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 Plus vrai que nature [intrigue]

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Plus vrai que Nature

 

Le Marché des Trolls ; sanctuaire de puanteur et de folie architecturale où les effluves d'un charnier au cœur d'un égout sous 40°C seraient une brise printanière et où les tableaux de M. C. Escher seraient une balade dans le parc. Un univers de poche qui défit toutes les lois naturelles, qui corrompt les sens et perturbe l'orientation, voire l'oreille interne si vous vous engagez dans la mauvaise ruelle. Ne serait-il pas un lieu incontournable de l'Envers, véritable carrefour commercial, plaque tournante et  charnière, qu'il se serait déjà auto-digéré tant son propre miasme d'illogisme est corrosif.

Aucune des lois que vous connaissez ne s'appliquent ici. Les êtres humains sont au bout de la chaîne alimentaire, ils ne valent pas mieux que du bétail et encore : il arrive que les animaux qu'il vous ait été donnés de croiser vaillent plus que votre propre peau. Depuis deux semaines que vous errez dans cette obésité de dangers et d'inconnus, vous avez pu voir que les mythes et légendes de votre enfance côtoient les cauchemars et les monstres que vous craigniez de retrouver sous votre lit. Ainsi, votre survie ne se doit qu'à l'effervescence causée par Fimbulvetr, au dehors. Les créatures sont bien trop inquiètes de leur survie pour s'occuper réellement de vous. Pour l'instant...

Les contacts sont coupés avec le Cénacle, le véritable cœur de l'Envers, alors que l'extérieur est impraticable à cause de ce froid magique et  mortel. Le Syndicat, seule autorité en ces lieux, n'est certainement pas votre allié dans la mésaventure qu'est devenue votre existence. Vous apprenez rapidement que s'il est contre le Secret, ce n'est certainement pas pour s'entendre avec l'Humanité, là au dehors... mais plus pour étendre et faciliter sa main mise sur la matière première de ses profits : c'est-à-dire vous, les êtres humains. Heureusement, toutes les créatures que vous croisez n'essaient pas de vous manger ni de vous capturer. Il existe des êtres bienfaiteurs prêt à vous aider et d'autres intéressés si vous leur proposez le bon échange.

Deux semaines donc à apprendre à tâtons les mécanismes obscures du Marché des Trolls. Rapidement, vous réalisez que même les vétérans de ces rues tordues et puantes ne connaissent pas forcément toutes les règles qui tiennent ce lieu en un seul morceau purulent. La politique est simple : les erreurs ne sont punies et révélées que lorsqu'elles sont commises. Une épée de Damoclès pèse ainsi sur toutes les épaules, faisant réfléchir à deux fois ceux qui voudraient contourner un système aussi trompeur et mortel qu'un mirage en plein désert. La logique semble échapper à tout raisonnement et pourtant l'inévitable s'impose à vous : le Marché est aussi dangereux que source d'émerveillement.

Vous n'auriez pas pu rêver mieux pour découvrir les secrets de l'Envers sans filets de sécurité, sans corde de rappel. Vous êtes livrées à vous-même, sans tutoriel ni guide touristique. Et c'est peut-être pour cela que vous vous êtes retrouvées ici. En bordure d'une frontière de ce sanctuaire chaotique. Que vous vous baladiez ou fuyiez un Troll qui avait un petit creux, le résultat reste le même : vous avez confronté de peu votre propre mort. Il s'agissait d'abord d'une baisse sensible de la température, d'un assèchement dans cette humidité moite et puante qui habille généralement toutes les rues du Marché.

Vous avez ensuite pu remarquer des tâches de givre sur les murs aux briques gluantes de lichens en décomposition. De la dentelle blanche, comme autant de rubans délicats qui s'étendaient à la façon de lézardes capricieuses entre les murs et les vitres de guingois de cette maison penchée, comme une ivrogne. Vous avez entendu le bois grincer, craquer et ce fut ensuite le crissement caractéristique de la pierre qui se fendille, qui s’effrite sous son propre poids.

La suite... Et bien, la suite est floue. Vous vous souvenez vaguement d'avoir vu un blizzard percer l'univers de poche, d'avoir senti sa morsure cuisante sur votre peau. Vous vous rappelez d'avoir couru à perdre haleine, d'avoir cherché la sécurité d'un bâtiment : le premier à vous ouvrir sa porte gondolée et huileuse. Mais ce n'était pas assez. Le froid continuait de vous engloutir, de vous consommer... alors vous vous êtes accrochées à ce que vous pouviez et là ? Là, malheureusement, le flou de votre mémoire s’intensifie.

