et tout puissant, une foi bien ridicule, pourquoi croire en une telle créature si elle est invisible ? Mais la question de leur foi ne m'intéressait pas, je voulais explorer le monde, trouver plus de mes enfants hors de cette Asie devenant de plus en plus obsolète.


L’Illumination


Je comprenais de mieux en mieux cette terre étrange, son peuple et ses coutumes, mais possédait toujours une vision bien limité de ce monde, celle des Profonds et des humains. C’est lors d’une de mes expéditions dans le sous-continent indien que je reconsidérais ma position sur l’humanité, lorsque je vis des bandits Thug pratiquer les plus étranges sacrifices en l’honneur de Kali. C’est ce jour que je sentis la véritable expression de la plus noire des magies, une chose que je ne connaissais pas encore, il y avait bien plus à voir de ce plan que je ne le pensais. En cherchant plus profondément dans les entrailles de cette terre, je découvrais un monde de merveilles, d’horreurs, de créatures étranges, secrètes, un monde de vampires et de loups, de sorciers et de démons. D’anges et de dieux, tous cachés dans les ombres de cette planète, je pouvais les sentir, les voir, palper leur appétissante aura et leur chair.

Le monde portait un tout nouvel intérêt pour moi, je voulais l'explorer, j'utilisais ainsi mon or accumulé pour suivre la route des épices en direction d'une nouvelle terre, un nouveau continent, l'Europe. Les hommes et les femmes de ce lieu étaient tous blanc de peaux, bien différent de moi et de mes enfants, leurs mœurs étaient également bien différentes, leur terre moins sauvage. Ceci l'était tout du moins en apparence, je me souviens encore de mon premier bûcher pour sorcellerie, voir la peau de cette femme crépitée sous les flammes étaient une vision intéressante de l'humanité. Je faisais à mon tour la rencontre de sorciers et autres créatures du Secret, je rencontrais à nouveau certains de mes enfants, eux ressemblaient aux européens. L'étrange malédiction qui nous avait frappé avait efficacement fait sa tâche, nous avions tous une apparence différente selon notre lieu d'arrivé.

Pourtant nous ne pûmes pas profiter longtemps de ce apparent bonheur alors que nous étions frappées en plein cœur par la vermine, c'était ma faute, nous n'avions pas été assez prudent. Nous étions trop nombreux, trop affamer, nous ne pensions pas que les humains pouvaient être aussi organisés et sans peur,  ils nous avaient pisté, trouvé et attaquer. La lutte fut rude acharnée, mais mes enfants n'avaient pas survécurent, tout du moins une grande partie, c'est alors que je vis ce symbole qui encore aujourd'hui m'emplie de haine. Le Vatican, c'est eux qui avaient passé par le fer mes enfants, brisant leur éternelle vie, me laissant à nouveau toute seule dans ce grand monde ! Mais je ne pouvais obtenir vengeance pour ma famille, les catholiques étaient plus nombreux et puissant que moi, j'avais donc récupéré mes enfants survivants et avais fuis, loin de l'Europe.


La Renaissance


Un nouveau continent s'offrait à nous, l'Amérique, un continent encore en plus colonisation par l'homme, un monde sauvage à explorer, la traversée n'avait pas été facile, des mois de voyage à travers les flots. Mais contrairement aux humains, l'océan ne me faisait pas peur, le bâtiment avait beau tanguer sous la force des flots et des tempêtes, je restais impassible, humant l'air marin sur le pont. Laissant les pores de ma peau être recouvert par le doux sel de l'océan atlantique, ainsi après des mois de voyage, le nouveau monde nous ouvrait ses portes. La beauté de cette nouvelle contrée était appréciable, mais un vide habitait mon cœur, la culpabilité, j'étais la mère qui avait laissé ses enfants être massacrés devant ses yeux. J'avais faiblis et cela n'arriverait plus jamais, mon Dagon n'avait toujours pas été retrouvé et j'étais si seule sur cette nouvelle terre, c'est là que je le rencontrais.

