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 Rien qu'une petite grippe [Phase 1]

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Rien qu'une petite grippe



Elle tousse, et tousse encore, à tel point que vous avez l'impression qu'elle va se déchirer la gorge à expectorer ainsi. Ce n'est pas la première fois que vous la remarquez, avec son visage pâle comme la mort, ses cheveux blancs... pourtant ce n'est qu'une jeune femme, une humaine semble-t-il, frêle et qui semble sur le point de défaillir. Elle ne se mêle pas aux autres, elle ne s'approche pas, perchée sur un muret de pierres glissantes, elle continue de tousser en regardant la foule de ses yeux amers. N'est-ce pas étrange ? Le doute ne s'insinue-t-il pas en vous ? Elle vous regarde alors, un bref instant, et vos tripes se tordent sans que vous compreniez immédiatement de quoi il s'agit, tandis que la pauvre créature se lève en vacillant, serre son châle autours d'elle et s'éloigne finalement pieds nus, et épaules voûtées par un poids invisible...

Tour 1

Vous êtes tous deux témoins de cette scène au même moment, cependant vous n'avez pas encore conscience réciproque de votre présence. Vous êtes donc seuls pour agir chacun de votre côté, bien que les événements pourraient vous réunir très vite. Lors de ce premier tour, vous êtes entièrement libres de votre façon de réagir...


Dim 11 Juin - 16:37
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Poney de l'Enfer
Max sortait tout juste d'une sorte de "bar" Troll. Les apparences ne jouaient pas en sa faveur, et pourtant, juré, sa matinée entière avait été vouée à la recherche du QG du Marché des Trolls, ou d'un passage vers l'Endroit. Naturellement, son dur labeur n'avait porté de fruit autre que celui du froid, lequel lui avait paru accroché à sa peau comme l'aurait fait une fine couche de glace à un réverbère. Pour une fois que l'each était comparable à une lumière ! C'était ainsi que ses pas avaient achevé leur course dans ce bar, avant de remplir son organisme d'un liquide chaud, avant de reprendre sa route.

Le bout de son nez lui semblait humide. Le retour au froid ramena immédiatement les sensations que la boisson chaude avait écartées. Joie. Max s'apprêtait à laisser échapper un juron unique aux équidés de l'Envers, lorsque ses pensées furent interrompues par des quintes de toux. Ou plutôt… Par le bruit bien distinct de poumons qui cherchent un moyen de sortir de la cage thoracique. L'each patienta un peu, jusqu'à en avoir assez. Non mais ! Elle n'avait pas un peu fini ? On ne s'entendait plus râler ! Son regard ambré vrilla vers la vilaine coupable. Elle avait l'air humaine. Comment aurait-il pu en être autrement ? Les humains étaient de si faibles créatures. Peut-être que Max pouvait, pour une fois, se montrer de générosité, et achever ses souffrances dans la première flaque d'eau venue ! Mh. Non. Une telle viande, c'était un coup à se rendre malade également. Son abdomen se troubla à cette unique pensée.
C'était rare, tout de même, les humains aussi jeunes, avec les cheveux aussi blancs. Mais sincèrement… Ils étaient également tellement divers et variés que ce ne fut pas ce qui troubla Max. Surtout au sein d'un marché des Trolls. La vraie curiosité, celle qui appuyait le regard de l'infernale monture sur elle, quand bien même elle avait démontré l'avoir vue, était de savoir si oui ou non ses poumons allaient réussir à sortir. Ça pouvait être drôle. En tout cas, d'un point de vue Each Uisge, ç'aurait été drôle.

La voilà qui s'éloignait. Entre-temps, Max avait oublié ce à quoi ses pensées avaient pu être vouées précédemment. Seule restait l'ombre de cette humaine étrange, et cette sensation dans son ventre. Inhabituelle, surtout pour une créature, elle ne fut néanmoins pas écoutée. Pas intéressante. L'each s'approcha de l'endroit où s'était tenue la demoiselle. Un réflexe de son autre forme l'amena à faire remuer ses naseaux humains, dans l'espoir de détecter quelque information. Très vite ils regrettèrent cette tentative, comme l'odeur du Marché les agressait. Un jour, c'était sûr, une divinité du nettoyage reprendrait des forces, et passerait ici pour tout nettoyer.

