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 Visite de courtoisie | Terminé

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La brûlure avait déchiré sa peau, son cri s'était répandu dans les landes de la Cornouaille comme celui d'un animal furieux et agonisant. Son corps entier s'était comme embrasé alors que la laisse de la bête avait diminué la pression sur son corps et sa volonté. Perplexe, il n'avait pas vraiment réalisé, pensant simplement avoir été victime du nécromant. Courant dans la forêt, Byron avait envisagé d'avoir simplement dépassé la limite imposée, celle-ci lui interdisant de partir de Last End. Mais alors qu'il s'éloignant, filant pour rentré chez lui, la douleur avait continué d'électriser son corps, cherchant à faire passer un autre message... Avide de savoir à quoi pouvait bien s'amuser son « maître », le garou n'avait pas mis longtemps à rejoindre la demeure d'Howard avant de tambouriner à la porte. C'est accueilli par une domestique tirée à quatre épingles que Byron apprit la grande nouvelle... Howard était dans le coma. Il n'en sut pas plus mais c'est perplexe que le loup resta. Allons bon, lui faisait-on une mauvaise blague . Les jours s'étaient écoulés, les semaines aussi et c'est avec une joie à peine dissimulée que Byron avait profité de cette bride relâchée. Avait-il aux moins pitiés de ce pauvre Howard dans le coma ? Absolument aucune. Voilà des vacances qu'il avait attendu avec impatience... Alors que Katy Conroy glissait une part de tarte au chocolat dans l'assiette de son fils, la femme à la santé bancale lui jeta un coup d'oeil vers lui et le questionna, curieuse.

« Quand comptes-tu lui rendre visite ? »
«  A qui ? »
« Lord Howard Earl, voyons ! »
«  J'ai pas l'intention de lui rendre visite. »
« Mais il est ton ami ! »
« Hein ?! »
« C'est bien pour cela que vous passez du temps ensemble tout les deux, non ? »

Byron stoppa tout mouvement avant de pivoter son visage vers sa mère et la fixer à la fois avec perplexité et dégoût.

« C'est une blague que tu me fait ? Maman, je lui ai bousillé une jambe, tu crois vraiment que ce mec va devenir mon pote du jour au lendemain ? Putain mais qui voudrait d'un ami comme lui sérieux...»

Katy haussa les épaules, prenant une moue innocente avant d’agiter sa spatule en bois devant le visage de son rejeton.

« Justement ! Raison de plus pour aller le voir Byron. Je ne t'ai pas éduqué comme un vaurien ! Pourquoi ne lui apporterais-tu pas des fleurs ? Cela fait toujours plaisir des fleurs...»
« M'man!Bon sang on est des hommes, ok ? On s'offre pas des fleurs entre mec ! C'est... pas virile, tu vois ? »
« Alors apporte lui un part de tarte au chocolat ! »
« Non. »
« Pardon... ? »

La spatule de madame Conroy s’abattit avec force sur le crâne de son fils qui grogna de mécontentement, levant les bras pour se protéger de la sévérité de sa mère qui le toise avec force. Le loup agita le bras, cherchant à la faire reculer avant de geindre froidement.

« Il mérite pas ta tarte au chocolat ! Et si tu veux lui faire plaisir tu lui colle une carotte dans l'assiette, ça fera largement l'affaire. »
« Mais enfin, de quoi est-ce que tu parles ? »

Dans un soupiré las, Byron secoua la tête, avachit au-dessus de son assiette à dévorer sa part de tarte. Oui, Katy ignorait bien des choses quand elle n'en oubliait pas tout simplement. Byron avait toujours épargné les détails sordides de son lien avec Howard, simplement parce qu'elle était sa mère et sans aucun doute la personne qu'il aimait le plus dans cette fichue ville. Pour elle, Byron cherchait à se rendre utile auprès du Lord pour faire passer sa culpabilité... La vérité quant à elle était tout autre... Howard était sa Némésis et s'acharnait à le lui fait savoir. Si Byron semblait être un homme plein de force et équilibrer mentalement, il cachait une souffrance extrême imposée par son maître. Une vie minable qui tâchait de camoufler à sa mère, un mensonge éhonté qu'elle croyait avec la plus grande naïveté. Quoi qu'il en soit et surtout pour éviter d'avoir à nouveau à subir des coups de spatule, Byron avait finalement abandonné face à Katy, lui promettant d'aller rendre visite à Howard enfin sortit de son coma. Pourtant, c'est sans gaieté de cœur qui le faisait, la seule chose qui le motivait était sa propre vengeance, le plaisir de voir son bourreau plus bas que terre, agonisant. Faible. Alors que le garou prenait place sur son Harley Davidson et commença à faire ronronner son moteur, sa mère déboula au pas de course, hurlant son nom avec le sourire.

« Byron ! Byron chéri attends ! »
« M'man... ? »

S'approchant, essoufflé, la femme glissa un billet dans la paume de son fils avant de lâcher, tout sourire.