Il était comme tous les humains, pourtant il dégageait quelque chose de plus, quelque chose qui me faisait me sentir à nouveau vivante, moi la sanguinaire créature d’un autre monde. J’avais seulement besoin de me sentir comme avant, que quelqu’un m’aime et  me traite comme mon amour l’avait fait durant des temps immémoriaux, cela avait duré une nuit, une parfaite nuit. Je n’avais pas fait cela depuis des siècles, c’est avec le plus grand des sourires que je me réveillais à côté de ce bel éphèbe, mais quelque chose avait changé. Je le sentais parfaitement alors que je me levais, contemplant mon ventre qui d’un coup avait bien grossis, je pleurais de joie alors que je sentais cette nouvelle vie se développer en moi. C’était étrange, inattendue, je ne pensais pas pouvoir encore donner la vie et également aussi rapidement, le bel éphèbe avait paniqué, son comportement m’avait vite lassé.

Je me demandais bien ce que je lui avais trouvé alors que je le dévorais sur place, nourrissant la vie qui se développait à l’intérieur de mon corps. J’avais depuis l’attaque du Vatican décidé d’être plus prudente, me nourrissant contre mon gré de nourriture humaine, mais cette grossesse me donnait de toutes autres envies, des envies de chaire humaines. Cela avait continué pendant une semaine, mais le jour de grâce était enfin arrivé, à nouveau je sentais cette sensation, celle de la nativité. C’est avec un cri d’une si douce douleur que mon premier enfant en ce monde naissait, il était magnifique, bien que son teint soit quelque peu livide, il était parfait. Je pouvais sentir qu’il n’était pas un Profond, il était différent des enfants que Dagon et moi avions conçus, mais il était mon enfant et je l’aimais, un hybride entre nous et eux.

Sa croissance était remarquable, il s’était extirpé de moi en à peine sept jours, mais l’enfant n’était pas humain, cela se fit définitivement sentir en voyant les traits de notre espèce se faire sentir sur lui. Il était magnifique avec ses yeux globuleux tels ceux de poissons et ses traits difformes, avec sa peau grisâtre et ses gros membres, il restait majoritairement humain. Mais il partageait des ressemblances avec l’espèce de sa mère, je pus également rapidement voir qu’il partageait également mon amour de la chair humaine. Bien que moins puissant et résistant que mes autres enfants, il l’était néanmoins plus qu’un humain classique, son odorat était également plus développée.

Nous partions donc sur les routes des colonies britanniques, ma nouvelle famille et moi, je m’étais plusieurs fois reproduit avec des humains, engendrant plus de magnifiques enfants. Tous évoluaient différemment, mais tous avaient des particularités, un boitait, l’autre avait des difficultés à parler ou à la compréhension, ma famille ressemblait à un cirque de monstre. J’avais pu constater que ma progéniture épousait à la perfection les traits de leurs pères respectifs, ne gardant de moi que leur nature monstrueuse, c’était une chose intéressante. Mais notre séjour sur le nouveau monde ne fut pas très long, en effet déjà les hommes et les femmes nous rejetaient pour ce que nous étions. C’est à l’aube du procès des sorcières de Salem que nous quittions les Amériques, embarquant pour une toute nouvelle expédition en direction d’îles inconnues  dans l’océan Pacifique.


Le Foyer


Nous avions atteint après des mois de voyage, des îles étrange dans ce qui est aujourd'hui appelé la Polynésie, sur ces îles personne ne pouvait nous juger, au contraire. Les peuplades de ces endroits admiraient ma grande beauté, craignant également les particularités de mes autres enfants, ils avaient pu voir à l'œuvre mes capacités surhumaines, pourtant la peur ne les habitait pas. Une forme d'adoration s'était faite à mon encontre, moi la Mère, j'étais aussi bien devenue une déesse pour mes enfants que pour ces humains, cela était véritablement plaisant. Bien vite mon culte s'était organisé autour d'offrandes, de sacrifices humains, si Kali pouvait avoir des hommes sacrifiés en son nom, je le pouvais également, moi qui étais une véritable déesse. Ainsi hommes et femmes m'étaient offerts en sacrifices, que ce soit pour la reproduction, comme nourriture ou bien les deux,  cette situation avait duré pendant des dizaines d'années.