Max leva à nouveau le nez, dans la direction vers laquelle la non-proie était partie. Au lieu de la retrouver, ce fut Eun-Aé qui se présenta à ses perceptions. Si une quelconque aventure à base de poulet avait pu mettre à mal une amitié basée sur la danse du canard, quelques verres d'un liquide douteux avaient suffi à les rapprocher. La jeune femme était passé de "potentiel repas" à "camarade canard".

"- Eh, Yeunaé !"

Un grand salut jovial, un signe de la main absolument pas discret. Mais finalement, ce fut Max qui vint à elle, sautillant gaiement. Définitivement, tous ses précédents tracas étaient partis, suivant la jeune fille maladive.

"- Ça va, mon canard ? Tu tousses pas, toi, hein ? Nan parce que la meuf, là, j'ai cru qu'elle allait répandre ses entrailles sur le sol."

Max commença à examiner Eun. Eh ! Si elle était vraiment une non-humaine, elle devait se laisser faire ! C'était normal entre créatures de s'inspecter pour vérifier que tout allait bien, non ? L'each rapprocha sa tête de la nuque d'Eun, renifla, regretta, vérifia l'état de ses poignets, écouta sa respiration… Non, elle avait l'air en bon état.

"- Tu crois que ça arrive à ceux de ton espèce d'être allergiques aux trolls ?"

Mar 13 Juin - 11:50
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Pourquoi faisait-il toujours aussi froid, dans cet endroit lugubre qu’une quelconque créature avait décidé de baptiser « marché » en oubliant d’inclure « de l’horreur » ? Comment ne pas se rendre compte de la crasse environnante, qui aurait chez tout maniaque provoqué un arrêt cardiaque instantané ? Et l’odeur… L’odeur, insupportable, saisissante, au fumet révulsant dû au joyeux mélange d’individus s’y trouvant. Devait-elle remercier le froid d’alléger le poids olfactif que devait supporter ses narines ? Il était cependant beaucoup trop vigoureux à son goût et, probablement, à celui de nombre d’autres. Certes, la plupart des présents avaient des poils, des écailles, des plumes, de la graisse dégoulinante ‒ à moins qu’ils ne se soient roulés dans la morve ‒ pour leur tenir chaud, ou toute sorte de mucus quelconque qui les drapaient comme d’improbables couvertures ; les autres avaient probablement de la magie pour les préserver, à moins que leur corps ne soit simplement bien plus résistant naturellement. Quant aux quelques humains restant, fragiles et grelottants, ils auraient volontiers plongé dans une mare de salive trollesque si cela avait pu écarter un tant soit peu les morsures de l’hiver. Ou du moins, Eun-Ae l’aurait fait, quitte à se blottir au chaud dans les entrailles d’un cheval mort. D’un Each Uisge mort, pour rester dans le domaine magique. Elle savait après tout qu’il y en avait un dans les environs…