« Tiens, finalement offre lui un bouquet pour moi, tu veux bien ? »
« M'man, t'es pas sérieuse là... ? »
« Bien sûr que si ! Tu as intérêt à le faire Byron ! Ne t'avises même pas de faire semblant avoir oublier. »

Prenant le visage de son fils, Katy l'attira à elle, bisoutant sa joue velue alors que le garou grogna à nouveau, repoussant sa mère en douceur quoi qu'un brin agacé.

« Maman arrête ça ! Je suis plus un gosse bordel ! »
« Soit prudent sur la route mon bébé! »

Et sans demander son reste, guillerette, Madame Conroy retourna dans la petite maison en bordure de ville. Byron soupira longuement, glissant l'argent dans la poche de son blouson de cuir et lâcha, serrant les dents avec colère.

« Fait chier, putain ! »

Entre les tortures d'Howard et l'amour de sa mère, qu'est-ce qui était le pire ? N'y avait-il donc pas de juste milieu de cette ville ? Trop de haine, trop d'amour... Et la paix ? Il y aspirait si fort... Alors que la moto redémarrait, c'est dans la direction du quartier des affaires où se trouvait l’hôpital que le garou se dirigea. Une fois dans l'enceinte médicale, c'est à la boutique à cadeau qu'il se dirigea avec sa dégaine de mauvais garçon.

« B'jour... Dites euh... vous avez quoi en fleurs ? Vous avez genre... des fleurs fanées ou un machin avec des têtes de morts, trucs comme ça … ? »

La vendeuse observa Byron avec une mine à la fois perplexe et méfiante. Byron pinça les lèvres avant de glisser ses doigts dans sa barbe et lâcha.

« Bah des fleurs pour des morts alors ? Vous savez, genre enterrement.... »
« Monsieur, c'est un hôpital ici, pas des pompes funèbres. »

La question qui tournait dans sa tête était, qu'est-ce type de fleur offre-t-on à un nécromancien ? Il doutait même que les fleurs puissent réellement lui faire plaisir mais Katy avait insisté. C'était bien cela le souci avec le secret, Byron ne pouvait pas juste entrer dans une boutique et exprimer son voeux librement. Réfléchissant, il s'appuya sur le comptoir et lâcha.

« Ok, je vais faire ça autrement... Si vous étiez une maman un peu trop collante et aimante et que vous vouliez faire plaisir à un gars qui vient de sortir du coma... vous offririez quoi ? »

La femme esquissa un sourire et saisit un bouquet aux fleurs diverses et aux couleurs chatoyantes alors que Byron observa le bouquet avec un vague grimace de dégoût, pas vraiment convaincue.

« C'est.. très... pleins de couleur, votre truc là. »
« Oui, c'est le but... Vous savez quand quelqu'un sort du coma, en règle générale on évite de leur mettre quelque chose qui rappelle la mort sous son nez. »
« Ouais mais avec celui là, je suis pas sûr que les couleurs ça va passer.... C'est euh... woah. Enfin c'est joli hein... Mais je sais pas trop si... »
« Bon, vous l'achetez oui ou non ? »

Lâcha la vendeuse particulièrement agacée. Byron resta sans voix un instant avant de jeter le billet sur le comptoir. Quelques instants plus tard, il ressortait de la minuscule boutique, bouquet en main. Après un passage à la réception pour connaître la chambre d'Howard, c'est sans joie qu'il monta les étages, attirant les regards sur son passage. Sans aucun doute son look et son imposante carrure... Il faut dire que du haut de son mètre un, Byron ne passait pas inaperçu. Une fois devant la porte, il toqua durement contre celle-ci et entra sans attendre le consentement son maître. La vision d'Howard qui s'offrit à lui était pathétique, son état de faiblesse lui donnait un air mourant qui n'était pas à envier.

« La vache, la gueule de cul. »

Lâcha Byron avec son habituelle subtilité. Lentement il s'approcha du lit, détaillant Howard avec une moue malicieusement qu'il perdit bien vite en réalisant qu'il tenait en main un bouquet qui devait sans doute rendre l'Earl perplexe. Le sourire disparut et Byron brandit d'un air menaçant le bouquet vers Howard et grogna froidement.

« Te fais pas d'idée... C'est un cadeau de maman. Elle a insisté, ok ? T'as pas intérêt à le refuser, si tu brise le cœur de maman je te brise en deux, c'est clair ?»

D'un geste nonchalant, il déposa le bouquet sur la table de nuit avant de prendre une chaise plus loin et de la poser près du lit. Il s'installa confortablement, mains croisées sur son ventre avant de lâcher.

« Bon alors, c'est quoi le soucis ? Autant je savoure la vision, autant c'est quand même foutrement louche de te voir dans un état pareil. Qu'est-ce que t'as foutu ? »

Mar 7 Juin - 17:07
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Je suis l'héritier de la branche principale des Earl, je suis un Nécromant et un membre du secret. Je le protège et le soutient. C'est dans mon intérêt.