Jusqu’au jour où un bâtiment arriva dans les eaux de mes îles, un bâtiment américain dirigé par le capitaine Obed Marsh, il était à la recherche de prospérité pour son village aux Amériques. Mes sujets l’avaient amené à moi, le pauvre homme put avoir preuve de ma nature divine lorsque je dévorais tout son équipage devant ses yeux, je l’avais épargné dans ma miséricorde. En effet la situation de son pauvre village m’intéressait, ils n’avaient pas assez de nourriture, de richesses, je commençais de mon côté à m’ennuyer sur ces îles isoler du monde. Je lui fis donc une offre qu’il ne pouvait pas refuser, le jour même nous embarquions sur son navire, ma famille remplaçant son équipage alors que nous faisions route sur la côte Est des Amériques. Je n’avais néanmoins pas laissé de témoins derrière moi, offrant à mes enfants mes quelques adorateurs indigènes.

Je ne portais pas d'amour pour les humains, il m'avait été facile de me séparer d'eux, surtout que c'était leur seul souhait, me servir, ils m'étaient plus utiles en tant que nourriture. Des mois de voyage nous avait amené dans le nouveau monde, le lieu avait bien changé, les britanniques et les français ne se faisaient plus la guerre pour savoir qui contrôlaient les colonies. Celles-ci s'étaient rebellés, créant une toute nouvelle nation, les Etats-Unis, notre voyage s'était fini sur la côte Est, dans la petite ville côtière d'Innsmouth, Obed Marsh m'avait juré fidélité et adoration. Nous avions conclu ce pacte sur le Récif du Diable, une petite formation rocheuse près de la ville, une nuit de tempête où il m'avait prouvé son amour inconditionnel. Au matin il m'amenait enceinte de son enfant en ville, il m'avait fait visiter le marché, le port, la répugnante église, cette ville se mourrait.

Mais je pouvais en faire quelque chose, un foyer pour ma famille, un lieu de prospérité, une semaine après mon nouvel enfant naissait en même temps que mon sanctuaire. C'est précisément lors de mon accouchement que le pacte était définitivement sceller, que nous prenions possessions d'Innsmouth, mes enfants et moi étions partis habiter dans les cavernes du Récif du Diable. L'Ordre Esotérique de la Mère naissait les jours suivant, s'imposant comme le nouveau culte de ce village, en échange nous les abreuvions des richesses que j'avais accumulé durant des siècles. Le problème de l'or était réglé, il ne restait plus qu'à éliminer le problème de la nourriture, ceci fut fait grâce à de nouveaux cultistes dépêcher des différents endroits des Etats-Unis. Des sorciers pour me servir, pour accomplir de noirs rituels, bientôt les poissons eux aussi revenaient en masse, la nourriture et l'or coulaient à flot.

Mais il y avait un prix à tout cela, tout comme les polynésiens l’avaient payé avant eux, les habitants d’Innsmouth devaient nous fournir des sacrifices humains, de la nourriture pour leur déesse. Nous n’étions dans cette ville que depuis quelques années à peine que mon ennemi apparaissait à nouveau, les catholiques se rebellaient, jetant en prison Obed Marsh et arrêtant les sacrifices. Contrairement à notre influence relativement pacifique de sur la ville, notre contre-attaque fut violente, impitoyable, le sang coula à flot durant les combats pour prendre la ville à mes sujets rebelles. Le massacre fut exponentiel, la population accusa officiellement la peste d’avoir frappé la ville, mais tous savaient que c’était en vérité la colère divine, les catholiques avaient été exterminés jusqu’au dernier. Un nombre important de mes enfants avaient péris durant la bataille, mais cela en valait la peine, car désormais j’étais la maîtresse absolue d’Innsmouth.

Maintenant que seule ma volonté prévalait dans cette petite ville côtière, je mettais en marche mes plans, faisant de cette localité notre foyer, je commençais à investir avec mes richesses un peu partout. Faisant fructifier ma fortune ainsi que celle de la ville, mais il nous fallait désormais repeupler la ville suite à la malencontreuse peste qui avait exterminé toute une partie de la population. Heureusement mes sujets étaient « volontaires » pour offrit leur corps pour mes enfants et moi-même, mes filles et fils furent mariés dans les familles, amenant dans certains cas à des cas de polygamie. La situation continua durant près de 80 ans, toutes les familles d’Innsmouth avaient désormais des degrés divers du sang de mes enfants en eux, toutes arboraient les même traits physiques que mes hybrides. Obed était mort depuis longtemps, c’était deux de ses descendants qui dirigeaient la ville, une lignée qu’il avait eu en se mariant avec une de mes filles.