Un bruit, soudainement, fit bondir la jeune femme en pleine invectives mentales à l’égard du monde entier. Mais on n’avait pas idée, de tousser de la sorte quasiment sous les jolies oreilles rondes de la biologiste ! Qu’elle garde donc ses microbes au lieu de les propager à qui mieux-mieux ! Bras enroulés autour de son buste, Eun-Ae se retourna pour dévisager la personne qui semblait désireuse de lui cracher ses poumons au visage. La frêle coupable, à la crinière de neige et aux lèvres pâles, la fixa un instant en retour, lui provoquant un frisson qui remonta le long de sa colonne vertébrale. Figée sur place, la scientifique se contenta de l’observer, muette, tandis que l’objet de son attention repartait d’un pas chancelant vers elle-ne-savait-quoi. Peut-être aurait-elle dû lui proposer son aide. Sûrement, même. Maiiiiiis… mais il fallait bien reconnaitre que cette mystérieuse créature offrait une vision plutôt impressionnante, ne faisant pas naitre instinctivement le besoin d’offrir son assistance pour qui la croisait. A moins que ce fut elle, Eun-Ae, le problème ? Mauvaise samaritaine qu’elle était, regardant stupidement les autres souffrir et dépérir sous ses yeux curieux. Elle s'en voulait un peu, de n'avoir pas eu ce geste inné de tendre une main salutataire vers celle qui se mourrait. Cependant elle devait bien s'avouer n’avoir guère envie de se mettre à son tour à tousser jusqu’à ce que sa gorge ne soit qu’une bouillie sanglante… Quand même, n'aurait-elle pas dû faire preuve d'altruisme ? Sans oublier qu’il pourrait être intéressant d’ausculter un peu le cadav… euh, le corps de cette personne. Peut-être se transformait-elle en zombie ? Quelle horreur. Les trolls, les vampires, les loups garous, passait encore, mais les zombies, beurk, c’était tout simplement répugnant, repoussant, vomitif et ignoble. Elle se sentait blanchir rien que d'y songer.

"- Eh, Yeunaé !"

Cette fois, le bond qu’elle fit fut largement visible pour quiconque pouvait l’observer. Et il lui semblait bien avoir vu une chèvre la fixer d’un air moqueur, le regard suffisamment provocateur pour la biologiste rougisse jusqu’au bout des orteils. Encore un fichu métamorphe ? Après le poulet, plus rien ne l’étonnait. Un regard noir en direction de l’énergumène, puis pivotant vers le sac d’entrailles chaudes qui gambadait vers elle, la jeune femme se laissa examiner placidement.

-Aucune idée. Ca a des poils, un troll ? Si oui, on peut essayer d’en récolter et d’en mettre sur plusieurs humains, pour voir la réaction… le système immunitaire ne devant pas les reconnaitre, une allergie doit être fort possible… Au fait, les zombies, ça existe aussi ? Tu crois qu’elle va se transformer, la tousseuse ?

Superstitieusement, elle caressa du bout des doigts le bracelet offert dans sa jeunesse par sa grand-mère et censé éloigner les mauvais esprits. Mais un zombie était-il un esprit ? Grande question que celle-ci… Un regard vers la direction qu’avait prise leur sujet de discussion et une étincelle s’alluma dans ses yeux d’encre noire.

-Eyh, Gargamel, ca te dirait de partir en chasse ? En chasse à la tousseuse !

Sans attendre sa réponse, elle l’agrippa par le poignet pour le tirer derrière elle, bien décidée à filer discrètement la mystérieuse créature en fin de vie. Discrètement, parce qu’elle ne comptait pas être la première attaquée en cas de transformation-mutation-possession de la malade.

Mar 13 Juin - 15:32
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Rien qu'une petite grippe



Vous avez décidé de suivre la jeune femme et vous vous enfoncez dans le marché des trolls. Votre filature vous conduit au travers d'une artère principale, que la frêle créature semble suivre péniblement, en esquivant parfois de petites créatures bondissantes, et en étant bousculée par de grandes créatures hideuses et odorantes. Puis, soudainement, vous manquez la perdre, elle tourne dans une ruelle.. Fort heureusement, vous parvenez à la retrouver, et elle vous guide bien malgré elle jusqu'à une demeure à moitié en ruine, dans un recoin du marché proche des magasins les moins recommandables. La large et haute bâtisse s'est à demi écroulée, mais ses ruines ont été aussi confortablement aménagées qu'il était possible de le faire, et au moins semble-t-elle au sec. Elle s'avère seule, vaquant à des occupations banales, autours d'un petit feu qu'elle ne quitte presque pas... A intervalles réguliers, elle tousse, parfois si secouée par ses quintes qu'il lui faut s'arrêter...