Tell me More : J'ai un jumeau, Morghann, et je suis le pupille d'Eurynome
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Sans doute une part de lui préférait se rendormir, retourner dans le coma et ne jamais en ressortir. Ce serait tellement plus simple, et résoudrait absolument tout ses problèmes. Malheureusement, il ne pouvait pas. C'était physiquement impossible à moins de faire une grosse bêtise et de ne pas se rater. Pourtant il n'était pas capable de s'infliger ce que cela nécessiterait, pas ainsi. Accepter de souffrir pour que son frère soit sauf, il pouvait le faire et il l'avait fait mais s'infliger la moindre douleur simplement pour essayer d'échapper à sa vie de merde ? Non, ça il ne pouvait pas, il n'en avait pas la force… ou la lâcheté. Et de toute façon, ça aurait été très difficile de le faire alors qu'il était encore si faible, installé dans un lit d'hôpital et incapable de bouger simplement pour se laver seul. Si qui que ce soit avait voulut le tuer, c'était maintenant qu'il fallait essayer de le faire : sa magie était si basse, si ténue, qu'il était incapable de l'utiliser, et que ses boucliers naturels s'étaient abaissés à leur niveau le plus bas. Une fois seulement, il avait essayé un tour simple, un peu de télékinésie, mais même en s'appuyant sur la formule et les mouvements nécessaires, il n'avait récolté qu'une violente migraine et l'impression que le monde faisait la toupie. Alors il se tenait tranquille et ruminait une situation insupportable en espérant y trouver une solution. Une solution qui ne venait pas. Que pouvait-il vraiment faire ? Rien… et cela le rendait encore plus aigris et amer. L'impuissance lui était tout aussi insupportable que la décision prise par son frère. Oui, il aurait préféré retourner dans le coma plutôt que de faire face à ce choix et à ce qu'il entraînait. Surtout ce qu'il entraînait. Le chemin emprunté par Morghann était…

« Dégage » répliqua-t-il simplement à l'insulte, son regard sombre et hanté, souligné de cernes bleues, posé sur lui. Il était trop fatigué et défait pour s'accrocher à son éducation habituelle. Et surtout, pourquoi est-ce qu'il en gratifierait cet animal ? Surtout quand celui-ci n'avait rien à faire là. S'il avait pu, il l'aurait obligé à repartir. Mais il ne pouvait pas. Il n'était pas en état d'obliger qui que ce soit à quoi que ce soit… mais ce n'était que partie remise. Après tout… si cet idiot venait le voir, et lui rappelait son existence, alors il supporterait son amertume et les conséquences de ce qu'il provoquait. Oui… il l'avait presque oublié avec tout ça mais c'était si délicat à lui de s'offrir en sacrifice. Ce corps… son état de loup-garou… il pouvait supporter oui, il pouvait endurer ce qu'il ruminait. Il pouvait lui faire office de catharsis et le vider de sa colère. Et comme cela, il pourrait se concentrer sur la solution qu'il lui fallait trouver. Comment sauver l'âme de son père pourtant détesté. Gardant ses pensées pour lui mais l'observant attentivement, il haussa un sourcils en voyant le bouquet de fleur. Qu'est-ce que c'était que ça ? Il avait l'intention de le tuer en lui faisant inspirer du pollen jusqu'à ce qu'il s'étouffe ou avait-il simplement décidé de jouer la couverture de l'ami éperdu venu s'assurer qu'il allait bien ? La réponse lui fit légèrement rouler des yeux. « Aurais-tu oublié que tu es mon esclave ? Tu ne peux pas me faire de mal… pas plus que tu m'en as déjà fait en tout cas. Ma… magie t'en empêche » Fort heureusement, c'était un sortilège passif qu'il avait attaché à autre chose que son corps. Ainsi, il ne risquait pas de flancher totalement même s'il perdait en puissance comme c'était présentement le cas.

Clignant des yeux, il pinça les lèvres « Je comprend mieux ton bon goût subit, évidemment qu'un choix pareil ne peut pas venir de toi, tu ne saurais pas quoi offrir à ta propre mère je pari » La mère en question semblait cependant être beaucoup plus perspicace que sa progéniture. Le bouquet était agréable… et changeait du décor aseptisé autant que de ce qu'il avait vécu. Elles rappelaient la vie et c'était précieux pour lui. En un sens… cela semblait la première chose complètement positive depuis qu'il avait ouvert les yeux. C'était trois fois rien mais ce que ça remuait en lui était… suffisant pour le faire soupirer et lui faire se passer une main sur le visage pour chasser la tristesse et l'abattement. C'était trois fois rien mais c'était le trois fois rien qui allégeait même légèrement le poids sur son coeur. « Qu'est-ce que ça t'importe ? Tu crois vraiment que je vais te permettre de jubiler encore davantage que tu ne le fais déjà ? Ne me prend pas pour un imbécile » Non, hors de question qu'il lui raconte quoi que ce soit, pas même sous une menace de mort. Qu'il imagine donc et profite, ses jours de vacances seraient terminés dès qu'il sortirait de cet hôpital. Il n'allait rien lui donner de plus. Se redressant, il s'adossa le dos à la tête de lit, et se fit aussi digne que possible. Non. Non il n'allait pas lui donner la joie de le voir plus décomposé encore, hors de question. Il était trop fatigué pour se troubler de son langage mais le reste… ce n'était pas la même chose. « Savoure tant que tu peux »