Vous n'êtes sûr que d'une chose : vous êtes toujours en vie. Vaguement, vous savez que quelque chose s'est passé, que vous avez déployé un pouvoir qui vous était jusque là inconnu. Quoi que ce fut, il vous a sauvé la vie car lorsque vous avez repris connaissance, vous étiez allongée dans une pièce, en dehors de l'emprise de Fimbulvetr. Les dernières mottes de neige fondent autour du mobilier, augmentant la moiteur tiède retrouvée dans la pièce et qui vous colle à la peau comme du coton mouillé.

En interrogeant votre entourage, vous apprenez qu'un être est intervenu pour confiner le blizzard magique et protéger le Marché. Les créatures semblent réticentes à vous donner plus d'information, mais il s'agit de « IL ». Vous découvrez qu'IL a de nouveau isolé ce sanctuaire du blizzard et que dans le processus, la pièce où vous aviez trouvé refuge s'est alors libérée de l'emprise du froid surnaturel, comme bien d'autres dans un périmètre réduit depuis la faille hivernale. Si cette infiltration est contenue, elle annonce de bien inquiétantes questions : combien d'autres zones sur la membrane protectrice sont déjà rongées par Fimbulvetr ? Combien de temps reste-il avant que le Marché ne s'élime comme une misérable lanière de cuir ?

Plus important encore, pour vous : Que s'est-il passé ? Comment êtes-vous encore en vie ? S'agit-il d'un épisode unique ou peut-il devenir périodique ? Êtes-vous aussi humaine que vous le pensiez à pouvoir ainsi survivre au froid magique ? Il semblerait que vos destinées se croisent, Nora et Gwen, reste à savoir si vous comptez évoluer ensemble ou faire chemin à part. Désorientées, que comptez-vous faire ?



Lun 26 Juin - 20:03
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Nora sentit la panique monter quand le froid mordit sa peau, elle se souvenait de l’état dans lequel elle était, lorsqu’elle était encore à l’extérieur. Et elle se souvenait de la sensation, d’avoir cherché son air et d’avoir eu peur pour la vie de son enfant. Le déni voulait la convaincre qu’il ne faisait qu’un peu plus froid dans cet endroit, dans les premières secondes où la température chutait. Mais l’instinct de survie avait rapidement repoussée cette idée. Elle regarda autour d’elle rapidement. Elle avait couru parce qu’elle avait vu le blizzard, qu’elle avait senti le froid, mais aussi parce que les autres s’étaient mis à courir, comme entraînée dans la certitude du danger. La peintre se demanda, où elle pourrait échapper à Fimbulvetr, si seulement il y avait un endroit dans le marché qui serait à l’abris puisque l’hiver avait percé le marché. Comment fonctionnait, d’ailleurs, ce sanctuaire? Était-il comme un dôme, qu’on pouvait percer? Et s’il était percé, devenait-il complètement inutile? Sans savoir quelle réflexion était cohérente et utile, ses questions étaient bien trop longues à répondre pour la situation. Mais elle se souvenait que l’intérieur était moins froid et peut-être qu’il y avait une chance. Nora se jeta sur la première porte qui voulait bien s’ouvrir devant elle et claqua la porte.

Essoufflée, elle s’était sentie désespérée de ne pas trouver la chaleur à l’intérieur. Le corps tremblant et à bout de souffle, Nora avait voulu courir à nouveau. Mais elle avait aussi voulu s’écrouler, tenter de se recroqueviller et cesser d’épuiser ses jambes. La peintre ne savait plus, quel réflexe avait animé son corps. Mais elle se souvenait de la sensation qui était bien plus mordante que ce qu’elle avait vécu lorsque l’ordre de Thulé était venu la chercher. Elle était certaine que le froid allait la tuer, refermait les mains sur le premier mobilier auquel elle pouvait s’accrocher. Ce n’était pas une tempête, mais elle tentait de s’abriter comme si cela pouvait la sauver. La peintre ferma les yeux, elle aurait grimacé si elle ne s’était pas sentie aussi vide. Sa mémoire devenait de moins en moins claire, mais lorsqu’elle reprenait conscience, son cœur battait encore et son souffle agité se calmait.