Tour 2

Vous avez suivi la jeune femme que vous avez tous deux repéré et vous vous trouvez à présent très loin dans le marché, réunis tous deux. Devant vous se trouve son lieu de vie. A vous de décider quoi faire


Mer 14 Juin - 11:34
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La dame-canard semblait de plus en plus à l'aise avec l'Envers. C'était cool ! Ça voulait dire qu'elle allait peut-être y survivre, donc qu'elle pourrait jouer avec Max ! Si ce n'était important pour l'heure, cela le serait lorsqu'ils auraient retrouvé l'Endroit, le Maître de Max, et que la vie pourrait reprendre son cours. Car ç'allait être le cas, n'est-ce pas ? Et ces histoires de Fimbulvetr… Une fois que le Maître serait libéré de sa tour d'ivoire, il allait réchauffer le monde, c'était sûr ! Le maître était si fort !
L'each offrit un sourire accidentellement charmeur -réflexe- à Eun, tant parce qu'elle allait bien que parce que la voir était plaisant. Sa tête remua vigoureusement, positivement, à l'évocation des zombies.

"- Nan, la vraie question c'est plutôt "qu'est-ce qui n'existe pas au sin de l'Envers" ! Mais j'avoue mal connaître les zombies. J'ai plutôt pris spécialité "folklore celte et chrétien". Les zombies ça se zigouille par décapitation, non ? Ça craint pas l'argent ? …T'as une arme, sur toi ? Une pelle ?"

Avant même de pouvoir dire "ouf", Max était attrapé par le sabot, entraîné derrière la biologiste.

"- A-attends ! On n'a même pas pris de peeeelle !"

Au final, elle avait plutôt raison. Des pelles, cela pouvait se trouver sur le chemin, alors qu'une tousseuse… En s'attardant trop, son chemin risquait de se perdre. Ayant compris cela, Max prit finalement les devants, courant de ses grandes enjambées d'each bipèdisé. La pitié envers ses naseaux et l'envie de ne pas perdre Eun l'empêchaient de se transformer. Evidemment: comment Eun aurait pu lui tenir le poignet, si ces derniers étaient au niveau du sol ? …Monter sur son dos ?! Ah non non ! C'était réservé ! Max ne voulait pas faire d'infidélités au Maître.
Des gens les bousculèrent, ou se firent bousculer par le duo de choc. Max avait accroché son regard à la chevelure de neige de sa proie - enfin, sa cible, plutôt. Sur le chemin, la monture s'accorda un instant pour expliquer à Eun que même si l'idée d'épiler les Trolls était tentante, elle était terriblement suicidaire. Mieux valait n pas y penser, et trouver une autre solution, si la piste de l'allergie était celle à suivre. Si tel était le cas, une question se posait, et Max en fit part à Eun: pourquoi l'humaine pâle aurait été allergique, et pas la dame-canard ? La question pouvait paraitre scientifique, elle était surtout curieuse; Max ne savait pas tous des humains, mais voulait volontiers savoir ces petits différences et singularités qu'ils avaient entre eux.

La piste se perdit. Max, paniqué, se tourna vers Eun, pour voir qu'elle, elle l'avait vue tourner. Le duo s'engagea dans la ruelle, retrouva la tousseuse. C'était la honte, quand même, d'avoir réussi à perdre une piste aussi lente et peu discrète. Ce coin du Marché, Max le connaissait, ou du moins le reconnaissait. Pas vraiment des concurrents, surtout de mauvais commerces au fond douteux. Max en fit part, un peu plus bas, à Eun également: qu'elle n'aille pas y perdre sa vie ou son intégrité physique. Ceci fait, l'each glissa derrière un pan de ruines, d'où observer était possible sans être vu, y attirant son humaine de compagnie.
Le spectacle n'était pas très intéressant. Pas de rituels louches, pas d'habitudes peu banales à l'humanité - de ce que Max connaissait. Juste une proie toussotante.