La Chute


Robert Marsh était maître de l'Ordre Esotérique de la Mère, dirigeant l'aspect religieux de la ville alors que Sebastian Marsh était propriétaire de la raffinerie des Marsh, principale source de revenue d'Innsmouth. Mais tout s'effondra lorsque le gouvernement tourna son attention vers Innsmouth, j'avais au cours des années considérablement amélioré l'état de la ville, réussissant à amener toujours plus de cultistes et de mes enfants originels. Ce fut d'abord des agents spéciaux du FBI qui vinrent enquêter en secrets, Hoover voulait notre or, il voulait tout ce qui était à prendre dans les raffineries Marsh. Son esprit ne pouvait pas comprendre d'où provenaient de telles richesses, issues des pillages et des noirs rituels de mes cultistes dans, il ne pouvait pas comprendre l'amour d'une mère pour ses enfants. Ses agents avaient été capturés, mais l'un d'entre eux s'étaient échappés, ce fut ce qui signa la chute d'Innsmouth.  

Peu de temps après ce fut le FBI lui-même qui vint attaquer la raffinerie des Marsh, pénétrant en son sein et la dévalisant, les gardes avaient vaillamment combattus, mais cela n’avait pas suffi. Hoover possédait les preuves qu’il lui fallait pour prouver ses théories de fraude fiscale, de gigantesques réserves d’or non taxés, mais ce n’était pas tout. Car déjà sifflait le bruit des véhicules militaires, soit disant toute la ville était de mèche et se préparait à se battre, la garde nationale avait donc été envoyé. L’affaire se jouait dans le plus grand secret, tout ceci était trop gros pour une affaire taxe, même aussi massive, je n’en ai jamais eu la preuve. Mais je suis convaincu que mes vieux amis du Vatican étaient derrière tout cela, quoi qu’il en soit, l’attaque fut rapide, brutale, beaucoup moururent cette nuit-là.

Notre résistance fut acharnée, chaque bâtiment, chaque ruelle, chaque caverne était défendue avec ardeur, à la fin seule le Grand Temple de la Mère restait intouchée, intacte. Tout soldats essayant de le pénétrer sombrait dans la plus pure folie, une si douce barrière magique concocter par les plus noirs rituels du culte, mais nous étions piégées. Les militaires finissaient éventuellement par entrer dans notre sanctuaire grâce à la trahison de l'un des nôtres, Robert et Sebastian Marsh sont morts cette nuit-là, suivi par beaucoup d'autres Marsh. Puis ce fut au tour de mes cultistes, de mes enfants originels et de mes hybrides, la plupart ont été tués ou ont fui loin d'Innsmouth. La plupart des habitants ont eux aussi été tuer ou emprisonner, bien que la plupart ne virent jamais la cellule d'une prison officielle, le gouvernement les fit simplement disparaître.

Le Récif du Diable ainsi que nombre de bâtiments de la ville furent dynamité, détruit, plus de 80 ans de travail acharner réduit à l’état de cendres à cause des humains. J’avais comme à mon habitude réussit à échapper à l’anéantissement, quittant la ville munie d’artefacts récupérer au cours des années et d’une partie de ma fortune cachée. Mon cœur se brisait en me voyant quasiment seule sur ce bâtiment naviguant vers ma destination alors que je voyais au loin mon foyer brûler. Encore une fois le voyage fut long, mais je finissais enfin par atteindre la ville de Last End, oh la douce Europe avait patiemment attendu mon retour.


Le Renouveau



Cette ville était différente des autres, je le sentais, je le savais, je l'avais appris grâce au bouche à oreille, c'était la ville de la magie. Celle où je pourrais accumuler tout le pouvoir dont j'ai besoin, je profitais de cela pour me créer une véritable identité, Abigail Marsh, je trouvais intéressant de reprendre la lignée de ma plus grande famille d'adorateurs. Nous avions débarqué dans le port de cette ville de Cornouaille, une magnifique petite ville, la suite fut la construction de mon nouvel empire. D'abord j'avais acheté la petite maison sur la falaise, elle n'avait pas été très coûteuse vu la position de la demeure, bien vite celle-ci fut aménagée, améliorer. Là au milieu des falaises, là où les orages et le vent hurle à la nuit, c'est là où se tenait mon manoir, mon nouveau foyer.