Jeu 9 Juin - 11:11
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S'il avait oublié qu'il était son esclave ? Certainement pas. Malheureusement Byron avait une maman aimante un peu trop convaincante. Il en regrettait presque d'être venu... Et pourquoi l'avait-il fait, au juste ? Parce qu'il avait promis à sa mère de lui offrir un bouquet de sa part ? Oui, c'était plus simple de voir cela sous cet angle, si l'on y ajoutait le plaisir cruel qu'il avait à voir la souffrance de son maître proclamé. Pourtant, Byron ne se laissa nullement impressionner, comme toujours. Il était trop enhardi et malgré les souffrances psychologiques que Howard lui faisait subir, il ne pliait jamais totalement l'échine. Il n’était certes pas un homme doué d'une grande intelligence, pas comme celle que l'on pouvait voir chez Howard où d'hommes de son genre, mais il avait cette force de caractère qui lui permettait de tenir bon.

« En fait, je préfère le terme de protecteur non consentant. »

C'était moins insultant et c'était surtout d'une ironie à peine dissimulé. Le garou avait cette habitude de se cacher derrière un humour dérisoire, une façon aussi de ne pas simplement perdre la boule. Un humour qui n'était pas au goût de tous, mais lui il en avait besoin, besoin de se convaincre que sa vie avait encore un sens, qu'un rire ou un sourire avait encore de la valeur. Malheureusement pour lui, Howard n'était enclin ni à l'un, ni à l'autre. Sagement posé sur sa chaise, le garou croisa les mains sur son ventre, gonflant la poitrine avant de soupirer tout en scrutant la pièce des yeux. Cet endroit était si blanc, si terne... Il avait toujours haï les hôpitaux, comme une grande majorité des gens. Ici il n'y avait rien pour égayer un séjour... Finalement cette vendeuse semblait avoir eu raison, le bouquet avait fait plaisir et Katy en serait assurément très heureuse. Haussant les épaules face à la pique mesquine du Earl, le maudit porta sur lui un regard faussement courroucé avant de souffler de sa voix grave.

« Ah ? Pourtant maman c'est toujours très bien accommodé à mes cadeaux... Mais ça c'est normal, c'est ce que toute mère fait, aimer ses enfants inconditionnellement ainsi que tout ce qui vient d'eux... Par exemple, si moi je passais un mois dans le coma, je sais que ma mère viendrait me voir... Et la tienne ? Elle est où, ta maman ? Parce que hormis les fleurs de la mienne...»

Laissant sa phrase en suspens, le garou pencha la tête sur le côté, prenant une moue triste surjouée et théâtrale. Ce ne n'était pas très gentil de remettre en cause le statut maternel de Victoria, mais Howard l'avait cherché. C'était mérité. Byron soupira longuement, pinçant les lèvres et continua d'observer son maître qui restait enfermé dans sa bulle de mauvaise humeur, cherchant à le blesser par ses paroles acerbes. Mais il n'était pas atteint par ces mots, Howard avait fait bien pire que cela par le passé pour que Byron ne s'offusque de cette piètre médisance. Dans un soupir las, le garou s'étira et secoua la tête.

« Je jubile oui, je savoure... Par contre un truc qui me fait chier tu vois, c'est que tu remettes en question mais goût et ma faculté à faire plaisir. Je ne suis peut-être pas savant, mais je sais aussi faire des cadeaux. Je n'ai juste pas envie de te faire plaisir. »

Pourtant, il avait envie de lui montrer combien il avait tort. Sans doute trop agacé qu'on ne voit en lui qu'un bon à rien, le loup n'appréciait pas cette remarque passée. Lui aussi avait du goût, certes différent de ceux d'Howard, mais il en avait.

« Oh et puis merde. »

Lâcha-t-il dans un grognement avant de bondir de sa chaise sans un regard pour le nécromant et de quitter la pièce sans une once d'explication. L'avait-il simplement lâché pour l'abandonner à sa solitude, qu'il puisse continuer de ruminer inlassablement dans son coin ? Non. Le pas rapide, Byron avait pris la direction du rez de chausser avant d'entrer en trombe dans la boutique de cadeau et subir à nouveau le regard perplexe de la vendeuse qui s'exclama de surprise.

« Encore vous ?! »
« Encore moi. »

Main sur les hanches, le garou renifla avant de laisser ses yeux clairs se balader sur les innombrables fleurs et cadeaux en tous genres mirent à disposition des clients. Les secondes passèrent et la vendeuse souffla, ennuyé.