"- La prudence voudrait qu'on la tue," murmura-t-il à Eun sans vraiment y mettre d'émotion autre que le dépit. "Mais ça m'ennuie d'avoir un cadavre humain non comestible." Une de ses mains passa dans sa crinière, lui gratter la nuque, comme si cela pouvait aider ses neurones à s'activer dans la bonne direction. "Mh. Peut-être pourrait-on lui parler ? T'es humaine, elle t'écoutera peut-être mieux que moi. Tu te sens d'aller la voir et de la questionner ? Faut juste pas se mettre devant elle quand elle tousse !" Un nouveau petit sourire à Eun. Elle n'allait quand même pas refuser de faire plaisir à son poney !

Jeu 15 Juin - 13:33
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Sa spécialité, à elle, avait peu à voir avec les zombies, aussi n’avait-elle strictement aucune idée de la façon de s’en débarrasser. Un « tssss » désapprobateur vint saluer la réponse de l’hippocampe, alors qu’Eun-Ae se sentait trahie de voir que même ici, son camarade non-humain était incapable d’en savoir plus qu’elle sur les morts-vivants. Sans plus faire attention à ce qu’il lui racontait, elle le traina derrière elle en toute hâte en voyant leur proie disparaitre dans les ruelles. Ils feraient sans pelle. Sans argent. Sans décapitation. A vrai dire, elle n’était même pas certaine que cela suffise à arrêter pareille bestiole. Dans les Elder Scrolls, les zombies se déplaçaient très bien sans tête ni bras ; rien que songer en rencontrer un lui fit hérisser son doux et soyeux poil de bras. Le feu devrait fonctionner, selon toute probabilité, mais elle n’avait pas de briquet non plus. Pour une fois qu’elle regrettait presque de ne pas être fumeuse… Accélérant le pas, elle poursuivie sa traque le cœur battant, excitée comme une puce dans un défilé de beauté canin. C’était bien la première fois qu’elle menait une telle expédition autrement que par jeu, et il semblait bien que leur petite partie de cache-cache se muait en passe-temps récréatif. Comment ne pas songer le contraire, dans cet environnement si dissonant de sa réalité habituelle ?

-Oh et bien… sans doute parce qu’elle est mal fichue, ce qui n’est pas mon cas ; je suis parfaite de corps comme d’esprit, comment pourrais-je attraper une allergie ? Un large sourire trahissant son humeur joyeuse avant qu’elle ne reprenne : en fait, ce que l’on appelle allergie est quand le système immunitaire réagit de façon excessive et considère une substance particulière ‒ici le poil de troll‒ comme dangereuse pour la santé de l’individu. Dans anticorps sont libérés, comme une armée intérieure venue l’envahisseur, et le champ de bataille provoque des inflammations intérieures qui peuvent se traduire par des écoulements de muqueuses, des gonflements ou rougeurs…  

Rattrapant son retard sur leur proie au pas de course, la biologiste poursuivie son explication par bribes, entrecoupée de grognements et d’exclamations en tout genre à mesure que leur progression se trouvait limitée par tel ou tel obstacle. Partant dans quelques détails techniques sans même songer qu’elle était en train de perdre totalement son élève improvisé, elle lui distingua avec précision quelques-unes des phases du développement de l’allergie et les conséquences qui étaient liées. Enfin, épuisée de parler et courir tout à la fois, elle dû se résoudre à ne pas s’aventurer plus loin dans pareil terrain, se concentrant sur la tousseuse juste à temps pour la voir bifurquer dans une petite ruelle toujours aussi malodorante. Après un signe à son compagnon de chasse, la biologiste s’y aventura à son tour, tapie dans l’ombre pour épier chacun des gestes de la jeune femme. Inintéressant. Vraiment. Voilà qui était profondément décevant. Ils restèrent ainsi un moment, au grand dam des jambes d’Eun-Ae qui commençaient à grogner auprès de son cerveau qu’elles aimeraient éviter de rester encore statiques plus longtemps. Comme s’il les avait entendu, Max s’adressa à elle pour une proposition de lâche. Offusquée, son opposition se fit dans un chuchotis boudeur :

-De que quoi ? Lui parler ? Pourquoi moi, d’abord ? Tu peux passer pour un humain, tout le monde sent mauvais ici, elle ne verra pas que tu sors d’un marécage. Un regard suppliant de son vis-à-vis et la biologiste grinça son accord : bon, ok, j’y vais, mais je te préviens, si je meurs à cause de toi, je reviendrais te hanter pour l’éternité, même si mes morceaux ont été mâchés et digérés.