Cela ne pouvait venir d’elle, lorsqu’elle ouvrait les yeux, troublée et désorientée, l’artiste ne comprenait pas qu’elle ait pu ainsi oublier ce qui s’était passé. Et cette sensation de déployer quelque chose, lui semblait illusoire, complètement irréel. Entêtée, elle était certaine d’être humaine, alors ça devait-être autre chose qui avait déployé ce pouvoir, ou ce devait être une impression. Elle ne savait pas comment la magie fonctionnait, mais si l’ordre de Thulé avait pu la soigner de son hypothermie à l’aide de la magie, quelqu’un d’autre pouvait avoir posé…elle ne savait quoi, sur elle, s’il avait voulu l’aider. L’humaine prit appui sur le sol en observant, les yeux encore mi-clos, la neige fondre. Elle dégagea ses cheveux, qui n’avaient jamais été aussi peu soignés, de son visage et se releva. Nora voulait sortir d’ici, trouver des artères qu’elle connaissait un peu mieux. Frida ferma la porte derrière elle et observa les autres, tenta de parler aux inconnus et de leur demander le plus calmement possible ce qui s’était passé. Si ce n’était de cet endroit, elle aurait insisté, pour savoir à qui ils faisaient référence. Le savaient-ils seulement? Elle sentait dans leur réticence, qu’ils ne semblaient pas vouloir en parler, qu’il ne s’agissait pas de ne pas connaître l’entité qui avait passé. Elle espérait que le reste du marché soit intacte, que cela n’était pas arrivé ailleurs. À présent, elle se demandait vraiment qui protégeait le marché de l’hiver et comment il le faisait. Était-ce celui qui était passé rétablir les choses? Pourrait-il lui répondre, si elle lui demandé ce qui s’était déployé d’elle, si cela venait réellement de Nora?

La peintre releva la tête posant un regard inquiet autour d’elle. Mais son regard restait posé, cherchant méthodiquement quelqu’un qui lui semblait humain, quelqu’un qui lui ressemblait. S’il existait des formes humaines dans l’envers, la mascarade était moins populaire dans le marché des trolls. Et dans le pire des cas, elle se tromperait. Elle s’approcha de cette jeune femme, qui avait tout d’une humaine à l’extérieur.  « Tu sais de qui ils parlent? Quelqu’un l’a probablement au moins vu, sait à quoi il ressemble. » Elle se retourna vers la dernière personne qu’elle avait interrogée, qui ne lui avait pas donné plus de détails sur cette entité inconnue.  « Savez-vous au moins par où il est parti? »

Jeu 6 Juil - 18:49
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Plus vrai que Nature

 

Nora Edvardsen

Les créatures qui reprennent progressivement le contrôle de cette extrémité du Marché semblent davantage répugnées sur le principe même de devoir t'adresser la parole que réellement réticentes à t'expliquer ce qu'il s'est passé durant ton inconscience. Monstres issus des folklores et des contes, créatures farouches et parfois sanguinaires, elles t'observent avec une révulsion lacée de désir. Nul besoin charnel dans leurs prunelles alors qu'aucun doute n'est admis dans cette interprétation car la seule ombre de concupiscence que tu peux déchiffrer est tournée sur l’appétence de ta personne... et ce, sur un plan bien plus culinaire que sexuel.

Il te revient peut-être en mémoire ces artères principales du Marché, bondées de stands où se disputaient autant de babioles et de breloques que des étalages aux toises de tissus parfois inconnus du monde mortel. Dans la boue et la crasse, d'épais tapis croulaient de coussins, de paniers tressés ou encore de racines et d'herbes torsadées pour y être vendues en fagots. Et en parlant de ventes groupées, tu n'auras certainement pas oublié l'horreur qui t'aura saisie à la vue de ces troupeaux humains gérés comme du bétail par les trolls. Un commerce monstrueux de femmes, d'hommes et d'enfants qui, sans aucun tabou ou remord, seraient dépecés, débités et vendus comme de la charcuterie, boucherie ou simplement comme ingrédients à potions et rituels. Des humains élevés en batterie, animaux farouches et illettrés, pas même éduqués à communiquer proprement.

Dans ces rues tordues et bondées où l'hygiène n'a qu'une définition sommaire et parfois biaisée selon les créatures qui en reconnaissent l'existence, tu auras vu des esclaves humains en haillons, marqués au fer rouge. Tu auras vu des cadavres pendus par les pieds dans des cours étroites aux pavés de guingois, égorgés comme des porcs au dessus d'une bassine remplie de sang à la surface mousseuse et coagulée. Entre les étales de fromages poisseux et puants, tu auras vu des harpies ou des goules (pour ne citer qu'elles) vendre des foies et des abats humains parmi ceux d'agneaux ou de bœufs, de cochons et d'autres créatures magiques.

Ainsi, sous le regard alléché de quelques monstres, tu te souviens qu'en cet endroit tu es tout en bas de la chaîne alimentaire. Et tu te souviens aussi combien les enfants sont juteux, grassouillets et encore gorgés d'un goût de lait maternel qui éveillerait sans mal les appétits de toute créatures carnivore du Marché... et Dieu seul sait combien il y en a ! D'ailleurs, où se trouve exactement Christina à l'heure actuelle ? Es-tu sûr qu'elle soit en sécurité ? Que la personne à qui tu l'as confié pour te balader dans les rues puantes du Marché soit vraiment digne de confiance ? Mais après tout, veux-tu réellement le savoir ? N'es-tu pas mieux sans elle à toujours geindre, pleurer dans tes bras ? Pourrait-on vraiment te reprocher de la perdre vu la situation périlleuse dans laquelle tu te trouves ?