« Vous voulez de l'aide... ? »
« Pas cette fois chérie. Cette fois c'est moi qui fais tout seul... Je vais lui montrez-moi au lutin si je sais pas faire des cadeaux... »

La jeune femme préféra ne pas relever. Ce client était vraiment étrange, non ? Entre son look de mauvais garçon, sa stature démesurée, son parler aussi bancal que familier. Byron fit quelques pas, s'arrêtant devant un établie de peluche et en prit une forme de chat qu'il posa sur le comptoir puis s'empara d'un énorme bouquet de fleurs composé et coloré qui faisait facilement trois fois la taille de celui acheté plus tôt puis ajouta finalement une boîte de chocolat. Médusé, la vendeuse demanda, méfiante.

« Vous savez que vous êtes en retard pour la saint-valentine ? C'était y a un mois.»

Le garou porta sur elle un regard froid et blasé avant de sortir sa carte bleue et de la claquer sur le comptoir. La femme esquissa un sourire, encaissant les achats et souffla.

« Cela fera quatre-vingts livres. »
« C'est une blague ? Putain ça coûte la peau du cul vos machins. »

Et lui ne roulait pas sur l'or contrairement à son ignoble maître. S'empressant de payer, bras chargé de cadeaux, le garou sortit de la boutique et remonta les étages avant de revenir à la chambre. La poignée fut ouverte à l'aide de son coude avant que son épaule ne se charge d'ouvrir la porte à la volée et que son pied se charge de la refermer dans un claquement sec. Grommelant dans sa barbe, Byron s'approcha du lit, jetant la peluche sur Howard, déposant la boîte de chocolat sur la table de nuit près du bouquet de Katy et brandit le bouquet coloré et à la taille démesurée vers Howard avec une mine contrariée et de sa main libre, désigna les chocolats.

« T'as intérêt à les manger, que j'achète pas ça pour rien... La perfusion ce n'est pas un repas, ok ? Tu n'a rien mangé pendant un mois, un peu de sucre ça va pas te boucher le sphincter. Bon, tu les prends ces foutues fleurs... ? On ne va pas y passer la journée. Maintenant que je t'ai fait des beaux cadeaux, t'arrête de faire la gueule et tu me racontes ce qui s'est passé. Que je n'ai pas fait le déplacement pour rien... »

Mer 15 Juin - 17:04
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Il haussa un sourcil et son regard pesa davantage. La fatigue aussi pesait, mais sur ses propres épaules et elle était lourde. Les médecins ne comprenaient pas comment il avait pu se remettre et sortir du coma, ni comment son corps avait pu résorber les terrifiantes lésions internes qu'il semblait avoir contracté… ce qui était certain cependant, c'était qu'ils avaient été unanimes sur le besoin qu'il aurait de limiter ses efforts jusqu'à complète rémission. Il était d'accord, réfuter ce besoin de repos aurait été stupide et dangereux tant son corps était diminué. C'était cependant frustrant autant qu'angoissant et irritant de se savoir si faible. Il suffisait d'un rien pour lui donner envie de dormir et chaque effort prélevait grandement sur des forces qui se solidifiait pourtant rapidement elles aussi. Et la présence du loup-garou était justement très fatigante, mais sa fierté était parfois plus forte que son bon sens, ou que sa santé. On lui en voudrait, tant pis. Il assumait. « Je me fiche de ce que tu préfères » C'était moins froid qu'il l'aurait voulu, mais c'était aussi impavide que sévère. Il n'avait pas voix au chapitre. Pour compenser le frimas un peu absent, il décida d'ajouter. « Et tu te cache de la vérité, tu fuis en te dissimulant derrière tes jolis termes. Tu crois qu'ils t'aideront la prochaine fois que je tirerais sur ta laisse ? » Ce ne serait pas immédiatement. Maintenir le loup sous son emprise ne lui coûtait rien. Le faire activement souffrir en revanche lui coûtait en énergie, une énergie qu'il ne pouvait pas se permettre de gaspiller. Parler était très bien. User de magie dépassait ce qu'il pouvait accomplir. Alors il se défoulait en passant pour un salaud. Ce n'était sans doute pas à son avantage mais qu'est-ce que ça faisait du bien… C'était un moyen comme un autre d'échapper aux griffes de ses devoirs. Et qu'il aurait aimé le faire durablement. Mais dans la vie, on faisait rarement ce que l'on voulait, on faisait ce qu'il fallait faire. Et ce qu'il fallait faire était rarement compatible avec ce à quoi le cœur aspirait. Et il avait toujours mis de côté ce à quoi son cœur à lui aspirait. Alors s'il pouvait se défouler un peu en toute impunité, même si c'était pour faire le mal, il cédait. Tant pis pour la conscience, il se trouverait des excuses dans le pire des cas, et dans le meilleur il vivrait avec ses fautes et les assumerait.