Une inspiration pour se donner du courage ‒ très mauvaise idée, les relents nauséabonds lui agressèrent les bronches avec d’autant plus de vigueur ‒ et la coréenne se redressa pour s’approcher à prudente distance de la femme au teint blanc.

-Euh… Bonjour ? Excusez-moi, je me suis perdue dans le quartier alors… est-ce que vous pourriez me dire où l’on est ?

De nouveau, elle sourit, grimace vacillante alors l’autre la fixait.

-Est-ce que ca va ? Vous avez l’air fatigué. Vous êtes malade ? C'est vrai qu'avec ce froid... Mais vos cheveux sont jolis, on dirait de la neige, c'est dans l'air du temps.

Fatigué, c’était un euphémisme. Elle semblait sur le point de tomber raide morte dans son feu, à moins qu’elle ne le fût déjà. Bravo Eun, belle entrée en matière, vraiment. Elle n'était pas censée être au marché pour discuter posément de tout et de rien sur un ton nonchalant (même si théoriquement, elle y était effectivement, au marché) mais face à un potentiel danger... ou une jeune femme très mal en point.

Mer 21 Juin - 15:33
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Rien qu'une petite grippe



La femme pâle, dans son état de fatigue, n'a pas entendu Eun s'approcher, même si celle-ci ne se dissimule pas vraiment. Elle sursaute à ses paroles et se met à tousser violemment pendant quelques minutes, avant de lancer vers la coréenne un regard effaré, comme si elle était l'un de ces affreux kobolds venant de surgir de derrière un rocher. Il lui fallut quelques instants et une nouvelle prise de parole de la scientifique pour qu'elle se calme légèrement, bien qu'elle reste alors relativement prostrée sur elle même, continuant de mirer Eun avec de grands yeux. Lentement, la jeune femme ferme la bouche, passant de la surprise à un mélange de perplexité et de méfiance angoissée… et pourtant, elle semble croire au mensonge. « Euh... » Elle hésite un bref instant, ne s'attendant pas à tout cela « Je… je suis un peu souffrante, je crois… oui, j'ai froid... » Elle désigna tout naturellement le feu près d'elle, comme pour indiquer que son usage était d'autant plus recommandé. Le compliment, lui, passe à la trappe, ou peut-être demande-t-il plus de temps pour être traduit. Réprimant une quinte de toux, cette fois, elle se rassoit en quittant la coréenne des yeux pour observer les flammèches et coince une mèche de ses cheveux derrière une oreille avec des doigts tremblants. « Vous… vous êtes perdue, c'est ça ? Je comprend… J'ai mis du temps à comprendre comme ce lieu fonctionnait et... » Elle gargouille et tousse de nouveau, le visage crispé de souffrance, avant de reprendre d'une voix faible. « Vous êtes… proche du marché obscure. Il y a une pierre parlante à un mètre ou deux sur la façade de ce bâtiment, si vous voulez la consulter… Elle peut vous donner les directions si vous l'interrogez poliment » Elle tente un frêle sourire. Est-ce cette vision ou tout autre chose qui affecte la scientifique ? Eun commence à se sentir elle-même faible et refroidie, comme si elle attrapait un rhume ou un début de grippe, elle se sent fourbue. Plus loin, Max a le nez qui le picote pour sa part, et une légère migraine…

Tour 3

La jeune femme accepte de parler avec Eun, mais pendant ce temps, vous vous sentez tous les deux un peu mal, comme si vous tombiez malades également...