Plus important encore, que comptes-tu faire ? La fille d'apparence humaine à laquelle tu essaies de parler ne semble pas en état de te répondre. Son regard vitreux fixe encore l'immeuble qui se décongèle sobrement, échauffé par la moiteur poisseuse de la rue. Dans les maisons alentours, les anciens habitants servent de dessert glacé aux nouveaux propriétaires et tu peux entendre les chairs ainsi que les os se briser sous l'appétit carnivore et parfois même cannibale des monstres qui viennent toujours plus nombreux par ici... Au coin de la rue, tu peux voir un troll arriver à son tour, il porte une corde avec des fers en métal, rouillés de sang, qui raclent le dallage derrière lui. Il renifle et survole la foule avant que ses yeux vitreux dont l'intelligence réduite s'éveille d'une frénésie fiévreuse à ta vue. Il pousse un beuglement rauque et allonge ses foulées -déjà immenses- droit dans ta direction. Visiblement, il a l'air content de te voir ! Je doute qu'on puisse en dire de même pour toi. S'il t'attrape, tu finiras au mieux avec la nuque brisée et au pire jetée dans la masse galeuse des autres esclaves humains.

Il ne lui faudra pas plus de quelques minutes pour te rejoindre. Tu peux essayer de le distancer dans la foule, mais cela reviendrait à fuir un chasse neige vu combien il éjecte les rares inconscients qui oublient de s'écarter. Sa charge est sans appel : rien -ou presque- ne l'arrêtera. Tu sais qu'il y a de nombreuses ruelles tortueuses et étroites, il est plus que probable qu'un troll adulte ne pourra pas t'y suivre. Cependant un tel choix implique de patauger dans une mélasse de crasse accumulée depuis des décennies, si ce n'est des siècles. Tes vêtements déjà raides seront pour sûr irrémédiablement fichus, comme l'odeur de pourriture qui t'accompagnera en conséquence. Tu risques aussi de te perdre ou de tomber sur une des nombreuses créatures terrées dans les ombres opaques du Marché, vicieuses et fourbes. De celles incapables de s'adapter même dans un environnement tel que celui-ci. Appeler à l'aide, d'un autre côté, pourrait peut-être attirer l'attention de quelqu'un mais reste à savoir si cette personne sera de meilleure compagnie.

Quel est ton choix ?


Gwen Delalande

Le froid engourdit toujours ton esprit. Tu as bien du mal à émerger de son brouillard et ce, malgré la moiteur étouffante de la rue de plus en plus bondée. Assise sur les marches de cet immeuble qui t'aura sauvé de Fimbulvetr, le bourdonnement à tes oreilles t'épargne les mastications macabres qui s'élèvent derrière la fenêtre du rez-de-chaussée, à ta droite. Pour l'instant, ton air comateux et misérable ne semble pas donner l'envie à quiconque de t'approcher. Il est probable que tu ne sembles pas très appétissante. Une fois, tu crois avoir entendu une femme te parler, se pencher vers toi mais cette illusion -si elle en est bien une- s'est rapidement dissipée dans ton hébétude persistante.

Ce qui devient certain, d'un autre côté, c'est le tambour de pas lourds et rapides qui approche de plus en plus de ta position. Du coin de l’œil, tu peux distinguer une forme immense et menaçante qui surplombe sans peine la foule de créatures et de monstres. Elle sera sur toi dans quelques instants et ce danger imminent semble procurer à ton esprit un véritable coup de fouet, te permettant de retrouver un regain de conscience. Il faudrait fuir, non ? Tu peux bien te cacher dans l'immeuble derrière toi car l'encadrement de la porte semble trop étroit pour cette chose grognante et baveuse. Les immeubles sont tellement serrés que tu pourrais facilement passer d'une fenêtre à l'autre pour fuir par les hauteurs, mais dans ce cas tu risques de tomber sur des locataires peu aimables et territoriaux. Tu peux aussi t'élancer dans la rue pour fuir ce monstre puant, bien qu'il semble écarter sans mal quiconque se trouvant en travers de sa route. Enfin, tu peux appeler à l'aide mais sans connaître ou reconnaître qui que ce soit dans les alentours... qui sait quelle créature répondra à ta détresse.

Alors, quel est ton choix ?



Mar 8 Aoû - 21:35
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