Les locaux craignaient cet endroit, craignaient le fantôme qui faisait disparaître les gens, c'était des fariboles, disons que certains disparus étaient au mauvais endroit au mauvais moment, lors d'une de mes grossesses par exemple. Mais le manoir n'avait pas été ma seule acquisition, en effet j'avais également acheté quelques entrepôts, les utilisant pour stocker les choses que les gens voulaient stocker. Je suis une femme d'affaire, je peux stocker des provisions, de la machinerie, des artefacts ou même des gens s'il le faut, j'étais ainsi devenue une des actrices de la contrebande et du trafic d'être humain. Il suffit pour cela du bon équilibre entre pot de vin, intimidation et avoir un de mes enfants parmi les gardes côtes, la chaîne était très simple. D'abord les bâtiments Marsh amarraient dans le port, livrant leurs marchandises légales ou non, puis ils stockaient le tout dans les entrepôts.

Une partie des marchandises partaient rejoindre le manoir et la grotte sous la falaise, l’autre le restaurant que j’avais acheté dans le port et enfin le reste était directement expédié dans la ville. Nous pouvions faire parvenir absolument n’importe quoi à nos clients, il fut décidé qu’un de mes fils dirigeraient l’entretien de la flottille commerciale, l’autre la gestion et la direction de l’approvisionnement et entrepôts. Je m’occuperais officiellement du restaurant, cela m’occuperais et aiderait à blanchir une partie de l’argent obtenue illégalement, ce n’est pas un restaurant très chic, mais il est tout de même de très bonne qualité. Les années passèrent, mon influence sur le port se raffermit de plus en plus, la famille Marsh est indispensable pour l’économie du port, depuis mon arrivée j’ai eu maintes enfants. La grande majorité travaille aujourd’hui d’une manière ou d’une autre pour l’entreprise, que ce soit à Last End ou à l’étranger, que ce soit comme serveur, garde de sécurité ou dirigeant de l’entreprise.

Des Marsh travaillent à tous les échelons de mes propriétés, nous sommes indispensables au port mais également justement éviter, nous sommes étranges, pour la plupart difforme. Nous sommes plus ou moins connus comme une famille de monstres et de consanguins, mais cela ne me dérange pas, pas tant que cela pousse les gens à mettre leur nez hors de mes affaires. Car mon plan doit se dérouler sans accroc, dans l'ombre j'accumule l'influence, la richesse et la puissance nécessaire à tous les besoins de ma famille, je réunis des sombres artefacts et de nouveaux sorciers cultistes. J'enfante car la destinée d'une déesse est en marche et nul ne pourra arrêter les horreurs que j'abattrais sur ce monde, oh mon Dagon sera tellement fier de moi lorsque je le retrouverais enfin.


♜ JOUEUR : Oz3264, j’ai commencé le rp il y a 4 ans environ, mais j’ai fait une pause après un an, je n’ai repris le rp que depuis juillet de l’année dernière. J’aime beaucoup étudier l’histoire, les mythologies et religions, bien que je reste une amatrice, je vous ai connu grâce au partenariat avec Solemn Hour. C’est le grand éventail des possibilités au niveau de la création qui m’a attiré et puis j’aime bien le contexte et le lieu où se situe l’histoire.


♜ JE RECONNAIS AVOIR PRIS CONNAISSANCE DU RÈGLEMENT ET M'ENGAGE A LE RESPECTER : Eve Marsh




Dim 19 Juin - 6:03
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L'étrange sous la normalité :
Je suis l'héritier de la branche principale des Earl, je suis un Nécromant et un membre du secret. Je le protège et le soutient. C'est dans mon intérêt.

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Le Sacrifié
Bienvenue à toi Mademoiselle Hydra ^^ Ravie de voir quelqu'un s'attaquer à Lovecraft. Je vais m'occuper de lire ta fiche ce soir et on revient vers toi sous peu !

Lun 20 Juin - 13:03
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