Jeu 22 Juin - 19:45
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Poney de l'Enfer
Max était désormais incollable sur les allergies des humains. Est-ce que cela lui servirait un jour ? À part pour prouver au maître que, si-si, il y avait un cerveau fonctionnel à l'intérieur de cette boîte crânienne. En même temps, il y avait toujours eu des choses dans son cerveau ! Mais personne pour le réaliser. Personne pour réaliser l'amoncellement de savoirs nécessaires pour permettre à une créature équine, une créature des eaux, de sympathiser avec les bipèdes, gastronomiquement ou non.
Alors est-ce que c'était cette quantité d'informations ingérées de force qui créaient ce début de mal de crâne ? Aucune idée. Instinctivement, Max en voulait à Eun, sans vraiment réfléchir. Alors qu'elle aille voir la tousseuse à sa place ! Et si elle revenait sous forme ectoplasmique… Bah. Max trouverait un moyen de manger les fantômes. Car comme disait ce grand sage de jadis: "si tu as un problème, mange-le". Et ce grand sage était très sage.

Max ne comprit pas l'approche d'Eun, et c'est tout bêtement et tout innocemment que la pensée qui l'effleura fut "mais, elle n'est pas perdue !". Personne n'était jamais perdu, en sa présence, et en la présence de la Grande Mère qui les guidait tous. À moins qu'il y ait un quelconque sous-entendu subtil connu des seuls humains… Auquel cas Max avait vraiment bien fait d'envoyer son humaine de compagnie en reconnaissance.
Son nez picotait. L'each renifla, dans l'espoir de se débarrasser de cette impression. Cela ne fonctionna pas. Ça chatouillait. Ses papattes vinrent taper un peu ce stupide appendice, le frotter. Pas de changement. Suivre la conversation des humaines n'était pas spécalement agréable, avec son crâne qui implorait le repos. Cela valait le coup, néanmoins. L'humaine avait l'air toute neuve, peut-être une enfant de l'Endroit… Donc une créature qui, à l'origine, était véritablement comestible. La poisse.

Il fallait la soigner. Cette conviction vint à Max d'un seul coup, comme une envie de phéromoner un copain. Il fallait la soigner, pour éviter qu'une épidémie se créée… Et pour la rendre à nouveau comestible. L'idée que cela puisse éventuellement soigner les deux protagonistes qui commençaient à se sentir mal ne lui vint pas pour le moment. Nul doute que lorsque ce serait le cas, cela ne ferait qu'une motivation de plus.
Un léger souci se présentait: Max n'était pas docteur. Eun… Peut-être. C'était à voir avec elle. Elle avait l'air de sacrément bien connaître les organismes humains. C'était peut-être maladroit, néanmoins, de lui demander explicitement devant la malade. Certaines bestioles n'aimaient pas aller au vétérinaire. De même, la mettre en quarantaine serait sans doute quelque plan à configurer dans son dos. Avec un système de boites à faire tomber sur sa tête, et quelque friandise pour l'appâter, ce devait pouvoir se faire… Et il ne resterait plus qu'à trouver une pièce où la cloîtrer. Ça, Max n'en avait aucune idée. Comment savoir où trouver une quarantaine, quand on n'a que sept ans ?

Il n'en était pas question tout de suite. Max sortit de sa cachette, rejoignit le duo d'humaines, avec un sourire qui se voulait chaleureux et avenant.

"- Bonjour mademoiselle ! Vous venez de l'Endroit, c'est cela ? Ne vous en faites pas, ce lieu est plus accueillant qu'il n'y parait !"

Venant de quelqu'un qui avait connu l'Enfer, c'était tout relatif. Max s'agenouilla pour être à sa hauteur, ses coudes appuyés sur ses cuisses.

"- On va vous aider." Qu'Eun le veuille ou non. C'était sur cette voie que l'Each l'embarquait. "Dites-moi juste: depuis combien de temps êtes-vous souffrante ?"