« Ma mère est une Sihvonen, Byron. Ses codes ne sont pas ceux de la populace, pas plus que ceux des Earls. Venir me voir signifierait qu'elle n'a pas confiance en ma capacité à me remettre, qu'elle mettrait en doute ma santé et ma force » Il regardait droit devant lui en se faisant le plus digne possible « Je suis honoré de sa confiance et je ne la décevrais pas. Et toi Byron ? T'es-tu jamais montré à la hauteur des attentes de tes parents ? » Et qu'importait, au fond, qu'il préféra parfois être comme tous les autres et venir d'une famille comme les autres où les parents, justement, manifestaient leur présence bien davantage… Il n'avait aucun moyen de changer la famille qu'il avait, du moins pas pour l'instant. Lorsqu'il serait à la tête des Earls, alors il pourrait y faire quelque chose. Alors, il y ferait quelque chose. Oui quand il serait à la tête de sa famille… et il pourrait offrir aux enfants de son frère ce qu'eux n'avaient jamais eut. De la présence physique. Un amour plus commun. Moins ambiguë. Tant d'autres choses également. Mais pour le moment, le loup n'avait pas à savoir tout cela. Qu'il se contente de la taloche sur le nez qu'il venait de recevoir. Et de la frustration de savoir sa pique tombée à l'eau. Peut-être l'enverrait-il passer un repas de famille avec le reste des nécromants de Last-End, juste pour se payer sa tête et savourer sa déconfiture. Peut-être le jetterait-il entre les mains de sa mère justement, voir comment il réagissait à une femme maniant la hache de guerre et capable de rompre un vampire en deux. Mais non, s'il le laissait en présence des autres, ils le forcerait à le relâcher et ça, c'était hors de question. Jamais il ne le libérerait. Byron lui devait des années et des années de servitudes pour toute la souffrance qu'il endurait. Il ne répondit pas à la suite n'en voyant aucune utilité. Qu'il soit donc amer, lui ne changerait pas son opinion sur les goûts et capacités déplorable de son chien de garde. En le voyant subitement quitter la pièce, il soupira de soulagement et en profita pour fondre, pensant que l'autre ne reviendrait pas et qu'il serait enfin tranquille. C'était un vœux pieu. Il revint hélas, le surprenant désagréablement et surtout, en pleine somnolence.

Avec l'impression d'un coup sur la tête, il se redressa de nouveau en se forçant à chasser le sommeil qui l'appelait et l'observa d'un œil encore plus mauvais que la fois précédente. Figé devant ce qu'il rapportait, il resta un long moment sans rien faire puis eut un long et profond soupire qui vida l'air de ses poumons. Élevant une main, il chassa une boucle lâche de devant son front et s'ombra un instant les yeux avant de se masser l'arrête du nez, fermement, comme pour dénouer des muscles crispés. « Je ne mange jamais rien de sucré Byron, c'est mauvais pour moi. Et ça n'a rien d'un repas équilibré, pour rejeter ton argument. Je sais assez bien de quoi j'ai besoin et mes docteurs référents également…. » Il écarta un bras comme pour se désigner, l'irritation palpable, comme l'exaspération « Et tu crois vraiment que je vais jouer les jardiniers dans mon état… ? Il y a des vases spécialement pour ça, à disposition. Tu sais au moins comment t'occuper de fleurs, pas vrai ? Puisque tu as fait un caprice pour m'en ramener aussi... » Il y eut un instant d'hésitation puis il préféra prendre les devants « Il faut remplir le vase seulement à moitié et couper les tiges. Tu dois aussi avoir un petit sachet avec le bouquet, il faut le mettre dans l'eau » Il ramena davantage les draps sur lui en se réinstallant avec précaution. Ses yeux étaient passés de l'irritation à la froideur ternie d'un homme qui s'use. « Je ne t'ai rien demandé Byron, rien si ce n'est de me laisser tranquille. Un présent est quelque chose de sincère et de volontaire, l'attention de ta mère était louable quoi que non sollicitée. Si tu jalouse l'appréciation que je peux avoir pour elle, c'est ton affaire mais ne m'y mêle pas. Quant à toi... » Il se ferma de nouveau, sévère « Et savoir que tu n'as fais le déplacement que pour jouer la commère ne fait que renforcer ma décision de ne rien te dire… je ne suis pas une attraction de foire »

Lun 20 Juin - 12:38
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C'était quoi ces débilités sur la confiance que Victoria avait en son fils pour sa guérison ? Perplexe, Byron était resté comme un idiot à fixer son maître. Est-ce qu'il était sérieux ou bien est-ce qu'il cherchait juste un justificatif ? Non,clairement le maudit refusait de croire à ces paroles, ce n'était pas tant Howard qui le perturbait, mais l'idée qu'une maman puisse agir comme ça. Dans un geignement outrée, le loup lâcha d'une voix forte.

« Non, mec ! T'es à côté de la plaque là ! Une maman c'est toujours là pour ses gosses, peu importe leur âge ! C'est leur rôle de s'occuper de leurs gosses! Si une maman elle est pas là pour donner de l'amour, à quoi elle sert franchement ? Tu peux pas pensé comme ça, encore moins être honoré, sérieux ! »

Un débat particulier que voilà, auquel peut de monde aurait voulu assister. Pourtant malgré leur haine réciproque, Byron avait le besoin de résonner son maître. Les mamans c'était sacré pour lui, la sienne plus que les autres et sans doute trop habitué à l'amour et la tendresse de katy depuis toujours, il lui était inconcevable que Howard accepte le comportement de sa mère. Être de la noblesse, entre autre, n'était pour lui pas un prétexte viable pour justifier la mère abominable qu'était Victoria. Soupirant en s'enfonçant dans son siège, Byron observa le plafond avant de murmurer, répondant à Howard

« Bah tu sais, papa était un peu particulier... Il était colérique, assez sévère... Mais c'était mon père, j'ai de bon souvenirs avec lui. Le seul truc que j'ai pas bien digérer c'est quand il m'a collé foutu à la rue après la blessure que je t'ai collé... Il avait peur des représailles de ta famille... Mais je sais qu'il voulait aussi protéger maman. Est-ce que je lui en veux encore... ? Honnêtement je sais pas, il est mort maintenant... je crois que ça n'a plus d'importance. Maman... Bah maman elle a toujours été cool elle ! » Le maudit sourit derrière sa moustache, remuant sur sa chaise. « Ouais, pour maman j'ai toujours été à la hauteur... Je sais qu'elle sera toujours fière de moi, elle m'aide beaucoup aussi pour ça... Maman, c'est la meilleur du monde. Elle est la meilleur thérapie contre le chagrin, tu sais... »

C'était-il confier naturellement, sans même savoir pourquoi. Son regard se perdit dans le vide, son sourire s’effaça. Oui, Katy était la dernière chose auquel il pouvait se raccrocher, toujours là, surtout quand il était mentalement démolis par Howard. Mais rien n'est éternel et Byron le savait parfaitement, les choses changeait progressivement, surtout depuis qu'il avait été diagnostiquer à Katy, la maladie d'Alzheimer. Un fait que Byron n'avait d'ailleurs pas donné à Howard de peur de le voir user de cela contre lui. Pourtant il avait hésiter, pensant mettre sa fierté de côté pour lui demander de l'aide, qu'il puisse aider Katy... Mais il était presque sûr de se heurter à un mur, d'avoir un refus dans le simple fait d'en souffrir un peu plus. Il savait Howard cruel, la question qu'il se posait cependant, était de savoir jusqu'où allait sa cruauté... Serait-il prêt à laisser Katy souffrir pour le faire souffrir lui ? Cette idée le terrifiait au plus haut point.

___________________________


Le cadeau n'eut pas l'effet escompté. Bien que Byron était du genre grosse brute de décoffrage, la réaction du Lord le laissa perplexe et étrangement déçu. Il observa furtivement la boite de chocolat et la désigna rapidement, usant d'un ton tel que celui d'un enfant surpris à faire une bêtise et cherchant à s'en défendre.

« Mais, mec... Sérieux t'as rien mangé pendant un mois, t'es cloué dans un lit... Demande à n'importe quel fille, le chocolat c'est putain de bon pour le moral ! C'est quoi le problème sérieusement ? T'as un truc genre diabète ou je sais pas quoi ? Si c'est le cas dis le, je les boufferais moi, les chocolats.»

Les fleurs ne semblaient pas enthousiasmer Howard, faut dire qu'il n'était pas du genre transcendant dans ses démonstration affective... Et comme il n'avait absolument aucune affection pour son esclave... Autant dire que celui-ci c'était attendu à peu venant de lui. Alors que Lord lui expliquait comment prendre soin des fleurs, Byron, comme un grand gamin, tentait d'enregistrer les informations, les répétant à voix basse en cherchant un vase du regard.

« Couper les tiges... mette l'eau à moitié... »

Sa réflexion fut subitement coupée par la remarque acerbe de Howard. Le maudit pivota brutalement le visage vers son maître, le toisant d'un regard mécontent avant d'émettre un grognement qui en disait long sur sa façon de pensé. Loin d'être un homme de patience, la créature partit au quart de tour face aux paroles du nécromant, s'écriant avec colère.

« Oh putain mais tu me fait chier là ! Mec, je viens de claquer quatre-vingt boules pour ta gueule ! Tu peux pas juste dire merci et profiter ? Rien qu'une fois ? Ça va pas t'écorcher putain ! T'es pas dans ma tête, ok ? Tu sais ce que je pense alors arrête de faire comme si tu savais mieux que tout le monde ! Tu viens de passer un mois dans un foutu coma, t'étais à deux doigts de crever et quand tu te réveille le premier truc que tu fais, c'est fait chier ton monde ? Putain change de registre un peu, y en a marre de te voir jouer les calimero. Ouais je t'aie niqué une jambe, ça fait vingt ans que tu prends la tête à tout le monde avec ça, t'es pas content, tout le l'a compris, moi le premier ! Mais pour une fois tu peux juste pas arrêter de te poser en martyr ? Tu peux me torturer autant que tu veux, continue si ça t'amuses, mais m'insulte pas quand je te fais un putain de cadeau, c'est clair ? »

Agacé, le loup s'empara de la peluche près de Howard et la brandit vers lui d'un geste qui trahissait sa colère.