Sam 24 Juin - 17:23
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Un sourire tremblant inscrit sur son visage que la timidité paraît de rougeurs délicates, elle tortillait ses mains derrière le dos en espérant que son maladroit mensonge passe inaperçu. Persuadée que son interlocutrice n’avait pu ne pas remarquer sa présence, la biologiste fit un bond de surprise à son tour devant le sursaut de la pâlichonne. Lui renvoyant, presque involontairement, un regard rancunier pour cette frayeur inattendue, Eun-Ae toussota avec embarras avant de s’enquérir de la santé de la jeune femme, laissant son cœur reprendre un rythme cardiaque plus calme. Evitant soigneusement de se pencher vers elle afin de limiter toute contamination, mais fascinée cependant par les évidents symptômes qui se présentaient à elle, elle passa davantage de temps à l’observer en détails plutôt que d’écouter vraiment ses explications. En tant que biologiste, c’était tout à fait merveilleux que de pouvoir s’intéresser à ce qui pouvait peut être s’avérer être une maladie du monde magique.

-Oh ? Cela fait longtemps que vous êtes ici ?

Elle regarda autour d’elle, notant la vétusté des lieux avant de s’intéresser à l’habillement plus que miteux de son interlocutrice. Etait-elle seulement humaine, cette frêle et malingre créature ? Elle avait rapidement prit ses repères, en ce cas, solitaire qu’elle semblait être. Car aussi longue ait été leur observation, les deux espions improvisés n’avaient vu nulle trace d’une cohabitation quelconque. Pensive, la coréenne se frotta les bras pour contrer le froid qui l’enveloppait doucement… puis refit un bond de deux mètres lorsqu’en tournant la tête elle remarqua la présence de l’hippocampe à ses côtés. Ah, c’était comme ca, il l’envoyait en reconnaissance pour finalement venir une fois tout danger écarté ? Fichu canasson… Il méritait bien de se prendre une toux en plein museau en représailles. Et voilà qu’il s’improvisait secouriste. Avait-il seulement une once de connaissances sur les maladies et le fonctionnement du corps humain lorsque celui-ci se trouvait envahit par virus ou bactérie ? Probablement pas, puisqu’il n’avait pas non plus le moindre savoir connaissant le fonctionnement des allergies. Dans quoi donc l’avait-il embarqué, sans même lui laisser l’occasion d’exprimer son propre avis. Elle n’avait pas même de microscope sous la main pour exploiter le potentiel cadavre qui pourrait leur rester sur les bras. Quelle vie tordue.

-Hum ? Euh, oui bien sûr. Enfin, si on peut.

Une moue sceptique aux lèvres, la biologiste laissa son comparse s’occuper de leur cible, prenant un instant pour elle pour inspirer profondément, se sentant faiblir. Ce qui s’avéra ne pas être forcément une bonne idée, car ses poumons s’emplirent d’un air putride qui manqua lui retourner l’estomac et s’étouffa dans son coin, les larmes aux yeux, maudissant intérieurement quiconque pouvant avoir de loin ou de près un lien avec sa venue dans ces sombres avenues. Si elle tombait malade, elle ferait manger à l’algueux son propre foie cuisiné en lasagnes fin(dus)ement coupées. Ce qui risquait d’arriver plus vite que prévu, alors qu’elle avait la désagréable sensation qu’un rhume s’invitait sournoisement pour venir lui gratouiller les bronches. Hésitant un instant à s’éloigner du feu qui lui réchauffait le bout des pieds, elle rassembla difficilement sa volonté avec l’espoir de régler ce mystère aussi rapidement que possible. Non pas qu’elle pouvait rêver meilleure destination de vacances que ce quartier mais quand même…

-Bon et bien pendant que vous faites causette je vais parler au caillou. Peut-être pourra-t-il nous aider.

Cette simple phrase lui donnait l’impression d’être devenue totalement folle… Mais au moins en avait-elle conscience. Laissant à Max le soin de choisir entre continuer à cuisiner ‒au sens stricte comme figuré, selon ses envies d’Each Uisge‒ la malade ou la suivre elle, Eun se frotta le bout du nez avant de trainer des pieds en direction de la fameuse pierre parlante. A ce stade, elle n’avait plus grand-chose à perdre.

Mar 11 Juil - 19:56
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Rien qu'une petite grippe [Phase 1]
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