« Tu vois ça ? C'est un chat. Tu sais pourquoi j'ai pris un chat ? Parce que je sais que tu aimes ces putains de chat. Le bouquet de ma mère, c'est la vendeuse qui l'a choisis, pauvre cloche... celui que je t'ai offert, c'est moi qui l'ai choisis, pour te faire plaisir. Tu la pige la nuance là ? Alors ouais, je suis le connard qui a bousillé ta jambe, mais ça veut pas dire que je suis pas capable de faire des trucs bien, dans ma putain de vide de merde !!!! »

La peluche fut balancer sur le nécromancien avec force. La voix portant de Byron résonnait dans la pièce avec gravité. Fou de rage, il frappa avec force son pied contre l'un de ceux du lit, le faisant tremblé avec une force déconcertante. Le maudit recula, haletant en toisant son maître avec fureur et haine avant de filer hors de la pièce pour disparaître une seconde fois. Mais comme pour la première, il n'alla pas bien loin... Juste le temps de fumer sur cigarette hors du bâtiment pour calmer ses nerfs et d'aller chercher un vase et une pair de ciseau auprès du personnel médicale. Lorsqu'il revint dans la chambre, Byron avait toujours cet air contrit au visage et n'accorda même pas un regard au Earl, se contentant de s'emparer du bouquet et de le poser sur la table plus loin ainsi que le vase. Howard lui avait fait du mal bien des fois, simplement par vengeance, pourtant Byron se sentait incroyablement vexé de voir ainsi son cadeau ainsi remit en question. A l'aide des ciseaux, le menuisier commençant à couper le bout des tiges, gardant toujours les yeux rivés sur le bouquet plutôt que sur son maître et fini par lâcher la voix grave, mais calme.

« J'ai pas l'art des mots... je suis pas intelligent, enfin pas comme toi... Moi j'ai pas fait d'études, j'ai vécu dans la rue... C'est clair que je suis pas meilleur compagnie que tu peux espérer... Mais je suis pas con au point de passer ma vie à jouer à ce petit. C'est toi le cerveau de nous deux... Alors pourquoi est-ce que tu t'abaisse à agir comme un débile ? T'es une vraie tête de nœuds... »

Aller aller-retour rapide pour mettre de l'eau dans le vase puis saisir le sachet et le vider dans l'eau. Byron observa rapidement les fleurs, leurs tiges puis les saisit et les déposa délicatement dans le vase avant de le pousser sous la fenêtre, en pleine lumière du jour pour les laisser s'épanouir.

« Je sais bien que tu t'en fous, que t'aimerais me savoir ailleurs que dans cette chambre... Mais je suis là, que tu le veuille ou non. T'as fait le choix de faire de moi ton esclave, ton chien ou peu importe comme t'appelle ça... c'était ton choix de me garder près de toi pour te protéger, pas juste pour te venger. Alors pour une fois, au lieu de nous engueuler comme des gamins... Tu peux pas juste me laisser faire le boulot que tu m'as confié mais de façon utile et intelligente ? »

Lun 20 Juin - 23:12
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L'étrange sous la normalité :
Je suis l'héritier de la branche principale des Earl, je suis un Nécromant et un membre du secret. Je le protège et le soutient. C'est dans mon intérêt.

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Le Sacrifié

Personne n’aurait le temps de savoir s’il allait effectivement répondre, s’il se contenterait de lui rappeler ou était sa place, ou s’il l’ignorerait tout simplement. Le pari le plus sure était certainement d’estimer qu’il le remettrait a sa place, au vu des libertés qu’il prenait. Il n’était qu’un chien, à peine plus qu’une bête. Un outil. Alors d’où un outil se permettait-il de penser ? Qui lui avait donné cet ordre ? Certainement pas lui. Donc ce n’était pas acceptable. Et au vu du résultat désastreux qui en résultait, mieux valait vraiment qu’il s’abstienne de contrevenir à cet ordre précis. Mais il n’aurait de toute façon pas l’occasion d’exprimer quoi que ce fut, puisque de toute façon, le personnel médical se chargea de le faire à sa place. Howard resta installé dans son lit, se retenant de lever les yeux au ciel devant cette scène pitoyable. Muet, il se garda bien de détourner une partie de la colère des infirmières sur lui. Sans doute n’aurait-il pas subit grand-chose mais savait-on jamais. Et puis, il l’avait cherché, cette situation à faire autant de boucan qu’un troupeau de buffles. Les hôpitaux étaient des lieux de calme et de repos pour les patients, en perturber la tranquillité avait des conséquences. En plus, en un sens, la réprimande des employées était déjà bien plus cinglante que celle qu’il aurait pu produire en l’instant. Il laissa donc ses infirmières indiquer la sortie au loup garou, se retenant de se fendre d’un petit rictus devant la véhémence qu’elles montraient et fondit dans son coussin en fermant les yeux pour échapper a une partie de sa migraine. Il n’avait même pas besoin d’essayer de jouer les pauvres victimes, au vu de son état général, c’était gagné d’avance sans effort. Et lorsque la porte se referma enfin, il pouffa un instant avant de grimacer et de se laisser aller à sa fatigue. Bien vite, le sommeil l’assomma et il ne pensa plus à rien du tout.

Mer 22 Juin - 12:46
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